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Discussions générales

972 Sujets 11.9k Messages

On parle de tout le reste

  • Nouveau quinquennat pour Nicolas Sarkozy

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    y faut pas lire ce truc de sarkozy ! surtout pas ! Vous risquez d’attraper un cancer aux oeils !

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    “Bonjour M. Cegedim, pourrions-nous avoir quelques explications ?”

    [image: autruche-cachant-sa-t%C3%AAte-dans-le-trou-illustration-de-l-254465129.jpg]

  • Accès illégitimes au fichier national des comptes bancaires (FICOBA)

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    @duJambon
    Ça existe déjà, dans certaines gammes de caméra chez un grand constructeur. J’ai été formé à ce type d’appareillage.
    Les policiers ont des caméra personnelles et geolocalisées, et lors d’un delit de ce type, les caméras dans la ville suivent le délinquant.
    C’est bluffant

  • Les super-riches vivent déjà dans un autre monde

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    @Raccoon j’ai connu un petit moustachu autrichien qui avait le même!

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    Dans sa bande-annonce, Toy Story 5 met en scène une tablette comme menace pour Woody et Buzz et relance le débat sur l’addiction aux écrans chez les enfants.

    [image: 1771558957545-14d45c12-5544-4b32-8d77-1f006ef8a5ea-image-resized.png]
    Dans Toy Story 5, Pixar a choisi un nouveau méchant … notre addiction aux écrans.

    Trente ans après avoir révolutionné le cinéma d’animation avec le premier long-métrage entièrement réalisé en images de synthèse, Pixar semble vouloir interroger son époque. Dans la bande-annonce de Toy Story 5, le danger ne vient plus d’un collectionneur jaloux ni d’un jouet rancunier. Il tient dans la main d’une enfant et capte toute son attention : c’est un écran.

    La bande-annonce montre Bonnie qui reçoit en cadeau de ses parents une tablette dernier cri. L’objet n’a rien d’agressif. Il parle doucement, répond aux questions, propose des jeux et des contenus facilement accessibles. Pourtant, dans la chambre, l’ambiance change. Woody, Buzz et les autres observent, impuissants, leur jeune propriétaire délaisser les jouets pour la surface lumineuse.

    Ce cinquième volet prend ainsi le contrepied des précédents films : la menace n’est plus extérieure, elle est silencieuse, omniprésente, presque banale. Les jouets ne sont pas détruits ni maltraités. Ils sont simplement… ignorés.

    La question posée par Pixar dépasse largement la fiction. À l’heure où les écrans occupent une place centrale dans la vie quotidienne, l’équilibre entre monde numérique et jeu physique est devenu un sujet de débat récurrent chez les parents, les enseignants et les spécialistes de l’enfance. Si les appareils connectés servent à apprendre, à communiquer, à se divertir, ils concentrent aussi l’attention et réduisent le temps consacré au jeu libre : celui qui se construit sans interface.

    Ce qui frappe dans la bande-annonce, c’est moins la diabolisation de la technologie que le sentiment d’obsolescence. Woody, personnage emblématique d’une autre époque, apparaît marqué par le temps. Autour de lui, les jouets semblent représenter un mode d’enfance plus lent, plus tangible, face à une modernité instantanée.

    La saga Toy Story a toujours parlé du passage du temps, de la croissance, du moment où l’on cesse de jouer. Ce nouvel opus semble déplacer la question : et si ce n’était plus l’âge qui éloignait les enfants de leurs jouets, mais la concurrence permanente des écrans ?

    Le film, attendu en salles le 17 juin 2026, dira si cette opposition est frontale ou nuancée. Une chose est sûre : rarement la menace n’aura été à la fois discrète et si familière.

    Source: https://www.huffingtonpost.fr/culture/video/toy-story-5-s-attaque-a-un-probleme-tout-a-fait-actuel-l-addiction-aux-ecrans_260646.html

    La fin d’une époque.

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    Bande de petits cochons !

  • On met ça là, hein?! Comme ça on encombre pas ailleurs...

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    Signée.

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    [image: plastique-4.webp]

    Des chercheurs alertent sur la multiplication des pratiques domestiques néfastes : « Ce sera un problème croissant » Dans de nombreuses régions à faible revenu du monde, un comportement inquiétant se développe, préoccupant scientifiques et experts en santé publique. Face à la raréfaction des combustibles abordables pour cuisiner et chauffer les foyers, de plus en plus de personnes brûlent du plastique, mettant gravement en danger leur santé.

    Ce qui se passe

    [image: climat-1024x583.webp]

    Phys.org a récemment publié un rapport basé sur une étude de l’Université Curtin, parue dans Nature Cities, qui détaille l’utilisation du plastique comme source de combustible. Les chercheurs appellent à des mesures immédiates pour enrayer ce phénomène dangereux.

    L’étude a porté sur des communautés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, où de nombreux ménages à faibles revenus ne peuvent se permettre d’acheter des sources d’énergie plus propres comme l’électricité, le gaz ou même le bois.

    En revanche, le plastique est largement accessible, car les déchets plastiques sont omniprésents dans ces régions. Par exemple, 13 % des ménages nigérians ont déclaré utiliser les déchets comme combustible pour cuisiner.

    Pourquoi brûler du plastique est-il si nocif ?

    [image: plastique-2-1024x600.webp]

    La combustion du plastique libère des substances chimiques toxiques telles que les dioxines, les furanes et les métaux lourds. Ces polluants présentent de graves risques pour la santé, provoquant notamment des maladies pulmonaires, explique Bishal Bharadwaj, chercheur principal de l’étude.

    En outre, ces substances ne se limitent pas à l’air : elles contaminent également le sol, l’eau et les aliments. En Indonésie, des chercheurs ont trouvé des niveaux dangereux de toxines dans des échantillons de sol et de nourriture, probablement liés à la combustion de plastique.

    Le problème est d’autant plus préoccupant que la consommation mondiale de plastique ne cesse d’augmenter. Selon Bharadwaj, la situation devrait empirer : « Ce sera un problème croissant, étant donné que la consommation mondiale de plastique devrait tripler d’ici 2060 et que les inégalités vont s’aggraver avec l’urbanisation rapide et incontrôlée dans les pays en développement. »

    Que fait-on pour freiner ce comportement ?

    [image: plastique-3-1024x583.webp]

    Les chercheurs reconnaissent qu’il n’existe pas de solution simple, surtout pour les populations vivant dans la pauvreté et dépourvues d’alternatives abordables pour cuisiner ou se chauffer.

    « De nombreux gouvernements n’abordent pas efficacement ce problème, car il se concentre souvent dans des zones marginalisées comme les bidonvilles », souligne la professeure Peta Ashworth.
    Parmi les pistes proposées figurent :

    -l’octroi de subventions pour rendre les combustibles propres accessibles aux foyers les plus modestes ;

    -une meilleure gestion des déchets pour limiter l’accumulation de plastique dans les quartiers précaires ;

    -des campagnes d’information pour sensibiliser les communautés aux dangers de la combustion du plastique ;

    -le développement de solutions de cuisson innovantes, peu coûteuses et adaptées aux contextes à faibles revenus.

    Même dans les régions où l’accès à l’énergie propre est aisé, chacun peut agir en réduisant sa consommation de plastique : privilégier les marques engagées dans l’économie circulaire, choisir des alternatives sans plastique pour les produits du quotidien, et acheter des articles d’occasion permettent de limiter l’impact environnemental.

    Source : cyclope.ovh

  • Bezos Enterre le Washington Post

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    Jeff Bezos et tous les types de son acabit, vont là où il y’a le fric et les privilèges.
    Sinon chez nous, côté info, c’est pas mieux non plus (je ne parle pas de la presse écrite) mais plutôt de la télé. C’est carrément la désorientation surtout quand on a pour simple exemple CNews qui, inutile de tourner autour du pot, on est clairement à l’extrême droite.
    Perso, pour m’informer, je fais mon propre mix.
    Dès que je le peux, je checke les médias espagnols, italiens ou anglophones pour avoir une vision globale de la chose de ce qui se passe dans le monde (je ne me fie jamais qu’à une seule source, comme le font trop de gens).
    Sinon règle d’or pour ma part, je ne touche jamais aux réseaux associaux pour l’actu, le niz des zazins en tous genre.

  • Meta laisse passer la propagande « nationaliste blanche » de l’ICE

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    Le passage des républicains au pouvoir a carrément sali la réputation déjà très mauvaise des États-Unis.
    Le pays a encore gagné des points dans le classement des nations les plus détestées au monde.
    On est même plus, dans ce cas, à choisir entre la peste et le choléra (le pays est à un fil d’une guerre civile).

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    @michmich a dit dans Les talibans légalisent l’esclavage et instaurent des “castes médiévales” :

    c’est le départ des américains qui a permis cela, pas leur arrivée.

    C’est le départ et la façon d’arriver, ce me semble

  • Vos questions aux oracles de l’IA

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    Ben on a déjà “jaipéter”.

    undefined Je ne suis déjà plus là

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    @Ern-Dorr oui je suis d’accord, c’était justement ma remarque, les parents qui laisse leur ados dehors a 12-13 ans a 23h ne feront rien de plus dans l’education de leurs enfants.

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    Ca va pas être facile, mais comme la mobilisation du peuple se renforce, sait-on jamais. En plus ces hypocrites utilisent une main d’oeuvre immigrée, comme il se doit pour gagner un peu plus de fric.
    Alors, intérêts financiers ou soutien à DJ ?
    J’espère qu’ils comprendrons qu’ils risquent de se retrouver dans une impasse.
    Peu probable, mais je garde mon optimisme habituel.

  • L'affaire Nicolas Guillou, ou quand Washington bascule votre vie en mode 404

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    La « mort numérique » du juge Guillou a fait voler en éclats le mythe de la souveraineté européenne : nous sommes à la merci technologique des États-Unis. Le constat de dépendance acté – maintenant, on fait quoi ?

    Imaginez : du jour au lendemain, vos e-mails sont inaccessibles, vos cartes bancaires bloquées sans explication, et vos réservations en ligne effacées. Ce cauchemar est le quotidien de Nicolas Guillou, juge français à la Cour pénale internationale (CPI). Depuis août 2025, sanctionné par Washington, il vit une « mort numérique » : ses comptes Airbnb, Amazon et PayPal ont été fermés et ses cartes Visa et Mastercard désactivées. L’absurdité va jusqu’à l’intime : chez lui, même son assistant vocal Alexa a cessé de lui parler.

    Parce que la CPI a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien et son ministre de la Défense, six juges et trois procureurs voient leurs vies empêchées par une décision unilatérale des États-Unis. Une sanction appliquée avec zèle non seulement par les géants de la Tech, mais aussi par les banques européennes qui, craignant de perdre l’accès au marché américain, préfèrent sacrifier leurs propres clients.

    La résistance s’organise

    Le constat est alarmant : 80 % des données du secteur public européen reposent sur des clouds américains, soumis au Cloud Act, permettant à Washington d’y accéder légalement. Si la CPI a fini par quitter Microsoft pour l’allemand OpenDesk, ce n’est qu’un premier pas.

    Face à cette menace, la résistance s’organise enfin. Le 20 janvier 2026, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, une soirée intitulée « Résilience numérique européenne » a réuni chercheurs et activistes sous l’égide du CNRS et de la Fondation Inria. Le message est clair : l’Europe doit arrêter de subir. « L’Europe est le berceau des standards ouverts », a martelé Henri Verdier, directeur de la Fondation Inria, refusant la course perdue d’avance aux data centers face aux dollars américains – comme le rapporte le compte rendu détaillé du journal suisse Le Temps.

    Les alternatives concrètes émergent. Au-delà des 300 solutions de cybersécurité identifiées fin 2025 par le CESIN et Hexatrust, de nouveaux outils « communs » voient le jour. C’est le cas de Panoramax, une alternative libre à Google Street View portée par l’IGN, ou du projet OpenPortability, un « GPS du web social » permettant de naviguer entre X, BlueSky et Mastodon.

    Construire un « stack d’émancipation »

    La Gendarmerie nationale a fait figure de pionnière avec sa bascule Linux GendBuntu, opérée au début des années 2010. Quant à la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), elle vient de resigner pour trois ans avec Palantir, en attendant qu’une offre souveraine émerge pour remplacer l’Américain à la suite de l’appel d’offres lancé en 2022.

    Pour Tariq Krim, figure de la Tech française, le diagnostic est sans appel : « Linux et le Web ont été inventés en Europe. Et pourtant, en 2025, nous vivons dans la terreur qu’un président américain limite l’accès à nos propres services numériques. » Cette dépendance vient d’une erreur majeure : avoir réduit le cloud à de simples serveurs alors qu’il est avant tout du logiciel.

    En renonçant à produire ces briques technologiques maîtrisées, l’Europe s’est privée de ce que Krim appelle, dans une récente tribune, la « stack d’émancipation » (la stack est, en langage informatique, une pile de technologies fonctionnant ensemble). Face à la « dénumérisation » qui nous guette, selon l’entrepreneur, la souveraineté ne viendra pas de grands programmes complexes, mais de la reconstruction de cette base : « du logiciel, de l’open source, de l’interopérabilité et des gens qui les mettent en œuvre ». « La technologie ne se décrète pas, dit-il, elle se construit. »

    Source : ladn.eu

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    Merci pour cet article intéressant @Pluton9 et en plus, avec une mise en page soignée 👍

    Ça m’a donné envie de le lire 😉

    Les tensions montent…

  • Presse tech : Ebra rachète Clubic, qui rejoint FrAndroid et Numerama

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    Last man standing

    [image: clubic.png]

    Lui même propriété du groupe de presse Ebra, l’éditeur de FrAndroid et de Numerama vient de boucler l’acquisition du média en ligne Clubic, jusqu’ici indépendant. Le paysage de la presse tech francophone se retrouve désormais concentré autour de quelques groupes média, autour duquel gravite une poignée d’indépendants.

    Clubic, vétéran de la presse informatique en ligne, change à nouveau de mains. Le site, édité par une structure indépendante (Clubic SAS) depuis qu’il a quitté le giron du groupe M6 en 2018, est racheté par le groupe de presse quotidienne régionale Ebra (propriété du Crédit Mutuel), qui renforce ainsi son portefeuille de marques tournées vers la tech. Ebra a en effet déjà racheté en 2022 la société Humanoid, née du succès de FrAndroid.

    Complémentarité entre les marques

    Dans un communiqué (.pdf) du 22 janvier, Ebra annonce donc l’acquisition de Clubic, saluant l’arrivée d’une « marque historique et incontournable du web français ». Fort de la contribution de ce nouvel entrant, le groupe revendique désormais une audience de près de 10 millions de visiteurs uniques pour sa filiale Humanoid, qui lui confèrerait le statut de « premier groupe médias tech et numérique en France », selon les chiffres d’audience mesurés par Médiamétrie en novembre 2025.

    Pour Ebra, Clubic vient compléter efficacement l’éventail déjà adressé par les marques d’Humanoid, en apportant une « expertise » sur les thématiques informatique et logicielles ainsi que sur les services en ligne, là où FrAndroid se veut « la référence des tests et guides d’achat », et Numerama le média « qui anticipe l’avenir ».

    Cette complémentarité, et la consolidation des audiences qui en résulte, confère à Humanoid « une offre publicitaire intégrée capable de proposer aux marques des dispositifs d’envergure, alliant prescription et performance sur l’ensemble du parcours d’achat », estiment ses cofondateurs.

    D’un point de vue plus opérationnel, les actuels dirigeants de Clubic, Florent Maitre et Philippe Favier du Noyer, assurent que le média restera piloté par la même équipe, dans des conditions de fonctionnement similaires à l’existant. « Chaque média conservera son identité et son approche éditoriale », promettent-ils, tout en expliquant que Clubic profitera des compétences déjà développées par Humanoid autour de la vidéo et des usages sociaux. « Notre objectif est clair : s’appuyer sur ce savoir-faire pour renforcer la présence de Clubic au-delà du site, sans dénaturer ce qui fait sa voix ».

    « Enfin, l’ambition sur les tests, les comparateurs et les services va clairement monter d’un cran. C’est un axe fort de notre rapprochement, à savoir enrichir et développer ces contenus, notamment dans les télécoms, les équipements et les services numériques, pour rester au plus près de vos besoins réels. », écrivent-ils encore.

    Massifier les audiences face aux risques de marché

    Cette logique de recommandation de services ou de « bons plans », monétisée grâce à des systèmes d’affiliation (le média est rétribué à la commission quand un internaute achète un produit par l’intermédiaire d’une de ses publications), est historiquement l’un des piliers économiques de Clubic, aux côtés des formes plus traditionnelles de publicité (bannières, habillages, articles sponsorisés).

    Clubic avait repris son indépendance en 2018 à l’occasion d’un rachat orchestré par deux cadres du site et deux des cofondateurs qui l’avaient vendu à M6 dix ans plus tôt.

    Article complet en accès libre : next.ink

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    [image: johan-helsingius-anonymiseur-internet-1.png]

    Imaginez un monde sans Google, sans Facebook, où pour se connecter, il faut débrancher le téléphone et écouter la symphonie stridente d’un modem 56k. Nous sommes en 1992… Quelque part à Helsinki, dans une cave mal ventilée, un ingénieur finlandais s’apprête à lancer un petit script Perl qui va faire trembler la planète entière. Johan Helsingius, ou “Julf” pour les intimes, vient de créer le premier grand service d’anonymat du Web : anon.penet.fi.

    J’ai toujours eu une fascination pour ces pionniers qui ont bâti le Web avec trois bouts de ficelle et Julf est l’archétype du héros cypherpunk. Ce type, qui a étudié la musique avant de devenir un pilier du réseau, a notamment fondé EUnet Finlande, le premier FAI commercial du pays. Et tenez-vous bien, c’est lui qui a aussi aidé à tirer les premiers câbles pour connecter l’Union Soviétique à Internet. Rien que ça !

    [image: johan-helsingius-anonymiseur-internet-2.png]

    En 1992, alors qu’il traîne sur les newsgroups Usenet (l’ancêtre de Reddit ^^), une discussion éclate : doit-on obligatoirement signer ses messages de son vrai nom ? Pour Julf, c’est un “non” ferme et définitive, alors plutôt que de débattre pendant des heures, il fait ce que tout bon hacker fait et il code une solution. Il lance son serveur en octobre 1992 et c’est ce qu’on appelle un “remailer de type 0”.

    Concrètement, vous envoyez un mail à “[email protected]”, le serveur efface votre nom et votre IP, vous attribue un pseudo genre “an1234” et transfère le message. Et voilà, le tour est joué !

    Et la vraie révolution, c’est surtout que ça marchait dans les deux sens… Ainsi, si on répondait à “an1234”, le serveur renvoyait le courrier dans votre vraie boîte. C’était la première fois qu’on pouvait avoir une conversation suivie tout en restant un fantôme.

    [image: johan-helsingius-anonymiseur-internet-3.png]
    – Le genre de bécane qui faisait tourner le monde en 93

    Le succès de son service a été immédiat et assez violent. En quelques mois, le petit serveur gérait plus de 10 000 messages par jour. Et au moment de sa fermeture, on comptait pas moins de 700 000 comptes enregistrés. C’est énorme pour l’époque ! On y trouvait des gens qui voulaient juste discuter tranquillement, mais aussi des victimes de violences conjugales, des groupes de soutien et des lanceurs d’alerte.

    Perso, je trouve ça dingue quand on y repense. Et c’est là que les emmerdes arrivent car parmi les utilisateurs les plus actifs, on trouvait les critiques de l’Église de Scientologie. En 1995, la secte contre-attaque avec l’affaire “Miss Blood”. Ils affirment qu’un utilisateur (identifié sous le pseudo “-AB-”) a volé des fichiers secrets. Ils mettent alors Interpol et la police finlandaise dans la boucle et les flics débarquent chez Julf le geek juste parce qu’une secte américaine a fait son petit caprice.

    [image: johan-helsingius-anonymiseur-internet-1.jpg]

    Car oui, le système de Julf avait une faille mortelle : c’était un système centralisé. Pour que ça marche, le serveur devait garder une table de correspondance entre les vrais mails et les pseudos donc s’il donnait la base, il grillait 700 000 personnes. Julf a tenu bon et a négocié comme un chef, acceptant de ne révéler qu’une seule identité pour sauver toutes les autres. Mais la leçon était apprise : l’anonymat centralisé ne peut pas résister à la pression légale.

    Comme si ça ne suffisait pas, la presse s’en est mêlée avec un article délirant de The Observer accusant le service d’héberger 90% de la pédopornographie mondiale. C’était techniquement impossible car le serveur avait une limite de 16 Ko par message, pile de quoi bloquer les images binaires de l’époque mais le mal était fait.

    [image: johan-helsingius-anonymiseur-internet-4.png]

    Alors le 30 août 1996, Julf annonce la fermeture. Le service s’arrête définitivement en septembre, laissant un vide immense mais pavant la voie aux outils modernes comme Tor. D’ailleurs, si vous voulez creuser le sujet, j’avais publié un guide pour créer votre relais Tor ou encore comment utiliser Tor avec Thunderbird .

    Et aujourd’hui, Julf continue de bosser dans la tech, mais son héritage le plus fort reste ces trois années folles. Alors la prochaine fois que vous utilisez un VPN ou Signal, ayez une petite pensée pour l’homme qui, seul avec son 486 dans une cave finlandaise, a offert un masque à des centaines de milliers de visages juste par principe.

    Références :

    https://en.wikipedia.org/wiki/Project_Chanology?utm_source=chatgpt.com
    https://pet3rpan.medium.com/before-bitcoin-pt-3-90s-cryptowars-e857915fab82?utm_source=chatgpt.com
    https://en.wikipedia.org/wiki/Johan_Helsingius


    – Sources : Wikipedia

    https://korben.info/johan-helsingius-anonymiseur-internet.html

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    J’ai encore mon vieux sanyo plv Z3 qui traine au bureau, je l’avais chez mes parents et m’a bien depanné pour jouer à la Xbox lorsque ma tv loewe était tombée en panne undefined
    Malgres son peu de nombre d’heures d’utilisation, ça vaut plus rien maintenant.
    Et qui plus est, je ne saurai plus où projeter…

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    [image: jonathan-james-plus-jeune-hacker-emprisonne-usa-1.png]

    En bref :
    (Résumé généré automatiquement par IA)

    – Jonathan James, alias c0mrade, est devenu à 15 ans le premier mineur condamné pour cybercriminalité aux États-Unis après avoir piraté des serveurs de la NASA et du Département de la Défense, interceptant des milliers d’e-mails et téléchargeant du code source critique.

    – Il a été assigné à résidence puis emprisonné pour avoir violé sa probation, marquant un tournant dans la manière dont la justice traite les mineurs dans le cyberespace.

    – Après avoir tenté de mener une vie normale, il s’est suicidé à 24 ans, convaincu d’être faussement accusé dans une enquête informatique ultérieure, laissant un héritage tragique et controversé dans l’histoire du hacking

    Un gamin de 15 ans qui pète les serveurs de la NASA pendant que moi, à son âge, j’en était encore à configurer mon modem 56k pour qu’il arrête de faire du bruit en pleine nuit… Jonathan James, alias c0mrade, est devenu le premier mineur emprisonné pour cybercriminalité aux États-Unis… avant, malheureusement, de se suicider à 24 ans parce qu’il pensait qu’on allait l’accuser d’un crime qu’il n’avait pas commis.

    Voici l’histoire la plus dingue et la plus tragique du hacking que vous n’avez jamais entendue.

    Jonathan Joseph James naît le 12 décembre 1983 à Pinecrest, un quartier cossu de Miami-Dade County. Son père, Robert James, bosse comme programmeur pour le comté… déjà, on sent que l’informatique, c’est de famille. Sa mère, Joanne Jurysta, tient la maison pendant que les deux frangins, Jonathan et Josh, grandissent dans un environnement de classe moyenne supérieure.

    Dès 6 ans, Jonathan passe ses journées sur l’ordinateur paternel. Au début, c’est pour jouer, évidemment. Mais très vite, le gamin comprend qu’il peut faire bien plus que lancer des jeux. Il commence à triturer, à fouiller, à comprendre comment ça marche sous le capot. Ses parents, inquiets de voir leur fils scotché à l’écran, décident alors de lui confisquer l’ordinateur quand il atteint ses 13 ans.

    [image: jonathan-james-plus-jeune-hacker-emprisonne-usa-2.png]

    Grosse erreur.

    Car Jonathan fait une fugue. Il refuse catégoriquement de rentrer à la maison tant qu’on ne lui rend pas son accès à l’informatique. J’imagine la scène avec ces parents complètement dépassés face à un ado qui préfère dormir dehors plutôt que de vivre sans son ordinateur. Bon, ils finissent par craquer, évidemment.

    C’est à cette époque que Jonathan se forge son identité de hacker. Il choisit l’alias c0mrade avec un zéro à la place du ‘o’, parce que dans les années 90, remplacer des lettres par des chiffres, c’était le summum du cool.

    Et surtout, il passe ses nuits sur les BBS et les premiers forums de hacking, à échanger avec une communauté underground qui n’a absolument rien à voir avec les script kiddies d’aujourd’hui. C’est une époque où pirater demandait de vraies compétences techniques, pas juste télécharger un exploit sur GitHub.

    L’été 1999. Jonathan a 15 ans, les cheveux longs, et une curiosité maladive pour tout ce qui ressemble à un serveur mal configuré. Entre le 23 août et le 27 octobre 1999, il va commettre une série d’intrusions qui vont faire de lui une légende du hacking… et accessoirement, le faire finir en prison.

    Pour son méfait, le gamin scanne les réseaux à la recherche de serveurs Red Hat Linux mal patchés et comme en 1999, la sécurité informatique, c’est encore le Far West, les administrateurs système pensent que mettre leur serveur derrière un firewall basique, c’est suffisant.

    Sauf que ça ne l’était pas.

    Jonathan exploite des vulnérabilités connues pour installer des backdoors c’est à dire des portes dérobées qui lui permettent de revenir à volonté sur les systèmes compromis. Mais le plus fort, c’est qu’il installe aussi des sniffers réseau, des programmes qui interceptent tout le trafic qui passe par le serveur. Mots de passe, emails, données sensibles… tout y passe.

    Sa première cible d’envergure ? BellSouth, le géant des télécoms. Puis le système informatique des écoles de Miami-Dade County. Mais c’est quand il s’attaque aux agences gouvernementales que les choses deviennent vraiment intéressantes.

    En septembre 1999, c0mrade détecte une backdoor sur un serveur situé à Dulles, en Virginie. Au lieu de passer son chemin, il décide d’aller voir de plus près. Il se connecte, installe son sniffer maison, et se rend compte qu’il vient de compromettre un serveur de la DTRA, c’est à dire la Defense Threat Reduction Agency, une division ultra-sensible du Département de la Défense qui s’occupe d’analyser les menaces NBC (nucléaires, biologiques, chimiques) contre les États-Unis.

    Pendant plusieurs semaines, Jonathan intercept plus de 3300 emails entre employés de la DTRA. Il récupère aussi des centaines d’identifiants et mots de passe, ce qui lui permet d’accéder à une dizaine d’ordinateurs militaires supplémentaires. Tout ça sans que personne ne s’en aperçoive.

    Mais le clou du spectacle, c’est son intrusion chez NASA.

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    En juin 1999, Jonathan tombe sur un serveur mal configuré à Huntsville, Alabama. Il l’infecte avec son malware habituel et découvre qu’il vient de compromettre le Marshall Space Flight Center de la NASA. Et c’est pas n’importe lequel puisque c’est celui qui développe les moteurs de fusée et les logiciels pour la Station Spatiale Internationale.

    En installant sa backdoor, c0mrade réalise qu’il peut accéder à 12 autres ordinateurs du réseau. Et là, jackpot ! Il met la main sur le code source d’un programme qui contrôle des éléments critiques de l’ISS. On parle du système de contrôle de la température et de l’humidité dans les modules habitables de la station spatiale.

    Rien que ça…

    Jonathan télécharge l’intégralité du logiciel. Valeur estimée par la NASA : 1,7 million de dollars. Mais attention, ce n’est pas un vol dans le sens classique du terme puisque le gamin ne revend rien, ne détruit rien, ne modifie rien. Il copie, point. Sa philosophie de grey hat hacker de l’époque c’est d’explorer sans nuire.

    Sauf que quand la NASA découvre l’intrusion, et ça devient vite la panique à bord. L’agence spatiale est obligée de couper ses serveurs pendant 21 jours pour vérifier l’intégrité de ses systèmes et colmater les failles. Coût de l’opération : 41 000 dollars de plus. Pour l’époque, c’est énorme.

    Encore une fois, on réalise à quel point la sécurité de nos infrastructures critiques tenait du miracle en 1999.

    Nous sommes le 26 janvier 2000. Jonathan vient d’avoir 16 ans depuis quelques semaines. Il est tranquillement dans sa chambre quand des agents fédéraux débarquent chez lui avec un mandat de perquisition. FBI, NASA, Département de la Défense… tout le gratin de la sécurité nationale américaine vient cueillir le gamin de Miami. Comme l’a rapporté ABC News à l’époque , l’arrestation fait sensation dans les médias.

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    Jonathan ne fait même pas semblant de nier. Plus tard, il expliquera aux enquêteurs qu’il aurait pu facilement couvrir ses traces s’il avait voulu. Mais il ne pensait pas faire quelque chose de mal. Dans sa tête d’ado, il “jouait” juste avec des ordinateurs. Il n’avait volé aucune donnée pour s’enrichir, n’avait planté aucun système, n’avait rien détruit.

    Le problème c’est que la justice américaine ne voit pas les choses du même œil.

    Le 21 septembre 2000, Jonathan James devient alors officiellement le premier mineur condamné à une peine de prison pour cybercriminalité aux États-Unis. À 16 ans, il entre dans l’histoire du droit pénal informatique. Et sa sentence est de 7 mois d’assignation à résidence, probation jusqu’à ses 18 ans, et interdiction d’utiliser un ordinateur à des fins “récréatives”.

    Mais Jonathan est un ado. Il est positif à un contrôle antidrogues (cannabis) et viole ainsi sa probation. Direction la prison fédérale de l’Alabama pour 6 mois supplémentaires. Le gamin qui piratait la NASA depuis son lit se retrouve derrière les barreaux.

    L’ironie, c’est que son cas va complètement révolutionner la législation sur la cybercriminalité juvénile. Avant Jonathan, les juges ne savaient littéralement pas comment traiter un mineur capable de compromettre des systèmes gouvernementaux. Son procès a forcé le Congrès à repenser les lois fédérales sur les crimes informatiques commis par des mineurs.

    Jonathan sort de prison en 2001. Il a 17 ans, un casier judiciaire, et une réputation sulfureuse dans le milieu du hacking et il essaie de se tenir à carreau, de mener une vie normale. Mais son passé va le rattraper de la pire des manières.

    En 2007, la chaîne de magasins TJX (TJ Maxx, Marshalls, HomeGoods) subit l’une des plus grosses fuites de données de l’histoire : 45,6 millions de numéros de cartes de crédit volés. L’enquête mène à Albert Gonzalez, un hacker de Miami qui dirigeait un réseau international de cybercriminels, selon le département de la Justice américain .

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    Source

    Mais le problème c’est qu’Albert Gonzalez et Jonathan James se connaissent. Ils évoluent dans les mêmes cercles, fréquentent les mêmes forums, habitent la même région. Alors quand le FBI épluche les connexions de Gonzalez, le nom de c0mrade ressort forcément.

    En janvier 2008, le Secret Service débarque chez Jonathan, chez son frère, chez sa copine. Ils retournent tout, confisquent ses ordinateurs, l’interrogent pendant des heures. Jonathan nie catégoriquement toute implication dans le hack TJX. Il répète qu’il n’a plus fait de hacking depuis sa sortie de prison, qu’il essaie de refaire sa vie.

    Les agents trouvent une arme à feu légalement détenue et des notes suggérant que Jonathan a déjà pensé au suicide. Mais aucune preuve de sa participation au hack TJX.

    Pourtant, l’étau se resserre. La presse s’empare de l’affaire, ressort son passé de “hacker de la NASA”. Jonathan devient paranoïaque, convaincu que le gouvernement veut faire de lui un bouc émissaire. Il sait qu’avec son casier, aucun jury ne croira en son innocence.

    Alors le 18 mai 2008, Pinecrest, Floride, Jonathan James, 24 ans, se tire une balle dans la tête sous la douche de sa salle de bain.

    Il laisse une note déchirante : “Je n’ai honnêtement, honnêtement rien à voir avec TJX. Je n’ai aucune foi dans le système de ‘justice’. Peut-être que mes actions d’aujourd’hui, et cette lettre, enverront un message plus fort au public. De toute façon, j’ai perdu le contrôle de cette situation, et c’est ma seule façon de le reprendre.”

    La suite lui donnera raison : Albert Gonzalez sera condamné à 20 ans de prison, mais aucune preuve ne sera jamais trouvée contre Jonathan James concernant l’affaire TJX.

    Ce gamin était un génie pur. Pas le genre de génie qu’on voit dans les films, mais un vrai génie technique, capable de comprendre et d’exploiter des systèmes complexes à un âge où la plupart d’entre nous découvraient à peine Internet.

    Le problème, c’est que personne n’a su canaliser ce talent. Ses parents ont essayé de le brider en lui confisquant son ordinateur. Le système judiciaire l’a traité comme un criminel ordinaire. Et la communauté du hacking de l’époque n’avait pas vraiment de garde-fous éthiques.

    Et aujourd’hui, combien de c0mrade potentiels traînent-ils sur nos serveurs Discord, nos repos GitHub, nos communautés de makers ?

    Maintenant on a des programmes de bug bounty, des certifications en cybersécurité, des bootcamps éthiques. Des voies légales pour exprimer ce genre de talent. Alors que Jonathan n’a jamais eu ces options.

    Son héritage, comme celui de Kevin Mitnick , c’est donc d’avoir forcé le monde à prendre la cybersécurité au sérieux. Après ses exploits, la NASA a complètement revu ses protocoles de sécurité, le Pentagone a investi des milliards dans la protection de ses systèmes et le Congrès a voté de nouvelles lois sur la cybercriminalité juvénile.

    Je pense que Jonathan James aurait mérité mieux que cette fin tragique. Il aurait pu devenir un expert en cybersécurité, un consultant, un formateur. Il aurait pu utiliser ses compétences pour protéger les systèmes qu’il avait appris à compromettre… C’est triste.

    A nous de faire en sorte que les prochains génies du code ne suivent pas le même chemin.


    – Sources : wikipedia

    https://korben.info/jonathan-james-plus-jeune-hacker-emprisonne-usa.html