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558 Sujets 2.5k Messages
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    C’est somptueux, un grand merci @Violence pour cette trouvaille.

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    C’est cool ! Est-ce que vous croivez qu’avec ses anti-proton on pourra faire des processeurs plus rapides, frais et qui rechargent les batteries ?
    (pardon, c’est bientôt le weekend)

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    Depuis plusieurs années, un désaccord persistant secoue la communauté des cosmologistes : l’univers semble s’étendre plus vite que prévu. Ce paradoxe, baptisé « tension de Hubble », oppose deux mesures pourtant considérées comme fiables du taux d’expansion cosmique. Une nouvelle étude avance une explication inattendue et audacieuse : et si notre galaxie était située au cœur d’un gigantesque vide cosmique ?

    La tension de Hubble, un casse-tête cosmologique

    La constante de Hubble, qui mesure le taux d’expansion de l’univers, a été introduite en 1929 par l’astronome Edwin Hubble. Elle repose sur l’observation que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance, ce qui constitue une preuve majeure de l’expansion de l’univers depuis le Big Bang. Cependant, les valeurs obtenues aujourd’hui par deux méthodes indépendantes sont en désaccord significatif, ce qui soulève une énigme connue sous le nom de « tension de Hubble ».

    D’un côté, les données du fond diffus cosmologique, obtenues par des satellites comme Planck, donnent une valeur d’environ 67 km/s/Mpc. De l’autre, les mesures plus récentes, basées sur des supernovae et des galaxies proches, indiquent un chiffre plus élevé, autour de 73 km/s/Mpc. Cette différence ne peut plus être attribuée aux erreurs expérimentales. Elle suggère un manque dans notre compréhension fondamentale de l’univers.

    Un vide géant autour de la Terre ?

    C’est dans ce contexte qu’intervient une hypothèse intrigante : notre galaxie, la Voie Lactée, serait située à l’intérieur d’un immense vide cosmique, un espace sous-dense en matière par rapport à la moyenne de l’univers. Ce vide serait d’un rayon d’environ un milliard d’années-lumière, avec une densité environ 20 % inférieure à la norme.

    Cette idée, défendue par le Dr Indranil Banik de l’Université de Portsmouth, a été présentée lors de la réunion nationale d’astronomie 2025 de la Royal Astronomical Society, à l’université de Durham. Selon lui, un tel vide modifierait localement l’expansion apparente de l’univers. La matière située en dehors du vide exercerait une attraction gravitationnelle qui accélérerait le mouvement des galaxies vers l’extérieur, donnant l’illusion que l’espace s’étend plus vite autour de nous.

    – Si nous nous trouvons dans une région dont la densité est inférieure à la moyenne, comme le point vert, la matière s’écoulerait en raison de la gravité plus forte des régions environnantes plus denses, comme l’indiquent les flèches rouges. Crédit : Moritz Haslbauer et Zarija Lukic

    Une solution locale à un problème global

    L’intérêt de cette théorie est qu’elle s’attaque à la tension de Hubble en proposant une explication « locale » : le désaccord entre les mesures ne reflèterait pas une erreur dans la physique cosmique universelle, mais une particularité de notre région de l’espace. Le Dr Banik insiste : la tension de Hubble est surtout visible dans l’univers proche. Or, plus loin dans le temps et l’espace, les observations concordent avec les prédictions du modèle cosmologique standard.

    Des indices viennent soutenir cette hypothèse. D’abord, le comptage des galaxies dans notre région indique une densité inférieure à celle observée dans d’autres zones plus éloignées. Ensuite, une signature indirecte renforce le scénario : les oscillations acoustiques baryoniques (BAO), des ondes sonores fossiles issues du Big Bang, fournissent une sorte de règle cosmique permettant de suivre l’évolution de l’expansion.

    Les mesures des BAO montrent une légère déformation dans leur relation au décalage vers le rouge — l’allongement des longueurs d’onde de la lumière dû à l’expansion de l’univers. Cette déformation est compatible avec les effets gravitationnels et cinématiques induits par un vide local. Selon les calculs présentés, un modèle intégrant un vide serait cent millions de fois plus probable que le modèle homogène standard pour expliquer ces données.

    Une idée controversée mais testable

    Reste que cette hypothèse n’est pas sans poser problème. Un vide aussi vaste et profond ne cadre pas bien avec le modèle cosmologique actuel, qui suppose une répartition homogène de la matière à grande échelle. L’existence d’un tel vide remettrait en question ce principe fondamental.

    Mais la théorie est testable. Les chercheurs prévoient de la confronter à d’autres approches, notamment l’utilisation de chronomètres cosmiques. En observant les galaxies qui ne forment plus d’étoiles, et en analysant leur lumière, il est possible d’estimer leur âge. En comparant cet âge avec leur décalage vers le rouge, les scientifiques peuvent reconstituer l’histoire de l’expansion de l’univers, indépendamment des BAO ou du fond diffus cosmologique.

    Une révolution à l’horizon ?

    Si cette hypothèse venait à se confirmer, elle apporterait une solution élégante à l’un des plus grands mystères de la cosmologie moderne, sans bouleverser la physique des premiers instants de l’univers. Elle impliquerait toutefois une conclusion déroutante : nous occuperions une position privilégiée dans le cosmos, un concept que les scientifiques ont toujours cherché à éviter. Mais dans un univers rempli de mystères, parfois, l’explication la plus simple est aussi la plus étrange.

    – Source :

    https://sciencepost.fr/et-si-la-terre-se-trouvait-dans-un-immense-vide-cosmique-une-theorie-audacieuse-pour-resoudre-le-mystere-de-lexpansion-de-lunivers/

  • [Vidéos] Sciences, zététique et plus encore...

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    David Louapre, lauréat de la Médaille de la médiation scientifique 2023 du CNRS

    Chaque mois, une nouvelle vidéo vient expliquer un concept scientifique issu de la biologie, de l’astronomie, de la physique quantique… David Louapre s’occupe ainsi de la chaîne YouTube Science Étonnante, qui compte plus de 1,3 million d’abonnés pour 110 millions de vidéos vues.
    “Je suis animé par la volonté de transmettre à la société ce que j’ai eu la chance d’apprendre pendant mes études et mes recherches”, raconte ce docteur en physique théorique diplômé de l’ENS Lyon.

    Alors qu’il travaillait dans la recherche privée chez Saint-Gobain, David Louapre a ouvert un blog, qu’il a transformé en chaîne YouTube en 2015. Il y aborde les sujets scientifiques qui le passionnent, rencontrant un vif succès en ligne. Il a ensuite publié plusieurs ouvrages de vulgarisation, dont “Mais qui a attrapé le bison de Higgs ?”. David Louapre est également directeur scientifique chez Ubisoft, où il adapte des simulations et les modèles scientifiques au monde du jeu vidéo.

  • [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore...

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    @Pollux a dit dans [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore... :

    Juste un dernier petit mot avant de vous laisser tranquille
    Je serais curieux de savoir comment, dans les années 20, ont été traités les gens, parce que pense qu’il y en a eu, qui émettaient des réserves sur ce nouveau produit miracle qu’était le radium.
    Cf le post de darkCainou un peu plus haut.

    C’est pourtant évident 😉
    si on se réfère à la crise actuelle…

    La plupart des scientifiques se sont montrés prudents, avant même l’utilisation massive, ils ont pris beaucoup de risques pour les tout premiers avec leur santé, mais rapidement ils ont mis un frein à l’utilisation débridée. Même si à l’époque cette science était très neuve (celle de la matière, les atomes etc… je ne parle pas de la radioactivité)

    Ensuite les charlatans, les scientifiques rebelles, les bonimenteurs, les entreprises ont utilisés ça en masse malgré les avertissements du corps scientifique (un peu comme Raoult et la chloroquine (qui a beaucoup tué, et les gens ont suivi leur gourou aveuglement comme pour le radium)), pour finalement sous la pression beaucoup trop tardive des états (surtout le notre 20/30 ans de retard sur le radium, toujours bien lent à réagir comme pour la crise de l’hydroxychloroquine). Il faut dire qu’il n’y avait pas les mêmes gardes fous, la science dans l’histoire de l’humanité, celle basée sur les preuves c’est assez récent.

    Heureusement, le Radium était tellement cher, les stocks mondiaux se comptaient en grammes que la plupart des entreprises qui vendait la radioactivité dans leurs produits (je parle des produits de beauté, alimentation etc…) n’en mettaient en fait pas, passé une époque.

    Dans le cas présent, les processus scientifiques ne sont plus du tout les même que y’a 120 ans, l’arnm n’est pas une nouvelle technologie découverte y’a 2 ans, il y a presque 30 ans de savoir accumulés, et ça se base sur un corpus de connaissances bien plus complètes sur l’adn et l’arn.

    Si on devait comparer au radium, se serait plus comme si on utilisait le premier vaccin ARNm dans les années 60 juste après la découverte et que posant un problème des scientifiques douteux continueraient à l’utiliser.

    L’ARNm du virus quand on attrape la covid on en est envahi complètement, rien à voir avec le vaccin et la petite dose, le risque de retro transcription est beaucoup plus important alors avec le virus, de même avec les effets secondaires.

  • Avatar : dialogue avec la science

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    Très sympa cet article.
    Hâte de voir le 3eme volet au cinoche. (Dans la semaine)

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    @patricelg Il n’a pas mis à jour le GSPS et pis c’est tout!

  • La lune, future guerre des étoiles ?

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    J’ai visionné pour la 1ère fois Ad Astra hier soir, voilà pourquoi je suis à lire tes articles sur l’espace, mon inconscient a été influencé par le film. 😉

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    Merci, j’ai mon nouveau fond d’écran. Magnifique collision.

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    :pouce:

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    Ça donne envie de passer du temps dans des observatoires astronomiques :pouce:

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    Super sujet, très intéressant. Merci @duJambon :pouce:

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    Des chercheurs canadiens ont observé un cas rare d’adoption d’un ourson par une ourse polaire qui n’est pas sa mère biologique, sachant que « seulement 13 cas ont été répertoriés en quarante-cinq ans »

    Les cas d'adoption des oursons polaires par d'autres individus sont rares (illustration).

    Une scène rare. Des chercheurs au Canada ont récemment observé un cas peu commun d’adoption par une ourse polaire d’un ourson qui n’est pas le sien, dans le nord du pays. « Seulement 13 cas [d’adoption] ont été répertoriés en quarante-cinq ans », a expliqué à l’AFP Evan Richardson, chercheur au ministère canadien de l’Environnement, qui étudie le plus grand prédateur de l’Arctique depuis vingt-cinq ans.

    En novembre, son équipe et lui ont capturé une ourse et ses deux petits de 10 et 11 mois près de Churchill, surnommée « capitale mondiale de l’ours polaire », située dans le nord de la province du Manitoba (centre du Canada). « Quand nous nous sommes approchés, nous avons remarqué que l’un des oursons portait une étiquette d’identification, et l’autre non », a-t-il affirmé, précisant que cette même femelle avait été aperçue quelques mois plus tôt avec un seul petit.

    La population d’ours polaire

    Dans cette région nordique, les chercheurs identifient les ours polaires pour pouvoir les suivre tout au long de leur vie et les étudier. Le suivi par collier GPS et les observations de Polar Bears International, un groupe de recherche sur les ours polaires, ont confirmé que la femelle en question avait gardé avec elle les deux oursons pendant plusieurs semaines. « C’est une belle histoire, s’est réjoui Evan Richardson. Ces ourses polaires sont d’excellentes mères, elles sont naturellement prédisposées à prendre soin des petits. »

    La sous-population d’ours polaires de l’ouest de la baie d’Hudson a chuté de 30 % en quelques décennies, passant d’environ 1.200 individus dans les années 1980 à 800 aujourd’hui, en raison notamment de la fonte accélérée des glaces, essentielles à leur survie. Aucune preuve ne permet toutefois de lier cette adoption aux changements climatiques, selon Evan Richardson.

    Des analyses génétiques sont en cours pour identifier la mère biologique de l’ourson adopté. « Il y a une bonne chance que nous sachions qui elle est », a précisé le scientifique. Depuis quarante-cinq ans, plus de 4.600 ours ont été identifiés dans cette région du Canada, ce qui en fait, selon lui, « la population d’ours polaires la mieux étudiée dans le monde ».

    Source : 20minutes.fr


    Au moment de cette photo en novembre, contrairement au nouveau venu, deux ours seulement portaient des colliers de suivi GPS.
    Photo : Photographie Dave Sandford


    Aperçue en mars avec un seul ourson, l’ourse polaire a été vue en novembre avec deux petits.
    Photo : Photographie Dave Sandford

    Source des images : ici.radio-canada.ca

  • Saga G Milgram

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    Une petite vidéo “podcast” comme il en a déjà fait une ou deux fois.
    C’est juste vocal et il nous fait un petit état des lieux sur ce qui est arrivé suite à la publication de sa vidéo + 2-3 autres détails.

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    Sont fous ces amerloques !!!

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    Bien que ces régions soient parmi les plus prometteuses pour la recherche de signes de vie, il est peut-être préférable de les laisser tranquilles, aussi bien les « régions spéciales » que les « régions incertaines ».

    L’agence spatiale américaine NASA et l’administration spatiale chinoise (CNSA) ont toutes deux posé des rovers d’exploration sur Mars, dans le but de comprendre si la vie pourrait exister, ou a déjà existé, sur la planète rouge, notre deuxième plus proche voisine.

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    Bien que ces missions se concentrent sur des zones intéressantes de la planète, susceptibles d’avoir abrité ou d’abriter encore une vie extraterrestre, certaines régions de Mars sont interdites d’exploration par les traités spatiaux. Ces zones, appelées « régions spéciales », ainsi que les « régions incertaines », seraient une mauvaise idée à explorer, même si elles comptent parmi les lieux les plus intéressants pour mener des recherches scientifiques sur cette planète.

    Au plus fort de la « course à l’espace » du XXe siècle, les États-Unis, l’Union soviétique et (pour une raison obscure) le Royaume-Uni ont signé le Traité de l’espace extra-atmosphérique de 1967. Ce document fondamental de l’histoire spatiale interdisait à toutes les nations signataires de revendiquer la souveraineté sur un quelconque corps céleste, d’y établir des bases militaires et d’y utiliser des armes nucléaires. (Cette dernière interdiction n’a toutefois pas empêché les États-Unis d’ explorer récemment la possibilité de bombarder la Lune avec des armes nucléaires .)

    Le traité comportait d’autres spécifications importantes. L’une des raisons pour lesquelles l’humanité est si désireuse d’explorer l’immensité obscure de l’espace réside dans la perspective fascinante d’y découvrir d’autres formes de vie. Il s’agit d’une tâche incroyablement difficile, compte tenu des distances en jeu et de la complexité de telles missions. Une des difficultés réside dans le fait que, si nous trouvions des traces de vie sur une autre planète, comme Mars , comment saurions-nous que nous n’en sommes pas à l’origine ? Un faux positif serait un véritable cauchemar, mais une autre préoccupation se pose : comment garantir que nous ne contaminons pas une planète extraterrestre avec notre propre organisme ?

    Pour ces raisons, le Traité des Nations Unies sur l’espace extra-atmosphérique comprenait une section interdisant l’exploration potentiellement dangereuse des corps du système solaire :

    « Les États parties au Traité poursuivent l’étude de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, et procèdent à leur exploration de manière à éviter toute contamination nuisible ainsi que toute modification néfaste de l’environnement terrestre résultant de l’introduction de matières extraterrestres et, le cas échéant, adoptent les mesures appropriées à cette fin. »

    Depuis, à mesure que nos connaissances sur Mars et son potentiel d’abriter la vie, ancienne et actuelle, se sont approfondies, des mesures supplémentaires ont été prises pour définir les zones explorables et interdites sur la planète. Le Comité pour la recherche spatiale (COSPAR) du Conseil international pour la science a joué un rôle essentiel dans l’élaboration de ces directives et l’identification des « régions spéciales » où tout atterrissage est proscrit.

    « Des objectifs scientifiques prioritaires, tels que la recherche de vie et la compréhension de l’environnement organique martien, pourraient être compromis si des microbes terrestres – c’est-à-dire des organismes unicellulaires procaryotes ou eucaryotes – transportés par les engins spatiaux se développent et se propagent sur Mars. C’est pourquoi des « régions spéciales » ont été définies sur Mars, où des mesures strictes de protection planétaire doivent être appliquées avant qu’un engin spatial puisse y pénétrer », a expliqué le COSPAR à la suite d’une enquête menée en 2016 à la demande de la NASA.

    « Le concept de région spéciale a été développé pour désigner les lieux où les conditions pourraient être propices à la croissance microbienne telle que nous comprenons ce processus. Il s’agit notamment de lieux suffisamment chauds et humides pour accueillir des microbes susceptibles d’être transportés par des engins spatiaux depuis la Terre . »

    La définition d’une « région spéciale » inclut les lieux où l’on considère qu’ils présentent un fort potentiel d’existence de vie martienne actuelle.

    En pratique, aucun endroit de la planète rouge accessible aux missions actuelles ne répond à ces critères. Cependant, certaines zones, dites « régions incertaines », pourraient être qualifiées de régions spéciales après des études plus approfondies. Parmi elles figurent les linéaments de pente récurrents (RSL), ces fines traînées sombres qui apparaissent de façon saisonnière sur Mars. On a d’abord pensé qu’il s’agissait de traces d’eau liquide, mais des recherches plus récentes suggèrent qu’elles se sont formées par des écoulements secs et granulaires. Plus récemment encore, des océans d’eau ont potentiellement été identifiés sous la surface de la planète . Mais situés entre 11,5 et 20 kilomètres de profondeur, ils sont inaccessibles à toutes les missions futures et difficiles à contaminer sans une opération de forage à grande échelle, digne de la science-fiction.

    On note également cette année l’annonce de la découverte, par le rover martien Perseverance, de possibles biosignatures sur la formation rocheuse Bright Angel, près des chutes Cheyava. Outre l’élimination de toutes les autres explications, l’équipe doit écarter toute contamination potentielle d’origine terrestre, ce qui souligne l’importance de la protection et de la décontamination planétaires avant l’envoi de missions vers d’autres planètes et lunes de notre système solaire. Les directives suggèrent qu’avant tout atterrissage sur une autre planète, il convient d’évaluer si la zone doit être qualifiée de « spéciale » ou de « région incertaine ».

    Bien que certains souhaiteraient la suppression de ces exigences prohibitives en matière d’exploration, afin de faciliter et de réduire le coût de la recherche de vie extraterrestre, elles sont justifiées. Ce qui complexifie encore la situation, c’est que nous découvrons sans cesse que la vie est plus résistante que nous ne l’imaginions.

    « Affirmer que réduire les exigences en matière de protection planétaire ne serait pas néfaste, car la vie terrestre ne peut se développer sur Mars, peut sembler rassurant en tant qu’opinion, mais les faits sont là : nous découvrons régulièrement sur Terre des formes de vie se développant dans des conditions extrêmes similaires à celles de Mars », explique une étude récente sur le sujet. « Nous découvrons également sur Mars des conditions plus proches – même si ce n’est peut-être qu’à l’échelle microbienne – des environnements habités sur Terre, ce qui est à l’origine du concept de Régions Spéciales. »

    Outre le noble objectif de ne pas détruire la vie extraterrestre au moment même où nous la découvrons, la principale préoccupation est que nous ne pourrions pas être sûrs d’avoir trouvé une vie extraterrestre du tout.

    « Préconiser un assouplissement injustifié des contrôles de la charge biologique revient à négliger la détection de la vie et la prévention de la contamination lors de l’exploration robotique de Mars », conclut l’article. « Une telle approche est contre-productive et ne contribue en rien à l’exploration humaine future. Agir ainsi sans une compréhension éclairée des coûts réels et des risques encourus serait faire preuve d’ignorance et d’irresponsabilité. »

    Pour ces raisons, il serait peut-être préférable de laisser ces « régions particulières » tranquilles, si toutefois nous identifions des candidates. Du moins jusqu’à ce que nous soyons certains que la vie terrestre résistante ne puisse pas survivre au voyage vers notre voisine.

    Source: https://www.iflscience.com/the-special-regions-on-mars-where-it-is-forbidden-to-explore-for-good-reason-81791

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    Je connaissais ces éclairs sous le nom de sylphes rouges. Magnifique

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    Dans cinq ans, l’ISS tirera sa révérence, laissant derrière elle plus de deux décennies de science et de coopération internationale. Mais l’orbite basse ne restera pas vide bien longtemps : une nouvelle génération de stations privées s’apprête déjà à prendre le relais. Leur nom : Axiom, Orbital Reef, Starlab et Haven. (Tiangong est déjà en orbite)

    l’emblématique Station spatiale internationale (ISS) viendra s’abîmer au point Nemo au cœur de l’océan Pacifique. Il s’agit de l’endroit le plus reculé de toutes terres, où les stations Skylab et Mir se sont déjà abîmées.

    Même si cet événement mettra fin à une période de coopération internationale sans précédent, il ne sonnera pas pour autant le glas de la présence humaine en orbite basse. En effet, la Chine possède déjà sa propre station, Tiangong, et plusieurs entreprises développent activement leurs propres alternatives.

    D’ailleurs, comme l’a souligné le futur administrateur de la NASA, Jared Isaacman, il est crucial d’accélérer ces efforts, car nous nous dirigeons vers une privatisation massive de l’orbite. Des États, des instituts de recherche et des entreprises loueront des espaces à bord de ces nouvelles stations, marquant ainsi une étape inédite dans la conquête spatiale.

    Axiom

    La société Axiom Space prépare la première station spatiale qui sera entièrement privée, appelée à prendre le relais de l’ISS lorsque celle-ci sera mise hors service. Son premier module, le Payload Power and Thermal Module (PPTM), est en phase finale d’assemblage et doit décoller au plus tôt fin 2027. Il s’amarrera d’abord à l’ISS avant de s’en détacher pour voler en autonomie.

    Pensée comme une plateforme commerciale polyvalente, Axiom Station accueillera de la recherche, des activités industrielles en orbite et même du tourisme spatial. Les premiers éléments incluront des habitats, des laboratoires, une écoutille dédiée aux sorties extravéhiculaires et un vaste dôme d’observation. L’ensemble repose sur des technologies déjà éprouvées, avec des partenaires industriels comme Thales Alenia Space et Collins Aerospace.

    Le projet est financé par des investisseurs privés et par plusieurs contrats avec la NASA, tandis qu’Axiom revendique déjà des clients internationaux prêts à mener expériences et missions à bord.

    Orbital Reef

    Porté par l’entreprise de Jeff Bezos, Blue Origin, et Sierra Space, Orbital Reef est décrite comme une station spatiale commerciale polyvalente. L’avant-poste pourra accueillir jusqu’à dix personnes et servir de plateforme pour la recherche, la production en microgravité et, à terme, le tourisme spatial.

    La station reposera sur deux types de modules : les habitats gonflables LIFE de Sierra Space, qui offriront des espaces de vie et de travail extensibles (laboratoires, zones robotiques, infirmerie, serre expérimentale), et les modules rigides fournis par Blue Origin, qui apportera aussi les systèmes de puissance, un remorqueur spatial et les lancements via sa fusée New Glenn. D’autres partenaires vont compléter l’écosystème, dont Boeing pour les systèmes d’amarrage, Redwire pour les charges utiles et Amazon Web Services (AWS), Bezos oblige, pour l’infrastructure informatique.

    Le programme a déjà franchi plusieurs étapes importantes, notamment la System Definition Review de la NASA à l’été 2025 et divers tests des habitats gonflables. En revanche, sa revue de conception préliminaire progresse plus lentement que celle de certains concurrents. L’assemblage complet est dorénavant prévu pour le début des années 2030.

    Starlab

    Starlab, développé par la coentreprise Starlab Space, qui comprend Voyager Technologies et Airbus, se pose comme l’une des principales stations appelées à prendre le relais de l’ISS après 2030. Objectif : assurer une continuité scientifique sans interruption lorsque l’actuelle station sera mise hors service.

    Contrairement à ses rivales modulaires, Starlab arrivera en orbite en une seule pièce. Le cœur de l’avant-poste sera un vaste module habitable de 8 mètres de diamètre, offrant plusieurs niveaux dédiés aux expériences et à la vie quotidienne. Elle abritera une serre centrale et de larges hublots d’observation.

    Un module de service fournira jusqu’à 60 kW d’énergie, la propulsion, un bras robotique et des ports d’amarrage compatibles avec la prochaine génération de vaisseaux, dont Starship. Le projet bénéficie d’un soutien important : plus de 217 millions de dollars de la NASA, complétés par un financement de l’ESA. Et des cadors travaillent aussi dessus : Hilton participe à l’aménagement des quartiers d’équipage et Northrop Grumman assurera le ravitaillement via Cygnus.

    Starlab a validé sa revue de conception préliminaire en mars 2025 et vise désormais la revue critique pour une mise en service prévue pour la fin de la décennie. La station promet d’accueillir plus de 400 expériences par an pour des agences, des laboratoires pharmaceutiques ou des clients commerciaux, tout en ouvrant ses portes au tourisme spatial.

    Haven

    Avec Haven-1, la startup américaine Vast entend prendre tout le monde de vitesse. Ce petit avant-poste orbital, dont le lancement est prévu en 2026 à bord d’une fusée Falcon 9, est censée devenir la première station spatiale entièrement privée à voler avant même l’arrivée des grands concurrents post-ISS.

    Haven-1 est un module unique : un cylindre de 3,5 mètres de diamètre pour 7 mètres de long, offrant 140 mètres cube d’espace pressurisé. L’intérieur est organisé en quatre zones reliées entre elles, dédiées aux expériences scientifiques, aux quartiers d’équipage, aux systèmes de survie et abritant un hublot panoramique. Alimentée par plus de 20 kW de panneaux solaires, la station pourra accueillir des équipages de quatre personnes pour des séjours de 30 à 90 jours, grâce à l’amarrage des capsules Dragon et aux communications Starlink.

    Fondée en 2021 par l’ancien président de SpaceX Jed McCaleb, Vast autofinance une grande partie du programme grâce à plus de 200 millions de dollars levés. Ses revenus reposeront sur la recherche en microgravité, les vols privés et les missions gouvernementales. Une version élargie, Haven-2, doit suivre à partir de 2028 pour former une station modulaire.

    Source: https://www.presse-citron.net/apres-iss-prepare-voici-4-stations-spatiales-orbiteront-bientot-dessus-tetes/

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    Sous les lumières blanches d’un laboratoire, un assistant de recherche tend son avant-bras puis renverse délicatement un récipient grillagé sur sa peau pour permettre à une masse grouillante de punaises de lit de se nourrir de son sang.

    Cette équipe de chercheurs de l’Université des sciences de Malaisie (USM) de la région de Penang (nord-ouest) a découvert que les punaises de lit tropicales peuvent conserver l’ADN humain jusqu’à 45 jours après avoir sucé le sang de leur proies.

    Dans un laboratoire de l’Ecole des sciences biologiques de l’USM, M. Hafiz et une chercheuse post-doctorante, Lim Li, ont passé près de cinq ans à étudier les punaises de lit tropicales Cimex hemipterus.

    Elles sont élevées dans de simples récipients placés sous une paillasse de laboratoire, chacun enveloppé dans du plastique noir pour simuler les conditions que les puces de lit recherchent.

    Par une température du laboratoire maintenue entre 23 et 24 degrés, les insectes aspirent de 1,5 à 5,3 microlitres de sang à chaque repas, une «quantité inférieure à une goutte», explique M. Hafiz.

    D’après les chercheurs, l’ADN extrait du sang humain consommé par les punaises de lit peut permettre de retrouver un «profil phénotypique» de base, autrement dit les caractéristiques observables d’une personne, ainsi que son sexe jusqu’à 45 jours plus tard.

    En utilisant les marqueurs STR (répétition courte en tandem) et SNP (polymorphisme mononucléotidique) - des séquences d’ADN spécifiques extraites du sang -, les chercheurs peuvent déterminer le sexe, la couleur des yeux, des cheveux et de la peau des suspects potentiels.

    L’étude intitulée «Profilage humain à partir de l’analyse STR et SNP de la punaise de lit tropicale, Cimex hemipterus», a été publiée dans la revue scientifique Nature il y a deux ans. Il s’agissait de la première utilisation médico-légale documentée impliquant cet insecte.

    «Cela ne donne aux enquêteurs qu’un délai de 45 jours pour utiliser les punaises de lit comme preuve, et seulement si l’on en trouve sur les lieux du crime», souligne M. Hafiz.

    Source: https://www.watson.ch/fr/international/animaux/720031895-ils-transforment-les-punaises-de-lit-en-redoutables-detectives

    Titre du prochain polar: Les punaises de lit piquent toujours deux fois

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    L’enjeu de l’utilisation des terres rares est crucial : industriel, technologique, géopolitique, économique, environnemental et sanitaire. Le CNRS a lancé une initiative pour établir l’état des connaissances scientifiques sur leur utilisation, les possibilités d’usages plus sobres, leur recyclage ainsi que de l’amélioration de leurs modes d’extraction.

    Les « éléments de terres rares » (ETR), ou plus couramment nommés terres rares, sont quasiment partout dans nos appareils technologiques, du smartphone aux avions en passant par les voitures électriques mais surtout les éoliennes offshore.

    Plus précisément, on les retrouve dans les aimants permanents des écouteurs intra-auriculaires, des véhicules électriques et des éoliennes offshore ou dans les poudres de polissage pour les verres optiques (lentilles, écrans plats, smartphones, etc.) ou les semi-conducteurs. Mais aussi dans les anodes des batteries NiMH utilisées dans les voitures hybrides ou les matériaux luminescents utilisés pour les LED de lumières blanches. D’autres usages existent aussi, même s’ils sont plus faibles : dans certains verres, dans les agents de contraste pour l’imagerie médicale ou comme catalyseurs dans l’industrie chimique.

    L’accès à ces matériaux est rendu de plus en plus compliqué par les tensions géopolitiques, les enjeux commerciaux internationaux et même des négociations en temps de guerre.

    Le CNRS a décidé de lancer une initiative pour faire le tour des connaissances scientifiques sur ces matériaux, de leurs usages, des éventuelles façons de s’en passer ou du moins de les utiliser en quantité réduite ou de les recycler. Le centre de recherche publie ainsi un document de 84 pages sur le sujet [PDF] mobilisant une équipe de 14 expertes et experts principaux aussi bien chimistes que géologues, écotoxicologues, philosophes, sociologues, juristes ou physiciens.

    Des réserves surtout situées en Chine et au Brésil

    Ils y rappellent d’abord que ces 17 éléments chimiques sont des matériaux stratégiques et critiques, mais la plupart sont relativement abondants dans la croûte terrestre. Seul le scandium ne se trouve pas avec les autres ETR dans les environnements géologiques. « Il représente donc des ressources et des marchés distincts », expliquent les chercheurs qui l’ont exclu de leur étude.

    « En 2017, les ressources mondiales en ETR sont estimées à 478,14 millions de tonnes (Mt) “d’oxydes d’ETR équivalents” ». On parle en « oxydes d’ETR équivalents » de façon standardisée même si les ressources ne contiennent pas d’oxydes d’ETR réellement produits. Mais, sur ces 478,14 millions de tonnes, en 2025, environ 100 millions de tonnes sont des ressources réellement exploitables (appelées réserves en géologie).

    Elles sont réparties inéquitablement sur le globe avec deux pays qui concentrent les réserves : la Chine (44 %) et le Brésil (21 %) :

    D’où les capacités importantes de la Chine à imposer des restrictions mais aussi de drastiquement augmenter sa production comme depuis 2019 :

    Les chercheurs expliquent que nos besoins en ressources « ne peuvent être assurés uniquement par une relance de l’extraction sur le territoire national » et proposent donc « des usages plus responsables, qui réduisent notre dépendance à des approvisionnements étrangers », avec trois pistes : réduire, recycler, extraire autrement.

    Des terres rares souvent pas indispensables mais accélératrices de performances

    Concernant la réduction de leur utilisation, les chercheurs remarquent que les terres rares ne sont souvent pas indispensables pour le fonctionnement du produit dans lequel ils sont utilisés. Elles peuvent « faire l’objet d’une substitution dans la plupart des usages mais souvent au prix de compromis sur les performances des matériaux et dispositifs ».

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