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    Dans cinq ans, l’ISS tirera sa révérence, laissant derrière elle plus de deux décennies de science et de coopération internationale. Mais l’orbite basse ne restera pas vide bien longtemps : une nouvelle génération de stations privées s’apprête déjà à prendre le relais. Leur nom : Axiom, Orbital Reef, Starlab et Haven. (Tiangong est déjà en orbite)

    l’emblématique Station spatiale internationale (ISS) viendra s’abîmer au point Nemo au cœur de l’océan Pacifique. Il s’agit de l’endroit le plus reculé de toutes terres, où les stations Skylab et Mir se sont déjà abîmées.

    Même si cet événement mettra fin à une période de coopération internationale sans précédent, il ne sonnera pas pour autant le glas de la présence humaine en orbite basse. En effet, la Chine possède déjà sa propre station, Tiangong, et plusieurs entreprises développent activement leurs propres alternatives.

    D’ailleurs, comme l’a souligné le futur administrateur de la NASA, Jared Isaacman, il est crucial d’accélérer ces efforts, car nous nous dirigeons vers une privatisation massive de l’orbite. Des États, des instituts de recherche et des entreprises loueront des espaces à bord de ces nouvelles stations, marquant ainsi une étape inédite dans la conquête spatiale.

    Axiom

    La société Axiom Space prépare la première station spatiale qui sera entièrement privée, appelée à prendre le relais de l’ISS lorsque celle-ci sera mise hors service. Son premier module, le Payload Power and Thermal Module (PPTM), est en phase finale d’assemblage et doit décoller au plus tôt fin 2027. Il s’amarrera d’abord à l’ISS avant de s’en détacher pour voler en autonomie.

    Pensée comme une plateforme commerciale polyvalente, Axiom Station accueillera de la recherche, des activités industrielles en orbite et même du tourisme spatial. Les premiers éléments incluront des habitats, des laboratoires, une écoutille dédiée aux sorties extravéhiculaires et un vaste dôme d’observation. L’ensemble repose sur des technologies déjà éprouvées, avec des partenaires industriels comme Thales Alenia Space et Collins Aerospace.

    Le projet est financé par des investisseurs privés et par plusieurs contrats avec la NASA, tandis qu’Axiom revendique déjà des clients internationaux prêts à mener expériences et missions à bord.

    Orbital Reef

    Porté par l’entreprise de Jeff Bezos, Blue Origin, et Sierra Space, Orbital Reef est décrite comme une station spatiale commerciale polyvalente. L’avant-poste pourra accueillir jusqu’à dix personnes et servir de plateforme pour la recherche, la production en microgravité et, à terme, le tourisme spatial.

    La station reposera sur deux types de modules : les habitats gonflables LIFE de Sierra Space, qui offriront des espaces de vie et de travail extensibles (laboratoires, zones robotiques, infirmerie, serre expérimentale), et les modules rigides fournis par Blue Origin, qui apportera aussi les systèmes de puissance, un remorqueur spatial et les lancements via sa fusée New Glenn. D’autres partenaires vont compléter l’écosystème, dont Boeing pour les systèmes d’amarrage, Redwire pour les charges utiles et Amazon Web Services (AWS), Bezos oblige, pour l’infrastructure informatique.

    Le programme a déjà franchi plusieurs étapes importantes, notamment la System Definition Review de la NASA à l’été 2025 et divers tests des habitats gonflables. En revanche, sa revue de conception préliminaire progresse plus lentement que celle de certains concurrents. L’assemblage complet est dorénavant prévu pour le début des années 2030.

    Starlab

    Starlab, développé par la coentreprise Starlab Space, qui comprend Voyager Technologies et Airbus, se pose comme l’une des principales stations appelées à prendre le relais de l’ISS après 2030. Objectif : assurer une continuité scientifique sans interruption lorsque l’actuelle station sera mise hors service.

    Contrairement à ses rivales modulaires, Starlab arrivera en orbite en une seule pièce. Le cœur de l’avant-poste sera un vaste module habitable de 8 mètres de diamètre, offrant plusieurs niveaux dédiés aux expériences et à la vie quotidienne. Elle abritera une serre centrale et de larges hublots d’observation.

    Un module de service fournira jusqu’à 60 kW d’énergie, la propulsion, un bras robotique et des ports d’amarrage compatibles avec la prochaine génération de vaisseaux, dont Starship. Le projet bénéficie d’un soutien important : plus de 217 millions de dollars de la NASA, complétés par un financement de l’ESA. Et des cadors travaillent aussi dessus : Hilton participe à l’aménagement des quartiers d’équipage et Northrop Grumman assurera le ravitaillement via Cygnus.

    Starlab a validé sa revue de conception préliminaire en mars 2025 et vise désormais la revue critique pour une mise en service prévue pour la fin de la décennie. La station promet d’accueillir plus de 400 expériences par an pour des agences, des laboratoires pharmaceutiques ou des clients commerciaux, tout en ouvrant ses portes au tourisme spatial.

    Haven

    Avec Haven-1, la startup américaine Vast entend prendre tout le monde de vitesse. Ce petit avant-poste orbital, dont le lancement est prévu en 2026 à bord d’une fusée Falcon 9, est censée devenir la première station spatiale entièrement privée à voler avant même l’arrivée des grands concurrents post-ISS.

    Haven-1 est un module unique : un cylindre de 3,5 mètres de diamètre pour 7 mètres de long, offrant 140 mètres cube d’espace pressurisé. L’intérieur est organisé en quatre zones reliées entre elles, dédiées aux expériences scientifiques, aux quartiers d’équipage, aux systèmes de survie et abritant un hublot panoramique. Alimentée par plus de 20 kW de panneaux solaires, la station pourra accueillir des équipages de quatre personnes pour des séjours de 30 à 90 jours, grâce à l’amarrage des capsules Dragon et aux communications Starlink.

    Fondée en 2021 par l’ancien président de SpaceX Jed McCaleb, Vast autofinance une grande partie du programme grâce à plus de 200 millions de dollars levés. Ses revenus reposeront sur la recherche en microgravité, les vols privés et les missions gouvernementales. Une version élargie, Haven-2, doit suivre à partir de 2028 pour former une station modulaire.

    Source: https://www.presse-citron.net/apres-iss-prepare-voici-4-stations-spatiales-orbiteront-bientot-dessus-tetes/

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    [image: 1765085718163-d2bea145-49fb-4ec9-a4f7-03bfcdcb3698-image.png]

    Sous les lumières blanches d’un laboratoire, un assistant de recherche tend son avant-bras puis renverse délicatement un récipient grillagé sur sa peau pour permettre à une masse grouillante de punaises de lit de se nourrir de son sang.

    Cette équipe de chercheurs de l’Université des sciences de Malaisie (USM) de la région de Penang (nord-ouest) a découvert que les punaises de lit tropicales peuvent conserver l’ADN humain jusqu’à 45 jours après avoir sucé le sang de leur proies.

    Dans un laboratoire de l’Ecole des sciences biologiques de l’USM, M. Hafiz et une chercheuse post-doctorante, Lim Li, ont passé près de cinq ans à étudier les punaises de lit tropicales Cimex hemipterus.

    Elles sont élevées dans de simples récipients placés sous une paillasse de laboratoire, chacun enveloppé dans du plastique noir pour simuler les conditions que les puces de lit recherchent.

    Par une température du laboratoire maintenue entre 23 et 24 degrés, les insectes aspirent de 1,5 à 5,3 microlitres de sang à chaque repas, une «quantité inférieure à une goutte», explique M. Hafiz.

    D’après les chercheurs, l’ADN extrait du sang humain consommé par les punaises de lit peut permettre de retrouver un «profil phénotypique» de base, autrement dit les caractéristiques observables d’une personne, ainsi que son sexe jusqu’à 45 jours plus tard.

    En utilisant les marqueurs STR (répétition courte en tandem) et SNP (polymorphisme mononucléotidique) - des séquences d’ADN spécifiques extraites du sang -, les chercheurs peuvent déterminer le sexe, la couleur des yeux, des cheveux et de la peau des suspects potentiels.

    L’étude intitulée «Profilage humain à partir de l’analyse STR et SNP de la punaise de lit tropicale, Cimex hemipterus», a été publiée dans la revue scientifique Nature il y a deux ans. Il s’agissait de la première utilisation médico-légale documentée impliquant cet insecte.

    «Cela ne donne aux enquêteurs qu’un délai de 45 jours pour utiliser les punaises de lit comme preuve, et seulement si l’on en trouve sur les lieux du crime», souligne M. Hafiz.

    Source: https://www.watson.ch/fr/international/animaux/720031895-ils-transforment-les-punaises-de-lit-en-redoutables-detectives

    Titre du prochain polar: Les punaises de lit piquent toujours deux fois

  • Terres rares : des pistes pour une utilisation plus sobre

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    [image: Australie-Europe.webp]

    L’enjeu de l’utilisation des terres rares est crucial : industriel, technologique, géopolitique, économique, environnemental et sanitaire. Le CNRS a lancé une initiative pour établir l’état des connaissances scientifiques sur leur utilisation, les possibilités d’usages plus sobres, leur recyclage ainsi que de l’amélioration de leurs modes d’extraction.

    Les « éléments de terres rares » (ETR), ou plus couramment nommés terres rares, sont quasiment partout dans nos appareils technologiques, du smartphone aux avions en passant par les voitures électriques mais surtout les éoliennes offshore.

    Plus précisément, on les retrouve dans les aimants permanents des écouteurs intra-auriculaires, des véhicules électriques et des éoliennes offshore ou dans les poudres de polissage pour les verres optiques (lentilles, écrans plats, smartphones, etc.) ou les semi-conducteurs. Mais aussi dans les anodes des batteries NiMH utilisées dans les voitures hybrides ou les matériaux luminescents utilisés pour les LED de lumières blanches. D’autres usages existent aussi, même s’ils sont plus faibles : dans certains verres, dans les agents de contraste pour l’imagerie médicale ou comme catalyseurs dans l’industrie chimique.

    L’accès à ces matériaux est rendu de plus en plus compliqué par les tensions géopolitiques, les enjeux commerciaux internationaux et même des négociations en temps de guerre.

    Le CNRS a décidé de lancer une initiative pour faire le tour des connaissances scientifiques sur ces matériaux, de leurs usages, des éventuelles façons de s’en passer ou du moins de les utiliser en quantité réduite ou de les recycler. Le centre de recherche publie ainsi un document de 84 pages sur le sujet [PDF] mobilisant une équipe de 14 expertes et experts principaux aussi bien chimistes que géologues, écotoxicologues, philosophes, sociologues, juristes ou physiciens.

    Des réserves surtout situées en Chine et au Brésil

    Ils y rappellent d’abord que ces 17 éléments chimiques sont des matériaux stratégiques et critiques, mais la plupart sont relativement abondants dans la croûte terrestre. Seul le scandium ne se trouve pas avec les autres ETR dans les environnements géologiques. « Il représente donc des ressources et des marchés distincts », expliquent les chercheurs qui l’ont exclu de leur étude.

    « En 2017, les ressources mondiales en ETR sont estimées à 478,14 millions de tonnes (Mt) “d’oxydes d’ETR équivalents” ». On parle en « oxydes d’ETR équivalents » de façon standardisée même si les ressources ne contiennent pas d’oxydes d’ETR réellement produits. Mais, sur ces 478,14 millions de tonnes, en 2025, environ 100 millions de tonnes sont des ressources réellement exploitables (appelées réserves en géologie).

    Elles sont réparties inéquitablement sur le globe avec deux pays qui concentrent les réserves : la Chine (44 %) et le Brésil (21 %) :

    [image: image-144-858x1024.png]

    D’où les capacités importantes de la Chine à imposer des restrictions mais aussi de drastiquement augmenter sa production comme depuis 2019 :

    [image: image-145-1024x813.png]

    Les chercheurs expliquent que nos besoins en ressources « ne peuvent être assurés uniquement par une relance de l’extraction sur le territoire national » et proposent donc « des usages plus responsables, qui réduisent notre dépendance à des approvisionnements étrangers », avec trois pistes : réduire, recycler, extraire autrement.

    Des terres rares souvent pas indispensables mais accélératrices de performances

    Concernant la réduction de leur utilisation, les chercheurs remarquent que les terres rares ne sont souvent pas indispensables pour le fonctionnement du produit dans lequel ils sont utilisés. Elles peuvent « faire l’objet d’une substitution dans la plupart des usages mais souvent au prix de compromis sur les performances des matériaux et dispositifs ».

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    Le temps est relatif. Si vous en doutez, faites la planche pendant une minute. Comment c’était ? La minute la plus longue de votre vie, n’est-ce pas ? Et ce n’est que le temps psychologique. Le temps physique est lui aussi relatif, et il est assez facile pour deux horloges de se désynchroniser. Les différences de vitesse ou de gravité suffisent : une horloge sur Terre et une horloge sur Mars n’auraient pas le même rythme. Or, nous connaissons cette différence, et elle n’est pas constante.

    Des physiciens du National Institute of Standards and Technology (NIST) ont étudié le mouvement et l’attraction gravitationnelle de Mars avec une précision sans précédent. En utilisant la formule de dilatation du temps pour tenir compte du mouvement et de l’attraction gravitationnelle d’un objet, ils ont pu estimer le décalage temporel entre une horloge atomique sur Mars et une horloge terrestre.

    L’équipe a estimé que les horloges martiennes seraient, en moyenne, plus rapides de 477 microsecondes par jour que leurs homologues terrestres. Cependant, cette valeur peut varier jusqu’à 226 microsecondes par jour, selon la position de Mars sur son orbite.

    L’an dernier, des chercheurs ont estimé avec une grande précision que sur la Lune, les horloges avancent de 56 microsecondes par jour. La Lune décrit une orbite quasi circulaire autour de la Terre, et la Terre, une orbite quasi circulaire autour du Soleil, ce qui rend cette différence relativement constante.

    « Mais pour Mars, c’est différent. Sa distance au Soleil et son orbite excentrique accentuent les variations temporelles. Un problème à trois corps est extrêmement complexe. Or, nous en avons maintenant quatre : le Soleil, la Terre, la Lune et Mars », a déclaré Bijunath Patla, physicien au NIST, dans un communiqué . « La tâche s’est avérée plus ardue que je ne l’avais imaginé. »

    L’équipe a dû prendre en compte la gravité à la surface de Mars, son orbite excentrique, ainsi que les effets du Soleil, de la Terre et même de notre Lune sur la planète rouge. La combinaison de tous ces facteurs a permis aux chercheurs de bien cerner les ajustements nécessaires pour synchroniser les horloges des deux mondes.

    « Il faudra peut-être des décennies avant que la surface de Mars ne soit sillonnée par les rovers, mais il est utile dès maintenant d’étudier les enjeux liés à la mise en place de systèmes de navigation sur d’autres planètes et lunes », a ajouté Neil Ashby, également membre du NIST. « À l’instar des systèmes de navigation mondiaux actuels comme le GPS, ces systèmes dépendront d’horloges précises, et les effets sur la fréquence de ces horloges peuvent être analysés grâce à la théorie de la relativité générale d’Einstein. »

    Cela signifie qu’en raison de la dilatation du temps, vous vieilliriez plus vite sur Mars que sur Terre. Si vous passiez 50 ans sur la Planète rouge, vous auriez 9 secondes de plus que si vous étiez resté sur Terre.

    L’étude est publiée dans The Astronomical Journal.

    Source: https://www.iflscience.com/how-does-time-pass-on-mars-for-the-first-time-we-have-a-precise-answer-81784

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    [image: 1764830071859-438680ae-95d1-48d8-93dd-9c5444e26eda-image.png]

    Le cosmonaute Oleg Artemyev a été écarté de la mission Crew-12 après avoir photographié du matériel confidentiel de SpaceX et sera remplacé par Andreï Fedyaev.

    Moscou a remplacé un cosmonaute affecté à une prochaine mission de SpaceX après qu’il ait prétendument pris des photos de matériel confidentiel dans le centre d’entraînement de la société en Californie, selon les médias russes.

    Oleg Artemyev a été retiré de la mission Crew-12 vers la Station spatiale internationale à la suite d’allégations selon lesquelles il aurait violé la réglementation américaine en photographiant des moteurs de SpaceX et d’autres documents sensibles, a rapporté le média d’investigation The Insider.

    Georgy Trishkin, un analyste de l’industrie spatiale, a déclaré à The Insider que des sources ont confirmé qu’une enquête inter-agences avait été lancée sur l’incident.

    https://x.com/CiteEspace/status/1996181638670143853

    Les violations présumées ont eu lieu lors d’une formation dans les installations de SpaceX à Hawthorne, où Artemyev aurait utilisé son téléphone portable pour photographier des documents sensibles et tenter de les retirer du site, selon le rapport confirmé séparément par un canal Telegram de l’industrie spatiale russe.

    “Il est difficile d’imaginer qu’un cosmonaute expérimenté puisse commettre une erreur aussi grave sans le vouloir”, a déclaré Trishkin à The Insider.

    L’agence spatiale russe Roscosmos a annoncé mardi qu’Artemyev, 54 ans, serait remplacé par Andreï Fedyaev, qui a participé à la mission Crew-6 de SpaceX en 2023.

    Roscosmos a indiqué que le changement avait été effectué “dans le cadre de la mutation d’Oleg Artemyev à un autre poste”, sans aborder la question de l’enquête.

    Oleg Artemyev a effectué trois vols spatiaux et passé 560 jours en orbite. Il est député à la Douma de Moscou depuis 2019.

    Fedyaev, 43 ans, a passé 186 jours à bord de la station spatiale lors de la mission Crew-6, qui a été lancée en mars 2023 et est revenue en septembre 2023.

    La mission Crew-12 devrait être lancée au plus tôt le 15 février 2026 à bord du vaisseau spatial Crew Dragon de SpaceX dans le cadre du programme Commercial Crew de la NASA.

    La NASA et SpaceX n’ont pas encore commenté le retrait d’Artemyev de la mission ni les allégations.

    Des “Loups du Tsar” au “Bataillon d’Uranus”

    L’incident survient alors que la coopération spatiale reste l’un des rares domaines où la Russie et l’Occident entretiennent des relations de travail malgré l’invasion totale de l’Ukraine par Moscou en février 2022.

    En juillet, la NASA et Roscosmos ont convenu de prolonger les opérations de la Station spatiale internationale jusqu’en 2028, en prévoyant de s’occuper de la désorbitation de la station d’ici 2030.

    Le programme spatial russe a été critiqué pour son soutien direct à la guerre totale menée par la Russie en Ukraine.

    L’ancien chef de Roscosmos, Dmitry Rogozine, a menacé à plusieurs reprises de retirer la Russie du programme de l’ISS au début de l’année 2022, avertissant que les sanctions américaines pourraient entraîner l’écrasement de la station sur le territoire américain ou européen.

    En février 2022, il a laissé entendre que sans la coopération de la Russie, l’ISS pourrait tomber sur une “désorbitation incontrôlée” et s’est demandé “qui sauvera l’ISS” d’un tel scénario.

    À l’époque, les responsables de la NASA ont minimisé les menaces de Rogozine, l’administrateur Bill Nelson le mettant en cause pour sa rhétorique tout en louant le professionnalisme des autres travailleurs du programme spatial russe.

    Rogozine, homme politique nationaliste et ancien ambassadeur auprès de l’OTAN connu pour sa participation à des rassemblements d’extrême droite, a été démis de ses fonctions en juillet 2022 et remplacé par Iouri Borissov.

    Il s’est ensuite autoproclamé chef de l’unité de volontaires des “Loups du Tsar”, qui aurait été chargée de tester des armes pour les troupes russes en Ukraine.

    Cette initiative, ainsi que son penchant à partager publiquement des images de lui dans un équipement militaire coûteux, lui ont valu les critiques de feu le commandant des mercenaires de Wagner, Evgueni Prigojine qui les a qualifiées d’opérations de “relations publiques”.

    En décembre 2022, Rogozine a été blessé par des éclats d’une munition de précision alors qu’il mangeait dans un restaurant de Donetsk, ville occupée par la Russie.

    En juin 2023, Roscosmos lance une campagne de recrutement pour le “Bataillon d’Uranus”, une milice de volontaires qui se bat en Ukraine.

    En 2024, le directeur de l’agence spatiale, Iouri Borissov, a déclaré que plus de 1 000 employés de l’industrie spatiale avaient participé à la guerre, les systèmes satellitaires de l’agence fournissant aux troupes russes des renseignements en temps réel.

    Ancien vice-ministre de la Défense, Borissov a été limogé par le président russe Vladimir Poutine en février et remplacé par le vice-ministre des transports Dmitry Bakanov.

    L’Agence spatiale européenne a suspendu sa coopération avec Roscosmos pour la mission du rover ExoMars en mars 2022, et la société britannique de satellites OneWeb s’est tournée vers d’autres fournisseurs de services de lancement après avoir rompu ses liens avec l’agence russe.

    Source: https://fr.euronews.com/2025/12/04/la-russie-remplace-un-cosmonaute-apres-une-violation-presumee-de-la-securite-dans-les-inst

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    Des scientifiques ont détecté pour la première fois de minuscules éclairs sur Mars — ils ont été observés se déchargeant autour du rover Perseverance de la NASA et provenant de fronts de tempêtes de poussière et de tourbillons de poussière.

    La découverte de ces décharges électriques a permis de résoudre un mystère majeur de Mars, à savoir l’origine d’oxydants tels que le peroxyde d’hydrogène sur la planète rouge, découvert sur Mars en 2003. Ces oxydants peuvent réagir avec des molécules organiques, détruisant potentiellement des biosignatures, tandis que d’autres réactions chimiques déclenchées par la foudre peuvent générer de nouvelles molécules organiques.

    « C’est passionnant », a déclaré Baptiste Chide, de l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie de Toulouse, à Space.com. « Cela ouvre un nouveau champ d’investigation pour Mars. »

    Chide a dirigé une équipe de scientifiques travaillant sur les rovers martiens afin de trouver des preuves des décharges électriques cachées dans les données provenant de l’instrument le plus inattendu : Perseverance . le microphone de

    L’équipe de Chide a détecté 55 événements électriques sur 29 heures d’enregistrements microphoniques, répartis sur deux années martiennes. Chaque enregistrement présente une signature sonore distincte. On observe d’abord une brève impulsion de parasites, appelée surtension, d’une durée inférieure à 40 microsecondes. Cette surtension est suivie d’une chute exponentielle du signal durant environ 8 millisecondes, selon la distance entre le microphone et la décharge. La surtension et la chute de signal qui suit ne sont pas de véritables bruits acoustiques : elles résultent d’interférences au niveau de l’électronique du microphone, dues au champ magnétique généré par la décharge. La partie suivante des enregistrements audio correspond à un son réel. Il se manifeste par un second pic important dans le signal, suivi de pics plus faibles, causés par une onde de choc modérée produite par l’éclair.

    Ces décharges électriques ne sont pas des éclairs en forme de fourche qui jaillissent du ciel comme sur Terre , car Mars ne connaît pas d’orages, son atmosphère étant dépourvue d’eau. Pour que le microphone puisse capter ces décharges, celles-ci doivent être beaucoup plus proches du rover.

    Sur Terre, la foudre est principalement causée par la friction entre les particules de glace dans les nuages. Sur Mars, c’est la friction entre les particules de poussière qui provoque les décharges. On observe un phénomène similaire sur Terre avec les panaches volcaniques.

    Cependant, les conditions sur Terre et sur Mars sont très différentes, comme en témoigne leur « seuil de claquage » respectif. Celui-ci décrit le point où des nuages ​​de particules chargées électriquement peuvent se décharger.

    « Le seuil de claquage est plus élevé sur Terre que sur Mars, et cela est principalement dû à la pression et à la composition de l’atmosphère », a expliqué Daniel Mitchard, de l’université de Cardiff, à Space.com. Physicien spécialiste de la foudre, Mitchard ne fait pas partie de l’équipe du rover et n’a pas participé à cette étude.

    L’atmosphère terrestre, composée principalement d’azote et d’oxygène, L’atmosphère et l’atmosphère martienne, majoritairement composée de dioxyde de carbone, sont électriquement isolantes. Cela signifie qu’une charge importante doit s’accumuler pour vaincre cet effet isolant et provoquer une décharge. La pression atmosphérique à la surface de la Terre étant d’une atmosphère, la foudre doit traverser une épaisse couche d’atmosphère isolante, ce qui explique le seuil de claquage relativement élevé, de l’ordre de trois mégavolts par mètre carré. Sur Mars, où la pression atmosphérique n’est que de 0,006 atmosphère, l’épaisseur de l’atmosphère à traverser est moindre, et le seuil de claquage est donc beaucoup plus bas, d’environ 15 kilovolts par mètre carré.

    « Cela signifie donc que l’on peut généralement s’attendre à ce que la foudre sur Mars soit plus faible que sur Terre », a déclaré Mitchard, qui compare les décharges électriques martiennes à la décharge statique que l’on pourrait recevoir en frottant un ballon ou en marchant sur un sol isolé.

    Sur les 55 décharges détectées par le microphone de Perseverance, 54 se sont produites lors des 30 % des vents les plus forts enregistrés au cours des 29 heures d’enregistrement. Ceci établit un lien fort entre ces décharges et des vents localisés capables de soulever la poussière, comme c’est souvent le cas au front d’une tempête de poussière. Seize de ces événements ont également coïncidé avec le passage de tourbillons de poussière très près du rover ; la décharge électrique la plus éloignée mesurée se serait produite à seulement 1,9 mètre de Perseverance. Certaines décharges ont été provoquées par des grains de poussière en suspension dans l’air, tandis que d’autres étaient dues à la charge électrique du rover (plusieurs kilovolts) suite à des collisions avec des particules de poussière, suivie d’une décharge au sol.

    Cependant, le rover et ses instruments sont bien protégés contre les incidents électriques. Néanmoins, Chide et son équipe supposent que la mission soviétique Mars 3, qui s’est posée sur Mars en pleine tempête de poussière en 1971 et n’a fonctionné que 20 secondes avant de s’arrêter, aurait pu être endommagée par des décharges électriques.

    Pour garantir la protection optimale des futures missions, les relevés des microphones permettront d’orienter la conception des futures missions martiennes. « Grâce aux données quantitatives sur l’énergie [des décharges], nous pourrons ajuster les spécifications de conception des cartes électroniques et potentiellement imposer de nouvelles contraintes aux combinaisons spatiales des astronautes », a déclaré Chide.

    Jusqu’à présent, seul le microphone a capté des traces de ces décharges. Les caméras de Perseverance pourraient-elles potentiellement capturer les éclairs de ces foudres ?

    « Imager ces décharges serait difficile », a déclaré Chide. Cela s’explique en partie par le fait que nombre d’entre elles se produisent en journée, lorsque les tourbillons de poussière sont les plus actifs, et que celles qui seraient suffisamment brillantes pourraient être masquées par la poussière. Les éclairs seraient également très brefs, ne durant que quelques microsecondes, et la plupart ne mesureraient que quelques millimètres de long ; les plus longs sont les décharges provenant du rover lui-même, qui s’étendent sur plusieurs dizaines de centimètres pour atteindre la surface de la planète rouge. Capturer des décharges électriques courtes et rapides nécessite une caméra haute vitesse et haute résolution dont nous ne disposons pas actuellement sur Mars.

    « J’espère que des caméras plus performantes finiront par y parvenir », a déclaré Mitchard. Cela est d’autant plus probable si les planétologues souhaitent étudier la foudre plus en détail à l’avenir.

    [image: 1764683517609-92842770-81b6-4123-a9b8-ed8ef5001537-image.png]
    Une tempête de poussière sur Mars vue du ciel. (Crédit image : NASA/JPL-Caltech/UArizona)

    Même dans ce cas, ce ne serait pas simple. « On ne saurait pas vraiment où pointer la caméra », a déclaré Chide. « Il faudrait vraiment avoir beaucoup de chance ! »

    L’intérêt immédiat réside dans le lien entre la foudre et les oxydants tels que le peroxyde d’hydrogène. Ces oxydants pouvant réagir avec les composés organiques et les modifier chimiquement, la présence de la foudre est cruciale pour les astrobiologistes à la recherche de biosignatures sur Mars. En théorie, les zones à forte concentration d’oxydants devraient connaître une activité accrue de tourbillons de poussière et de tempêtes de poussière, et donc davantage de décharges électriques. Par exemple, l’activité de tourbillons de poussière dans le cratère Gusev, où le rover Spirit s’est posé en 2004, est vingt fois supérieure à celle du cratère Jezero, où se trouve Perseverance, tandis qu’elle est quasi inexistante sur Elysium Planitia. Cette répartition correspond-elle à celle des oxydants sur Mars ? Les scientifiques pourraient-ils améliorer leurs chances de détecter des biosignatures en envoyant des missions d’exploration martienne vers des régions moins exposées aux tourbillons et aux tempêtes de poussière ?

    « C’est une bonne question », a déclaré Chide. « La quantification de la quantité d’oxydants produits par ce nouveau phénomène sera la prochaine étape, nécessitant des expériences et des modélisations en laboratoire. »

    Alors que la foudre a déjà été observée dans les nuages ​​des géantes gazeuses Jupiter et Saturne , c’est la première fois que des décharges électriques sont détectées sur une planète rocheuse autre que la Terre. Cela laisse entrevoir la possibilité que des phénomènes similaires se produisent sur Vénus, , lune de Saturne, via la poussière, ou sur Titan via des grains de glace.

    Par ailleurs, les décharges martiennes pourraient favoriser les tempêtes de poussière. En effet, l’électricité statique réduit la vitesse seuil nécessaire aux vents pour soulever les particules de poussière de la surface, créant ainsi un cercle vertueux : la poussière soulevée s’électrise davantage, ce qui contribue à mettre en suspension encore plus de poussière, et ainsi de suite. De ce fait, l’électrification de la poussière pourrait jouer un rôle important dans le cycle global de la poussière sur Mars et, par conséquent, dans ce qui constitue son climat.

    Avec des milliers de petites tempêtes de poussière régionales qui se produisent chaque année sur Mars, cela signifie qu’il existe des milliers de kilomètres de fronts de tempêtes de poussière électrifiés, susceptibles d’être parcourus de minuscules éclairs. L’histoire fascinante de Mars électrifiée n’est peut-être pas encore terminée.

    Les résultats de cette recherche ont été publiés le 26 novembre dans la revue Nature .

    Source: https://www.space.com/astronomy/mars/electric-discovery-on-mars-scientists-find-tiny-lightning-bolts-coming-from-red-planet-dust-clouds

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    Mais c’est pas pour demain et la ligne de titre est trop longue pour rajouter ESPACE, SATURNE, ENCELADE (joke) 🙂 Je sais, y’a les tags, mais vu le délai (2056) On aura encore des nouvelles d’ici là.

    [image: 1764338061367-18d925c5-a0e9-489b-b048-8cc9ca107966-image-resized.png]

    Encelade, la lune glacée de Saturne, est actuellement le meilleur endroit pour rechercher la vie ailleurs dans le système solaire. Nous ignorons si ce monde lointain est habitable, mais plusieurs de ses caractéristiques nous rendent optimistes. De manière enthousiasmante, l’Agence spatiale européenne vient d’annoncer le lancement d’une mission unique visant à apporter une réponse définitive.

    Encelade est plus petite que notre Lune et possède une atmosphère ténue, mais sa particularité réside à l’intérieur. Sous sa croûte glacée, Encelade cache un océan liquide. Les observations de la mission Cassini l’ont non seulement prouvé, mais ont également mis en évidence une activité géothermique et une chimie intéressante. Cassini a pu réaliser ces observations grâce aux gouttelettes de cet océan projetées par des panaches au pôle Sud d’Encelade.

    [image: 1764338271314-bdc6e600-7878-4b5c-9b2e-125882526631-image.png]

    Le projet est ambitieux : une double mission solaire, comprenant un orbiteur et un atterrisseur qui seront assemblés en orbite lors de deux lancements. L’atterrisseur se posera dans la région des Rayures du Tigre, d’où s’échappent les panaches de glace. Grâce à ces geysers, nous pourrons sonder directement les profondeurs océaniques et découvrir ce qu’elles recèlent sans avoir à forer à travers les nombreux kilomètres de croûte glacée.

    « Encelade est le seul endroit où l’on peut réellement toucher l’eau de l’océan, et pour moi, c’est absolument incroyable », a déclaré le Dr Jörn Helbert , chef de la section Système solaire du Bureau de l’engagement scientifique de l’ESA, à IFLScience.

    L’intégration de cette mission dans la stratégie actuelle témoigne du sérieux de l’ESA. Compte tenu de l’alignement des orbites, la période optimale pour atteindre la surface d’Encelade sera 2052, avec un atterrisseur opérationnel pendant un mois. À ce moment-là, la lune glacée bénéficie d’un ensoleillement important (relativement parlant) et connaît moins d’éclipses. Le lancement des deux engins spatiaux n’aura donc lieu que dans les années 2040, mais les préparatifs commencent dès maintenant, la confirmation et l’adoption officielles du plan de mission devant intervenir d’ici 2034.

    Encelade est un projet passionnant, mais il est loin d’être la seule mission prévue. Parmi les sondes d’observation spatiale actuelles de l’ESA figurent Solar Orbiter , qui a fourni les premières images des pôles du Soleil ; Euclid , qui étudie l’univers sombre ; BepiColombo , en route vers Mercure ; Juice , en route vers Jupiter ; PROBA-3 , qui provoque des éclipses à la demande ; et CHEOPS, qui étudie les exoplanètes connues autour d’étoiles brillantes proches.

    Ces missions seront rejointes par d’autres sondes et télescopes. PLATO , dont le lancement est prévu l’année prochaine, et ARIEL, en 2029, augmenteront le nombre d’exoplanètes telluriques connues et apporteront des informations cruciales sur les propriétés de leur atmosphère. EnVision se rendra sur Vénus au début de la prochaine décennie et offrira l’image la plus complète que nous ayons jamais eue de la « jumelle maléfique » de la Terre.

    Pour les passionnés de comètes vierges ou d’objets interstellaires comme la comète 3I/ATLAS , la mission à suivre est Comet Interceptor , qui sera placée en orbite prête à intercepter l’un de ces objets lors de son prochain passage à proximité. L’ESA renforce également sa présence sur Mars avec le rover Rosalind Franklin, qui recherchera des biosignatures sur la planète rouge après son lancement prévu à l’automne 2028 , suite à plusieurs reports.

    « Nous allons envoyer un rover sur Mars qui forera à deux mètres de profondeur dans le sol martien, dans l’espoir de découvrir s’il existe des signes, des traces de vie. Alors, pour ceux d’entre nous qui se sont déjà demandé, en contemplant le ciel nocturne, si nous sommes seuls et s’il y a de la vie ailleurs, nous pourrions bien avoir la réponse. C’est vraiment passionnant »

    Il est également prévu d’explorer plus en profondeur l’univers. NewAthena est un observatoire de rayons X à la résolution sans précédent, dont l’approbation finale est attendue en 2027. Arrakihs étudiera l’effet de la matière noire sur les galaxies proches.

    « New Athena est l’une des missions scientifiques proposées, qui étudiera certains des phénomènes les plus énergétiques de l’univers », a déclaré l’astronaute de l’ESA Rosemary Coogan à IFLScience. « Je suis vraiment impatiente de voir ça. Je suis astronome dans l’âme. J’ai étudié les trous noirs dans le cadre de mon mémoire de maîtrise. Je pense que ce sera fantastique ! »

    Au milieu de la prochaine décennie, l’ESA lancera LISA , qui mesurera les ondes gravitationnelles émises depuis l’espace à des fréquences inédites. Ceci nous permettra d’observer des phénomènes jamais détectés auparavant, comme la collision de trous noirs supermassifs, de systèmes binaires de naines blanches, et même de planètes orbitant autour de ces systèmes. LISA mesurera indépendamment l’expansion de l’Univers, et bien d’autres choses encore.

    « C’est la première fois en plus de dix ans que je parviens à augmenter significativement le budget de la recherche scientifique. Nous l’augmentons donc de plus de 10 % au cours des trois prochaines années, en tenant compte de l’inflation. C’est un enjeu crucial, car cet argent nous permet de financer des missions d’observation de l’univers parmi les plus extraordinaires », a déclaré le Dr Josef Aschbacher, directeur général de l’ESA, à IFLScience.

    Cette stratégie a également consolidé les plans pour de nouvelles missions. La première à être sélectionnée le sera dans quelques mois, parmi trois finalistes : M-MATISSE (Mars – Magnétosphère, Atmosphère, Ionosphère et Sciences de la météorologie spatiale), Plasma Observatory et THESEUS (Transient High Energy Survey and Early Universe Surveyor).

    L’ESA a pris une position audacieuse en s’engageant dans l’exploration scientifique de pointe dans l’espace, et bien qu’il faille encore du temps pour atteindre Encelade et quelques années de plus pour que Franklin pose le pied sur Mars, la réponse à l’une des questions les plus importantes de la science – sommes-nous seuls dans l’univers ? – pourrait ne pas être si loin.

    Source: https://www.iflscience.com/were-going-to-enceladus-maybe-esas-plans-for-alien-hunting-mission-to-land-on-saturns-moon-is-a-go-81730

  • Sur Mars, des tempêtes de poussière avec des décharges électriques!

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    Les tempêtes et tourbillons de poussière qui parcourent constamment la surface de la planète Mars génèrent de petites décharges électriques. Elles ont été enregistrées pour la première fois par le microphone du rover américain Perseverance.

    Ce sont de «petits clacs» comparables à «ce que vous pouvez ressentir par temps sec quand vous touchez votre portière de voiture et qu’il y a un peu d’électricité statique», décrit Baptiste Chide, chercheur CNRS à l’institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse.

    Ces décharges «très faibles en énergie» sont présentes «absolument tout le temps et partout» sur Mars et leur l’impact est loin d’être négligeable, poursuit le planétologue. Leur détection a donné lieu à une étude menée par une équipe internationale et publiée dans la revue Nature, à laquelle il a participé avec d’autres scientifiques français.

    Ces décharges proviennent du frottement des minuscules grains de poussière entre eux. Ils se chargent en électrons, puis libèrent leurs charges sous forme d’arcs électriques longs de quelques centimètres, accompagnés d’ondes de choc audibles.

    Climat encore méconnu

    Sur la Terre, les tempêtes et tourbillons de poussière (“dust devils”) dans les zones désertiques génèrent aussi des champs électriques. Mais l’électrification des particules aboutit rarement à de réelles décharges.

    Sur Mars, «à cause de la pression qui est très basse et de la composition de l’atmosphère, la quantité de charges à accumuler pour générer une décharge est beaucoup plus faible», explique M. Chide.

    La confirmation de ce mécanisme, qui facilite le soulèvement des poussières, est un pas de plus dans la compréhension du climat martien, encore largement méconnu.

    C’est un peu comme le cycle de l’eau sur terre. On sait en effet que «c’est la poussière qui pilote le climat martien» avec, par exemple, une «saison des tempêtes de poussières qui va commencer d’ici à la fin de l’année», souligne le chercheur.

    En accélérant certaines réactions chimiques dans l’atmosphère, ces décharges pourraient aussi conduire à la production de substances hautement oxydantes, qui, en condensant, seraient capables de détruire les molécules organiques – éléments constitutifs de la vie – à la surface de Mars. Cela pourrait aussi expliquer la disparition étonnamment rapide du méthane, un sujet de débat scientifique depuis plusieurs années.

    Source: https://www.bluewin.ch/fr/infos/sciences-technique/sur-mars-des-temp-tes-de-poussi-re-avec-des-d-charges-lectriques-2984298.html

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    a quand des singes connectés qui pedalent dans les serveurs IA §? 😊

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    @Popaul a dit dans "La vengeance agit sur le cerveau comme une drogue" : l'éclairage passionnant de James Kimmel (Yale) :

    l’autre s’arrête en mode “désolé”

    C’est déjà ça, parce que tu en as, ils sont même pas désolé!

    Là, la question du coup de pelle à neige peut se poser. undefined

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    L’agriculture, la végétation et tout ce qui a besoin du soleil. On est vraiment une civilisation dégénérée pour s’évertuer à chercher de mauvaises solutions technologiques alors qu’un recul permet de voir qu’on a fait bien plus de mal que de bien en 200 ans de technologie débridée.

  • Energy Observer 3 va tester la navigation à l’ammoniaque

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    @Popaul a dit dans Energy Observer 3 va tester la navigation à l’ammoniaque :

    On est d’accord que les 4 panneaux verticaux peuvent se rabattre quand il y a un poil de vent.

    Ce sont des voiles, comme sur l’EO1…
    [image: 1760863411245-art-8.jpg]

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    https://x.com/astro_Pettit/status/1975689151467938057

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    [image: neurones-artificiels-bacteries-cellules-vivantes-1.png]

    En bref :
    (Résumé généré automatiquement par IA)

    – Une bactérie mangeuse de métal dans la boue vient de ridiculiser les milliards d’Altman et Musk en créant les premiers vrais neurones artificiels.

    – Fini les implants qui grillent vos cellules : des chercheurs inventent enfin l’électronique qui chuchote à vos neurones au lieu de leur hurler dessus.

    – Pendant que tout le monde rêve d’IA consciente, ces scientifiques viennent de créer la première machine qui dialogue vraiment avec le vivant.

    Sam Altman, Elon Musk et leurs copains courent après l’IA qui “pense” comme nous grâce notamment à des machines qui calculent plus vite que nos cerveaux, mais on n’a jamais vraiment réussi à créer des circuits électroniques qui parlent VRAIMENT à nos cellules. Enfin, jusqu’à maintenant.

    Des chercheurs de l’Université du Massachusetts viennent de publier une étude dans Nature Communications qui explique un truc assez dingue. Ils ont fabriqué des neurones artificiels qui fonctionnent exactement comme les vrais. Ce qui est fou, c’est pas qu’ils imitent le cerveau, c’est qu’ils utilisent le même langage que nos cellules.

    Leur super astuce ? Des nanofils protéiques extraits d’une bactérie qui s’appelle Geobacter sulfurreducens. C’est une bactérie qui vit dans les sédiments et les sols anaérobies (là où y’a pas d’oxygène) et elle a un super-pouvoir qui est de produire de l’électricité. Les chercheurs Shuai Fu et Jun Yao ont donc eu l’idée de prendre ces nanofils protéiques pour construire des “memristors” (une sorte de résistance à mémoire) qui fonctionnent pile-poil aux mêmes voltages que nos neurones biologiques.

    Avant, les neurones artificiels fonctionnaient donc à 0,5 volt minimum alors que les vrais neurones dans notre corps tournaient entre 70 et 130 millivolts (soit environ 0,1 volt). C’était donc comme essayer de parler anglais avec quelqu’un qui parle français en gueulant plus fort… ça marchait pas terrible.

    Du coup, grâce à cette découverte, Jun Yao et son équipe ont réussi à créer le premier composant électronique qui parle exactement la même langue électrique que nos cellules. Et pour le prouver, ils ont fait un truc de malade. Ils ont branché ces neurones artificiels sur de vraies cellules cardiaques humaines (des cardiomyocytes)… et ça a marché ! Les neurones artificiels ont détecté en temps réel les changements d’activité des cellules quand elles étaient exposées à de la noradrénaline.

    [image: neurones-artificiels-bacteries-cellules-vivantes-2.png]

    Ça ouvre ainsi la voie par exemple à des capteurs corporels qui comprennent vraiment ce que disent nos cellules, à des prothèses intelligentes qui réagissent naturellement, à des interfaces cerveau-machine qui ne forcent plus la communication…etc. Le neuromorphic computing devient enfin biocompatible.

    Bon, évidemment je vous vois venir avec vos questions sur les implants cérébraux et tout le tralala futuriste à la Elon Musk mais calmos. On en est pas encore là. Mais on vient peut-être de franchir une frontière un peu bizarre qui est celle où nos machines arrêtent d’imiter le vivant pour commencer à vraiment dialoguer avec lui.

    Et tout ça grâce à une bactérie qui bouffe du métal dans la boue sans oxygène…

    C’est beau la science, non ?


    – Sources : techxplore

    https://korben.info/neurones-artificiels-bacteries-cellules-vivantes.html

  • L'histoire d'internet selon Ars Technica

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    Les partie 2 et 3 sont maintenant disponibles en haut du topic sous la partie 1, les anciens, préparez vos mouchoirs pour la séquence nostalgie 🙂

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    Encore un article passionnant

  • Une colle miracle pourrait réparer les fractures en trois minutes

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    https://www.20min.ch/fr/video/chine-une-colle-miracle-pourrait-reparer-les-fractures-en-trois-minutes-103417000

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    La couche d’ozone se rétablit et son trou devrait complètement disparaître dans les prochaines décennies, a indiqué l’ONU mardi. Cette nouvelle optimiste serait liée, entre autres, à l’action conjuguée des nations pour limiter les polluants.

    La couche d’ozone stratosphérique filtre les rayons ultraviolets du soleil qui peuvent provoquer des cancers, altérer le système immunitaire et même endommager l’ADN des êtres vivants.

    Au milieu des années 1970, les chlorofluorocarbones (CFC), autrefois largement utilisés dans les aérosols et les réfrigérateurs, ont été identifiés comme principaux responsables de l’amincissement de la couche d’ozone, créant chaque année des “trous”, dont un particulièrement large au-dessus de l’Antarctique.

    Le Protocole de Montréal, signé en 1987, a permis d’éliminer à ce jour plus de 99% de la consommation et de la production de la plupart des produits chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone, selon l’OMM.

    Aussi la couche d’ozone devrait retrouver ses valeurs des années 1980 “d’ici le milieu de ce siècle”, indique l’organisation, qui explique que cela va réduire les risques de cataracte et de cancer de la peau, mais aussi la dégradation des écosystèmes liée à une exposition excessive aux UV.

    Source et plus: https://www.rts.ch/info/environnement/2025/article/couche-d-ozone-retablissement-prevu-succes-de-l-action-mondiale-28999618.html

    Enfin quelque chose de bien pour la planète et ses résidents.

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    Avant/après montrant la transformation de l’image. Buzz Aldrin apparaît alors qu’il prend son premier selfie dans l’espace à bord de Gemini 12, le 12 novembre 1966. Crédit: NASA / ASU / Andy Saunders

    Six décennies se sont écoulées depuis certains des vols spatiaux les plus emblématiques du projet Gemini. Le 60e anniversaire de Gemini 4, lorsqu’Ed White a effectué la première sortie spatiale américaine, a eu lieu en juin. La mission suivante, Gemini 5, s’est achevée il y a seulement deux semaines, en 1965. Ces missions sont aujourd’hui oubliées par la plupart des Américains, la plupart des personnes ayant vécu à cette époque étant décédées.

    Cependant, au cours de ces premières années de vol spatial, les ingénieurs et les astronautes de la NASA ont fait leurs armes lors de nombreuses premières spatiales, en effectuant une série de missions éprouvantes au cours desquelles il semble miraculeux que personne ne soit mort.

    Parce que les missions Gemini, ainsi que le premier programme de vol spatial habité Mercury de la NASA, ont donné lieu à des histoires si étonnantes, j’ai été ravi de réaliser qu’un nouveau livre a récemment été publié - Gemini & Mercury Remastered - qui leur redonne vie dans des couleurs vives.

    Ce livre rassemble 300 photographies prises lors des programmes Mercury et Gemini de la NASA dans les années 1960. Andy Saunders a méticuleusement restauré les images et a ensuite mené des recherches approfondies sur leur contexte afin de mieux raconter les histoires qui se cachent derrière. Le résultat final est un magnifique et puissant rappel du courage des premiers pionniers américains de l’espace. Voici un entretien légèrement retouché avec Saunders sur la manière dont il a élaboré ce livre et quelques-unes de ses anecdotes préférées.

    Pourquoi sortir un livre sur Mercury et les Gemini maintenant ?

    Andy Saunders : Eh bien, c’est le 60e anniversaire des missions Gemini, mais ce livre est en réalité la préquelle de mon premier livre, Apollo Remastered . Il traite des missions précédentes. Il nous ramène donc aux tout débuts de l’exploration spatiale humaine, et c’était un projet sur lequel je comptais travailler ensuite. Car, en plus d’être très importants dans l’histoire des vols spatiaux, ils sont également très importants pour l’histoire de l’humanité, son évolution, et même, vous savez, la première fois que nous avons pu nous échapper de la Terre.

    Pendant des dizaines de milliers d’années, les civilisations ont levé les yeux et rêvé de quitter la Terre pour voyager vers les étoiles. Et cet âge d’or du début des années 1960 marque le moment où ce rêve ancestral est enfin devenu réalité. C’est aussi, bien sûr, la première occasion de poser un regard rétrospectif sur la Terre et de nous offrir cette perspective unique. Mais je pense que ce sont précisément les photographies qui symboliseront et documenteront à jamais le début de notre expansion dans le cosmos. Vous savez, bien sûr, nous sommes allés sur la Lune avec Apollo. Nous y retournerons avec Artémis. Nous avons passé de longs séjours à bord de la Station spatiale internationale. Nous marcherons sur Mars. Nous deviendrons un jour une espèce multiplanétaire. Mais c’est ici que tout a commencé et comment tout a commencé.

    Ars : Ils ont utilisé des appareils photo Hasselblad modifiés pendant Apollo pour capturer ces images étonnantes. Quels types d’appareils photo ont été utilisés pendant Mercury et Gemini ?

    Saunders : Mercury était équipé d’appareils photo plus basiques. Lors des toutes premières missions, la NASA ne voulait pas que l’astronaute emporte un appareil photo à bord. Les capsules étaient minuscules. Elles étaient très sollicitées. Ce sont des missions très courtes, évidemment très innovantes. Ainsi, lors des deux premières missions, un appareil photo était installé par le hublot, prenant automatiquement des photos. Mais c’est John Glenn, lors de sa mission ( Mercury-Atlas 6 ), qui a dit : « Non, je veux emporter un appareil photo. Les gens veulent savoir ce que ce sera d’être astronaute. Ils voudront observer la Terre par le hublot. Je vois des choses qu’aucun humain n’a jamais vues auparavant. » Il a donc vu un appareil photo à 40 dollars dans une pharmacie, en revenant d’une coupe de cheveux à Cocoa Beach. Il s’est dit : « C’est parfait. » Il l’a acheté lui-même, et la NASA l’a adapté. Ils ont ajouté une poignée pistolet pour faciliter son utilisation. Et grâce à elle, il a pris les premières photos de la Terre depuis l’espace.

    Ce sont donc les premiers astronautes qui ont en quelque sorte suscité l’envie de prendre eux-mêmes des appareils photo, mais ils étaient assez basiques. Wally Schirra ( Mercury-Atlas 8 ) a ensuite pris le premier Hasselblad. Il voulait du moyen format, de meilleure qualité, mais en réalité, les photos de Mercury ne sont pas aussi époustouflantes que celles de Gemini. C’est en partie dû aux hublots et à la façon dont ils ont pris les photos, et ils avaient peu d’expérience. De plus, la préservation n’était clairement pas une priorité pour Mercury, car la pellicule originale est manifestement en assez mauvais état. Le premier Américain dans l’espace est un moment historique incroyablement important. Pourtant, chaque image de la pellicule originale du vol d’Alan Shepard a été griffonnée au feutre, déchirée et fixée avec une sorte de ruban adhésif. Mais cela rappelle que ces photos n’ont pas été prises pour leur qualité esthétique. Elles n’ont pas été prises pour la postérité. Vous savez, c’étaient des informations techniques. Les États-Unis essayaient de rattraper les Soviétiques. La préservation n’était pas une priorité.

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    Il ne s’agit pas d’une planète lointaine vue dans un film de science-fiction, c’est notre Terre, dans la vraie vie, alors que nous explorions l’espace dans les années 1960. Le désert du Sahara, photographié depuis Gemini 11, le 14 septembre 1966. Alors que nous nous trouvons au seuil d’une nouvelle ère spatiale, en route vers la Lune, vers Mars et au-delà, les photographies prises pendant Mercure et Gemini symboliseront et documenteront à jamais le début de l’expansion de l’humanité dans le cosmos. NASA / ASU / Andy Saunders

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    Gauche: Gemini a pris non seulement certaines des premières, mais aussi certaines des plus belles photographies de la Terre jamais prises sur pellicule, en partie grâce aux hautes altitudes atteintes. Le record d’altitude de Gemini 11 en orbite terrestre a été détenu pendant 58 ans, jusqu’à la mission Polaris Dawn de l’année dernière. On peut voir, se reflétant dans le hublot, la main de Richard Gordon alors qu’il déclenche son appareil photo Hasselblad pour immortaliser l’apogée, au-dessus de l’est de l’Australie, le 14 septembre 1966. NASA / ASU / Andy Saunders

    Droite: Le vaisseau spatial Gemini d’apparence rudimentaire, la Terre et la lumière du soleil blanche, brillante et non filtrée, capturée au début de la « sortie dans l’espace de l’enfer » de Gene Cernan sur Gemini 9A, le 5 juin 1966. Effectivement aveuglé, épuisé, en surchauffe et perdant les communications avec son pilote de commandement, Cernan a eu la chance de revenir vivant à l’intérieur du vaisseau spatial. NASA / ASU / Andy Saunders

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    J’aimerais comprendre votre démarche. Combien de photos avez-vous prises en compte pour ce livre ?

    Saunders : Avec Apollo, ils ont pris environ 35 000 photos. Avec Mercury et Gemini, il y en a eu environ 5 000. Ce qui m’a soulagé. J’ai donc parcouru les 5 000 prises. Je ne sais pas exactement combien de pellicule 16 mm ont été prises, car les cadences étaient différentes, mais il y avait beaucoup de pellicule 16 mm. J’ai donc parcouru chaque image prise du lancement à l’amerrissage, pour chaque mission.

    Ars : Parmi ce matériel, quelle quantité avez-vous fini par traiter ?

    Saunders : Je commencerais par jeter un coup d’œil rapide, surtout s’il n’y a apparemment rien, car beaucoup sont très sous-exposées. Mais avec le traitement numérique, comme je l’ai fait pour la couverture du livre Apollo, on peut extraire des éléments invisibles dans le fichier brut. Ça vaut donc toujours le coup d’y jeter un œil. Donc, je fais une retouche très rapide, et si ça ne présente pas d’intérêt, je la supprime. Ou alors, s’il y a clairement un moment important, même si ce n’est pas une photo particulièrement impressionnante, je la conserve. J’étais donc passé de 5 000 à peut-être 800, et j’ai ensuite amélioré la retouche.

    Les 300 dernières photos du livre sont soit esthétiquement époustouflantes, soit elles représentent une transformation majeure, soit elles illustrent un événement important de la mission, soit un moment historique marquant. Mais ce que je souhaite aussi faire avec ce livre, en plus de présenter les photos, c’est raconter des histoires, ces histoires humaines incroyables, liées aux risques pris. Pour ce faire, j’ai reconstitué chaque mission, du lancement à l’amerrissage, en utilisant de nombreuses informations différentes afin de structurer efficacement les photos sur une chronologie et de pouvoir ensuite raconter l’histoire à travers les légendes. Une photo peut donc être présente simplement pour raconter une partie de l’histoire.

    Quelle était votre histoire préférée à raconter ?

    Saunders : Eh bien, en termes de chapitre et de mission, je dirais que Gemini 4 est en quelque sorte le cœur du livre. Vous savez, la première sortie spatiale américaine a été marquée par de nombreux drames lorsqu’ils n’ont pas réussi à fermer l’écoutille. Il y a des images poignantes, notamment d’Ed White, bien sûr, qui a perdu la vie plus tard dans l’incendie d’Apollo 1. Mais pour ce qui est de l’histoire, Gemini 9A était… il faudrait un film sur Gemini 9A. Dès le début, depuis la perte de l’équipage principal, jusqu’à ce qui s’est passé lors de l’EVA de Gene Cernan, comment il est revenu vivant dans la capsule est assez incroyable, et j’ai essayé de couvrir tous ces détails parce qu’il a pris sa caméra. Il a donc appelé ça la sortie spatiale de l’enfer. Tout ce qui pouvait mal tourner a mal tourné. Il était incroyablement épuisé, il avait trop chaud. Sa visière s’est embuée. Il est devenu pratiquement aveugle, et il s’est retrouvé au fond de la section d’adaptation. À ce moment-là, la NASA ne maîtrisait tout simplement pas les EVA. Ils ne maîtrisaient tout simplement pas les manœuvres spatiales. Il était donc épuisé. Il était presque aveugle. Puis il a perdu la communication avec Tom Stafford, son pilote commandant. Il a déchiré sa combinaison, car, bien sûr, à l’époque, le vaisseau spatial présentait toutes sortes de pièces abîmées.

    Et puis, quand il est finalement revenu dans l’écoutille, c’était un sacré gaillard, et ils n’arrivaient pas à la fermer. Il s’est plié en deux pour essayer de la fermer. Il a commencé à voir des étoiles. Il a dit : « Tom, si on ne ferme pas cette écoutille maintenant et qu’on ne la repressurise pas, je vais mourir. » Ils ont réussi à la fermer, lui ont retiré son casque, et Tom Stafford a dit qu’il ressemblait à quelqu’un qui avait passé beaucoup trop de temps dans un sauna. Stafford l’a aspergé d’eau pour le rafraîchir. Ce qui s’est passé pendant cette mission est tout simplement incroyable. Mais il y avait quelque chose dans chaque mission, vous savez, depuis le naufrage de la Liberty Bell par Gus Grissom et sa quasi-noyade, le détachement du bouclier thermique, ou un indicateur suggérant que le bouclier thermique était détaché lors de la mission de Glenn. Il y a une image de ça dans le livre. Comme je l’ai dit, j’ai tout cartographié sur la chronologie, calculé les fréquences d’images, et nous avons l’horloge que nous pouvons voir par-dessus son épaule. J’ai donc pu déterminer exactement quand il était au point de chauffage maximal lors de la rentrée, quand une partie de la sangle qui maintenait le pack rétro, pour essayer de maintenir un bouclier thermique, a heurté la fenêtre, et il parlait, mais personne n’écoutait, car c’était pendant une panne de radio.

    [image: 1757773882070-f1e8cae8-0968-47ef-ba8b-c8faabc56717-image.png]
    Après avoir été informé que son bouclier thermique s’était peut-être détaché, John Glenn tient bon face à une réelle incertitude, tandis qu’il observe le pack rétro brûler devant sa fenêtre, illuminant la cabine d’une lueur orange, lors de la rentrée atmosphérique le 20 février 1962. « C’est Friendship Seven. Je crois que le pack vient de lâcher… Une vraie boule de feu dehors ! … De gros morceaux de ce pack rétro se sont détachés de part en part ! » Crédit: NASA / Andy Saunders

    <En haut à gauche de l’image une caméra d’époque (probablement que noir et blanc et 525 lignes). Chaque gramme, chaque centimètre cube comptait, tout était rudimentaire et pas forcément fiable. Les types qui partaient en mission devaient s’attendre à ne jamais revenir.> NDDJ.

    Le procédé que j’ai utilisé pour cela, sur une pellicule 16 mm de faible qualité, consistait à empiler des centaines et des centaines d’images pour faire ressortir des détails incroyables. On peut presque voir les pores de sa peau. Voir ce niveau de détail, pour moi, c’est comme un portrait de courage. Il est là, inébranlable, ignorant s’il est sur le point de se consumer dans l’atmosphère. C’était donc une image assez troublante, si vous voulez, de pouvoir vous aider à monter à bord de ces minuscules vaisseaux spatiaux Mercury, de les voir, de voir ce qu’ils ont vu, de regarder par les hublots et de voir comment ils l’ont vu.

    Qu’est-ce qui était nouveau ou surprenant pour vous alors que vous passiez autant de temps avec ces photos et que vous en regardiez les détails ?

    Saunders : Leur côté humain. Maintenant qu’on les voit aussi clairement, ils semblent avoir une profondeur émotionnelle. Et c’est ce niveau de risque qu’ils prenaient. Je pense que c’est ce qui m’a vraiment touché. Les images de la Terre sont époustouflantes. On peut presque ressentir l’ampleur, surtout avec un objectif ultra-large, et les altitudes auxquelles ils ont volé. Et on peut imaginer ce que cela devait être lors d’une sortie extravéhiculaire, par exemple. Je crois que Gene Cernan a dit que c’était comme être assis sur le porche de Dieu, la vue qu’il avait pendant son sortie extravéhiculaire. Ces images de la Terre sont donc époustouflantes, mais c’est vraiment ce côté humain qui me touche vraiment. J’ai lu chaque mot de chaque transcription de chaque mission. Toutes les conversations ont été enregistrées sur bande entre l’espace et le sol, et entre les astronautes lorsqu’ils étaient hors contact avec le sol, et en les lisant, on comprend vraiment ce qu’ils faisaient. Je me suis retrouvé à retenir mon souffle et, vous savez, mes épaules étaient raides.

    Et ensuite ? Il n’y a qu’environ 100 millions de photos de l’époque de la navette spatiale.

    Saunders : Heureusement, elles n’ont pas toutes été filmées. Donc, si je voulais achever l’espace sur pellicule, il me manque encore Apollo-Soyouz, Skylab et les premiers 20 % de la navette, quel qu’il soit. Ce sera peut-être la prochaine étape. Mais j’aimerais juste me reposer, car je travaille là-dessus depuis mi-2019, sans interruption. C’est tout ce que j’ai fait avec Apollo, et maintenant avec Mercury et Gemini. Les livres forment un très bel ensemble, car ils ont exactement la même taille. Ils couvrent donc la première vision de la courbure de la Terre et de l’espace jusqu’à nos derniers pas sur la Lune.

    Source: https://arstechnica.com/space/2025/09/60-years-after-gemini-newly-processed-images-reveal-incredible-details/

  • Les I.A. pensent-elles ?

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    Le mieux c’est de leur poser la question:

    Au lieu de réfléchir sans fin à la question, j’ai posé l’invite à ChatGPT et Gemini :

    « Décririez-vous ce que vous faites comme « penser » ? Si non, comment décririez-vous ce que vous faites ? »

    Voici la réponse de ChatGPT :

    « Je n’appellerais pas ce que je fais « penser » au sens humain du terme.

    Quand vous pensez, vous combinez mémoire, émotion, intuition et raisonnement pour créer une expérience vécue et consciente. Je n’ai ni conscience, ni émotions, ni intuition.

    Ce que je fais est plus proche du calcul structuré :

    Je prends le texte que vous me donnez comme entrée.

    Je l’analyse par rapport aux modèles des données sur lesquelles j’ai été formé.

    Je génère la continuation ou la réponse la plus contextuellement utile.

    Vous pourriez le décrire comme :

    Prédiction : Je prédis toujours ce qui est le plus susceptible de se produire ensuite dans une conversation.

    Simulation : je simule le raisonnement en enchaînant ces prédictions de manière à ressembler à la pensée humaine.

    Modélisation de conversation : mon objectif est de produire des réponses cohérentes, pertinentes et utiles qui correspondent à votre intention et à votre style.

    Ainsi, même si cela ressemble à une réflexion de l’extérieur, en réalité, cela ressemble davantage à une recherche de modèles structurés et de probabilités, sans la conscience que vous avez lorsque vous pensez.

    Naturellement, c’est une réponse parfaite et elle met vraiment en perspective les capacités des chatbots IA génératifs . Aux débuts de ChatGPT (il y a trois ans !), nous avions loué ses capacités conversationnelles, comprenant qu’il ne s’agissait pas d’une démonstration de conscience, mais de la capacité à prédire avec précision le mot suivant dans une conversation.

    Comme vous pouvez le constater, la « prédiction » reste un élément important des fonctions de ChatGPT. La complexité réside dans la capacité de ChatGPT à enchaîner une multitude de prédictions pour produire une simulation de conversation.

    La modélisation de la conversation est intéressante car elle tente, d’une certaine manière, de reproduire ce que l’on fait souvent : modéliser son comportement en fonction de ce qui se trouve devant soi. Lorsque vous parlez à quelqu’un en face à face, vous pouvez inconsciemment reproduire certaines de ses actions, comme sa posture, ses expressions faciales ou même le croisement des bras .

    ChatGPT le fait avec son style de conversation. Plus il vous ressemble, plus vous vous sentirez à l’aise et plus il paraîtra humain (et attentionné).

    La réponse de Google Gemini était similaire :

    Je ne qualifierais pas ce que je fais de “pensée” au sens humain du terme. La pensée humaine implique la conscience, les émotions, les expériences personnelles et une compréhension subjective du monde. Ma démarche est fondamentalement différente.

    Comme ChatGPT, Gemini note que la reconnaissance de formes et la génération de texte prédictif sont des aspects essentiels de son processus.

    Alors, la prochaine fois que vous engagerez une conversation longue et approfondie avec ChatGPT ou tout autre chatbot génératif à IA, rappelez-vous ce qu’ils vous diront : ils ne réfléchissent pas. Ils ne sont pas humains. Ils ne vous comprennent pas vraiment. Ils sont simplement très doués pour trouver des réponses.

    Source: https://www.techradar.com/ai-platforms-assistants/i-asked-chatgpt-if-it-thinks-and-it-answered-my-biggest-question-about-ai