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    @Pluton9 a dit dans La clé pour lutter contre la pseudoscience n’est pas la moquerie, c’est l’empathie :

    Paul M. Sutter est un crétin arrogant dans la pure tradition américaine qui prône que seuls ceux qui ont fait des études, peuvent être scientifiques et que seules leurs méthodes sont reconnaissables

    On en a un comme ça aussi chez nous 😁

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    Si des gens sont limités de base, c’est pas une recherche Google/Duckduck qui va les aider à gagner en prise de recul et ouverture d’esprit.

  • Conseils aux planteurs de graines de doute

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    J’ai un doute, mais je me soigne:

    Source: https://jaiundoute.com/

  • [Vidéos] Sciences, zététique et plus encore...

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    David Louapre, lauréat de la Médaille de la médiation scientifique 2023 du CNRS

    Chaque mois, une nouvelle vidéo vient expliquer un concept scientifique issu de la biologie, de l’astronomie, de la physique quantique… David Louapre s’occupe ainsi de la chaîne YouTube Science Étonnante, qui compte plus de 1,3 million d’abonnés pour 110 millions de vidéos vues.
    “Je suis animé par la volonté de transmettre à la société ce que j’ai eu la chance d’apprendre pendant mes études et mes recherches”, raconte ce docteur en physique théorique diplômé de l’ENS Lyon.

    Alors qu’il travaillait dans la recherche privée chez Saint-Gobain, David Louapre a ouvert un blog, qu’il a transformé en chaîne YouTube en 2015. Il y aborde les sujets scientifiques qui le passionnent, rencontrant un vif succès en ligne. Il a ensuite publié plusieurs ouvrages de vulgarisation, dont “Mais qui a attrapé le bison de Higgs ?”. David Louapre est également directeur scientifique chez Ubisoft, où il adapte des simulations et les modèles scientifiques au monde du jeu vidéo.

  • [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore...

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    @Pollux a dit dans [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore... :

    Juste un dernier petit mot avant de vous laisser tranquille
    Je serais curieux de savoir comment, dans les années 20, ont été traités les gens, parce que pense qu’il y en a eu, qui émettaient des réserves sur ce nouveau produit miracle qu’était le radium.
    Cf le post de darkCainou un peu plus haut.

    C’est pourtant évident 😉
    si on se réfère à la crise actuelle…

    La plupart des scientifiques se sont montrés prudents, avant même l’utilisation massive, ils ont pris beaucoup de risques pour les tout premiers avec leur santé, mais rapidement ils ont mis un frein à l’utilisation débridée. Même si à l’époque cette science était très neuve (celle de la matière, les atomes etc… je ne parle pas de la radioactivité)

    Ensuite les charlatans, les scientifiques rebelles, les bonimenteurs, les entreprises ont utilisés ça en masse malgré les avertissements du corps scientifique (un peu comme Raoult et la chloroquine (qui a beaucoup tué, et les gens ont suivi leur gourou aveuglement comme pour le radium)), pour finalement sous la pression beaucoup trop tardive des états (surtout le notre 20/30 ans de retard sur le radium, toujours bien lent à réagir comme pour la crise de l’hydroxychloroquine). Il faut dire qu’il n’y avait pas les mêmes gardes fous, la science dans l’histoire de l’humanité, celle basée sur les preuves c’est assez récent.

    Heureusement, le Radium était tellement cher, les stocks mondiaux se comptaient en grammes que la plupart des entreprises qui vendait la radioactivité dans leurs produits (je parle des produits de beauté, alimentation etc…) n’en mettaient en fait pas, passé une époque.

    Dans le cas présent, les processus scientifiques ne sont plus du tout les même que y’a 120 ans, l’arnm n’est pas une nouvelle technologie découverte y’a 2 ans, il y a presque 30 ans de savoir accumulés, et ça se base sur un corpus de connaissances bien plus complètes sur l’adn et l’arn.

    Si on devait comparer au radium, se serait plus comme si on utilisait le premier vaccin ARNm dans les années 60 juste après la découverte et que posant un problème des scientifiques douteux continueraient à l’utiliser.

    L’ARNm du virus quand on attrape la covid on en est envahi complètement, rien à voir avec le vaccin et la petite dose, le risque de retro transcription est beaucoup plus important alors avec le virus, de même avec les effets secondaires.

  • La lune, future guerre des étoiles ?

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    Future station de recherche lunaire : Vladimir Poutine ratifie l’accord passé avec Pékin

    Le président russe Vladimir Poutine a signé ce 12 juin une loi portant ratification d’un accord avec la Chine sur la création conjointe de la Station lunaire de recherche internationale (ILRS).

    Les premières traces de cette coopération remontent à l’été 2019 et concernaient alors les autorités spatiales tant chinoises et russes qu’européennes. Début mars 2021, le directeur général de Roscosmos à l’époque, Dmitri Rogozine, et le chef de l’Administration spatiale nationale chinoise (ASNC), Zhang Kejian, ont signé un protocole d’accord.

    La feuille de route du projet a été présentée trois mois plus tard, dans le cadre de la Conférence internationale sur la recherche spatiale GLEX à Saint-Pétersbourg. Le projet a été présenté dans la presse comme un concurrent du programme Artémis et sa Lunar Orbital Platform-Gateway (LOP-G), une station orbitale lunaire que Washington entend construire avec l’Europe, le Canada et le Japon.

    Un projet dont la Chine a d’emblée été écartée, le Congrès des États-Unis ayant interdit en 2011 toute collaboration directe entre la Nasa et la Chine et des organisations lui étant affilié (amendement Wolf). En décembre 2020, lorsque la sonde spatiale chinoise Chang’e 5 a rapporté des morceaux de Lune – une première en 44 ans et la mission soviétique Luna 24 –, le vice-directeur de la CNSA, Wu Yanhua, a déclaré que le gouvernement chinois était prêt à partager des échantillons et des données «avec toutes les institutions d’autres pays partageant les mêmes idées» et s’est déclaré «ouvert à une coopération sincère et amicale avec les États-Unis».

    ILRS : un projet ouvert à tous Lors d’une interview accordée en juillet 2020 à Komsomolskaya Pravda, à l’occasion du 50e anniversaire de Roscosmos, Dmitri Rogozine a dénoncé l’attitude de Washington en matière de coopération spatiale.

    Lors de la signature de leur protocole d’accord, Roscosmos et l’ASNC ont annoncé que le projet était ouvert «à tous les pays et partenaires internationaux» souhaitant y participer. «À ce jour, 12 pays ont rejoint notre projet commun avec la Chine, dont les Émirats arabes unis, l’Afrique du Sud, le Pakistan, la Biélorussie, la Turquie et plusieurs autres», a déclaré le 28 mai le directeur général adjoint de Roscosmos.

    Avant d’être invités, peu après la chute de l’URSS, à devenir un acteur majeur du développement de la Station spatiale internationale (ISS), les Russes ont été les premiers à mettre en orbite une station spatiale, Saliout 1, en 1971. Ils ont également été les premiers à envoyer un homme dans l’espace et qu’un satellite (respectivement 1961 et 1957), ainsi qu’a effectuer un survol de la Lune (1959).

    Source: https:// francais .rt. com /russie/111612-future-station-recherche-lunaire-vladimir

    Edulcoré au maximum des détails politiques de cet article

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    On en parle aussi dans les romans de La Trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson…
    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Trilogie_de_Mars

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    La NASA a annoncé vendredi qu’elle attribuerait des contrats à sept sociétés, dont SpaceX et Blue Origin, pour étudier comment transporter à moindre coût des échantillons de roches de Mars vers la Terre.

    L’agence spatiale a lancé un appel à l’industrie en avril pour proposer des idées sur la façon de restituer les roches de Mars sur Terre pour moins de 11 milliards de dollars et, avant 2040, sur le coût et le calendrier du plan existant de la NASA pour le retour d’échantillons sur Mars (MSR). Un porte-parole de la NASA a déclaré à Ars que l’agence avait reçu 48 réponses à l’appel d’offres et sélectionné sept entreprises pour mener des études plus détaillées.

    Chaque entreprise recevra jusqu’à 1,5 million de dollars pour ses études de 90 jours. Cinq des entreprises choisies par la NASA figurent parmi les grands donneurs d’ordre de l’agence, et leur inclusion dans les contrats d’étude n’est pas une surprise. Deux autres gagnants sont des petites entreprises.

    Le retour d’échantillons sur Mars est la plus haute priorité de la division des sciences planétaires de la NASA. Le rover Perseverance actuellement sur Mars rassemble plusieurs dizaines de spécimens de poudre de roche, de sol et d’air martien dans des tubes en titane en forme de cigare pour un éventuel retour sur Terre.

    “Mars Sample Return sera l’une des missions les plus complexes jamais entreprises par la NASA, et il est essentiel que nous la menions plus rapidement, avec moins de risques et à moindre coût”, a déclaré Bill Nelson, administrateur de la NASA. «Je suis ravi de voir la vision présentée par ces entreprises, centres et partenaires alors que nous recherchons des idées nouvelles, passionnantes et innovantes pour découvrir les grands secrets cosmiques de la planète rouge.»

    Qui est concerné ?

    Lockheed Martin, la seule entreprise à avoir construit un vaisseau spatial capable d’atterrir avec succès sur Mars , réalisera « des études de conception de mission rapide pour Mars Sample Return », selon la NASA. Northrop Grumman a également remporté un contrat pour sa proposition : “Échanges de propulsion MAV (Mars Ascent Vehicle) à TRL élevé (niveau de préparation technologique) et conception de concepts pour la conception de missions rapides MSR”.

    Ces deux sociétés étaient partenaires dans le développement du Mars Ascent Vehicle à combustible solide pour la mission Mars Sample Return existante de la NASA. Le MAV est la fusée qui propulsera la capsule contenant les spécimens de roches de la surface de Mars vers l’espace pour commencer le voyage de retour sur Terre, qui durera des mois. L’implication de Lockheed Martin et de Northrop Grumman dans le programme Mars de la NASA, ainsi que la portée de l’étude suggérée dans la proposition de Northrop, suggèrent qu’ils proposeront d’appliquer les capacités existantes pour résoudre le programme de retour d’échantillons sur Mars.

    Aerojet Rocketdyne, mieux connu en tant que fournisseur de propulsion de fusée, étudiera un véhicule d’ascension de Mars à carburant liquide haute performance en utilisant ce qu’il dit être « des technologies de propulsion hautement fiables et matures, pour améliorer l’abordabilité et le calendrier du programme ».

    SpaceX, une entreprise ayant une vision à long terme pour Mars, a également obtenu un financement de la NASA pour un contrat d’étude. Sa proposition d’étude était intitulée “Activer le retour d’échantillons sur Mars avec Starship”. SpaceX conçoit déjà la fusée Starship à financement privé en pensant aux missions sur Mars, et Elon Musk, le fondateur de la société, a prédit que Starship atterrirait sur Mars d’ici la fin de la décennie.

    Musk a déjà manqué les prévisions de calendrier avec Starship, et un atterrissage sur la planète rouge avant la fin des années 2020 semble toujours improbable. Cependant, la fusée géante pourrait permettre la livraison vers Mars et le retour éventuel de dizaines de tonnes de fret. Un vol d’essai réussi de Starship cette semaine a prouvé que SpaceX progressait vers cet objectif. Il reste néanmoins un long chemin à parcourir.

    Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, recevra également un financement pour une étude intitulée « Leveraging Artemis for Mars Sample Return ».

    SpaceX et Blue Origin ont chacun des contrats de plusieurs milliards de dollars avec la NASA pour développer Starship et l’atterrisseur Blue Moon en tant que vaisseau spatial à capacité humaine pour transporter les astronautes vers et depuis la surface lunaire dans le cadre du programme Artemis.

    Deux autres petites entreprises, Quantum Space et Whittinghill Aerospace, réaliseront également des études pour la NASA.

    Quantum, qui se décrit comme une entreprise d’infrastructure spatiale, a été fondée en 2021 par l’entrepreneur Kam Ghaffarian, qui a également fondé Intuitive Machines et Axiom Space . Aucun détail n’est connu sur la portée de son étude, connue sous le nom de « Quantum Anchor Leg Mars Sample Return Study ». Peut-être que la « jambe d’ancrage » fait référence à l’étape finale du retour des échantillons sur Terre, comme l’ancre dans une course de relais.

    Whittinghill Aerospace, basée en Californie, ne compte qu’une poignée d’employés. Il réalisera une étude de conception rapide pour un véhicule d’ascension vers Mars à un seul étage, a indiqué la NASA.

    Boeing ne figurait pas sur la liste des gagnants du contrat, qui a poussé à utiliser le système de lancement spatial très coûteux de la NASA pour effectuer la mission Mars Sample Return avec un seul lancement. Bien entendu, Boeing construit la majeure partie de la fusée SLS. La plupart des autres concepts de retour d’échantillons nécessitent plusieurs lancements.

    Parallèlement aux sept contrats industriels, les centres de la NASA, le Jet Propulsion Laboratory (JPL) et le Laboratoire de physique appliquée (APL) de l’Université Johns Hopkins réaliseront également des études sur la manière de mener à bien la mission Mars Sample Return à un coût plus abordable.

    Le JPL est le principal centre chargé de gérer le concept existant de la NASA pour Mars Sample Return en partenariat avec l’Agence spatiale européenne. Cependant, la croissance des coûts et les retards ont incité les responsables de la NASA à décider en avril d’adopter une approche différente.

    Nicola Fox, chef de la direction scientifique de la NASA, a déclaré en avril qu’elle espérait que des concepts « prêts à l’emploi » permettraient à l’agence de ramener les échantillons sur Terre dans les années 2030 plutôt qu’en 2040 ou plus tard. “C’est sans aucun doute un objectif très ambitieux”, a-t-elle déclaré. “Nous allons devoir rechercher de nouvelles possibilités de conception très innovantes et ne rien négliger.”

    La NASA utilisera les résultats de ces 10 études pour élaborer une nouvelle approche pour le retour d’échantillons sur Mars plus tard cette année. Très probablement, l’architecture finalement choisie par la NASA mélangera divers éléments de l’industrie, des centres de la NASA et de l’Agence spatiale européenne, qui reste un partenaire engagé sur Mars Sample Return avec l’Earth Return Orbiter.

    Source: https://arstechnica.com/space/2024/06/nasa-is-commissioning-10-studies-on-mars-sample-return-most-are-commercial/

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    Les chinois qui torturent des animaux même dans l’espace

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    Un aller-retour presque parfait pour la fusée Starship

    (ne pas confondre avec le Starliner de Boeing qui doit s’amarrer à l’ISS mais se trouve actuellement en difficulté)

    L’exploit a été suivi d’un retour dans l’atmosphère terrestre puis d’un amerrissage sans explosion… Mais avec quelques pertes d’éléments.

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    La fusée Starship de SpaceX, la plus grande et plus puissante du monde, a décollé jeudi du Texas pour un quatrième vol d’essai. Son objectif était notamment d’effectuer, au bout d’environ une heure de vol, un retour dans l’atmosphère terrestre mieux contrôlé que lors des précédents tests, ces derniers s’étant terminés par des explosions.

    Objectif réussi: le vaisseau spatial a pour la première fois réussi à amerrir au terme de son retour dans l’atmosphère terrestre. Durant la retransmission en direct du vol, le vaisseau pouvait toutefois être vu en train de perdre des éléments, peu avant qu’il finisse sa course comme prévu dans la mer.

    Elon Musk, le patron de SpaceX, a félicité les équipes de l’entreprise pour «cet exploit épique». Il a reconnu sur X que Starship avait notamment perdu «de nombreuses tuiles» du bouclier thermique du vaisseau et qu’un aileron avait été «endommagé». Mais «malgré» cela, «Starship a réussi à atterrir en douceur dans l’océan!», s’est-il réjoui.

    Le décollage a eu lieu à 07 h 50 de la base spatiale Starbase de SpaceX, à Boca Chica, dans l’extrême sud du Texas (14 h 50 heure suisse).

    Le développement de Starship est mené tambour battant par l’entreprise du milliardaire Elon Musk en lançant rapidement des prototypes sans cargaison, afin de corriger dès que possible les problèmes rencontrés en vol.

    Le vaisseau Starship doit notamment être utilisé à terme pour transporter sur la Lune des astronautes de la Nasa, pour la première fois depuis 1972. L’agence spatiale américaine suit ainsi de près son développement.

    La fusée est composée de deux étages: l’étage de propulsion Super Heavy et, au-dessus, le vaisseau Starship, qui donne par extension son nom à la fusée entière. Celle-ci mesure au total 120 mètres de haut.

    Quelques minutes après le décollage, Super Heavy s’est détaché du vaisseau et a entamé son retour vers la Terre. Pour la première fois, il a ensuite réussi un amerrissage dans le golfe du Mexique, a annoncé SpaceX. Le vaisseau a lui continué sa route.

    Durant son dernier vol il y a moins de trois mois, le vaisseau avait largement dépassé la frontière de l’espace, mais son signal avait été perdu 49 minutes après le décollage, au moment de sa redescente vers la Terre.

    La cause a été identifiée comme étant la perte de contrôle de son orientation en vol en raison de valves bouchées, a expliqué SpaceX, tout en se félicitant de toutes les données récupérées durant ce vol.

    Plusieurs «améliorations» du véhicule ont été ajoutées depuis. Le premier vol d’essai avait été réalisé en avril 2023.

    Futur alunisseur

    Cette fois, les objectifs étaient de réussir un amerrissage en douceur de Super Heavy dans le golfe du Mexique — chose faite — et une «entrée contrôlée» dans l’atmosphère du vaisseau. S’il va au bout de sa mission, ce dernier doit finir sa course dans l’océan Indien.

    «Avec chaque vol test, SpaceX vise des objectifs de plus en plus ambitieux», avait souligné après le troisième vol la Nasa. Elle s’était notamment félicitée pour la réalisation d’un essai de transfert de carburant durant cette mission.

    De l’oxygène liquide avait été transféré d’un réservoir à un autre au sein de la fusée, a confirmé SpaceX.

    Mettre au point cette fonction est essentiel car pour atteindre la Lune, Starship devra se ravitailler en carburant une fois dans l’espace, en se collant à un autre vaisseau préalablement rempli et servant de station-service spatiale.

    La Nasa compte notamment sur Starship pour sa mission Artémis 3, prévue en 2026: une version modifiée du véhicule doit alors servir d’alunisseur pour ses astronautes.

    Outre sa taille démesurée, la grande innovation de cette fusée est qu’elle doit à terme être entièrement réutilisable.

    Elon Musk souhaite en faire l’instrument principal pour réaliser son but ultime: l’établissement d’une colonie autonome sur Mars, afin de faire de l’humanité une espèce multiplanétaire.

    DearMoon» annulée

    En attendant, le milliardaire japonais Yusaku Maezawa devait embarquer à bord pour un voyage autour de la Lune (sans s’y poser) cette année. Mais la mission, annoncée en grande pompe en 2018 et baptisée «DearMoon», a finalement été reportée. La semaine dernière, M. Maezawa a déclaré que ce projet était annulé: «Il n’y aucune perspective claire pour savoir quand nous pourrons décoller», a-t-il écrit.

    Source: https://www.lematin.ch/story/espace-decollage-reussi-pour-la-fusee-starship-103121237

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    Hubble sera progressivement mis à la retraite

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    Hubble a révolutionné l’astronomie et bouleversé notre vision de l’Univers, en accumulant les images du système solaire, de la Voie lactée et de galaxies très lointaines.

    Le télescope spatial Hubble, qui a révolutionné l’astronomie depuis son lancement en 1990, sera progressivement mis à la retraite avec une baisse de ses heures d’observation, ont annoncé des responsables de la Nasa mardi.

    L’un des trois gyroscopes qui contrôlent la direction vers laquelle est pointé le télescope a connu des problèmes de stabilité ces derniers mois.

    «Après une série de tests et un examen minutieux de nos options, nous avons pris la décision de faire en sorte que Hubble n’utilise qu’un seul de ses trois gyroscopes restants», a déclaré Mark Clampin, directeur du département d’astrophysique de la Nasa.

    Révolution

    La transition, qui devrait s’achever d’ici à la mi-juin, réduira la capacité de Hubble à effectuer des observations scientifiques de 12%, avec 74 orbites hebdomadaires autour de la Terre au lieu de 85 actuellement, a précisé Patrick Crouse, responsable de la mission Hubble.

    Au cours des 12 prochains mois, le télescope sera toujours capable d’observer la voûte étoilée dans son entièreté, mais ne pourra plus suivre des objets plus proches que la planète Mars – même si de tels objets sont de toute façon rare --, a précisé Patrick Crouse. «Nous n’estimons pas que Hubble vive ses derniers instants», a-t-il déclaré.

    La Nasa évalue à 70% la probabilité que Hubble opère sous cette configuration jusqu’en 2035. Hubble, lancé en 1990, a révolutionné l’astronomie et bouleversé notre vision de l’Univers, en accumulant les images du système solaire, de la Voie lactée et de galaxies très lointaines en opérant à 515 km au-dessus de la Terre.

    C’est grâce à lui que les scientifiques ont découvert l’existence d’un trou noir galactique au centre de toutes les galaxies, ou de vapeur d’eau autour d’exoplanètes.

    Lumière visible

    Peut-être l’un des instruments les plus importants dans l’histoire de l’humanité, Hubble continue d’effectuer d’importantes découvertes comme en 2022, quand le télescope avait détecté Earendel: l’étoile la plus lointaine jamais observée.

    Selon Mark Clampin, malgré ses capacités réduites, Hubble continue d’enquêter sur des objets dans notre système solaire, d’étudier certaines galaxies lointaines, ou encore de collaborer avec le télescope spatial James Webb (lancé en 2021) pour scruter les atmosphères d’exoplanètes.

    James Webb excelle dans la détection infrarouge, tandis que Hubble se concentre sur la lumière visible – fournissant ainsi un duo complémentaire pour l’observation scientifique.

    Source: https://www.lematin.ch/story/espace-le-telescope-hubble-va-etre-progressivement-mis-a-la-retraite-252098348309

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    Astronomie : Tout savoir sur l’alignement de six planètes dans le ciel, observable lundi matin

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    Non, un alignement de planète, ce n’est pas ça

    L’essentiel

    Lundi matin, six planètes de notre système solaire (Jupiter, Mercure, Uranus, Mars, Neptune et Saturne) seront alignées dans le ciel, juste avant le lever du Soleil.
    Si les planètes peuvent apparaître en ligne depuis la Terre, ce n’est pas parce qu’elles sont réellement alignées dans le système solaire mais parce qu’elles tournent dans le même plan et se trouvent du même côté du Soleil, explique l’astrophysicien Eric Lagadec.
    Si vous regardez le ciel vers l’est juste avant le lever du Soleil, vous pourriez apercevoir quatre planètes à l’œil nu, les deux autres nécessitant un télescope pour être vues.

    Lundi matin, les planètes seront alignées, et ce n’est pas qu’une expression. Juste avant le lever du Soleil, six astres de notre système solaire formeront une ligne dans le ciel depuis la Terre : Jupiter, Mercure, Uranus, Mars, Neptune et Saturne, dans cet ordre. Un événement qui se produit « une fois tous les ans ou tous les deux ans à peu près », précise Eric Lagadec, astrophysicien à l’Observatoire de la Côte d’Azur et auteur de L’Odyssée cosmique. Une histoire intime des étoiles, publié en 2023 aux éditions Seuil.

    Le spécialiste de poussière d’étoiles a posté sur X, vendredi 24 mai, un thread sur le phénomène, « pour éviter qu’il y ait de fausses croyances », explique-t-il à 20 Minutes. Le sujet est en effet plus difficile qu’il n’y paraît, car ce que nous pourrons observer depuis la Terre ne correspond pas à la réalité de la disposition des planètes autour du Soleil. « Si on se plaçait au-dessus du système solaire, on ne verrait pas les planètes alignées », explicite l’astrophysicien.

    Une question de point de vue

    Si les planètes apparaissent en ligne, c’est d’abord parce qu’elles « tournent autour du Soleil dans le même plan », c’est-à-dire qu’« aucune ne tourne perpendiculairement à une autre ». De ce fait, vues depuis la Terre, les planètes du système solaire « passent au même endroit dans le ciel », d’est en ouest, comme le Soleil et la Lune, et « leur trajectoire apparente suit une droite, qu’on appelle l’écliptique ».

    « C’est simplement dû à la rotation de la Terre », pose Eric Lagadec. On pourra en voir autant alignées lundi car, vues depuis la Terre, elles « sont du même côté du Soleil », en plus d’être « orientées d’une manière à ce qu’on les voie toutes au même moment » de la nuit.

    Pas si facile à voir

    Si les six planètes seront, en théorie, bien visibles en même temps dans le ciel, le spécialiste de la poussière d’étoiles reste prudent : « Certaines seront difficiles à apercevoir ». Saturne et Mars « seront facilement visibles à l’œil nu, même en ville ». On peut les identifier car ils apparaîtront comme « les points les plus brillants dans le ciel », en regardant vers l’est.

    En revanche, il faudra être équipé d’un télescope pour voir Neptune et Uranus participer à la parade, car « elles sont invisibles à l’œil nu ». Quant à Mercure et Jupiter, s’il sera a priori possible de les observer sans matériel, « il n’est pas sûr qu’on les voie très bien, car elles seront très près du Soleil et vont se lever juste avant lui » et être rapidement « noyées dans sa lumière ».

    Pour les curieux qui voudraient assister au spectacle, quelques conseils pratiques signés Eric Lagadec : « Il faudra regarder le ciel un peu avant le lever du Soleil », dont l’heure dépend d’où on se trouve en France. « Il peut y avoir une heure d’écart entre Nice et Brest ! », précise l’astrophysicien. Le plus important reste de « trouver un horizon dégagé vers l’est », car c’est là que se lèveront les planètes. Dernière étape, et pas des moindres : « Profitez ! C’est toujours bien de regarder le ciel. » Et il devrait y avoir de quoi avoir, littéralement, des étoiles plein les yeux.

    Source: https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4093459-20240602-astronomie-tout-savoir-alignement-six-planetes-ciel-observable-lundi-matin

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    @mekas Selon Gupta, l’Univers pourrait en réalité être deux fois plus âgé, soit 26,7 milliards d’années. Cette réévaluation repose sur une réinterprétation de certaines théories cosmologiques, notamment la théorie de la « lumière fatiguée » de Zwicky et l’idée des « constantes de couplage évolutives » de Dirac.

  • Déchets spatiaux: La solution, les satellites en bois

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    @michmich Il devrait embaucher un ébéniste, on peut très bien fabriquer un cube vide en bois sans la moindre ferrure.

    Petite annonce: recherche ingénieur ébéniste pour construction de satellites…

    Après, l’électronique bionique est un domaine en développement.

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    Image traitée de Vénus capturée par le vaisseau spatial Akatsuki.

    La JAXA, l’agence spatiale japonaise, a confirmé mercredi avoir perdu la communication avec son vaisseau spatial Akatsuki en orbite autour de Vénus.

    Dans sa mise à jour, l’agence spatiale a déclaré qu’elle n’avait pas réussi à établir les communications fin avril après que le vaisseau spatial ait eu des difficultés à maintenir son attitude. Cela signifie probablement qu’il y a une sorte de problème de propulseur sur le vaisseau spatial qui l’empêche de pouvoir se réorienter vers la Terre.

    “Depuis, nous avons mis en œuvre diverses mesures pour rétablir le service, mais la communication n’a pas encore été rétablie”, a indiqué l’agence. “Nous travaillons actuellement au rétablissement de la communication.” La JAXA a ajouté qu’elle annoncerait d’autres actions, le cas échéant, dès qu’elles auront été décidées.

    La perte potentielle du vaisseau spatial Akatsuki, une sonde relativement petite de 320 kg avec une masse un peu plus grande qu’un lave-vaisselle grand public, serait notable pour plusieurs raisons. Premièrement, cela marquerait la fin d’une mission courageuse qui a surmonté un échec important il y a dix ans lors de sa mise en orbite autour de Vénus. Deuxièmement, cela signifierait perdre le seul vaisseau spatial de l’humanité actuellement en orbite autour de Vénus.

    Un échec de mise en orbite

    La mission Akatsuki a été lancée à bord d’une fusée H2-A en 2010 et était la première mission interplanétaire du Japon depuis plus d’une décennie après l’échec de la mission Nozomi du pays sur Mars. Cependant, après avoir atteint l’orbite, le moteur principal du vaisseau spatial n’a pas réussi à abaisser son orbite. Le moteur a brûlé pendant environ trois minutes au lieu de 12, laissant le vaisseau spatial sur une orbite autour du Soleil plutôt que de Vénus.

    Au fil du temps, les planificateurs de mission japonais ont développé une nouvelle option pour entrer en orbite autour de la planète. Le moteur principal ne fonctionnait pas, donc pour réduire la masse du vaisseau spatial, ils ont jeté 65 kg de comburant par-dessus bord. Avec la masse réduite de l’engin, les opérateurs prévoyaient d’utiliser les quatre propulseurs de contrôle d’attitude alimentés à l’hydrazine d’Akatsuki pour insérer le véhicule sur une orbite elliptique autour de Vénus.

    Finalement, le plan a fonctionné. Le vaisseau spatial a été placé sur une orbite de 10 jours autour de la planète, avec une approche la plus proche d’environ 400 km. Cela a permis aux scientifiques de commencer à recueillir des données en 2016 sur la planète et son atmosphère. En 2018, la durée de vie de la mission a été prolongée et elle a continué à collecter des données jusqu’à ce printemps.

    Seuls les yeux sur Vénus

    Akatsuki est actuellement le seul vaisseau spatial opérationnel sur Vénus. Il existe deux orbiteurs solaires, l’un construit par la NASA et l’autre par l’Agence spatiale européenne, qui survolent Vénus par intermittence pour obtenir une assistance gravitationnelle, mais ils n’étudient pas la planète de manière significative. En dehors de cela, nous sommes aveugles aux événements survenant sur la planète la plus proche de la Terre dans notre système solaire.

    Une demi-douzaine de missions sont en cours de développement, mais aucune d’entre elles n’a de date de lancement définitive au cours de cette décennie.

    De plus, un vaisseau spatial est en route vers Vénus : l’ambitieux vaisseau spatial européen BepiColombo. Il a été lancé en 2018 avec un coût de mission de 2 milliards de dollars, et beaucoup de choses reposent sur le vaisseau spatial. Cependant, des questions se posent concernant BepiColombo après que son système de propulsion solaire-électrique n’a pas réussi à fonctionner à pleine puissance. Il y a quelques semaines, l’un des responsables du vaisseau spatial a déclaré à Ars qu’il étudiait toujours la faisabilité d’atteindre l’orbite autour de Vénus avec cette capacité de propulsion réduite.

    Nous espérons que les réponses à cette question et au sort ultime de l’Akatsuki arriveront bientôt.

    Source: https://arstechnica.com/space/2024/05/our-only-mission-at-venus-may-have-just-gone-dark/

    La sonde soviétique Venera 13 est parvenue à se poser sur le sol de Vénus en 1981, les conditions extrêmes (pression 91 bars, température 460°, acidité, radiations) ont détruit la sonde en peu de temps.

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    Je vais me contenter comme d’habitude de signal et d’envoi de mails sur le coup ^^

  • La voile solaire n'est plus de la science-fiction

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    Tiens, ça me rappelle Le Problème à 3 corps 😉
    Pas vu For All Mankind pour la référence.

  • NASA: Simulation d'une plongée dans un trou noir

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    @duJambon en fait c’est 672 pages, mais c’est un pavé complet et ultra-intéressant. :nerd:

  • Félicie, aussi...

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    La mission martienne européenne relancée avec un décollage prévu dès 2028

    L’ESA mise sur sa mission de recherche de vie sur Mars qui prévoit d’y faire atterrir un rover en 2030. Elle a signé un contrat cadre de 522 millions d’euros avec Thales Alenia Space, qui en sera le maître d’œuvre industriel. A l’origine prévue en partenariat avec Roscosmos, cette coopération avait été abandonnée après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

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    Le rover européen doit se poser à la surface de Mars afin d’y rechercher des traces de vie

    Cap sur la planète rouge. L’Agence spatiale européenne, l’ESA, a décidé de relancer la mission d’exploration martienne désormais baptisée ExoMars 2028. Elle vise à faire atterrir un rover européen à la surface de Mars afin d’y rechercher des traces de vie. Grâce au soutien de la Nasa, le décollage du rover est prévu fin 2028 depuis le centre spatial Kennedy (KSC) pour un atterrissage sur le sol martien en 2030.

    La mission d’origine, qui devait être menée en partenariat avec l’agence spatiale russe Roscosmos, avait été abandonnée en mars 2022, quelques semaines après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Pour relancer la mission, l’ESA a signé avec Thales Alenia Space (TAS) un contrat-cadre d’un montant total de 522 millions d’euros. La société commune entre Thales (67%) et Leonardo (33%) se voit confirmer dans son rôle d’industriel leader de la mission d’exploration martienne. Elle fera appel à de nombreux partenaires sur le continent. Au Royaume-Uni, Airbus Defence and Space aura en charge la fabrication du rover. En France, ArianeGroup développera le bouclier avant et la protection thermique de la capsule de rentrée. En Allemagne, OHB concevra le module de transfert. En Italie, Altec aura la responsabilité du centre de contrôle et de pilotage du rover. Le groupe italien Leonardo va concevoir la foreuse afin que le rover fasse des carottages jusqu’à deux mètres de profondeur. Thales Alenia Space développera aussi le mini-laboratoire embarqué qui permettra au véhicule d’effectuer ses analyses sur site.

    Selon TAS, la mission ExoMars 2028 représente un défi scientifique et technologique sans précédent : depuis l’utilisation de matériaux innovants pour la protection thermique lors de la rentrée dans l’atmosphère martienne jusqu’au développement logiciel du système de navigation, de contrôle et d’atterrissage sur le sol martien.

    Source: https://www.usinenouvelle.com/article/la-mission-martienne-europeenne-relancee-avec-un-decollage-prevu-des-2028.N2212459

    Tout le monde y va 🙂

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    Plus de 5000 exoplanètes ont déjà été répertoriées. En voici une qui n’est rattachée à aucune étoile ni aucun système.

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    Vue d’artiste

    L’exoplanète en question ferait dix fois la masse de la Terre.

    Non contente de relayer des études climatiques, la NASA observe aussi l’espace. Et parmi les scientifiques, certains spécialistes sont devenus des chasseurs d’exoplanètes. C’est-à-dire de planètes orbitant autour d’autres étoiles que le soleil. Et qui se trouvent donc en dehors de notre système solaire. Détectées seulement depuis les années 90, ces exoplanètes sont désormais répertoriées et leur nombre ne cesse de grandir.

    Au 1ᵉʳ février, il se montait à 5307 pour 3910 systèmes planétaires. Pour l’instant, le rayon d’observation est assez proche (ou court), puisqu’elles se situent toutes à moins de 400 années-lumière du système solaire.

    Par extrapolation, il devrait en exister au moins cent milliards dans notre galaxie. Vertigineux, comme peut l’être la taille de l’univers. Si près de dix mille exoplanètes potentielles sont en attente de confirmation, on vient d’en localiser une pas tout à fait comme les autres.

    Il s’agit d’une planète «flottante» ou plutôt errante. Comme elle n’est rattachée à aucun soleil et n’orbite pas autour d’un astre, elle est a priori invisible pour les télescopes. L’objet n’a été découvert que grâce à l’analyse minutieuse de 1,3 million de courbes lumineuses. Et il a fallu des années pour prouver qu’il s’agissait bien d’une exoplanète.

    Non contente de relayer des études climatiques, la NASA observe aussi l’espace. Et parmi les scientifiques, certains spécialistes sont devenus des chasseurs d’exoplanètes. C’est-à-dire de planètes orbitant autour d’autres étoiles que le soleil. Et qui se trouvent donc en dehors de notre système solaire. Détectées seulement depuis les années 90, ces exoplanètes sont désormais répertoriées et leur nombre ne cesse de grandir.

    Au 1ᵉʳ février, il se montait à 5307 pour 3910 systèmes planétaires. Pour l’instant, le rayon d’observation est assez proche (ou court), puisqu’elles se situent toutes à moins de 400 années-lumière du système solaire.

    Par extrapolation, il devrait en exister au moins cent milliards dans notre galaxie. Vertigineux, comme peut l’être la taille de l’univers. Si près de dix mille exoplanètes potentielles sont en attente de confirmation, on vient d’en localiser une pas tout à fait comme les autres.

    Il s’agit d’une planète «flottante» ou plutôt errante. Comme elle n’est rattachée à aucun soleil et n’orbite pas autour d’un astre, elle est a priori invisible pour les télescopes. L’objet n’a été découvert que grâce à l’analyse minutieuse de 1,3 million de courbes lumineuses. Et il a fallu des années pour prouver qu’il s’agissait bien d’une exoplanète.

    Le «microlensing» pour repérer les planètes

    Contrairement aux planètes classiques, les «flottantes» errent dans l’espace interstellaire sans attache gravitationnelle à une étoile. Ce qui peut paraître absurde. Et intrigue en tout cas les chercheurs, puisque ces objets mystérieux remettent carrément en question la compréhension des systèmes planétaires.

    Pour compliquer les choses, ces exoplanètes sont froides et pratiquement impossibles à repérer. Pour contourner cette difficulté, on recourt à une méthode basée sur la technologie du «microlensing». Celle-ci consiste à observer les déformations de l’espace-temps que causent des exoplanètes, des quasars ou d’autres objets interstellaires.

    La NASA les compare à la bosse qu’une boule de bowling fait lorsqu’elle est par exemple posée sur un objet du type trampoline. Concrètement, lorsqu’une planète passe devant une étoile, sa gravité va légèrement agir sur la dispersion de la lumière de l’étoile. Plusieurs corps stellaires ont pu être ainsi découverts. On a même pu estimer leur masse. Celle de cette nouvelle exoplanète est assez élevée, environ dix fois supérieure à celle de la Terre.

    Pour avoir des informations plus précises, un télescope devrait être lancé dans les prochaines années. Son nom? Roman Nancy Grace, du nom de celle qui a inventé le télescope spatial Hubble. Celui-là sera équipé d’instruments spécialisés pour explorer les planètes à l’aide de microlentilles gravitationnelles.

    Source: https://www.tdg.ch/espace-la-nasa-decouvre-une-mysterieuse-planete-errante-553452843854