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Autour du Warez

400 Sujets 2.1k Messages

C’est quoi le Warez ?

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    Très belle interview, hâte de voir comment ça va évoluer toute cette histoire 🙂

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    Avertissement sur la forme: cet article provient d’un interview en anglais transcrit automatiquement (et très mal)
    Avertissement sur le fond: L’original contenait de nombreuses répétition et des poncifs de niveau débutant, mais il m’a quand même semblé digne d’être publié ici.

    Après de nombreuses corrections manuelles, il restait encore à le restructurer et enlever un maximum d’horreurs (merci chatgpt de m’avoir économisé tant de temps) 🙂

    Partie 1 : L’économie des données piratées

    Les particuliers comme les entreprises sont piratés en permanence.
    Des secrets d’entreprise, des numéros de carte de crédit, des mots de passe de messagerie, des informations médicales… même votre identifiant Netflix peuvent être volés.

    Mais où vont toutes ces données ?

    Aujourd’hui, nous nous penchons en profondeur sur l’économie des données piratées.
    Nous évoquerons également Troy Hunt, fondateur du site Have I Been Pwned, un outil qui permet de vérifier si vos données personnelles ont été compromises.

    Les différents types de pirates informatiques

    Il existe plusieurs catégories de pirates informatiques :

    • les groupes sponsorisés par un État, également appelés menaces persistantes avancées ;

    • les hacktivistes ;

    • les cybercriminels.

    Les pirates informatiques soutenus par un État agissent généralement pour des raisons d’espionnage, de chantage ou d’autres objectifs au service du gouvernement qui les emploie.
    Les hacktivistes, eux, s’en prennent à des entreprises ou à des organisations avec lesquelles ils sont en désaccord — par exemple, un fabricant d’armes ou un service de police.
    Quant aux cybercriminels, ils sont beaucoup moins sélectifs : ils s’attaquent à tout système duquel ils peuvent extraire des données exploitables, dans le but de les monnayer.

    Que deviennent les données volées ?

    Le sort de vos données dépend surtout de l’identité du pirate.
    S’il s’agit d’un groupe soutenu par un État, il est souvent impossible de savoir ce qu’il en advient : ces données disparaissent dans une “boîte noire” gouvernementale.

    L’une des plus grandes violations de données de l’histoire a concerné Equifax, l’entreprise chargée de suivre les cartes de crédit et les hypothèques pour établir les scores de crédit.
    Des dizaines de millions de profils ont été dérobés, mais ces informations ne sont jamais apparues publiquement en ligne.

    Parfois, cependant, les données sont divulguées intentionnellement.
    C’est le cas du piratage du Comité national démocrate américain (DNC), attribué à la Russie : tous les courriels du parti ont été publiés en ligne.
    L’enquête américaine a conclu que l’un des principaux objectifs de cette attaque était de diffuser les données pour semer le chaos politique aux États-Unis.

    Les hacktivistes, eux, volent souvent les données afin de les partager avec les journalistes ou de les publier eux-mêmes.
    Le groupe Anonymous, par exemple, a revendiqué des actions contre des entités russes, affirmant vouloir “faire honte” et “déstabiliser” leurs cibles.

    Les cybercriminels et le commerce des données

    Les piratages purement criminels sont sans doute les plus fréquents.
    Lorsqu’un pirate pénètre un système, il vole autant de données que possible : numéros de carte de crédit, mots de passe, e-mails, informations médicales…
    Ces données sont ensuite vendues ou échangées entre cybercriminels.

    Lorsque vous découvrez que votre carte bancaire a été compromise, il est possible que ces informations aient déjà circulé plusieurs fois sur des forums clandestins.
    C’est ce type de piratage qui conduit généralement à voir ses données apparaître sur des sites comme Have I Been Pwned.

    Certains pirates d’État brouillent d’ailleurs les pistes en menant des opérations de cybercriminalité pour financer leur gouvernement.
    La Corée du Nord, par exemple, serait impliquée dans des vols massifs de cryptomonnaies — via des attaques par rançongiciel (ransomware) ou en piratant directement des plateformes d’échange.
    Ces fonds serviraient notamment à financer son programme nucléaire.

    Partie 2 : Ransomwares et commerce souterrain des données

    Les pirates informatiques criminels gagnent de l’argent principalement de deux manières :

    • en vendant vos données ;

    • en lançant des attaques par rançongiciel (ransomware).

    Le fonctionnement d’un ransomware

    Un ransomware est un logiciel malveillant qui permet à un pirate d’accéder à un système, d’en extraire les données, puis de chiffrer tout le contenu, le rendant inutilisable.
    Les victimes sont souvent des hôpitaux, des institutions publiques ou des entreprises qui ne peuvent pas se permettre une interruption de service.

    Le pirate exige ensuite une rançon :

    « Si vous ne me payez pas, disons 200 bitcoins, je publierai vos données en ligne. »

    Lorsque les informations concernées sont médicales ou financières, les conséquences peuvent être particulièrement graves : atteinte à la vie privée, pertes financières, et dommages pour la réputation de l’organisation ciblée.

    Une entité victime a généralement deux options :
    • refuser de payer, ce qui conduit souvent à la publication des données et à une longue phase de réparation ;

    • payer la rançon, une solution que les experts déconseillent fermement, car elle encourage d’autres attaques similaires.

    Un exemple marquant est celui de Change Healthcare.
    En 2024, l’entreprise a subi une attaque par ransomware et a fini par verser 350 bitcoins (environ 22 millions de dollars) aux pirates.
    Malheureusement, un second groupe est parvenu à récupérer les mêmes données et les a publiées en ligne.
    Ainsi, malgré le paiement, les informations ont tout de même été divulguées, sans aucun bénéfice réel pour la victime.

    La vente des données sur le marché noir

    Une autre méthode pour les pirates consiste simplement à vendre les données volées.
    Mais à quoi cela ressemble-t-il concrètement ?

    Les données sont souvent regroupées, mises aux enchères ou vendues en gros sur un immense marché souterrain qu’on appelle le pipeline des données piratées.
    Elles apparaissent d’abord dans des réseaux privés de hackers : forums fermés, salons de discussion, groupes Telegram, etc.
    C’est une sorte de distribution en gros, où les données circulent entre revendeurs “de confiance”, avant d’arriver sur les marchés du dark web.

    Le dark web n’est pas accessible via les moteurs de recherche classiques : pour y accéder, il faut utiliser un navigateur spécial comme Tor Browser, qui garantit l’anonymat et rend difficile toute traçabilité.

    Les marchés du dark web fonctionnent comme des plateformes d’échange anonymes où vendeurs et acheteurs peuvent opérer sans craindre d’être identifiés.
    C’est ce qui en fait un environnement idéal pour les cybercriminels.

    Des données volées… mais parfois réutilisées pour protéger

    Ironiquement, les données piratées servent aussi à concevoir des outils de protection destinés au grand public.
    L’un des plus connus est justement Have I Been Pwned, créé par Troy Hunt.
    Cet outil permet à chacun de vérifier si ses adresses e-mail ou comptes figurent dans une base de données compromise.

    Troy Hunt explique que les forums où circulent ces données ressemblent à n’importe quel autre espace de discussion :

    « Il y a des fils de discussion, des commentaires, des réputations… mais les sujets portent sur le crime et l’échange de données personnelles à des fins lucratives. »

    Selon lui, l’adresse e-mail est le type de donnée le plus répandu dans les bases piratées, suivie par les mots de passe (souvent hachés, donc partiellement protégés), puis les noms, numéros de téléphone et adresses physiques.
    Mais certaines bases contiennent des données bien plus sensibles :
    documents d’identité, informations médicales, voire détails intimes comme ceux révélés lors du piratage du site Ashley Madison.

    Partie 3 : Les marchés du dark web et la valeur des données

    Il existe aujourd’hui des dizaines de marchés spécialisés dans la vente de données volées.
    Parmi les plus connus figurent STYX Market, Brian’s Club, Russian Market ou BidenCash.
    Certains de ces sites recensent des dizaines de milliers d’annonces, mêlant la vente de données personnelles à celle de drogues, articles contrefaits ou outils de piratage.

    Des prix étonnamment bas

    Les tarifs varient selon la nature et la valeur des données.
    Par exemple :

    • les détails d’une carte de crédit avec un solde d’environ 5 000 dollars peuvent se négocier autour de 110 dollars ;

    • un compte Netflix peut se vendre moins de 10 dollars ;

    les données de plus grande valeur, comme les secrets industriels ou les accès à des serveurs d’entreprises, sont souvent mises aux enchères au plus offrant.

    Ces marchés sont généralement contrôlés par des groupes basés dans des pays sans traité d’extradition avec les États-Unis, comme la Russie ou la Chine, ce qui rend toute poursuite judiciaire extrêmement difficile.
    Les transactions se font presque exclusivement en cryptomonnaie, un moyen de paiement difficile à tracer, bien plus qu’une carte de crédit ou qu’un compte PayPal.

    L’usage des données volées

    Une fois vendues, ces informations servent à toutes sortes de fraudes.
    Les cybercriminels les exploitent pour :

    • le vol d’identité,

    • la prise de contrôle de comptes en ligne,

    • la fraude bancaire ou médicale,

    • ou encore l’extorsion.

    Les identifiants et mots de passe volés sont souvent réutilisés dans une pratique appelée credential stuffing.
    Cela consiste à essayer automatiquement un couple adresse e-mail / mot de passe sur une multitude de sites ou de services différents, dans l’espoir que la victime ait réutilisé le même mot de passe.
    Cette méthode, bien que simple, reste terriblement efficace.

    Ainsi, si un pirate achète les identifiants associés à votre adresse e-mail, il peut s’en servir pour :

    accéder à vos comptes de réseaux sociaux et contacter vos proches pour leur soutirer de l’argent ;

    ou, pire encore, pénétrer dans votre compte bancaire et transférer vos fonds.

    Vos informations personnelles peuvent aussi être utilisées pour :

    • ouvrir des comptes frauduleux,

    • contracter des prêts,

    • commettre des fraudes fiscales,

    • obtenir des médicaments sur ordonnance grâce à des usurpations d’identité médicale.

    Et ce n’est pas tout : une fois publiées en ligne, vos données peuvent être vendues, revendues et réutilisées plusieurs fois, souvent par des pirates différents.
    Le pirate qui a initialement volé vos informations n’est pas nécessairement celui qui effectuera des dépenses frauduleuses à votre nom.

    Même les données les plus anodines — comme votre nom, votre adresse e-mail ou votre numéro de téléphone — peuvent être exploitées pour des attaques de phishing.
    Dans ce type d’escroquerie, des criminels envoient des liens piégés par SMS ou par e-mail afin d’inciter les victimes à télécharger des logiciels malveillants ou à fournir d’autres informations sensibles.

    En résumé, toute fuite de données, même mineure, peut être exploitée.
    Un simple numéro de téléphone peut suffire à placer une personne sur une liste d’escrocs, qui tenteront ensuite de la manipuler via des messages frauduleux.

    Partie 4 : L’évolution de la cybersécurité et les moyens de se protéger

    Une menace qui évolue sans cesse

    Selon Troy Hunt, les types de données volées et les méthodes d’attaque ont considérablement évolué au fil des années.
    Au début des années 2010, lors des piratages de LinkedIn ou Dropbox, les mots de passe étaient souvent mal protégés, avec des algorithmes de hachage aujourd’hui jugés obsolètes.
    Depuis, les entreprises ont renforcé leurs systèmes, mais les vecteurs d’attaque ont eux aussi changé.

    Au fil du temps, de nouvelles failles sont apparues à mesure que certaines technologies gagnaient en popularité :
    bases de données MongoDB laissées ouvertes, buckets Amazon S3 mal configurés, ou encore instances Elasticsearch exposées.
    Chaque période a vu émerger son propre type de vulnérabilité.

    Et malgré les progrès, le constat demeure alarmant : des millions d’adresses e-mail et de données personnelles continuent d’apparaître dans des fuites chaque jour.

    Une fatigue généralisée face aux fuites de données

    Selon Hunt, le public a développé une forme de lassitude face aux violations de données.
    Beaucoup de consommateurs réagissent avec indifférence — jusqu’à ce qu’ils soient eux-mêmes touchés, perdent de l’argent ou subissent un véritable préjudice.

    Du côté des entreprises, la tendance est à la discrétion.
    De nombreuses organisations divulguent de moins en moins d’informations, de peur d’alimenter des recours collectifs.
    Il n’est pas rare qu’une action en justice soit engagée dès le lendemain d’une fuite importante, quel qu’en soit l’impact réel sur les individus concernés.
    Par précaution, certaines sociétés préfèrent limiter au maximum la transparence sur l’ampleur et la nature des violations.

    Comment vous protéger

    Heureusement, il existe plusieurs moyens de se prémunir contre ces risques.

    • Changez immédiatement vos mots de passe
      Si vous apprenez qu’une de vos données a été compromise, remplacez sans attendre votre mot de passe, et évitez de le réutiliser ailleurs.
      Le mieux reste d’utiliser un gestionnaire de mots de passe : il vous permettra de générer des combinaisons uniques, complexes et difficiles à deviner pour chaque site ou application.

    • Surveillez vos informations financières
      Si des données personnelles sensibles (comme votre numéro de sécurité sociale ou vos coordonnées bancaires) ont été volées, pensez à geler votre crédit.
      Cela empêche l’ouverture de nouveaux comptes à votre nom.
      Souscrivez également à un service de surveillance du crédit, afin d’être averti en cas d’activité suspecte.

    • Activez l’authentification multifacteur (MFA)
      Chaque fois que c’est possible, activez la vérification en deux étapes.
      Utilisez de préférence un outil de confiance comme Google Authenticator ou une clé physique de sécurité (YubiKey) plutôt que la vérification par SMS, moins sécurisée.

    • Choisissez des entreprises fiables
      Préférez les sites et applications provenant d’organisations reconnues pour leurs bonnes pratiques de cybersécurité.
      Cela réduit les risques de fuite à la source.

    Un risque devenu inévitable

    La vérité, c’est que si vos données n’ont pas encore été volées, elles le seront probablement un jour.
    Mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez rien faire.
    Chaque mesure préventive — mot de passe fort, authentification renforcée, surveillance de vos comptes — réduit les dommages potentiels en cas d’incident.

    Même si une fuite est ancienne, ses données peuvent encore circuler et être exploitées à tout moment.
    C’est pourquoi il reste essentiel de rester vigilant et proactif.

    Conclusion

    La cybercriminalité est devenue une industrie mondiale, complexe et persistante.
    De la vente de vos identifiants à l’exploitation d’informations médicales, les pirates savent transformer n’importe quelle donnée en source de profit.
    Mais en comprenant leur fonctionnement et en adoptant de bonnes pratiques, chacun peut considérablement réduire son exposition.

    Restez prudent, protégez vos informations, et gardez le contrôle de vos données.

    Source (bonne change pour la lecture): https://www.wired.com/video/watch/incognito-mode-following-your-stolen-data-through-the-dark-web

  • Apprendre à hacker : Les meilleurs livres pour se former

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    Cela va de soit, avant de lire ce genre de bouquin, il va sans dire qu’il faut des connaissances de base en CLI et d’autres domaines.
    Tu ne te lances pas là dedans comme-ça.

    Pour les connaissances, il n’y a pas que les bases de données, il te faut des connaissances dans tout ce que tu veux protéger.

    Les moteurs de BDD ne sont qu’une partie des surfaces d’attaques parmi tant d’autres…

    J’ajoute que le livre est aussi parsemé d’exercices pratiques.

  • Comment se rendre (à vos risque et périls) sur le dark web ?

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    Comme tout lieu de fréquentation douteuse, si on a le profil " oie blanche" ou de grand naïf il mieux vaut être bien accompagné pour s’encanailler sans trop de risques 😁👀

  • Comment fonctionne The Scene ?

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    Hello

    Concernant les règles de la scene, vous avez ce site qui les regroupe.

    https://scenerules.org/

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    @Violence a dit dans [ARCHIVE WS][INTERVIEW ÉCRITE] Membre expérimenté de la scène Warez Underground :

    @Gerard a dit dans [ARCHIVE WS][INTERVIEW ÉCRITE] Membre expérimenté de la scène Warez Underground :

    Ça date de quand tout ça ?

    1. C’est noté au début du post 😉

    Oups sorry merci.

    Si en effet ça devait être la fin du monde. Les Mayas l’avaient prédit.
    Pas étonnant qu’ils soient éteint en fait … 😂

  • [ARCHIVE WS][INTERVIEW ÉCRITE] Membre expérimenté de la scène Warez

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    C’est presque comme une de mes interviews de 5A0, en moins drôle.

  • Le Warez et la scène, qu'est-ce que c'est ?

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    @Ashura Maintenant il n’y a plus que lost qui fait le gros boulot 🙂

  • Les anciens trackers torrents et sites DDL : screenshots & souvenirs

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    Excellent ce topic ! Que de souvenirs 🙂 🙂 J’étais beaucoup sur Wawa Mania et Frenchtorrent DB.

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    La Belgique poursuit activement sa politique de blocage des sites pirates via un système en deux étapes : un tribunal émet une injonction et le département gouvernemental BAPO en organise l’exécution. Depuis 2025, plusieurs ordonnances ont été adoptées, visant successivement des sites de streaming, des bibliothèques parallèles et des plateformes de films pirates.

    La dernière décision, obtenue par RTL Belgium et RTBF, cible cinq services IPTV illégaux accusés de diffuser leurs contenus sans autorisation. Les principaux fournisseurs d’accès à Internet belges (Proximus, Telenet, Orange Belgium, Mobile Vikings et DIGI Communications) doivent bloquer les domaines concernés, y compris les sites miroirs.

    Contrairement aux premières décisions de 2025, les fournisseurs DNS tiers ne sont pas contraints de bloquer l’accès. Cette évolution s’explique par l’appel introduit par Cisco après une précédente injonction qui visait notamment OpenDNS. Le tribunal a suspendu l’obligation de blocage DNS, permettant à OpenDNS de reprendre ses activités en Belgique en attendant une décision définitive.

    Dans la nouvelle ordonnance, Cloudflare et Google sont bien visés, mais uniquement en tant que fournisseurs d’infrastructure :

    Cloudflare doit empêcher l’accès aux services IPTV via ses services d’hébergement ou CDN (mais pas via son DNS).

    Google doit désindexer les sites, supprimer les annonces associées et bloquer l’accès via ses services cloud, sans obligation de blocage DNS.

    Globalement, le régime belge de blocage s’adapte au fil des décisions judiciaires et des recours. L’issue de l’appel de Cisco pourrait influencer durablement la portée des futures mesures, alors que plusieurs pays européens étendent également leurs dispositifs de blocage, une évolution qui pourrait à terme être tranchée par la Cour de justice de l’Union européenne.

    Source: https://torrentfreak.com/belgian-pirate-site-blocking-order-targets-cloudflare-and-google-but-not-their-dns/

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    @7cf148fd J’aimerai éviter que des appareils contactent des serveurs dans certains pays, si ce n’est pas souhaité. Cela peut potentiellement aussi bloquer une machine infectée sur le réseau, selon les serveurs contactés.

    C’est dingue le nombre d’appareil qui se connectent en Russie et en Chine.

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    Perso j’y crois pas du tout.
    La plupart des ayants droits se sont cassés la gueule à essayer de poursuivre les pays d’Afrique et ça n’a pas du tout fonctionner (il faut savoir qu’en Afrique, faute d’emploi pour nombreuses de personnes, se tournent à vendre de la contrefaçon et du contenu pirate, sans ça plusieurs familles auraient du mal à ramener la bouffe à la maison)

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    Une décision judiciaire inédite en Espagne

    Le tribunal de commerce n°1 de Cordoue a rendu une décision historique en qualifiant les VPN d’« intermédiaires technologiques » et en leur ordonnant de bloquer en temps réel les adresses IP diffusant illégalement des matchs de LaLiga.

    Les fournisseurs visés sont NordVPN et ProtonVPN.
    Ils doivent désormais appliquer un blocage dynamique similaire à celui déjà imposé aux fournisseurs d’accès à Internet espagnols.

    Une injonction rendue sans les VPN

    La décision a été prononcée inaudita parte (sans entendre la défense), en raison de l’urgence invoquée.
    Ni NordVPN ni ProtonVPN n’étaient présents au tribunal et affirment ne pas avoir été officiellement informés avant la publication médiatique.

    Le tribunal considère que ces VPN ne sont pas de simples intermédiaires neutres, mais qu’ils favorisent activement le contournement des blocages géographiques, notamment via leur marketing.

    Un mécanisme de blocage « dynamique »

    L’injonction permet à LaLiga et à son diffuseur Telefónica Audiovisual Digital de mettre à jour à tout moment les listes d’adresses IP à bloquer pendant les retransmissions en direct.

    Cela implique :

    • Réception continue de nouvelles listes IP
    • Blocage immédiat pendant les matchs
    • Mise en place d’une infrastructure technique comparable à celle des FAI

    Le tribunal exige que LaLiga conserve des preuves numériques démontrant que les IP ciblées diffusent réellement du contenu illégal, afin de limiter les blocages abusifs. Cependant, l’efficacité de cette garantie reste incertaine.

    Contestations des VPN

    ProtonVPN et NordVPN ont réagi publiquement :

    • ProtonVPN affirme ne pas avoir reçu de notification officielle et s’interroge sur la validité procédurale de la décision.
    • NordVPN qualifie la démarche d’« inacceptable ».
    • Les deux entreprises pourraient contester la décision, notamment sur la question de compétence juridique.

    Problème majeur : la juridiction

    • Les deux sociétés opèrent hors de l’Union européenne :
    • ProtonVPN appartient à Proton AG (Suisse)
    • NordVPN est exploité par Nord Security (Panama)

    Ni la Suisse ni le Panama ne sont membres de l’UE, ce qui soulève des incertitudes sur la capacité réelle d’un tribunal espagnol à faire exécuter sa décision.

    Contexte européen

    Des décisions similaires ont déjà été rendues en France (2025), où plusieurs VPN ont été contraints de bloquer des sites de streaming sportif, mais ces jugements sont toujours en appel.

    Conclusion

    Cette décision marque un tournant : pour la première fois en Espagne, des VPN sont assimilés à des acteurs responsables du blocage actif du piratage sportif.

    Toutefois, l’application concrète de la mesure reste incertaine en raison :

    • de l’absence de contradictoire,
    • des questions de compétence internationale,
    • et des défis techniques liés au blocage en temps réel.

    LaLiga parle de « victoire historique », mais son impact réel sur le piratage reste à démontrer.

    Source: https://torrentfreak.com/spanish-court-orders-protonvpn-and-nordvpn-to-block-pirate-football-streams/

    Cela démontre bien que les ayants droit on parfaitement conscience que le bloquage DNS ne suffit pas et qu’il va leur falloir trouver d’autres voies que de baisser les prix, s’ils espèrent faire diminuer le piratage.

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    Il y a peu de chances, ce serait se déclarer complice de piratage. 🙂

  • Le gouvernement veut s'attaquer aux VPN.

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    @nemo47 Je ne comprends pas ton message, les autres gouvernements peuvent le faire aussi.

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    mais lol il y a pas que le DNS google dans la vie

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    le streaming sportif est à lui seul un sport. mm si tu es fibré et vpn-isé, c’est abominable pour suivre un match de foot. à mon avis c plutôt l’iptv qui fait mal aux diffuseurs

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    Un tribunal fédéral californien a statué que les informations d’identité obtenues par le biais de citations à comparaître en vertu de la loi DMCA ne peuvent être utilisées dans le cadre de poursuites pour violation de droits d’auteur à l’étranger, rejetant ainsi la tentative de l’éditeur de mangas Shueisha de les utiliser hors des États-Unis. Cette décision fait suite aux vives protestations de l’ancien exploitant du site de piratage Mangajikan, aujourd’hui disparu, contre la demande d’une ordonnance beaucoup plus large.

    Avec un nombre impressionnant de 185 millions de visiteurs par mois au début de l’année dernière, Mangajikan était l’un des plus grands sites de piratage sur Internet.

    La popularité du site n’est pas passée inaperçue auprès de l’éditeur de mangas Shueisha, qui a intenté une action en justice devant un tribunal fédéral californien l’été dernier afin de découvrir l’identité de l’opérateur.

    Shueisha a déposé une requête en injonction DMCA à l’encontre de Cloudflare, dans l’espoir de démasquer l’opérateur. Cette démarche a semblé porter ses fruits immédiatement, puisque les sites mangajikan.com et alammanga.com ont été volontairement fermés peu après.

    L’assignation DMCA a été accordée en octobre dernier , malgré les vives objections de l’ancien exploitant de Mangajikan. Cependant, Cloudflare n’a encore rien pu fournir, les deux parties étant en désaccord sur la portée de l’ordonnance de protection associée. Ce désaccord a finalement été résolu cette semaine.

    Application de la loi américaine uniquement

    Au cœur du litige se trouvait la question de savoir si Shueisha pouvait utiliser l’identité de l’exploitant du site pirate pour des poursuites en matière de droits d’auteur au Japon ou dans d’autres juridictions étrangères. L’éditeur de mangas soutenait qu’il devait bénéficier de cette flexibilité, car il ignorait le lieu de résidence de l’exploitant au moment de la demande de citation à comparaître.

    Le juge Thomas S. Hixson n’était pas d’accord.

    Dans une ordonnance de communication de pièces rendue cette semaine, le tribunal a déclaré que l’objet et la portée de la citation à comparaître en vertu du DMCA sont clairement définis par la déclaration sous serment faite par Shueisha pour l’obtenir. Cette déclaration, exigée par la loi, précise que la citation « ne sera utilisée qu’aux fins de la protection des droits conférés par le présent titre ».

    « Ce titre fait référence au titre 17 du Code des États-Unis, donc seules les réclamations de droits d’auteur basées aux États-Unis sont concernées par la citation à comparaître », a écrit le juge Hixson, ajoutant que « les litiges étrangers sont hors de ce champ d’application ».

    Cette décision signifie concrètement que Shueisha peut identifier l’opérateur auprès de son équipe au Japon, à condition que cela contribue à l’application de la législation américaine sur le droit d’auteur. Cependant, elle ne peut utiliser les données obtenues grâce à la citation à comparaître adressée à Cloudflare pour intenter des actions en contrefaçon devant des tribunaux étrangers.

    Une action en justice aux États-Unis ne peut servir de solution de contournement.

    Le tribunal a également rejeté l’argument de Shueisha selon lequel le dépôt d’une plainte en matière de droit d’auteur aux États-Unis mettrait fin aux restrictions de l’ordonnance de protection, permettant ainsi à l’éditeur d’utiliser les informations rendues publiques comme bon lui semblait, y compris dans le cadre de procédures étrangères.

    Le juge Hixson a qualifié cela de pratique commerciale trompeuse et illégale.

    « Le dépôt d’une plainte pour violation de droits d’auteur aux États-Unis n’entraîne pas la suppression des protections conférées par l’ordonnance de protection. Celles-ci restent pleinement applicables ; autrement, l’attestation de Shueisha serait fausse. Il est inacceptable que Shueisha atteste qu’elle utilisera les informations demandées « uniquement » à une seule fin, puis se rétracte », précise l’ordonnance.

    Les avocats de Mangajikan avaient précédemment averti le tribunal que la position de Shueisha ouvrirait la voie à des contournements des limitations du DMCA par les ayants droit. Ces derniers pourraient obtenir des informations d’identité via une assignation DMCA, intenter une action en justice symbolique aux États-Unis pour rendre ces informations publiques, puis les utiliser dans le cadre de poursuites à l’étranger.

    L’opérateur de site pirate ne bénéficie d’aucune protection de la vie privée.

    Bien que l’exploitant du site pirate ait obtenu gain de cause sur la question du litige à l’étranger, le tribunal a rejeté la plupart des mesures de protection de la vie privée qu’il proposait, les jugeant excessives. Le juge Hixson a qualifié de « démesurée » la proposition d’ordonnance de protection de 19 pages de l’exploitant, faisant remarquer qu’elle aurait microgéré les opérations internes de Shueisha.

    L’ordonnance de protection finale précise que, bien que Shueisha puisse identifier publiquement l’opérateur par son nom dans les documents déposés auprès des tribunaux américains, d’autres informations personnelles, telles que les adresses électroniques, les numéros de téléphone et les données financières, restent protégées.

    Cette ordonnance autorise Shueisha à communiquer l’identité de l’opérateur à ses employés au Japon, à se coordonner avec les forces de l’ordre américaines et à utiliser ces informations dans le cadre de négociations de règlement ou de réclamations relatives aux droits d’auteur aux États-Unis.

    Et ensuite ?

    L’ordonnance de protection étant désormais en vigueur, Cloudflare doit transmettre les informations d’identité aux avocats de Shueisha. L’éditeur devra ensuite décider s’il souhaite utiliser ces informations pour intenter une action en justice aux États-Unis pour violation de droits d’auteur, ou s’il souhaite envisager d’autres recours.

    Si Shueisha ne dépose pas de plainte aux États-Unis avant l’expiration du délai de prescription, la société devra détruire toutes les informations d’identité.

    Il va sans dire que cette affaire reste suivie de près par les autres titulaires de droits et les exploitants de sites pirates. Les assignations DMCA sont un outil de collecte de renseignements largement utilisé, et la présente décision confirme qu’elles ne sont pas sans limites.

    Source: https://torrentfreak.com/dmca-subpoenas-cant-be-used-for-foreign-piracy-lawsuits-court-rules/

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    La fermeture de grands sites pirates ne fait pas que déplacer les internautes vers d’autres plateformes illégales : elle peut aussi stimuler la consommation légale, mais de façon inégale. Une étude menée par des chercheurs des universités Chapman et Carnegie Mellon, basée sur la fermeture en 2015 du site brésilien MegafilmesHD, montre que les comportements varient selon le genre et le niveau de revenus.

    Après la fermeture de MegafilmesHD, les anciens utilisateurs ont augmenté leur fréquentation d’autres sites pirates (+20 % de visites et +61 % de temps passé). En parallèle, une hausse de l’usage légal a été observée : +6 % de visites sur Netflix et +11 % de temps passé, avec un lien direct entre l’usage intensif du site pirate et la probabilité de s’abonner ensuite à Netflix.

    Cependant, cet effet positif est limité. Les étudiants et personnes à faibles revenus se sont moins tournés vers les offres légales, le prix restant un frein. De plus, les femmes ont davantage abandonné le piratage après la fermeture, tandis que les hommes ont plus souvent cherché de nouvelles sources illégales.

    Conclusion : la répression peut générer des gains légaux mesurables, mais uniquement pour une partie de la population. Sans alternatives légales accessibles, attractives et abordables, la fermeture de sites pirates risque surtout de déplacer le piratage plutôt que de le réduire durablement.

    Source: https://torrentfreak.com/research-major-pirate-site-shutdown-boosted-visits-to-other-pirate-sites-and-netflix/

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    C’était pas une super idée de récupérer le contenu de Spotify aussi 😕 Comment être sous le feu des projecteurs pour un contenu qui n’est même pas de son ressort…