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Logiciel & Software

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    Canard à trois pattes

    [image: HD-coin-coin-1024x576.png]
    Illustration CC-By David Revoy

    La version 6 de PeerTube sera lancée dans une semaine. L’occasion de revenir sur les progrès réalisés par ce projet, dont la reconnaissance et l’utilisation grimpent depuis son arrivée il y a presque six ans. Contactée, l’association Framasoft nous a fait un rapide bilan de l’aventure.

    Nous avons évoqué plusieurs fois PeerTube, présenté le plus souvent comme une alternative décentralisée de YouTube. Le projet a maintenant 6 ans et s’approche d’une nouvelle mouture majeure, avec la publication le 28 novembre de la version 6, chargée en nouveautés, certaines particulièrement importantes.

    Petit projet est devenu grand

    Contacté, Pouhiou, de Framasoft, nous indique que PeerTube en est à présent à un budget de 500 000 à 600 000 euros cumulés depuis sa création. Cette somme comprend le projet principal, ainsi que tous les développements annexes, tout ce qui participe en somme à l’écosystème qu’est devenu PeerTube : moteur de recherche, applications, contacts avec la communauté, etc.

    L’association a fonctionné sur ses fonds propres durant les trois premières années, mais bénéficie depuis d’aides, notamment au niveau européen. Ces aides ont, entre autres, permis de financer le transcoding (qui permet le passage d’un format vidéo à un autre), particulièrement gourmand en ressources processeur.

    La première bourse a été obtenue en 2021 via le programme NGI Search & Discovery, la seconde en 2023 par le programme NGI Entrust, qui veut favoriser la création d’un web de confiance. NGI, pour Next Generation Internet, est une initiative de la Commission européenne. Pour Framasoft, les dossiers ont été gérés par la fondation NLnet, qui va également se charger d’une nouvelle demande pour 2024.

    Une nouvelle campagne pour financier futurs (et nombreux) développements

    « PeerTube a grandi en reconnaissance et en utilisation. La Commission européenne a même son instance PeerTube. On le rencontre souvent dans la formation et l’enseignement, quand il s’agit de mettre en ligne des contenus qui n’ont pas vraiment leur place sur YouTube, comme apps.education.fr, ou des contenus plus spécifiques, comme urbanists.video », nous explique Pouhiou.

    Cependant, « l’organisation actuelle chez Framasoft est devenue un goulot d’étranglement. Notre développeur, Chocobozzz, à l’origine du projet, est seul aujourd’hui pour gérer l’ensemble des tâches liées au développement, notamment le traitement des issues et pull requests, qui lui prennent une bonne moitié de son temps. Nous ne l’avons pas annoncé à ce moment-là, mais nous avons embauché un deuxième développeur, Wicklow, pour accélérer », ajoute le responsable.

    C’est dans ce contexte que Framasoft a lancé une nouvelle campagne de dons il y a une semaine. Objectif, collecter 260 000 euros. La collecte dure encore six semaines et en est à peu près à 8 % de la somme souhaitée. Parmi les développements que cet argent doit financier, des applications PeerTube pour faciliter l’utilisation du service sur les appareils mobiles. Elles sont pour l’instant prévues pour fin 2024.

    PeerTube V6 dans une semaine : des améliorations notables

    Le 28 novembre, dans une semaine, sera lancée la version 6 de PeerTube. Actuellement en Release Candidate, elle contient bon nombre d’avancées significatives.

    L’une d’elles est particulièrement attendue : le chapitrage d’une vidéo. Comme on le voit régulièrement sur YouTube, la vidéo sera alors accompagnée d’un sommaire, et il suffira de cliquer sur l’un des chapitres pour que la lecture se rende à l’endroit indiqué.

    Parmi les autres améliorations prévues, on peut citer également le réupload d’une vidéo (la nouvelle version remplace automatiquement la précédente), la prévisualisation de l’image au survol de la barre de lecture avec la souris, la possibilité de protéger des vidéos avec des mots de passe, des stress tests (lecture classique et en direct) pour déterminer la configuration optimale, ainsi que des améliorations pour l’accessibilité.

    Cette version majeure fera suite aux deux évolutions sorties cette année, estampillées 5.1 et 5.2. Elles ont introduit la modération des demandes de comptes, la fonction de retour au direct, la possibilité de déporter le transcoding sur un serveur distant et dédié, la visibilité des replays ainsi que des flux RSS adaptés aux podcasts.

    La V7 déjà en ligne de mire

    Le succès du développement de la V7 dépendra en grande partie de celui de la campagne de dons et des dossiers pour recevoir à nouveau les aides européennes.

    Les nouveautés prévues sont en effet nombreuses, avec un outil d’import/export des données du compte, un audit complet sur l’accessibilité avec l’intégration des recommandations, de nouvelles capacités pour les admins et vidéastes pour la modération des commentaires (y compris par mots-clés), une nouvelle catégorisation pour les contenus sensibles (plus développée que le simple choix SFW/NSFW), une refonte de l’espace de gestion des vidéos, ainsi qu’un nouveau design de l’interface de lecture après un audit de l’UX.

    Sous le capot, la V7 doit également permettre deux changements importants. D’abord, la séparation des flux audio et vidéo, probablement le plus gros morceau du projet. Si elle est menée à bien, elle permettra par exemple de changer à la volée la piste son, notamment dans le cas des langues, ou encore de changer l’angle de la caméra, si la vidéo le propose.

    Devrait également être ajoutée une résolution dite « zero pixel », qui correspond à une réception audio uniquement, sans image. Un mode utile si vous ne souhaitez qu’écouter un échange par exemple, et réduisant d’autant la consommation de bande passante.

    Et le reste ?

    Dans un billet publié la semaine dernière, Framasoft faisait aussi le point sur d’autres projets lancés au cours des dernières années. C’était le cas de Mobilizon, pour rappel un outil permettant de créer, organiser et trouver des évènements, afin de remplacer d’autres services comme Facebook et Meetup.

      • Mobilizon, l’alternative décentralisée de Framasoft à Facebook pour les groupes et évènements

    La version 4, qui doit sortir le mois prochain, sera la dernière pour Framasoft. Elle introduira l’import des évènements depuis d’autres plateformes (dont Facebook et Meetup justement), ainsi que la possibilité pour les personnes les organisant d’envoyer des messages aux participants. Après quoi, Framasoft assurera les mises à jour de sécurité et maintiendra l’instance Mobilizon.fr, mais le projet sera essentiellement entre les mains de la communauté. Cette dernière semble avoir en réserve des projets d’évolution pour l’outil.

    Elle a également donné des nouvelles de Framaspace, toujours présenté à ce jour comme son projet le plus ambitieux. Il permet pour rappel de créer des espaces collaboratifs (basés sur NextCloud) au bénéfice exclusif de petits collectifs solidaires. Jusqu’à présent, 700 espaces ont été créés, l’association prévoyant toujours d’en ouvrir 10 000 d’ici fin 2025. L’outil a été modifié plusieurs fois pour tenir compte des retours et procéder à diverses optimisations.

    Plusieurs autres évolutions sont prévues pour la suite, comme des outils pour faciliter la prise en main par de nouveaux arrivants, la possibilité de publier des pages web ou encore la gestion des membres et de la comptabilité. Il n’y a pas de calendrier actuellement pour ces apports.

    Source : next.ink

  • Firefox 120 peut copier les liens sans traqueurs

    firefox vie privée tracking
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    @duJambon a dit dans Firefox 120 peut copier les liens sans traqueurs :

    @Raccoon a dit dans Firefox 120 peut copier les liens sans traqueurs :

    Nouvelle mouture pour le navigateur, avec moins de fonctions que les précédentes versions.

    Moins de fonctions ? Je n’ai pas trouvé ce qu’il y a de moins…

    Je pense que la tournure est maladroite et que l’auteur voulait dire “moins de nouvelles fonctions que les mises à jour majeures précédentes”.

    @duJambon a dit dans Firefox 120 peut copier les liens sans traqueurs :

    Et au lieu de copier le lien sans les mouchards, ouvrir le lien sans les mouchards aurait été plus simple

    Carrément. J’espère que ça sera rajouté prochainement.

  • [Demande] Logiciel de clonage Open Source & gratuit

    Résolu clonage cd iso
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    Merci @Aerya

    Ton logiciel est très bien.
    J’ai aussi retenu AnyToIso dans sa version LITE qui est très bien. (Pas de pub et il fait ce que je demande)

    https://crystalidea.com/anytoiso

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    Un Ancien Utilisateur?

    Bonne nouvelle, plus qu’à attendre que ça arrive sur les applis

  • Ce sujet a été supprimé !

    Verrouillé Résolu
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  • [Aide] Bypass Paywall article de presse

    Déplacé Résolu bypass paywalls articles
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    Bonjour, quelqu’un arrive à lire les articles de l’équipe ?

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    J’aime bien moi, le comique de répétition.

  • [Aide] Extraction DVD/Bluray en fichiers mkv

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    @El-Bbz Je ne connais pas assez le forum pour bien placer mes questions, En cas de doute à qui s’adresser?

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    Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une situation où vous deviez réinstaller ou configurer un nouvel environnement de bureau Linux ? Et comme si ça ne suffisait pas, vous auriez aimé que tout soit exactement comme avant ? Si oui, vous allez adorer SaveDesktop !

    SaveDesktop est une application open-source qui vous permet de sauvegarder et de restaurer facilement les configurations d’environnements de bureau Linux tels que GNOME, Xfce, Cinnamon et d’autres. Elle enregistre les icônes, thèmes, paramètres, fonds d’écran, extensions et applications Flatpak installées. Pour l’installer, vous aurez besoin de GTK4 et LibAdwaita comme prérequis.

    Vous pouvez l’installer en utilisant une commande Git ou Flatpak.

    [image: main_window.webp]

    [image: import_page-1.webp]

    – Voici comment l’installer en utilisant Git :

    git clone https://github.com/vikdevelop/SaveDesktop /tmp/SaveDesktop && sh /tmp/SaveDesktop/install_native.sh --install
    

    – Et voici comment l’installer en utilisant Flatpak :

    flatpak install flathub io.github.vikdevelop.SaveDesktop
    

    L’interface utilisateur de SaveDesktop est minimaliste et facile à utiliser. Cependant, il y a quelques limitations à garder à l’esprit. Par exemple, il ne prend pas en charge les applications Snap pour le moment, et il y a quelques problèmes avec certaines icônes qui ne sont pas sauvegardées correctement. Malgré ces petits défauts, SaveDesktop reste un outil très utile pour les utilisateurs de Linux.

    En résumé, SaveDesktop est une excellente application pour ceux qui cherchent à sauvegarder et restaurer facilement leurs configurations de bureau Linux. Si vous êtes un utilisateur de Linux et que vous n’avez pas encore essayé SaveDesktop, je vous encourage vivement à le faire. Cela pourrait vous faire gagner beaucoup de temps et d’efforts lors de la configuration de vos environnements de bureau Linux à l’avenir.

    – Sources :

    https://github.com/vikdevelop/SaveDesktop

    https://korben.info/save-desktop-linux-configuration-sauvegarde-restauration.html

  • [Aide] Un utilisateur de Brave est demandé au parloir

    Déplacé Résolu
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    Merci. Il n’y a pas d’âge pour apprendre de nouvelles choses. WebRTC est une méthode de connexion spéciale qui permet au navigateur de se connecter “en direct” et recevoir un flux d’octets depuis un autre ordinateurs. Certains se sont amusés à coder des client bitTorrents complets avec ce système. C’est 100% sans serveur, sans tracker, juste une page web qui indique aux navigateurs qui la consultent quels sont les autres navigateurs connectés, avec tout ou partie du fichier.
    L’inconvénient c’est que bien sûr tu arrêtes de partager dès que tu fermes le navigateur ou que tu vas sur une autre page… L’avantage c’est que c’est une simple page web qui tourne potentiellement en pur javascript sans aucune application de type tracker à installer…

    Pour le partage c’est pas top à cause de la contrainte de connexion mais question véritable peer-to-peer, c’est assez remarquable.

    PS: évidemment qu’il y a plein de gens qui “savent”. Nous sommes sans doute des milliers à nous intéresser au sujet. Comment voulez-vous que le système continue à vivre sinon?

  • [Aide] Logiciel pour trier et classer ses photos

    Résolu tri classement photo
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    google photo alors parce que l’autre est rip depuis 2016 undefined

  • [Aide] Chocolatey vous connaissez ???

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    C’est super que tu découvres cela @Mister158 et d’en faire part

    Il n’y a pas franchement de loup. Il y a des choses très bien sous Windows !

    D’ailleurs Winget, c’est très bien aussi et c’rets le gestionnaire de paquet officiels de Windows

  • [Extensions] Enhancer for YouTube : améliorer votre experience sur YouTube

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    Super je vais voir,… j’ai quand même un message concernant les bloqueurs de publicité sur Youtube avec Enhancer. Merci pour les réponses.

  • [Aide] apk android un peu comme smule gratuite

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    @berni J’ai aussi ce block à mon nom qui apparaît et qui n’est pas pour moi

  • [Aide] Aide au choix d'un soft svp ??

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    Salut,
    je suis aussi à la recherche d’un petit soft du même style et je suis tombé sur le site Framasoft qui présenté HomeBank.
    http://homebank.free.fr/fr/features.php
    je ne l’ai pas encore essayé

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    [image: tip-1.jpg]

    La définition de « cloud » a vraiment évolué ces dernières années. On est passé de :

    « Je vais mettre tous mes fichiers dans le cloud de Google et d’Amazon »

    à :

    « Je me suis monté un serveur de cloud personnel »

    Cela n’a plus aucun sens, mais on va faire comme si de rien n’était. Partons du principe que dans la tête des gens, aujourd’hui, cloud ça veut dire stockage personnel ou quelque chose comme ça.

    Bref, si je vous dis tout ça c’est surtout pour vous présenter CasaOS, un logiciel open source qui vous propose de créer votre cloud à la maison. Oui, lol. N’empêche l’outil est cool puisqu’il vous permet grâce à Docker de déployer et gérer facilement tous vos usages personnels.

    [image: 0S7TuHB3UuMnhk1Vojcve0nBFMcrg4Cg.webp]

    Ainsi, vous pouvez remplacer Dropbox, eBay, Google Drive ou encore Netflix par Syncthing, Bazaar, Nextcloud ou encore Plex très facilement, sans avoir à taper une seule ligne de commande. Vous l’aurez compris, l’idée c’est justement de vous passer du cloud pour héberger à nouveau votre contenu chez vous à l’aide d’applications qui ont fait leurs preuves (j’en ai présenté la plupart sur ce site d’ailleurs).

    Avec CasaOS, vous pourrez gérer toutes vos données et vos usages depuis votre ordinateur ou votre smartphone et à terme, l’outil encore un peu jeune, vous permettra également de gérer vos scénarios domotique, de stocker les vidéos de vos caméras de surveillance ou de récupérer les infos d’un tas de matériel IoT.

    CasaOS fonctionne sous Linux, mais a surtout été testé sous Ubuntu, mais également Raspberry Pi OS Bullseye, ce qui est une bonne nouvelle si vous avez un Raspberry Pi.

    Pour l’installer, il suffit d’entrer la commande suivante dans votre terminal :

    curl -fsSL https://get.icewhale.io/casaos.sh | bash
    

    Si cela vous intéresse, une démo est disponible ici (mot de passe: casaos)

    Source : korben.info

    [image: abdd2e89-5639-4d68-b363-4a3d3b7b369d]

    [image: CasaOS-provides-a-wide-range-of-apps.png]

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    Déployé hier en MAJ auto en France.

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    C’est super, une belle avancée, malgré le fait que les extensions citées en exemple existent déjà sur FF…
    Par contre ce serait bien qu’ils planchent sérieusement afin d’apporter l’IA dans FF à l’instar de Edge et GPT4.

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    Merci, moi qui cherche un éditeur pdf.

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    => Article complet : nextinpact.com <=

    [image: 12781.jpg]

    Après les principaux systèmes de fichiers trouvés chez Microsoft, Apple et dans le monde Linux, nous nous penchons sur ZFS. Développé initialement par Sun, on le trouve dans plusieurs UNIX, quelques distributions, certaines gammes de NAS et même dans macOS pendant un temps. Ses caractéristiques sont nombreuses.

    Alors que tous les noms de systèmes de fichiers sont composés généralement d’un sigle ayant un sens, ZFS n’en a pas particulièrement. Le « Z » renvoie, selon les personnes qui en parlent, à plusieurs significations, notamment zettabyte (zettaoctet) ou comme dernière lettre de l’alphabet, soulignant l’idée qu’il serait en quelque sorte l’aboutissement de ce que l’on peut faire de mieux dans le domaine.

    Parmi tous les systèmes de fichiers déjà vus, ZFS est l’un des plus récents, avec APFS. Son développement a débuté en 2001. Il a été présenté et annoncé par Sun pour septembre 2004, mais il est arrivé six mois plus tard, intégré à Solaris, l’UNIX maison, puis dans OpenSolaris à la fin de la même année.

    Dès le départ, ses caractéristiques ont fait de ZFS un système de fichiers à part. Il pourrait techniquement être la réponse à bien des problématiques de stockage, mais son fonctionnement particulier l’a réservé à certains scénarios. Des décisions justifiées ?

    Lire notre dossier sur les systèmes de fichiers :

    • | Qu’est-ce qu’un système de fichiers ?
    • | Systèmes de fichiers : FAT12 à 32 et exFAT, conçus pour le grand public
    • | Systèmes de fichiers : NTFS et ReFS, pensés d’abord pour l’entreprise
    • | Systèmes de fichiers : de HFS et ses évolutions à APFS chez Apple
    • | Systèmes de fichiers : ext4 et Btrfs, les « frères ennemis » du monde Linux

    ZFS, un système de fichiers hors normes

    Les caractéristiques de ZFS sont peu communes. Dans les articles précédents, vous vous souvenez peut-être que l’arrivée du 64 bits avait profondément modifié les capacités des systèmes de fichiers concernés, comme dans NTFS et ext4. Dans le cas de ZFS, on parle de 128 bits.

    Techniquement, la taille maximale des volumes et des fichiers est de 16 Eo, soit 16 millions de To. Un volume peut embarquer 2⁴⁸ fichiers, soit plus de 280 millions de milliards, ce qui correspond également au nombre maximal dans un répertoire. Il n’y a virtuellement aucune limite au nombre de fichiers qu’un volume peut ainsi stocker.

    Des chiffres si élevés qu’ils ont fait dire au concepteur de ZFS, Jeff Bonwick, que « remplir en totalité un espace de stockage 128 bits consommerait, littéralement, plus d’énergie que de faire bouillir les océans ». Une phrase et une explication restées célèbres.

    Comme on peut s’en douter, ZFS gère les noms longs (255 caractères). Pensé avant tout pour le monde UNIX, il reprend les autorisations POSIX (comme ext4 et Btrfs), auxquelles il ajoute les ACL (NFSv4). La hiérarchie de ZFS est en arbre B, comme la plupart des systèmes de fichiers modernes.

    Bien que la taille des blocs soit par défaut de 128 ko, elle est en fait variable. Elle peut être adaptée selon les besoins au sein d’un même volume, que ce soit par l’administrateur ou par des processus automatisés. En cas de compression des données, elle est ainsi automatiquement activée.

    Des caractéristiques bien spécifiques

    L’approche retenue dès le départ tranche avec ce que l’on a pu voir jusqu’ici. ZFS virtualise partiellement la gestion du stockage, notamment celle des disques, ce que l’on peut rapprocher du fonctionnement des volumes logiques, que l’on retrouve par exemple dans APFS. Dans ZFS, il s’agit du Volume Manager, qui ajoute une couche d’abstraction intermédiaire entre les disques et le système de fichiers, donc avec le système d’exploitation. On parle ainsi parfois de ZFS comme d’une plateforme, car il reprend à son compte des fonctions trouvées habituellement dans le système d’exploitation lui-même.

    Ce dernier verra ainsi des volumes mis à disposition depuis le Storage Pool. C’est à l’administrateur de déterminer quels vont être les besoins de stockage pour configurer des vdev (virtual device, ou appareil virtuel), c’est-à-dire des agrégats de disques ou de partitions. Chaque vdev peut être configuré avec ou sans redondance des données (choix du niveau de RAID) et selon des critères de performances spécifiques.

    La gestion des vdev est souple, puisqu’ils peuvent être reconfigurés. On peut ainsi modifier le nombre de disques ou de partitions dans chaque vdev, augmenter ou diminuer sa capacité en ajoutant ou supprimant des disques, on peut déclarer un ou plusieurs disques en spare (redondance) dans chaque pool, etc.

    Dans la gestion de l’ensemble, on trouve deux commandes essentielles. La première, zpool s’occupe des pools (agrégats). La seconde, zfs, gère les volumes et les datasets. Par exemple, si l’on souhaite créer un agrégat « nxi » de huit disques (nommés de a à h), dont deux utilisés en redondance, la commande est la suivante :

    zpool create nxi raidz2 sd[abcdefgh]
    

    ici, raidz2 est le type de RAID choisi pour établir la redondance. Avant d’aller plus loin, il faut donc aborder la manière dont ZFS s’occupe de l’intégrité des données.

    [image: 173827.png]

    Crédits : GT-ZFS

    Intégrité des données : c’est parti

    C’est l’une des fonctions principales de ZFS : protéger l’intégrité des données. Des caractéristiques qui l’ont rendu populaire notamment auprès de certains constructeurs de NAS.

    Premièrement, ZFS fait une utilisation différente des sommes de contrôle (checksum) en SHA-256. Comme dans Btrfs, elles sont utilisées aussi bien pour les données que les métadonnées. Mais au lieu d’être stockée dans le bloc de données concerné, une somme sera stockée dans le pointeur de ce bloc (bloc parent). Ce fonctionnement est répliqué dans l’intégralité de la hiérarchie du système de fichiers.

    Ensuite, ZFS fonctionne – sans surprise cette fois – sur la base du copy-on-write. Comme nous l’avons expliqué plusieurs fois, cela signifie que les modifications sur des fichiers sont faites sur des copies de ces derniers, plutôt que sur les données originales. Ce qui signifie une augmentation de l’espace requis, mais pérennise les informations, puisqu’une opération échouée pourra être retentée ou des données pourront être restaurées.

    Ce mécanisme est à la base des clones et snapshots, exactement comme dans Btrfs. Dans ZFS, on peut virtuellement créer autant d’instantanés que l’on souhaite, puisque leur nombre maximal est égal à celui du nombre maximal de fichiers dans un volume, soit 2⁴⁸. Ce fonctionnement peut être automatisé pour que ZFS crée de lui-même des snapshots ou des clones (les premiers sont en lecture seule, les seconds permettent l’écriture) à intervalles réguliers, avec suppression ou non des anciens.

    ZFS a ses solutions RAID bien à lui

    La gestion des modes RAID dans ZFS est particulière. Plutôt que d’employer des solutions matérielles, il est conseillé de laisser faire ZFS, qui a son propre fonctionnement logiciel.

    ZFS peut utiliser les modes RAID classiques, mais on leur préfèrera RAID-Z, spécifique au système de fichiers. Semblable au RAID-5 (même schéma de parité), il tolère donc la panne d’un disque. Il dispose cependant d’un gros avantage sur son modèle : il permet d’éviter les trous d’écriture.

    • | siteStockage : c’est quoi un RAID et comment ça marche
    • | Stockage : on grimpe d’un cran avec les RAID 6, 10, 50, 60…

    Dans une configuration RAID-Z, ZFS se sert de la copie sur écriture pour ajouter les nouvelles données aux côtés des anciennes, sans réécrire sur ces dernières. En outre, tout fichier, quelle que soit sa taille, a sa propre bande (full-strip, entrelacement total). En configuration RAID-Z, la séquence habituelle lecture-modification-écriture n’est pas utile. En cas de reconstruction, ZFS parcourt les métadonnées, une opération rendue possible car système de fichiers et matrice RAID se confondent, ZFS ayant une vue intégrée des vues logique et physique. Chaque bloc de données est alors validé par sa somme de contrôle.

    Les checksums sont également utilisées pour effectuer de la « guérison automatique », quand des corruptions silencieuses de données se sont installées. Pour y remédier, ZFS compare chaque bloc lu à sa somme de contrôle. Si la réponse n’est pas bonne, le système de fichiers va lire les informations de parité correspondantes et répare les données. Une fois corrigées, elles sont envoyées au processus qui en a fait la demande.

    Pour reprendre la commande donnée plus haut en exemple, raidz2 renvoie simplement à la configuration RAID-Z2, équivalente au RAID 6. Il existe une variante Z3, tolérant la panne de trois disques au sein d’une configuration RAID. RAID-Z supporte également le striping simple (RAID 0) et le mirroring (RAID 1).

    À noter qu’une autre capacité est en cours de déploiement, après des années de travail : Raid-Z Expansion. Particulièrement attendue, elle permet d’ajouter un disque à une configuration RAID-Z déjà en place, opération impossible actuellement. Cette technologie fonctionne avec les configurations Z1, Z2 et Z3. La fonction est très récente. Elle est par exemple présente dans QuTS hero 5.1 (QNAP), sorti il y a un mois.

    Pour les personnes comprenant bien l’anglais (ou sachant lire très rapidement les sous-titres sur YouTube), la chaine Lawrence Systems avait publié plusieurs vidéos sur ZFS, dont une portant sur la configuration des pools de stockage ZFS et de ses modes RAID-Z :

    Des fonctions multiples et des caches à gogo

    Source et suite : nextinpact.com