Sciences

565 Sujets 2.5k Messages
  • 5 Votes
    4 Messages
    231 Vues

    C’est somptueux, un grand merci @Violence pour cette trouvaille.

    68a3371c-e143-467c-9c91-65e9141c6e26-10ea3ef9-b96e-4e4c-8095-3e27e4ff6134-live-long-amp-prosper.jpg 

  • 4 Votes
    2 Messages
    121 Vues

    C’est cool ! Est-ce que vous croivez qu’avec ses anti-proton on pourra faire des processeurs plus rapides, frais et qui rechargent les batteries ?
    (pardon, c’est bientôt le weekend)

  • 5 Votes
    1 Messages
    79 Vues

    Depuis plusieurs années, un désaccord persistant secoue la communauté des cosmologistes : l’univers semble s’étendre plus vite que prévu. Ce paradoxe, baptisé « tension de Hubble », oppose deux mesures pourtant considérées comme fiables du taux d’expansion cosmique. Une nouvelle étude avance une explication inattendue et audacieuse : et si notre galaxie était située au cœur d’un gigantesque vide cosmique ?

    La tension de Hubble, un casse-tête cosmologique

    La constante de Hubble, qui mesure le taux d’expansion de l’univers, a été introduite en 1929 par l’astronome Edwin Hubble. Elle repose sur l’observation que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance, ce qui constitue une preuve majeure de l’expansion de l’univers depuis le Big Bang. Cependant, les valeurs obtenues aujourd’hui par deux méthodes indépendantes sont en désaccord significatif, ce qui soulève une énigme connue sous le nom de « tension de Hubble ».

    D’un côté, les données du fond diffus cosmologique, obtenues par des satellites comme Planck, donnent une valeur d’environ 67 km/s/Mpc. De l’autre, les mesures plus récentes, basées sur des supernovae et des galaxies proches, indiquent un chiffre plus élevé, autour de 73 km/s/Mpc. Cette différence ne peut plus être attribuée aux erreurs expérimentales. Elle suggère un manque dans notre compréhension fondamentale de l’univers.

    Un vide géant autour de la Terre ?

    C’est dans ce contexte qu’intervient une hypothèse intrigante : notre galaxie, la Voie Lactée, serait située à l’intérieur d’un immense vide cosmique, un espace sous-dense en matière par rapport à la moyenne de l’univers. Ce vide serait d’un rayon d’environ un milliard d’années-lumière, avec une densité environ 20 % inférieure à la norme.

    Cette idée, défendue par le Dr Indranil Banik de l’Université de Portsmouth, a été présentée lors de la réunion nationale d’astronomie 2025 de la Royal Astronomical Society, à l’université de Durham. Selon lui, un tel vide modifierait localement l’expansion apparente de l’univers. La matière située en dehors du vide exercerait une attraction gravitationnelle qui accélérerait le mouvement des galaxies vers l’extérieur, donnant l’illusion que l’espace s’étend plus vite autour de nous.

    – Si nous nous trouvons dans une région dont la densité est inférieure à la moyenne, comme le point vert, la matière s’écoulerait en raison de la gravité plus forte des régions environnantes plus denses, comme l’indiquent les flèches rouges. Crédit : Moritz Haslbauer et Zarija Lukic

    Une solution locale à un problème global

    L’intérêt de cette théorie est qu’elle s’attaque à la tension de Hubble en proposant une explication « locale » : le désaccord entre les mesures ne reflèterait pas une erreur dans la physique cosmique universelle, mais une particularité de notre région de l’espace. Le Dr Banik insiste : la tension de Hubble est surtout visible dans l’univers proche. Or, plus loin dans le temps et l’espace, les observations concordent avec les prédictions du modèle cosmologique standard.

    Des indices viennent soutenir cette hypothèse. D’abord, le comptage des galaxies dans notre région indique une densité inférieure à celle observée dans d’autres zones plus éloignées. Ensuite, une signature indirecte renforce le scénario : les oscillations acoustiques baryoniques (BAO), des ondes sonores fossiles issues du Big Bang, fournissent une sorte de règle cosmique permettant de suivre l’évolution de l’expansion.

    Les mesures des BAO montrent une légère déformation dans leur relation au décalage vers le rouge — l’allongement des longueurs d’onde de la lumière dû à l’expansion de l’univers. Cette déformation est compatible avec les effets gravitationnels et cinématiques induits par un vide local. Selon les calculs présentés, un modèle intégrant un vide serait cent millions de fois plus probable que le modèle homogène standard pour expliquer ces données.

    Une idée controversée mais testable

    Reste que cette hypothèse n’est pas sans poser problème. Un vide aussi vaste et profond ne cadre pas bien avec le modèle cosmologique actuel, qui suppose une répartition homogène de la matière à grande échelle. L’existence d’un tel vide remettrait en question ce principe fondamental.

    Mais la théorie est testable. Les chercheurs prévoient de la confronter à d’autres approches, notamment l’utilisation de chronomètres cosmiques. En observant les galaxies qui ne forment plus d’étoiles, et en analysant leur lumière, il est possible d’estimer leur âge. En comparant cet âge avec leur décalage vers le rouge, les scientifiques peuvent reconstituer l’histoire de l’expansion de l’univers, indépendamment des BAO ou du fond diffus cosmologique.

    Une révolution à l’horizon ?

    Si cette hypothèse venait à se confirmer, elle apporterait une solution élégante à l’un des plus grands mystères de la cosmologie moderne, sans bouleverser la physique des premiers instants de l’univers. Elle impliquerait toutefois une conclusion déroutante : nous occuperions une position privilégiée dans le cosmos, un concept que les scientifiques ont toujours cherché à éviter. Mais dans un univers rempli de mystères, parfois, l’explication la plus simple est aussi la plus étrange.

    – Source :

    https://sciencepost.fr/et-si-la-terre-se-trouvait-dans-un-immense-vide-cosmique-une-theorie-audacieuse-pour-resoudre-le-mystere-de-lexpansion-de-lunivers/

  • [Vidéos] Sciences, zététique et plus encore...

    Épinglé
    10
    6 Votes
    10 Messages
    774 Vues

    @Popaul J’ai trouvé la comparaison entre le bon et le mauvais cholestérol et l’esprit critique excellente.

  • [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore...

    Épinglé
    25
    4 Votes
    25 Messages
    2k Vues

    @Pollux a dit dans [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore... :

    Juste un dernier petit mot avant de vous laisser tranquille
    Je serais curieux de savoir comment, dans les années 20, ont été traités les gens, parce que pense qu’il y en a eu, qui émettaient des réserves sur ce nouveau produit miracle qu’était le radium.
    Cf le post de darkCainou un peu plus haut.

    C’est pourtant évident 😉
    si on se réfère à la crise actuelle…

    La plupart des scientifiques se sont montrés prudents, avant même l’utilisation massive, ils ont pris beaucoup de risques pour les tout premiers avec leur santé, mais rapidement ils ont mis un frein à l’utilisation débridée. Même si à l’époque cette science était très neuve (celle de la matière, les atomes etc… je ne parle pas de la radioactivité)

    Ensuite les charlatans, les scientifiques rebelles, les bonimenteurs, les entreprises ont utilisés ça en masse malgré les avertissements du corps scientifique (un peu comme Raoult et la chloroquine (qui a beaucoup tué, et les gens ont suivi leur gourou aveuglement comme pour le radium)), pour finalement sous la pression beaucoup trop tardive des états (surtout le notre 20/30 ans de retard sur le radium, toujours bien lent à réagir comme pour la crise de l’hydroxychloroquine). Il faut dire qu’il n’y avait pas les mêmes gardes fous, la science dans l’histoire de l’humanité, celle basée sur les preuves c’est assez récent.

    Heureusement, le Radium était tellement cher, les stocks mondiaux se comptaient en grammes que la plupart des entreprises qui vendait la radioactivité dans leurs produits (je parle des produits de beauté, alimentation etc…) n’en mettaient en fait pas, passé une époque.

    Dans le cas présent, les processus scientifiques ne sont plus du tout les même que y’a 120 ans, l’arnm n’est pas une nouvelle technologie découverte y’a 2 ans, il y a presque 30 ans de savoir accumulés, et ça se base sur un corpus de connaissances bien plus complètes sur l’adn et l’arn.

    Si on devait comparer au radium, se serait plus comme si on utilisait le premier vaccin ARNm dans les années 60 juste après la découverte et que posant un problème des scientifiques douteux continueraient à l’utiliser.

    L’ARNm du virus quand on attrape la covid on en est envahi complètement, rien à voir avec le vaccin et la petite dose, le risque de retro transcription est beaucoup plus important alors avec le virus, de même avec les effets secondaires.

  • 0 Votes
    1 Messages
    1 Vues


    Photo : Arnault Latronche

    Il est difficile de cohabiter avec les grands mammifères sauvages, particulièrement en France. Le loup et l’ours font beaucoup parler d’eux, mais le sanglier, autrement plus discret, est peut-être plus problématique. Quel animal, autre que lui, est à la fois en pleine expansion et le gibier de choix, à la fois générateur de dégâts croissants et apparemment réfractaire à toute régulation ? Comment, longtemps réservé aux seigneurs, a-t-il pu récemment coloniser les banlieues d’une France trois fois plus habitée que sous l’Ancien Régime ? Son histoire constitue un révélateur des incohérences dont notre pays fait preuve en matière de gestion de la nature.

    **Texte : Pierre Jouventin**, ancien directeur du laboratoire CNRS de Chizé Texte publié initialement dans *Le Courrier de la Nature* n° 318, septembre-octobre 2019

    Directeur de recherche en écoéthologie des oiseaux et mammifères pendant 40 ans, j’ai dirigé pendant près de 15 ans un laboratoire alors CNRS et spécialisé dans la faune sauvage. Une équipe étudiait le sanglier (Sus scrofa) et, participant à cette recherche, j’étais fasciné par les stratégies adaptatives de cet animal. Il dort le jour dans les fourrés et sort la nuit pour éviter l’humain, désormais son seul prédateur depuis le déclin du loup dont il était une des proies favorites. Ces dernières années, il a « compris » qu’il était moins en danger dans les banlieues urbaines que dans les campagnes où il est chassé. Opportuniste dans son régime alimentaire et doté d’un excellent odorat, il laboure le sol de son groin pour trouver des racines, des bulbes, des larves d’insectes mais il a de plus un impact fort sur la petite faune terrestre en consommant de petits mammifères. [1] En une nuit, une harde peut saccager une immense pelouse, un grand champ ou un terrain de football, surtout par temps sec quand les ressources se raréfient. Sa structure sociale est le matriarcat, comme chez les éléphants et les bovidés : les hardes comprennent plusieurs femelles avec leurs jeunes et les mâles ne sont tolérés que pendant la période d’accouplement. Par des analyses génétiques, nous avons pu montrer que les membres du groupe sont apparentés, les adultes étant sœurs ou mères et filles. Plus original, nous avons découvert que les femelles d’une même harde sont synchronisées dans leurs cycles reproducteurs : il s’agit d’une adaptation subtile à la vie nomade, toutes les naissances ayant lieu en même temps et l’immobilisation étant ainsi limitée au minimum.

    Une chimère prolifique

    La croissance démographique de cette espèce-proie est extraordinairement rapide pour sa taille. Sa reproduction, régulée par la température, est mise en pause par le froid en hiver et la chaleur en été. Aujourd’hui le changement climatique minimise le verrou hivernal, allongeant la période reproductive, et la déprise agricole fournit plus de couvert végétal propice à l’espèce ; mais l’explosion démographique des populations de sanglier en France date pourtant des années 1970 à 1990, avant que ces deux facteurs n’aient d’effet sensible. Sa cause probable est peu connue des non-spécialistes car pieusement cachée, bien que de vieux chasseurs responsables reconnaissent l’erreur de l’époque. Pendant cette période, les fédérations de chasse ont financé de grands élevages afin de relâcher les sangliers par milliers chaque année pour améliorer leurs tableaux de chasse, ce qui a dépassé leurs espérances… Il faut dire que le petit gibier de plaine avait presque disparu avec le déploiement de l’agrochimie et que les sociétés de chasse cherchaient un remplaçant avantageux pour satisfaire leurs adhérents. Aujourd’hui encore, des élevages de sangliers sont financés pour alimenter les réserves cynégétiques privées et on sait que la chasse française repose chaque année sur le lâcher de 20 millions d’animaux de différentes espèces, surtout des oiseaux, élevés dans ce but.

    Le facteur qui a provoqué la pullulation que nous vivons n’est pourtant pas seulement ces lâchers en masse et renouvelés mais le fait que ces sangliers étaient volontairement croisés avec leurs descendants domestiques, les cochons, par ces éleveurs- chasseurs, d’où leur nom de « cochongliers ». Pourquoi avoir créé cette chimère ? Primo, les hybrides ressemblent plus à des sangliers qu’à des porcs, ce qui entretient la confusion. Secundo, les porcs sont des sangliers sélectionnés par l’être humain il y a 8 600 ans en Turquie pour être moins agressifs et surtout plus gras. Tertio et suite au même processus de domestication, les porcs sont devenus bien plus prolifiques que leurs ancêtres sauvages, notamment par leur maturité sexuelle plus précoce. Le comble est que beaucoup de sociétés de chasse donnent des consignes de tir sélectif afin d’épargner les reproductrices : les laies de plus de 40 kg ne peuvent pas être chassées. Les cochongliers se reproduisent donc plus vite que les sangliers qu’ils ont souvent remplacés !

    Il est bien évident qu’avec une telle recette infernale (relâchers en masse, natalité multipliée et tirs sélectifs), les apprentis- sorciers ont été débordés mais comblés. Aujourd’hui dans la nature française, la majorité des sangliers sont des hybrides, comme il est facile de le prouver, non en décomptant les chromosomes, très variables, mais par des analyses ADN. En Corse par exemple, où s’était individualisée une race particulière, il n’existe plus aucun sanglier pur. C’est donc à une « pollution génétique » généralisée que les nemrods ont abouti, non sans avantage : la population française de sangliers est évaluée à 1,2 million, le tableau de chasse annuel étant passé de 50 000 en 1979 à officiellement 756 149 hors parcs et enclos, pour la saison 2017-2018.

    Depuis fin 2018, la peste porcine africaine sévit à la frontière française. Les autorités belges ont d’ailleurs arrêté deux personnalités du monde de la chasse soupçonnées être à l’origine de la contamination, suite à un trafic de sangliers importés d’Europe de l’Est où la maladie sévit depuis quelques années. Or, leur transport et leur chasse en enclos sont interdits dans ce pays mais pas en France où une autre maladie sérieuse, la tuberculose bovine [2], a été découverte chez des sangliers en 2012 dans un parc de chasse marnais et encore en 2015 en Sologne. Des sangliers auraient également été importés de Pologne, pays touché par la peste porcine africaine, en France, pour des enclos de tirs, sans contrôle. L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a verbalisé en mai 2019 près de Besançon un éleveur de porcs qui les faisait côtoyer avec ses cochongliers, tous séparés seulement par un grillage des suidés en liberté. Ces faits révèlent un manque de contrôles sanitaires des animaux importés de l’étranger ainsi que pour ceux circulant entre zones d’élevages et enclos de tir. Bref, par ricochet, la menace plane sur la filière porcine française dont les exportations représentent 40 % de la production. Un arrêté ministériel en date du 16 octobre 2018 impose des mesures de biosécurité contraignantes aux éleveurs porcins alors que la source du virus pourrait être d’origine cynégétique.


    Un jeune sanglier reniflant un tronc à la recherche de nourriture. Photo : Régis Cavignaux

    Un double langage

    Ce n’est pas la première fois que notre espèce joue à l’apprenti-sorcier, mais elle essaie généralement de se corriger. Le chat domestique (Felis catus) venu d’Orient avec les croisés a presque remplacé le chat endémique (Felis silvestris) et il décime l’avifaune sur tous les continents (cf. n° 315, p. 19 à 21). Les amoureux des minets en ont pris conscience : avec des résultats variables, ils font de plus en plus stériliser les chats errants et leur font porter un collier à clochettes pour avertir les oiseaux !

    Des sangliers ont été introduits dans bien des pays et, en Amérique du nord, où ils sont arrivés avec les Européens, ils représentent une plaie et sont régulés par des chasseurs aidés de chiens ou d’hélicoptères. En France au contraire et tout à fait légalement, les sociétés de chasse, surtout dans le midi, répartissent des abreuvoirs dans la nature, construisent des bassins en béton et alimentent en grain des nourrissoirs (agrainage) pour permettre aux cochongliers de se multiplier pendant les périodes de grand froid ou de fortes chaleurs qui auparavant les régulaient naturellement… Comment peut-on pratiquer avec la bénédiction des autorités le double langage qui consiste à se lamenter de la prolifération des sangliers et à favoriser publiquement leur pullulation artificielle ? À Montpellier où j’habite, une harde dort le jour dans une zone de fourrés à 500 mètres de chez moi et, la nuit, elle arrive par l’avenue pour défoncer mon grillage enterré et se régaler de mes olives ! Dans la garrigue à quelques kilomètres, je constate quotidiennement que les abreuvoirs, les bassins et les nourrissoirs sont approvisionnés par les sociétés de chasse. Les responsables cynégétiques justifient l’agrainage en racontant que nourrir les sangliers les cantonne et les éloigne des cultures. Au vu de la capacité de déplacement de cette espèce, comme de sa rapidité de reproduction et de croissance, le remède ne peut évidemment pas agir plus de quelques semaines avant la multiplication des dégâts provoquée par les rejetons… Ce sont moins des raisonnements à courte vue que des pièges destinés à duper les ignorants de la nature.

    Deux sangliers dans le lac de Grand-Lieu en 2012. Photo : Jean-Marc Gillier

    Les boucs-émissaires

    Il y a bien des années que j’ai pris conscience des incohérences de la gestion du sanglier, mais ce sont des évènements récents qui m’ont amené à faire paraître cet article. Je n’ai plus de responsabilité au Conseil d’administration de la SNPN et n’engage que moi. Mais étant membre du Conseil scientifique de la Réserve nationale de Camargue (RNNC), j’y ai appris, il y a deux ans, que le Président d’alors de la Fédération de chasse des Bouches-du-Rhône (FDC 13) menaçait d’un procès la SNPN : il fallait laisser les chasseurs piéger les sangliers qu’elle hébergeait ou bien payer tous leurs dégâts… Si les cochongliers pullulaient dans le secteur, c’était donc non leur faute mais celle des protecteurs de la nature qui leur avaient fourni des refuges pour échapper aux chasseurs responsables qui, eux, protégeaient les agriculteurs dans leurs champs et les automobilistes sur les routes ! Or le faible nombre de réserves naturelles et leur petitesse ne peut expliquer une telle pullulation qui a commencé lors des lâchers en masse : dans cette réserve par exemple, moins de 50 sangliers pourraient vivre alors que la Camargue en compte plus de 2 000… J’étais à la fois admiratif de ce rétablissement qui prenait pour boucs- émissaires les témoins de leur faute et indigné par cette imposture qui permettait de menacer des foudres de la loi un « rival » qui tâche de gérer scientifiquement la nature ! La RNNC a pourtant choisi la modération dans la tradition pacifique de sa tutelle, la SNPN, la plus ancienne association française de protection de la nature : elle a autorisé la mise en place, à titre expérimental, d’un piège-cage à proximité de la RNNC. Inutile de dire que la capture de cinq mâles et huit femelles n’a rien changé. D’ailleurs, une harde peut parcourir plusieurs kilomètres par nuit et un site d’agrainage de la FDC 13 se trouve à quelques centaines de mètres de la réserve…

    Lors du Conseil scientifique de cette année 2019, nous avons appris que c’est l’autre réserve nationale gérée par la SNPN, englobant le lac de Grand-Lieu, qui est encouragée par l’administration de l’État à entreprendre des actions pour réduire le nombre de sangliers. Il ne s’agit donc plus d’un coup bas isolé mais d’une stratégie nationale de contrôle par les chasseurs des espaces nationaux protégés, ainsi que de désinformation des autorités et de l’opinion publique.

    Le monde de la chasse est, il est vrai en ce moment, en position de force. Il a obtenu des avantages qu’aucun des gouvernements précédents, pourtant complaisants pour des raisons électoralistes, n’avait osé accorder (réouvertures des chasses présidentielles, « entraves à la chasse » lourdement sanctionnées par la loi, autorisation des silencieux, prise en charge par la collectivité de la moitié des droits de chasse ramenés à 200 € par an). Dans le même esprit que les menaces sur les réserves, les dirigeants cynégétiques veulent manifestement profiter de leur lien privilégié actuel avec le pouvoir pour exercer le monopole de la gestion de la nature puisqu’ils se considèrent eux-mêmes comme « les premiers écologistes de France », selon la campagne de communication de la Fédération nationale des chasseurs en août 2018.

    Le cochonglier symbolise les incohérences françaises en matière de gestion de la nature. Photo : Régis Cavignaux

    L’imposture des cochongliers est donc révélatrice de la mainmise en cours du monde de la chasse sur la nature dans notre pays. Ceci au moment où le réchauffement climatique s’aggrave et où la sixième extinction de masse est en cours avec l’effondrement du nombre d’animaux… Ce loisir morbide et contre-nature recrute cependant de moins en moins car il est d’un autre temps. Les jeunes sont de plus en plus sensibles à la cause animale et à la protection de la nature, manifestant devant les ministères pour réclamer des mesures en vue de limiter réellement le changement climatique et de garantir le maintien de la biodiversité. La moyenne d’âge des chasseurs est passée de 45 ans en 1983 à 65 ans aujourd’hui. Cette année, leur nombre va descendre au-dessous du million, pour la première fois depuis 1789. Combien seront-ils dans dix ans ? Les associations de protection des espaces et des espèces sont en train de se fédérer pour attaquer en justice les arrêtés préfectoraux « illégaux ». De plus en plus d’élus de tous bords commencent à comprendre l’indignation croissante des amoureux de la nature jusqu’alors peu engagés politiquement : 300 000 Français ont déjà signé les pétitions réclamant un dimanche sans chasse, 81% ne sont pas favorables à la chasse et 69 % la rejettent. Selon de récents sondages, 9 personnes sur 10 classent « important » le sujet de la protection animale, 4 sur 10 déclarent être incités à voter pour un candidat en fonction de ses propositions sur ce thème, 81 % des sondés désapprouvent les mesures du président Macron en faveur des chasseurs. Dans un contexte apocalyptique de changement climatique et d’érosion de la biodiversité, les cochongliers sont donc la preuve de l’incapacité actuelle de nos autorités à protéger la nature, ainsi que de la collusion entre politique politicienne et gestion de la chasse par une minorité en déclin, ce qui pose le problème de la représentation démocratique.

    Introductions animales : une menace pour la biodiversité

    Les introductions animales sont considérées comme le deuxième facteur d’érosion de la biodiversité. Dans plusieurs îles comme par exemple celles de Polynésie française, des opérations d’éradication des chats et des rats sont en cours pour y porter remède, et certaines sont d’envergure comme en Nouvelle-Zélande et en Australie. À la même époque que celle des lâchers massifs de cochongliers en France métropolitaine, j’ai dû refuser d’éliminer les chats des Kerguelen, car la tâche aurait nécessité trop de personnel et de moyens dans une île grande comme la Corse. Mais mes équipes du laboratoire du CNRS de Chizé ont éliminé les 2 000 vaches issues d’un élevage abandonné par un fermier réunionnais parce que, n’ayant pour seul facteur limitant que la hauteur de l’herbe, elles avaient désertifié l’île Amsterdam. Elles étaient cadavériques et piétinaient les dix derniers nids de ce qui était alors confondu avec des grands albatros (Diomedea exulans). Avec l’aide financière de l’Europe, nous avons réhabilité la végétation et l’humus de cette île française [3] mais aussi sauvé de l’extinction cette population endémique de plus de 3 m d’envergure. L’albatros d’Amsterdam (Diomedea amsterdamensis) a aujourd’hui quintuplé sa population et nous l’avons décrit comme nouvelle espèce pour la science suite aux analyses ADN. [4] À 80 km de là, sur l’île Saint-Paul, nous avons de même éliminé les rats et les lapins introduits par les navigateurs, qui avaient appauvri considérablement la faune et la flore, ce qui nous a permis de décrire une nouvelle espèce endémique de pétrel et de la sauver aussi de l’extinction. [5] [6]  Suite à un rendez-vous que j’ai pu obtenir grâce à Hubert Reeves avec la Ministre de l’écologie de l’époque Nelly Ollin, ces îles de l’océan Indien, les plus riches au monde en oiseaux marins, ont été classées réserve naturelle nationale en octobre 2006. Elles viennent d’être classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Source : snpn.com

  • 3 Votes
    1 Messages
    29 Vues

    Avez-vous déjà rêvé de vous promener en volant dans l’espace ?

    Ce site vous le permet grâce à des animations exactes basées sur les données de la NASA, des différentes sondes spatiales et du télescope Hubble.

    On peut ainsi naviguer dans Solar System Scope pour observer les constellations et les différents objets célestes.

    Le site présente en outre un état complet de leur structure et des données encyclopédiques à leur propos. on peut les faire pivoter sous n’importe quel angle également.

    Avec un nombre impressionnant de paramètres autant au niveau technique que des savoirs présentés, sa consultation est très fluide. Le tout est porté par une interface bien pensée qui rappelle les grands écrans tactiles de la série Star Trek.

    Il permet ainsi une ballade reposante où une étude studieuse suivant ce qu’on choisit d’explorer et comment.

    Source : laboiteverte.fr

  • 1 Votes
    1 Messages
    38 Vues

    Historien des médias, pionnier des bases de données, de l’« information automatisée », de l’accès aux images satellitaires puis du web, Antoine Lefébure a aussi créé la première radio « libre » française, et préfiguré ce qui allait devenir Canal+. Il se définit lui-même comme un « pirate », et vient de publier une histoire du « secret d’État », à laquelle il a consacré ces cinq dernières années. Portrait, doublé d’une interview.

    Taquin, Antoine Lefébure indique sur son blog avoir été dans la même classe de CP que Vincent Bolloré et Martin Bouygues. Contrairement à eux, il n’est devenu ni milliardaire ni magnat des médias. Et si son nom est bien moins connu que les leurs, son empreinte sur le paysage audiovisuel français (PAF) n’a rien à leur envier.

    Il a 18 ans lorsque, en 1968, il devient étudiant à Nanterre : « L’année révolutionnaire pour un étudiant épris de liberté et agitateur né, l’occasion est trop belle », écrit-il dans sa biographie. L’artiste d’avant-garde Jean-Jacques Lebel vint y expliquer qu’il fallait « faire une révolution culturelle comme l’avaient souhaité Dada et les surréalistes. Une perspective qui m’enthousiasme plus que le délire pro-ouvrier des maoïstes », se souvient-il.

    Dans une interview de 2008 pour Médiamorphoses, il se souvient d’avoir assisté à des débats enflammés entre Daniel Cohn-Bendit et Bruno Gollnisch. Étudiant juif allemand, le premier allait devenir une figure de Mai 68. Le second, qui tenait à l’époque la corpo de Droit, est depuis devenu une figure du Front national. Mais la préférence d’Antoine Lefébure, qui se présente lui-même comme plutôt « chahuteur », va alors aux Enragés, « pour la plupart fils d’anarchistes espagnols et inspirés de l’Internationale Situationniste ».

    Quelques semaines plus tard, le Mouvement du 22 Mars constitue l’un des éléments déclencheurs de Mai 68. Il participe à toutes ses manifestations, fréquentant Sartre, Virilio, Baudrillard, et Godard, qui filmait alors les Rolling Stones. Il explique y avoir aussi découvert les Pink Floyd, la marijuana et la presse underground, et être devenu spectateur assidu de tous les festivals de l’époque, Woodstock, île de Wight, Amougies

    « Le retour à Nanterre en septembre sera un peu dur, détaille-t-il sur son blog_. Nous sommes dans le collimateur des policiers, des appariteurs musclés, des indics et des fascistes, tous bien décidés à prendre leur revanche après la grande peur de Mai. Le gauchisme, je m’en rends très vite compte, ne fait pas le poids. Je continue mes études avec comme bol d’air, les cours de Baudrillard et les projections de Langlois qui nous raconte “son” histoire du cinéma._ »

    Il passe ensuite une année sur le campus de Berkeley en Californie – autre haut lieu de la contestation dans les années 1970 – pour y étudier la communication : « j’y ai travaillé avec des gens qui faisaient des Blue Box [dispositif électronique permettant de frauder les télécommunications mais également d’écouter des conversations en cours, ndlr], explique-t-il à Next_. je travaillais aussi pour une organisation, People Broadcasting Service, qui traduisait des messages venant du monde entier, mais aussi pour une radio libre à Berkeley, et c’est ça qui m’a donné envie de faire pareil en France_ ».

    Revenu en France, il enquille à la Sorbonne une maîtrise d’Histoire contemporaine sur « Le rôle de la radio en France pendant la Seconde Guerre mondiale », et plus particulièrement à Radio Paris. Placée sous la direction de la propagande nazie, celle-ci se fit le porte-voix collaborationniste du régime de Vichy afin de convaincre les Français de collaborer avec les Allemands. Elle est aussi connue pour avoir été brocardée par Pierre Dac sur Radio Londres en mode « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » :

    « Il y avait une omerta à l’époque, j’ai réussi à faire ouvrir les archives, travaillé sur la propagande nazie, et découvert que plein de gens de l’ORTF ou de RTL avaient commencé à Radio Paris. »

    « La police nous écoute, écoutons la police »

    Antoine Lefébure commence en parallèle à faire des reportages pour L’Idiot International, le journal pamphlétaire de Jean-Edern Hallier, et Libération, découvrant par ailleurs l’intérêt d’ « écouter les communications de la police pour être au courant de tout avant tout le monde ». À la grande fureur des autorités, il fait la promotion de ce hobby, écrivant dans les colonnes du quotidien « La police nous écoute, écoutons la police ».

    En échange, et plutôt que de le payer, Libé met à sa disposition du matériel pour qu’il maquette et imprime la revue qu’il contribue à créer en 1974, Interférences, sous-titrée « Pour une critique des appareils d’information et de communication ».

    Dans son premier numéro, Interférences révèle les plans secrets du nouveau réseau téléphonique gouvernemental français Régis. Dans son n°2, elle traite de l’informatisation de la police aux États-Unis, des sabotages informatiques, puis de l’espionnage (et de la surveillance, et de la pollution) électronique, de la cryptographie, de la protection du secret en France et aux États-Unis, de l’ « irruption du techno-imaginaire » … ainsi que de la NSA, auquel Antoine Lefébure consacrera un article en 1976.

    Y contribuent notamment Philippe Aigrain, Jean Baudrillard, William S. Burroughs, Philip K. Dick, Jean-Edern Hallier, Maurice Ronai ou encore Norman Spinrad, quand bien même, à l’époque, les idées promues et véhiculées par Interférences touchèrent un public réduit mais passionné :

    « Parler de piratage informatique, d’écoute électronique, de radios libres à cette époque suscite peu d’échos, écrit-il. Le milieu gauchiste considère cela comme un délire de techniciens, les professionnels du domaine ne comprennent pas de quoi nous parlons. Pourtant se rassemble autour de la revue un groupe hétéroclite de passionnés qui sont aujourd’hui à tous les carrefours des industries de la communication. »

    Interférences a depuis été qualifiée de « lieu de réflexion sur les grands mouvements technologiques que la France des années 1970 est en train de découvrir », mais également de « magazine underground, post-gauchiste, rédigé par des bénévoles, entièrement consacré, chose rare au milieu des années soixante-dix, à l’électronique, à l’informatique, aux ondes de toutes fréquences, aux hackers, au cryptage et à l’espionnage ».

    Il pirate Antenne 2, et lance la première radio libre

    Lors des élections municipales de 1977, les Amis de la Terre recueillent, sous l’intitulé « Paris Écologie », quelque 10 % des voix à Paris, marquant l’émergence de l’écologie politique en France. À cette occasion, le futur candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1981 Brice Lalonde et Antoine Lefébure concoctent un « coup médiatique », sous la forme d’un « piratage » du « temps de cerveau disponible » de 5 millions de téléspectateurs d’Antenne 2, et de l’ensemble des journalistes et médias qui y assistèrent.

    Sur le plateau de l’émission, Brice Lalonde sort en effet un transistor diffusant la première émission de Radio Verte, la première radio FM dite « libre » en France à oser braver ouvertement le monopole gouvernemental. Antoine Lefébure, qui s’était fait passer pour son garde du corps, avait en effet bricolé un émetteur gros comme une cassette.

    Antoine Lefébure lance aussi une Association pour la libération des ondes (ALO), afin de lutter pour la libre expression radiophonique et contre les inculpations de responsables des radios libres, les saisies de matériel et le brouillage des ondes.

    En parallèle, une enquête intitulée « Le monopole d’État et l’histoire du télégraphe et du téléphone en France » lui permet de préparer un Doctorat d’Histoire Contemporaine, en 1979, et de muscler son expertise au service de la défense des radios libres.

    Le combat de Giscard d’Estaing pour maintenir l’interdiction des radios libres, les brouiller et saisir leur matériel, contribua à sa défaite électorale en 1981, estime par ailleurs Antoine Lefébure.

    La légalisation des « radios libres » par le gouvernement socialiste de François Mitterrand, élu président en 1981, signe la fin de son engagement en faveur de cette forme de « liberté d’expression », et de son combat contre le « monopole d’État » qui y présidait.

    « On a passé un accord avec NRJ, mais ils sont allés voir le gouvernement, en leur disant “si vous nous donnez la fréquence sans Radio Verte on vous fait la propagande”, se remémore-t-il. Pendant les 3 premières années, les flashs d’information de NRJ n’était que le bulletin paroissial du parti socialiste, c’était dément, et on a été viré, ce qui arrangeait le pouvoir politique. »

    Après s’être fait piquer sa fréquence par NRJ, il contribue à lancer… Canal+

    Après s’être fait piquer la fréquence de Radio Verte par NRJ, il abandonne et est recruté par le groupe Havas comme responsable du développement (nouvelles technologies, banque de données, CD …) « grâce à un type d’Havas que j’avais rencontré au séminaire de Jean Baudrillard » :

    « Havas faisait de la pub et du tourisme, les deux choses que je déteste, raconte-t-il. J’avais 28 ans, c’était la première fois que j’étais salarié, à Neuilly-sur-Seine, mais y avait une bonne ambiance, j’ai embauché plusieurs potes qui venaient eux aussi de la radio libre, et on voulait bosser dans les médias. »

    « Ce qui nous intéresse, ce sont les systèmes d’information et les banques de données », précisa-t-il dans l’interview de 2008, au point d’en devenir « un utilisateur forcené ». En 1982, grâce au réseau de transmission de données Tymnet (initialement conçu par Tymshare, un fournisseur américain de services dits de temps partagé), Havas avait accès à la plupart des grandes banques de données américaines. « Nous explorions ainsi toute la presse états-unienne à l’aide de simples mots-clés ».

    […]

    Article complet : next.ink

  • 2 Votes
    2 Messages
    35 Vues

    Autant, je veux bien saluer l’exploit de la manoeuvre.
    Autant, j’ai de la peine à concevoir le rendement d’une usine au dessus de nos têtes.

    Je suis certainement aigri ! :papy:

  • 1 Votes
    1 Messages
    31 Vues

    Une petite section de la Station spatiale internationale, qui connaissait des fuites persistantes depuis des années, semble avoir cessé d’évacuer de l’atmosphère dans l’espace.

    Les fuites étaient dues à des fissures structurelles microscopiques à l’intérieur du petit module PrK, situé sur le segment russe de la Station spatiale internationale, entre le sas du vaisseau Progress et le module Zvezda. Ce problème est une source d’inquiétude persistante pour les opérateurs russes et américains de la station, surtout depuis que le taux de fuite a doublé en 2024. Face à cette situation, les responsables de la NASA ont qualifié la fuite de risque « élevé » et « à conséquences graves ».

    Cependant, deux sources ont récemment indiqué que les fuites avaient cessé. La NASA l’a désormais confirmé.

    Pendant près de cinq ans, les cosmonautes russes ont traqué les moindres fuites comme on cherche une aiguille dans une botte de foin. Ils fermaient périodiquement l’écoutille du module PrK, puis, en la rouvrant, recherchaient de minuscules accumulations de poussière pour localiser les fuites.

    Les cosmonautes russes appliquaient ensuite un mastic appelé Germetall-1 (désormais breveté ) sur les fissures. Ils refermaient l’écoutille, contrôlaient la pression à l’intérieur du module PrK et reprenaient la recherche d’éventuelles fuites supplémentaires. Ce processus se poursuivit pendant des années.

    Leur succès dans la résolution du problème de fuite persistant ne suffira probablement pas à empêcher l’apparition de nouvelles fuites dans ce matériel vieux de plusieurs décennies. Le module Zvezda a été lancé il y a un quart de siècle, en juillet 2000, par une fusée russe Proton. Le problème de fissures est apparu pour la première fois en 2019 et, malgré de longues investigations, sa cause exacte demeure inconnue. Il s’agit néanmoins d’une belle victoire spatiale pour la Russie et la NASA. (Surtout pour la russie qui veut récupérer son module pour sa “future” station spatiale à la mise hors service de l’ISS).

    La NASA semble également confiante quant aux réparations des pas de tir.

    D’autres bonnes nouvelles se profilent à l’horizon concernant le programme spatial civil russe. Il s’agit notamment de la principale base de lancement du pays pour l’acheminement de personnes et de fret vers la Station spatiale internationale.

    Les problèmes sont survenus lors du lancement, fin novembre, d’une fusée Soyouz transportant les cosmonautes de Roscosmos Sergueï Koud-Svertchkov et Sergueï Mikaïev, ainsi que l’astronaute de la NASA Christopher Williams, pour une mission de huit mois à destination de la Station spatiale internationale. La fusée elle-même n’a rencontré aucune difficulté, mais une grande plateforme mobile située sous le lanceur n’avait pas été correctement arrimée avant le lancement et s’est écrasée dans la fosse de récupération des flammes, rendant le pas de tir inutilisable.

    On ignore quand le pas de tir, le site 31 du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, sera remis en service.

    La Russie visait un retour en vol en mars 2026. La NASA semble désormais partager cet avis. Son calendrier interne, récemment mis à jour, prévoit le lancement du prochain vaisseau Progress le 22 mars, suivi d’une autre mission Progress le 26 avril. La prochaine mission habitée Soyouz, MS-29, est quant à elle maintenue pour le 14 juillet. Ce vol transportera l’astronaute de la NASA Anil Menon vers la Station spatiale internationale.

    Source: https://arstechnica.com/space/2026/01/finally-some-good-news-for-russia-the-space-station-is-no-longer-leaking/

  • Fermeture de la principale bibliothèque de la NASA

    2
    4 Votes
    2 Messages
    45 Vues

    Quelle bande de charlots ces ricains quand même…

  • Avatar : dialogue avec la science

    2
    1 Votes
    2 Messages
    47 Vues

    Très sympa cet article.
    Hâte de voir le 3eme volet au cinoche. (Dans la semaine)

  • 4 Votes
    5 Messages
    49 Vues

    @patricelg Il n’a pas mis à jour le GSPS et pis c’est tout!

  • La lune, future guerre des étoiles ?

    119
    0 Votes
    119 Messages
    7k Vues

    J’ai visionné pour la 1ère fois Ad Astra hier soir, voilà pourquoi je suis à lire tes articles sur l’espace, mon inconscient a été influencé par le film. 😉

  • 5 Votes
    2 Messages
    58 Vues

    Merci, j’ai mon nouveau fond d’écran. Magnifique collision.

  • 3 Votes
    3 Messages
    48 Vues

    :pouce:

  • 2 Votes
    2 Messages
    39 Vues

    Ça donne envie de passer du temps dans des observatoires astronomiques :pouce:

  • 5 Votes
    3 Messages
    57 Vues

    Super sujet, très intéressant. Merci @duJambon :pouce:

  • 4 Votes
    1 Messages
    39 Vues

    Des chercheurs canadiens ont observé un cas rare d’adoption d’un ourson par une ourse polaire qui n’est pas sa mère biologique, sachant que « seulement 13 cas ont été répertoriés en quarante-cinq ans »

    Les cas d'adoption des oursons polaires par d'autres individus sont rares (illustration).

    Une scène rare. Des chercheurs au Canada ont récemment observé un cas peu commun d’adoption par une ourse polaire d’un ourson qui n’est pas le sien, dans le nord du pays. « Seulement 13 cas [d’adoption] ont été répertoriés en quarante-cinq ans », a expliqué à l’AFP Evan Richardson, chercheur au ministère canadien de l’Environnement, qui étudie le plus grand prédateur de l’Arctique depuis vingt-cinq ans.

    En novembre, son équipe et lui ont capturé une ourse et ses deux petits de 10 et 11 mois près de Churchill, surnommée « capitale mondiale de l’ours polaire », située dans le nord de la province du Manitoba (centre du Canada). « Quand nous nous sommes approchés, nous avons remarqué que l’un des oursons portait une étiquette d’identification, et l’autre non », a-t-il affirmé, précisant que cette même femelle avait été aperçue quelques mois plus tôt avec un seul petit.

    La population d’ours polaire

    Dans cette région nordique, les chercheurs identifient les ours polaires pour pouvoir les suivre tout au long de leur vie et les étudier. Le suivi par collier GPS et les observations de Polar Bears International, un groupe de recherche sur les ours polaires, ont confirmé que la femelle en question avait gardé avec elle les deux oursons pendant plusieurs semaines. « C’est une belle histoire, s’est réjoui Evan Richardson. Ces ourses polaires sont d’excellentes mères, elles sont naturellement prédisposées à prendre soin des petits. »

    La sous-population d’ours polaires de l’ouest de la baie d’Hudson a chuté de 30 % en quelques décennies, passant d’environ 1.200 individus dans les années 1980 à 800 aujourd’hui, en raison notamment de la fonte accélérée des glaces, essentielles à leur survie. Aucune preuve ne permet toutefois de lier cette adoption aux changements climatiques, selon Evan Richardson.

    Des analyses génétiques sont en cours pour identifier la mère biologique de l’ourson adopté. « Il y a une bonne chance que nous sachions qui elle est », a précisé le scientifique. Depuis quarante-cinq ans, plus de 4.600 ours ont été identifiés dans cette région du Canada, ce qui en fait, selon lui, « la population d’ours polaires la mieux étudiée dans le monde ».

    Source : 20minutes.fr


    Au moment de cette photo en novembre, contrairement au nouveau venu, deux ours seulement portaient des colliers de suivi GPS.
    Photo : Photographie Dave Sandford


    Aperçue en mars avec un seul ourson, l’ourse polaire a été vue en novembre avec deux petits.
    Photo : Photographie Dave Sandford

    Source des images : ici.radio-canada.ca

  • Saga G Milgram

    62
    6 Votes
    62 Messages
    2k Vues

    Une petite vidéo “podcast” comme il en a déjà fait une ou deux fois.
    C’est juste vocal et il nous fait un petit état des lieux sur ce qui est arrivé suite à la publication de sa vidéo + 2-3 autres détails.