Cinéma & Séries

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    @Nick2

    Ce film culte que j’ai maté la première fois gamin sur la 5 de Berlusconi

    Sinon est ce qu’Usual Suspects et Reservoir Dogs est à mettre dans cette catégorie ?

  • Votre Top/Flop de l'année 2022

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    Voici mon Top 10 2022 (enfin potable 2022 pour ma part si je comparai aux films des années fin 70/ début 80/90, là saurait été plus chaud de nommer un top 10 lol)

    TOP The Batman Glass Onion Dahmer Bullet Train Everything Everywhere All at Once Avatar 2 : La voie de l’eau Top gun : Maverick The Gray Man Black Phone Treize Vies

    Pour le flop, ça va être plus facile tellement y’en a :

    FLOP Jurassic World : Le Monde d’après Thor: Love and Thunder Doctor Strange in the Multiverse of Madness (je me suis emmerdé comme un rat mort devant ce film) Prey Massacre à la Tronçonneuse 2022 Mort sur le Nil Menteur (film maté au hasard qui pue la merde pour ma part… d’habitude je dis pas ça mais bon qu’ils arrêtent une fois pour toute avec ces comédies françaises à la con) Black Adam Me Time : Enfin Seul Scream 5

    …Et bien d’autres

  • Avatar 3 et suivants

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    – Rectification :

    L’épisode 3 devrait mettre en scène un clan na’vi belliqueux, le peuple des cendres, face à des humains moins manichéens que prévu.

    Les acteurs auront ainsi été mis dans la confidence vis-à-vis des épisodes 4 (qui devrait se dérouler en partie dans l’espace) et 5 (qui posera ses caméras sur Terre).

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    Tiens je rajouterais le génialissime The Witch de Eggers qui a rapporté la modique somme de 40 Millions de dollars pour un investissement de 3.5 millions 😉

    Super Size Me (2004) : 65 000 dollars - 28.5 millions Rocky: tourné en 28 jours, moins d’un million de dollars - 225 millions de dollars Halloween (1978) : 325 000 dollars), 70 millions de dollars Clerks (1994) : 27 000 dollars - 3.9 millions
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    @Violence a dit dans [Dossier] Starship Troopers : 25 ans de subversion. Voulez-vous en savoir plus ? :

    Le roman Starship Troopers (Étoiles, garde-à-vous ! en France pour sa première édition) paraît chez G. P. Putnam’s Sons en 1959. Son auteur, l’ancien officier de la Navy Robert A. Heinlein, ne cache pas sa volonté d’exposer des idées politiques radicales en réaction à des campagnes d’opinion contre le développement de l’armement nucléaire américain. « Le livre est une merde fasciste » nous glisse dans l’oreille Paul Verhoeven, un sourire narquois au coin des lèvres

    Pour mémoire, Heinlein n’est (heureusement ) pas que l’auteur de ce truc faschoïde …Il a surtout écrit en 1961 " Stranger in a Strange Land" (En Terre Etrangère), un magnifique livre - et sans aucun doute un grand classique de la SF des années 60 - prônant l’amour comme valeur universelle, la liberté sexuelle et le refus de la violence, à tel point que ce livre était devenu, dès sa sortie, l’un des bouquins préférés de la contre culture américaine …Comme quoi …

    Stranger in Strange Land était et reste un de mes livres préférés. A son propos, Jacques Sadoul déclarait d’ailleurs : “*Ainsi, le chef de file de l’école ultraclassique et ultraconservatrice de la S-F avait pris la tête de sa génération dans l’underground américain : En terre étrangère fut pendant deux ans ou trois la Bible de presque toutes les communautés hippies des États-Unis” (Merci Wikipedia :ahah: )

  • THE X-FILES: ALBUQUERQUE

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    @duBoudin a dit dans THE X-FILES: ALBUQUERQUE :

    @chazarius Peut-être google 🙂

    bha j’ai cherché mais rien trouvé de neuf

  • The Mandalorian Saison 3 (et 4)

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    @LeTidav J’évite tout spoiler, je n’aime pas non plus qu’on me raconte le film 🙂 Déjà, la plupart des bandes-annonce sont à éviter.

    La source de mon article raconte toute la saison 3 pour ceux qui n’ont pas peur de tout savoir avant d’avoir commencé. 🙂

  • site avec forum spécialisé cinéma

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    @Héliogabale a dit dans site avec forum spécialisé cinéma :

    FilmDeCulte, site et forum plutôt actifs, animés par de nombreuses plumes de la presse française.

    Merci beaucoup, il est super ce forum ciné. il y a plus de 10000 membres

  • [Critique] The Sadness

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    @duJambon a dit dans [Critique] The Sadness :

    Je préfère le genre SAW.

    Ha le genre torture porn donc. Étonnant 😁

    Pourquoi pas. J’ai adoré le premier, le 2 ou 3 why not et ensuite j’ai arrêté. Mais le 1 est excellent, il l’avais agréablement surpris a sa sortie

  • [Dossier] Gore save the screen

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    @Ashura a dit dans [Dossier] Gore save the screen :

    ’en regarde depuis que je suis petit des films d’horreur,

    Moi aussi j’ai toujours aimé ça et encore aujourd’hui et je pense que ça restera toute ma vie.

    Les films de genre de manière générale et les films asiatiques sont ce que je regarde le plus.

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    Film à deux visages, gore et mièvrerie composent un ensemble plutôt bizarre et mal équilibré.

    On aurait pu faire un film dans chaque genre avec le script et le résultat aurait sans doute été bien supérieur.

    Mais j’ai quand même eu quelques rires francs, le premier dans la scène pipicaca pour ado au début du film quand le père Noël se tire, surtout à cause de l’iconoclastie de la chose.

    Edit: Kriss de Noël et calice de je ne sais plus quoi, sans l’accent Québécois, ça fait bizarre.
    Quelques violences verbales superflues et mal à propos aussi.

    Ce film va avoir de la peine à trouver son public.

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    Changement de nom pour le très attendu Disappointment Blvd

    https://planete-warez.net/post/29857

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    encore un truc à mettre dans la watchlist 😉

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    Révélé par le court-métrage d’animation Butterfly, plébiscité au début des années 2000 par Ray Harryhausen en personne, Corin Hardy a tourné pendant dix ans des clips vidéo pour Keane, Paolo Nutini, The Prodigy ou encore Olly Murs avant de signer deux films d’horreur, Le Sanctuaire en 2015 et La Nonne en 2018. Invité par Gareth Evans à tourner un tiers de la saison 1 de Gangs of London, le cinéaste a légitimement hérité d’un poste de showrunner sur la deuxième saison.

    Quand avez-vous fini votre travail sur la saison 2 de Gangs of London ?

    Il y a quelques semaines seulement, à la mi-septembre. Nous nous sommes parlé pour la dernière fois il y a environ deux ans, et je n’ai cessé de bosser sur la saison 2 depuis. Je suis pressé que le public puisse la découvrir,

    Gareth Evans était-il impliqué dans cette nouvelle saison ?

    Non, il a été très occupé sur son nouveau film Havoc. Dès la fin de la première saison, il a enchaîné sur la préproduction de ce long-métrage. Il est resté producteur exécutif sur Gangs of London, donc il m’est régulièrement arrivé de lui demander des conseils, notamment pour préparer le planning de tournage de certaines séquences d’action. Son scénariste Matt Flannery est parti lui aussi sur Havoc.

    Il a visiblement été remplacé à l’écriture par Tom Butterworth (notamment coscénariste de La Dernière légion de Doug Lefier - NDR).

    En effet, Tom est devenu le scénariste principal, et je suis devenu le réalisateur principal. Tom et moi avons travaillé étroitement sur la trajectoire dramatique des personnages et l’évolution des enjeux. Quand j’ai bouclé le dernier épisode de la saison 1, j’ai noté dans un carnet plein d’idées que j’aurais aimé voir figurer dans la saison 2, liées à des relations entre différents personnages, mais aussi à des situations et des morceaux de bravoure potentiels.

    Quand on m’a demandé de m’occuper de la nouvelle saison, le Covid a paralysé tout le monde et j’ai planché sur les premiers épisodes de chez moi pendant environ six mois. Je n’avais jamais occupé un rôle de showrunner par le passé, mais je savais que ce n’était pas l’ambiance habituelle. Normalement, on se rassemble dans une pièce, on discute des scripts et on a parfois les meilleures idées devant la machine à café, pendant la pause. On a quand même réussi à créer une carte narrative de la saison et j’ai travaillé étroitement avec le designer de l’action Tim Connolly, qui nous a rejoints pour l’occasion.

    Le premier épisode de cette nouvelle saison regorge de scènes d’anthologie, comme c’était le cas dans la précédente. Comment vous êtes-vous réparti la tâche avec Tim Connolly dans la chorégraphie de l’action ?

    Je me suis beaucoup inspiré du travail de Gareth. On ne peut pas réussir une scène d’action par accident. Ça exige des mois et des mois de préparation. Le défi, dans un show TV comme celui-ci, est de concocter, mesurer, évaluer et valider les scènes d’action suffisamment à l’avance pour avoir le temps de les designer, de les story-boarder, de les répéter avec les acteurs, de rassembler tous les accessoires et les effets spéciaux nécessaires…

    Il faut même prévoir les impacts de balle et les effets visuels numériques. Si vous cochez toutes ces cases, une fois sur le plateau, vous pourrez exploiter au mieux le temps qui vous est imparti. Et parfois, on n’a que deux jours pour tourner une séquence entière. Dans l’épisode 1, je joue beaucoup sur le teasing, par exemple lors de l’introduction du personnage d’Elliot. L’idée était d’attraper le public, de le plonger au milieu de l’action alors qu’on essaie de rejoindre le héros.

    C’est presque du James Bond ou du indiana Jones : on est à la fin d’une mission et on retrouve Elliot dans un moment à la fois fort visuellement et très signifiant. Ce n’est pas un assassin élégant qui élimine discrètement ses cibles : il fonce dans le tas et il est visiblement épuisé. Dès cette séquence, je voulais faire comprendre au public qu’on n’allait pas y aller avec le dos de la cuillère.

    La réalisation de cette scène est très originale. Les combats en plans-séquences sont à la mode depuis quelques années, et c’est presque devenu un concours. ici, le plan-séquence n’est pas le combat mais la mise en place du combat. C’est assez rafraichissant !

    Je comprends totalement ce que vous voulez dire. Pendant la préparation de la saison 2, mon rôle était de m’assurer que les scénaristes parviennent à réfléchir de façon cinématographique, outrancière et épique. Ça ne devait pas être de la télévision conventionnelle, où l’on peut comprendre l’histoire juste en écoutant les dialogues. J’ai monté quatre heures d’extraits de films que j’adore : À toute épreuve, The Killer, Old Boy, Heat, RoboCop, A History of Violence

    Le combat au couteau situé dans une voiture dans J’ai rencontré le Diable de Kim Jee-woon est aussi un bon exemple. C’est un moment visionnaire, choquant, magnifique, cinématographique.… Je voulais que les auteurs s’en imprègnent et qu’ils osent imaginer des choses comme Ça. On a tendance à croire qu’on est limité dans ce qu’on a le droit de faire au Royaume-Uni. Je voulais qu’on respecte l’ADN de la saison 1, mais il était indispensable qu’on s’inscrive aussi dans l’héritage de ces films.

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    Savoir ce qui a été fait auparavant, ça aide à comprendre ce qui n’a pas encore été tenté dans le genre.

    Exactement, et c’est aussi pour ça que j’ai montré ces extraits aux scénaristes. J’ai aussi développé une bible de Gangs of London. Sur 150 pages, j’explique ce que je trouve réussi dans la saison 1 visuellement, tonalement, créativement, et j’énonce aussi les règles de cet univers, entrecoupées par mes propres croquis. Ça nous a permis de sortir des sentiers battus pour de nombreuses séquences. Prenons l’exemple du final de l’épisode 1, où l’action vire au home invasion. On a déjà exploré pas mal de genres dans la série, et je pense qu’on peut facilement les mélanger à l’écran.

    Incorporer des éléments de film d’horreur fonctionne, sauf si d’un point de vue tonal, le spectateur a l’impression d’avoir zappé sur un autre show. Luan et sa famille vivent dans une gigantesque villa, ce qui me permettait de faire monter progressivement le suspense en multipliant les plans-séquences dans cet énorme espace. Narrativement, il y a une raison très concrète pour laquelle des assassins masqués envahissent sa demeure, mais ça me permettait clairement de jouer avec les codes horrifiques.

    Il y a des plans tout droit issus du slasher, par exemple quand un personnage ouvre le frigo et le referme. Vous faites Ça trois fois de suite, on s’attend à ce qu’un tueur apparaisse derrière la porte, vous jouez même avec les couteaux, les masques… On se croirait presque dans Scream ou Halloween ! Ce n’est pas le seul clin d’œil au cinéma d’horreur que compte l’épisode 1. Les toilettes où se réfugie Alex Dumani sont d’un rouge vif qui évoque immédiatement Shining. En plus, on a droit à une brève apparition fantomatique dans ce décor…

    Vous savez quoi ? Je n’ai même pas demandé à l’équipe du production design de recréer les toilettes de Shining. On a trouvé de vraies toilettes rouges et j’ai trouvé ça génial et tout à fait pertinent pour la séquence. Je crois qu’on a quand même ajouté les miroirs.

    Parlons-en, des miroirs. Le personnage d’Alex projette une façade en permanence, et vous le soulignez à travers des jeux de reflets très élaborés, notamment une transition très parlante entre deux décors où l’on retrouve Alex exactement dans la même position. Il y a un effet de miroir dans le montage.

    J’aimerais que tout le monde regarde la série avec la même attention |! (rires) En effet, Alex a été promu et la pression qu’il subit est écrasante. Il a réussi sur le dos de son meilleur ami. Dans une version antérieure du script, tout le monde était d’ailleurs persuadé qu’il avait tué Shaun. On venait lui serrer la main pour le féliciter ! Et il ne niait rien. Alex est quelqu’un de très intelligent, il cherche une porte de sortie pour sa famille tout en étant rongé par la culpabilité. Je voulais raconter ça visuellement, ce qui est toujours plus intéressant que de communiquer les informations et les états d’âme des personnages à travers les dialogues.

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    Toute la caractérisation est visuelle. Le personnage de Lucian Msamati utilise un BlackBerry, ce qui tranche avec les autres.

    Oui, il est old school et même un peu ancré dans le passé. Il est un peu relégué à un rang subalterne et dénigré par les autres alors qu’Alex a été promu. Je voudrais revenir sur le plan-séquence dont on parlait tout à l’heure. Je voulais que ce choix de mise en scène compte vraiment, qu’il n’ait pas l’air aléatoire. Souvent, quand on voit un plan-séquence, on se dit qu’il est cool mais ça n’a pas de résonance thématique. À travers ce plan, je voulais qu’on rattrape le temps qui s’est écoulé depuis la première saison et qu’on découvre où Elliot se trouve un an après. Il y a évidemment une volonté de repousser les limites du format télévisuel, je ne vais pas le nier.

    On avait deux jours et demi pour tourner la scène, donc il a fallu la concevoir en fonction du planning. La première idée qui m’est venue, c’est ce moment où il écrase la tête d’un méchant dans la machine à laver. Ça m’a fait rire. Or, à l’écran, on ne le voit pas : on entend le bruit et ensuite on découvre les conséquences du carnage d’Elliot. On essaie de le rattraper en permanence, en entendant ce qui se déroule hors-champ. C’était donc un équilibre entre des intentions de mise en scène et des partis pris économiques.

    Pour un plan comme celui-là, il faut savoir jouer avec les accessoires, et c’est d’ailleurs très jouissif de concevoir des décors de façon aussi précise. J’ai utilisé deux jumeaux pour le moment où un méchant se fait poignarder dans le cou. L’un d’eux passe devant la caméra, puis l’autre apparaît avec le couteau déjà planté et s’effondre au sol. C’est un « Texas switch » à l’ancienne ! Quand on arrive au combat proprement dit, il faut que ce soit plus brutal et chaotique. J’ai eu cette idée d’un type énorme étranglé par le héros.

    C’est l’une des scènes de strangulation les plus violentes de l’Histoire !

    Je prends ça comme un compliment. J’imagine que vous avez deviné ma source d’inspiration pour l’œil exorbité et la langue qui se tend ?

    Total Recall ?

    Exactement !

    Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec l’équipe des maquillages spéciaux ?

    L’équipe n’était pas la même que sur la saison 1. Claire Williams n’était pas disponible, donc elle a été remplacée par Helen Speyer et Richard Martin, un prosthetic designer que je vais retrouver sur mon prochain long-métrage. Il a fait un travail phénoménal sur les effets gore. Je lui donnais des croquis de ce que j’avais envie de voir, représentant des blessures très particulières…

    Quand on tue un personnage, on ne veut pas juste voir une tache de sang sur la poitrine. Si un œil est touché par une balle, on doit voir un morceau de crâne. Ainsi, le spectateur ne glorifie pas la violence, il sait que c’est un monde dangereux. J’ai toujours adoré les effets spéciaux pratiques et les maquillages prosthétiques. C’est difficile de tous les faire tenir dans un budget aussi serré, mais je crois qu’on a réussi.

    Procédez-vous à des séances de brainstorming pour concevoir des mises à mort originales ?

    (rires) C’est horrible quand on le dit comme ça.

    Si ça vous rassure, Peter Jackson et son équipe artistique ont fait la même chose sur la trilogie du Hobbit.

    Je sais que vous comprenez ce que je fais, je n’ai pas à m’expliquer ici sur la manière dont j’aborde la violence comme je pourrais le faire avec un autre magazine. Oui, il est très important de concevoir des morts originales dans une série comme Gangs of London. C’est un pacte que l’on passe avec le spectateur. Je déteste quand un personnage meurt presque hors champ ; on entend juste un bruitage et il tombe, mort.

    Dans la saison 2, une mort en particulier est la meilleure que j’ai jamais tournée. Je ne peux pas vous dire laquelle, mais vous le saurez quand vous la verrez. (rires) Donc oui, j’y pense beaucoup. Si on se débarrasse d’un personnage, il doit y avoir une image finale impactante. Pour le gangster turc, qui est d’ailleurs interprété par l’homme le plus fort du monde, j’ai eu l’idée de tous ces gros plans sur la pression qui monte dans ses yeux, le sang qui éclabousse sa langue… C’est très graphique, et il faut l’être.

    William Friedkin a réussi à se débarrasser de personnages centraux en une seconde dans Sorcerer et Police fédérale, Los Angeles.

    Oui, mais leur mort est un choc majeur. Ça honore ces personnages. Dans l’épisode 1 de la saison 2, un personnage important se jette du haut d’un building. Je tenais à ce que la caméra capte sa chute, ne serait-ce que brièvement.

    Ce plan est très réussi, il est très hitchcockien. Nous parlions un peu plus tôt du BlackBerry, mais d’autres accessoires sont tout aussi signifiants, par exemple le revolver argenté que brandit Elliot face à Alex. Or Elliot est tout en nuances de gris, il évolue des deux côtés de la loi.

    Quand je choisis des armes, je veux bien sûr être un peu réaliste et opter pour les armes qu’utiliserait un tel personnage dans le monde réel, mais je m’autorise une certaine licence poétique. Je n’aime pas les armes modernes car elles ont l’air d’être en plastique. Ce n’est pas comme ce qu’on voit dans L’Inspecteur Harry - et d’ailleurs, Koba utilise un Python dans la saison 2. Je voulais que le flingue d’Elliot reflète la lumière de la Lune. Ce n’est pas très cohérent car il se ferait repérer plus facilement, mais il y a une intention esthétique.

    La scène de home invasion est aussi très impressionnante, en particulier ce long moment sous l’eau.

    Ça ressemble à un plan-séquence mais on a un peu triché. On m’a conseillé de ne pas inclure ce plan, car le planning était encore une fois très serré. Réfléchissez à la manière dont j’ai abordé la scène : je voulais que tout se déroule du point de vue de Luan. Il est dans tous les plans et on ne s’éloigne que brièvement de lui lorsqu’il se met à l’abri. Par conséquent, il était impossible de tourner plusieurs plans en parallèle. On n’avait la maison que pour quelques jours. Je l’avais choisie en raison de son incroyable jardin, qui rendait très bien la nuit, mais ironiquement on n’a pas pu tourner de nuit car le voisinage exigeait un arrêt des prises de vues à 22h.

    On m’a demandé de couper le plan de la piscine parce qu’il était trop complexe à tourner. On ne pouvait avoir Orli Shuka que quelques heures. De là est venue l’idée de la serviette autour de sa tête. Avec la serviette, on pouvait tourner la première moitié du plan avec une doublure, pendant une demi-journée, et une autre demi-journée était dédiée au tournage avec Orli. Nous avons prévisualisé tous les mouvements de caméra, nous avons divisé le plan en six coupes distinctes, et je suis très fier du résultat.

    Le personnage de Koba est l’une des meilleures nouveautés de la saison 2.

    Je suis content que vous en parliez ! Je suis pressé que les fans le rencontrent. J’adore Gary Oldman dans Léon, Alan Rickman dans Piège de cristal, et je voulais un vilain aussi mémorable. Il ne devait pas être simplement maléfique et méchant, il devait aussi avoir des aspects intimidants et étranges. Waleed Zuaiter a fait un travail phénoménal, je l’adore. Tom Butterworth mérite aussi beaucoup de crédit : la scène où Koba demande à un prisonnier d’avaler des balles de fusil définit totalement le personnage. Ça m’a rappelé cette séquence d’Alien où l’androïde interprété par lan Holm attrape un journal et essaie d’étouffer Ripley avec. En forçant ce type à avaler des balles qui pourraient exploser, Koba impose son contrôle. Et ironiquement, on s’attache à lui au fil de la saison ! Vous verrez…

    🎬 – Red Band Trailer :

    Propos recueillis par Alexandre Poncet.
    Merci à Mylène Daimasso.

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    Hâte de voir ce que donne le Hellraiser de Bruckner pour me faire un avis

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    Si vous aimez Beddiar, Du Welz & Pasolini, cette annonce est pour vous:

    https://smartlink.ausha.co/obsession-le-podcast-de-carlotta-films

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    @Nick2 a dit dans [Analyse] Avatar : Jungle Fever :

    Sans aucun doute c’est le genre de film à voir au ciné !

    C’est clair que sur la version remasterisée sorti en septembre dernier, j’en ai pris plein les mirettes, c’était vraiment incroyable, une dinguerie 😉 Chose impossible à reproduire chez soi.

    Pourtant ce n’était pas la première fois que je le voyais au cinéma.

    incroyable

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    Déjà dispo dans les bonnes crèmeries 😉

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    Disparu le 12 août 2022 et trop souvent considéré comme un mercenaire de Hollywood, Wolfgang Petersen était un cinéaste aussi imprévisible que passionnant à qui l’on ne doit rien moins que trois œuvres magistrales.

    Né en Allemagne sous le régime nazi, Wolfgang Petersen fait ses classes à la télévision où il enchaîne des épisodes de séries comme Tatort et des téléfilms abordant des sujets polémiques comme l’écologie ou le sexe chez les mineurs. Il va encore plus loin en 1977 avec La Conséquence, qui raconte en noir et blanc l’histoire d’amour impossible entre un détenu homosexuel joué par Jürgen Prochnow et le fils adolescent d’un gardien de prison. De quoi faire paniquer les diffuseurs, qui censurent les scènes les plus explicites quand ils ne refusent pas carrément de diffuser le film.

    Reste qu’il fait grand bruit à l’étranger, bénéficiant même d’une sortie au cinéma en France et aux États-Unis. Petersen a beau avoir déjà fait ses débuts sur grand écran trois ans plus tôt avec le thriller psychologique One or the Other of Us, c’est en 1981 qu’il explose avec Le Bateau (Das Boot), un vieux projet passé entre les mains de Don Siegel et John Sturges. Fils d’un officier de la Marine, il se plonge avec passion dans l’odyssée de ce sous-marin allemand durant la Seconde Guerre mondiale et dispose pour ce film du plus gros budget jamais alloué à une production teutonne.

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    Le chef mécano’ Johann (Erwin Leder) en pleine panade dans Le Bateau.

    Triomphe mondial en salles, Le Bateau est en partie financé par la télévision et sera diffusé par la BBC en 1984 sous la forme d’une minisérie deux fois plus longue que la version cinéma, Wolfgang Petersen puisant dans ces cinq heures d’images pour monter un director’s cut de 3 h 30 treize ans plus tard.

    Plusieurs fois nommé aux Oscars, le film fait de Jürgen Prochnow (qui interprète le commandant de bord suite au refus de Rutger Hauer) une star internationale et suscite l’admiration de Steven Spielberg, qui en parle comme l’un de ses films préférés et ne se prive pas de chanter les louanges de Petersen à Hollywood. Rien d’étonnant à cela : quelle que soit la version choisie, Le Bateau est un tour de force à la fois technique et humaniste qui prend aux tripes et le sommet jamais égalé du film de sous-marin – À la poursuite d’Octobre rouge et USS Alabama lui doivent beaucoup.

    Pas encore disposé à céder aux sirènes des studios US, Wolfgang Petersen reste dans son pays pour réaliser (en anglais) L**’Histoire sans fin** (The NeverEnding Story, 1984), adaptation d’un best-seller de fantasy pour enfants que son auteur qualifiera de monument de mauvais goût. Avec le recul, il n’a pas tort : si la magie pouvait opérer à l’époque, le dragon poilu aux oreilles de labrador, le Jabba en pierre, la tortue savante et le thème musical dégoulinant de Giorgio Moroder susurré par le chanteur de Kajagoogoo ont mal accusé le poids des ans.

    Mais en dépit d’un tournage compliqué (le jeune garçon qui incarne le héros est piétiné par son cheval, manque de se noyer et de perdre un œil) et un succès mitigé du film aux États-Unis, le film récolte 100 millions de dollars dans le monde. Pour Wolfgang Petersen, il est temps de franchir un nouveau cap.

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    Bastien (Noah Hathaway) et son dragon-labrador Falkor dans L’Histoire sans fin.

    Cap à l’Ouest !

    Il fait ses débuts à Hollywood pour la Fox en remplaçant au pied levé Richard Loncraine sur le tournage du film de science-fiction Enemy (1985) suite aux refus de Terry Gilliam. Des prises de vues effectuées par son prédécesseur, Petersen ne garde rien et fait construire de nouveaux décors aux studios de Bavaria à Munich, qui avaient servi de plateau à L’Histoire sans fin.

    Adaptée d’une nouvelle lauréate du prix Hugo par Edward Khmara (Ladyhawke, la femme de la nuit), l’histoire d’Enemy est assez atypique puisqu’elle raconte l’amitié qui se noue durant une guerre interstellaire entre un pilote de chasse terrien (Dennis Quaid) et un alien humanoïde à tête de reptile de la race des Dracs (Louis Gossett Jr.) après qu’ils se sont crashés sur une planète peu hospitalière. Leur relation va évoluer jusqu’à devenir presque conjugale, l’extraterrestre accouchant d’un petit Drac.

    Conspué à l’époque pour la naïveté de son discours humaniste à la Star Trek, Enemy apparaît aujourd’hui comme très moderne compte tenu de ses thématiques (racisme, colonialisme, théorie du genre) et possède un réel charme poétique appuyé par ses effets spéciaux old school, tout en restant un solide divertissement bourré de péripéties. Un film trop en avance sur son temps sans doute, comme en atteste son énorme flop au box-office. De quoi freiner la percée hollywoodienne de Wolfgang Petersen, qui ne repart au turbin que six ans plus tard en s’attaquant à un sous-genre alors très en vogue : le thriller domestique

    Un peu noyé au milieu d’autres productions similaires sorties la même année (Trahie, Pensées mortelles, Un baiser avant de mourir et l’excellent Les Nuits avec mon ennemi), Troubles (Shattered, 1991) s’intéresse à un architecte rendu amnésique par un accident de la route l’ayant obligé à subir une opération de chirurgie plastique (Tom Berenger) qui découvre peu à peu que sa femme (Greta Scacchi) lui ment sur son passé.

    Rien n’est vraiment crédible mais peu importe : Petersen, qui caressait l’idée de ce projet tiré d’une nouvelle depuis plus de dix ans, fait preuve d’un réel savoir-faire en matière de rythme et de suspense dans ce néo-noir au twist fort réussi dont le charme doit beaucoup à ses interprètes et à la chanson Nights in White Satin qui accompagne le score hypnotique d’Alan Silvestri. Mais le trop-plein de concurrence lui est fatal : Troubles marque un nouvel échec commercial pour Wolfgang Petersen.

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    Première rencontre électrique entre l’humain Willis Davidge (Dennis Quaid) et le Drac Jeriba Shigan (Louis Gossett Jr.) dans Enemy

    God Bless America

    Les studios continuent pourtant de voir Wolfgang Petersen un bon faiseur et la Columbia ne trouve rien à redire quand Clint Eastwood, qui vient d’effectuer un come-back fracassant en remportant quatre Oscars pour Impitoyable, le choisit pour réaliser Dans la ligne de mire (In the Line of Fire,1993).

    Alors âgé de 62 ans, l’acteur campe un agent des services secrets affilié à la protection du président des États-Unis qui ne s’est jamais remis de ne pas avoir pu sauver JFK lors de son assassinat à Dallas. À la veille de la retraite, il se retrouve confronté à un ancien tueur de la CIA (John Malkovich) qui menace d’abattre le président en fonction.

    Aussi dynamique dans l’action que retors dans la manière dont il développe la relation entre le héros et sa némésis, gentiment provocateur quand il parle des monstres à visage humain créés par le gouvernement, Dans la ligne de mire est un formidable thriller à la forme certes classique mais parfaitement maîtrisée, la nonchalance faussement désinvolte des films réalisés par Eastwood cédant ici la place à une narration plus alerte mais tout aussi soucieuse de ses personnages.

    Cette fois, c’est la bonne : énorme carton au box-office, nomination de John Malkovich aux Oscars, le film propulse Wolfgang Petersen dans la A-list. Prenant de vitesse The Hot Zone, projet de Ridley Scott avec Robert Redford, il met en scène Alerte ! (Outbreak, 1995), film-catastrophe visionnaire un temps envisagé pour Harrison Ford, Mel Gibson ou Sylvester Stallone dans le rôle principal, celui d’un officier de l’armée spécialisé dans les armes bactériologiques qui doit faire face à l’arrivée d’un virus mortel sur le territoire américain et qui met tout en œuvre pour empêcher ses supérieurs de raser la petite ville où il s’est propagé.

    Wolfgang Petersen se montre ravi quand le script est réécrit pour Dustin Hoffman car il n’a rien d’un héros d’action, ce qui rend l’issue de son combat d’autant plus incertaine. Tension allant crescendo, Donald Sutherland qui se régale en général fourbe et sanguinaire, agonies des victimes flirtant avec le body horror, poursuites en hélicos sur un score incendiaire de James Newton Howard, Alerte ! ne relâche pas la pression une seule seconde. Pour Wolfgang Petersen, c’est un nouveau succès commercial.

    De plus en plus courtisé, il se retrouve à bord de Air Force One (1997) avec Harrison Ford, qui reprend à peu de choses près le rôle de Jack Ryan qu’il tenait dans Jeux de guerre et Danger immédiat à ceci près qu’il est cette fois président des États-Unis (ce que deviendra Ryan dans les romans ultérieurs de Tom Clancy). Évacué alors que des terroristes ayant pénétré dans l’avion présidentiel prennent en otage sa famille et son staff, il reste à bord et contre-attaque avec fougue et férocité, mettant à profit son passé de vétéran décoré de la guerre du Vietnam.

    Patriotique jusqu’au délire, fréquenté par Gary Oldman en Russe psychopathe et aussi rocambolesque qu’un Steven Seagal (on peut d’ailleurs le voir comme une version cartoonesque du très estimable Ultime décision, sorti un an plus tôt), Air Force One séduit par sa générosité spectaculaire et la technique de plus en plus virtuose de Wolfgang Petersen, qui profite de l’occasion pour recruter son vieux camarade Jürgen Prochnow en général russe et lui offrir la meilleure scène du film, où on le voit libéré de prison au son des chœurs à la Prokofiev de Jerry Goldsmith. Avec 315 millions de dollars de recettes, le film est un véritable phénomène outre-Atlantique.

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    Le capitaine Billy Tyne (George Clooney) à tribord de l’image et le jeune Bobby Shatford (Mark Wahlberg) à bâbord dans En pleine tempête.

    Back to the sea

    Wolfgang Petersen décide alors de revenir au film-catastrophe avec une histoire vraie : celle du chalutier Andrea Gail, disparu en mer avec ses six membres d’équipage durant un terrible ouragan en 1991. Adapté du récit de Sebastian Junger par Bill Wittliff, le scénariste de Lonesome Dove et Légendes d’automne (rien que ça !), En pleine tempête (The Perfect Storm, 2000) n’a rien d’un blockbuster lambda et se rapproche beaucoup plus de ce que Wolfgang Petersen avait accompli sur Le Bateau.

    Le réalisateur est dans son élément et ça se sent. C’est avec une même justesse que sont évoquées la vie quotidienne des pêcheurs de Gloucester, Massachusetts (le tournage a lieu sur place), leurs relations parfois tendues lorsqu’ils sont en mer et la bravoure des gardes-côtes envoyés au secours des plaisanciers. Et c’est dans une atmosphère incroyablement funèbre et mélancolique que baigne tout le film, magnifiée par la beauté poignante de la musique de James Horner.

    De la puissance chorale de ses acteurs (George Clooney, Mark Wahlberg, John Hawkes, Diane Lane, William Fichtner, ils sont tous parfaits) à l’émotion brute, presque douloureuse, que déploient ses images, En pleine tempête rapporte encore plus qu’Air Force One et s’impose comme un véritable classique du cinéma américain dans ce qu’il a de plus noble et bouleversant, au même titre que Jusqu’au bout du rêve – intéressant dans la mesure où Kevin Costner refusa le rôle du capitaine du bateau de pêche confié à George Clooney.

    Après avoir brièvement travaillé sur un Batman vs. Superman avec Colin Farrell et Jude Law qui ne verra jamais le jour et décliné l’offre qui lui est faite de réaliser le quatrième opus des exploits de Jack Ryan La Somme de toutes les peurs, Petersen s’attelle au projet le plus ambitieux de sa carrière : Troie (Troy, 2004), une libre adaptation de L’Iliade que la Warner a décidé de financer suite au succès remporté par Gladiator.

    Rivaliser avec Ridley Scott exige de mettre le paquet : le studio débloque 185 millions de dollars, s’offre Brad Pitt en tête d’affiche et Wolfgang Petersen se lance dans la bataille, d’autant plus motivé qu’il avait refusé de réaliser Gladiator cinq ans plus tôt et qu’il s’en veut d’être passé à côté. Écrit par David Benioff, grand admirateur d’Homère et futur show runner de Game of Thrones, Troie connaît quelques problèmes lors de son montage : jugé à juste titre trop daté et trop écrasant, le score composé par Gabriel Yared est rejeté et James Horner, appelé en renfort, livre une nouvelle partition dans l’urgence.

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    Achille (Brad Pitt), prêt à en découdre dans Troie.

    Qui plus est, la violence du film pousse la production à tailler dans le lard et plusieurs scènes sont sacrifiées. Une situation assez comparable à celle que connaîtra Kingdom of Heaven un an plus tard. Heureusement, à l’instar de Ridley Scott, Petersen parvient trois ans plus tard à convaincre Warner de lâcher un million de dollars supplémentaires (il faut dire que la version salles en a rapporté près de 500) pour lui permettre de monter son director’s cut.

    Plus long de trente minutes et présenté au festival de Berlin, il est distribué en vidéo et c’est une révélation : le débarquement des troupes grecques sur la plage de Troie et la mise à sac de la cité, scènes déjà brutales dans le montage cinéma, deviennent une véritable boucherie. Décapitations, membres sectionnés, corps éventrés, gorges tranchées, femmes violées, bébés massacrés ou jetés dans les flammes, les guerriers pataugent jusqu’aux genoux dans des rivières de sang et Wolfgang Petersen en remet une couche avec des scènes beaucoup plus explicites.

    Nombre de personnages secondaires reviennent au premier plan (dont Sean Bean en Ulysse et Peter O’Toole en roi Priam), l’intrigue gagnant en complexité psychologique et la narration en fluidité. Porté par un Brad Pitt stupéfiant de charisme en Achille et traversé par un souffle épique assez sidérant, Troie est un péplum d’anthologie qu’il n’est pas interdit de trouver plus mémorable que Gladiator.

    Dix ans après Poséidon (2006), remake mécanique et sans saveur de L’Aventure du Poséidon qui fait naufrage au box-office, Petersen, 75 ans, retourne en Allemagne et signe Braquage à l’allemande, relecture pour le grand écran d’un téléfilm qu’il avait tourné au début de sa carrière. Gros succès outre-Rhin sorti chez nous en VOD l’année dernière, cette sympathique comédie policière sonne comme le retour aux sources d’un cinéaste n’ayant plus rien à prouver. La boucle est bouclée : il est désormais grand temps de redécouvrir la filmo du monsieur.

    Par Cédric Delelée

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    ouai j’ai un pote qui viens d’acquérir une TV 4K et il a trouvé ça horrible ^^