Sciences

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    C’est somptueux, un grand merci @Violence pour cette trouvaille.

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    C’est cool ! Est-ce que vous croivez qu’avec ses anti-proton on pourra faire des processeurs plus rapides, frais et qui rechargent les batteries ?
    (pardon, c’est bientôt le weekend)

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    Depuis plusieurs années, un désaccord persistant secoue la communauté des cosmologistes : l’univers semble s’étendre plus vite que prévu. Ce paradoxe, baptisé « tension de Hubble », oppose deux mesures pourtant considérées comme fiables du taux d’expansion cosmique. Une nouvelle étude avance une explication inattendue et audacieuse : et si notre galaxie était située au cœur d’un gigantesque vide cosmique ?

    La tension de Hubble, un casse-tête cosmologique

    La constante de Hubble, qui mesure le taux d’expansion de l’univers, a été introduite en 1929 par l’astronome Edwin Hubble. Elle repose sur l’observation que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance, ce qui constitue une preuve majeure de l’expansion de l’univers depuis le Big Bang. Cependant, les valeurs obtenues aujourd’hui par deux méthodes indépendantes sont en désaccord significatif, ce qui soulève une énigme connue sous le nom de « tension de Hubble ».

    D’un côté, les données du fond diffus cosmologique, obtenues par des satellites comme Planck, donnent une valeur d’environ 67 km/s/Mpc. De l’autre, les mesures plus récentes, basées sur des supernovae et des galaxies proches, indiquent un chiffre plus élevé, autour de 73 km/s/Mpc. Cette différence ne peut plus être attribuée aux erreurs expérimentales. Elle suggère un manque dans notre compréhension fondamentale de l’univers.

    Un vide géant autour de la Terre ?

    C’est dans ce contexte qu’intervient une hypothèse intrigante : notre galaxie, la Voie Lactée, serait située à l’intérieur d’un immense vide cosmique, un espace sous-dense en matière par rapport à la moyenne de l’univers. Ce vide serait d’un rayon d’environ un milliard d’années-lumière, avec une densité environ 20 % inférieure à la norme.

    Cette idée, défendue par le Dr Indranil Banik de l’Université de Portsmouth, a été présentée lors de la réunion nationale d’astronomie 2025 de la Royal Astronomical Society, à l’université de Durham. Selon lui, un tel vide modifierait localement l’expansion apparente de l’univers. La matière située en dehors du vide exercerait une attraction gravitationnelle qui accélérerait le mouvement des galaxies vers l’extérieur, donnant l’illusion que l’espace s’étend plus vite autour de nous.

    – Si nous nous trouvons dans une région dont la densité est inférieure à la moyenne, comme le point vert, la matière s’écoulerait en raison de la gravité plus forte des régions environnantes plus denses, comme l’indiquent les flèches rouges. Crédit : Moritz Haslbauer et Zarija Lukic

    Une solution locale à un problème global

    L’intérêt de cette théorie est qu’elle s’attaque à la tension de Hubble en proposant une explication « locale » : le désaccord entre les mesures ne reflèterait pas une erreur dans la physique cosmique universelle, mais une particularité de notre région de l’espace. Le Dr Banik insiste : la tension de Hubble est surtout visible dans l’univers proche. Or, plus loin dans le temps et l’espace, les observations concordent avec les prédictions du modèle cosmologique standard.

    Des indices viennent soutenir cette hypothèse. D’abord, le comptage des galaxies dans notre région indique une densité inférieure à celle observée dans d’autres zones plus éloignées. Ensuite, une signature indirecte renforce le scénario : les oscillations acoustiques baryoniques (BAO), des ondes sonores fossiles issues du Big Bang, fournissent une sorte de règle cosmique permettant de suivre l’évolution de l’expansion.

    Les mesures des BAO montrent une légère déformation dans leur relation au décalage vers le rouge — l’allongement des longueurs d’onde de la lumière dû à l’expansion de l’univers. Cette déformation est compatible avec les effets gravitationnels et cinématiques induits par un vide local. Selon les calculs présentés, un modèle intégrant un vide serait cent millions de fois plus probable que le modèle homogène standard pour expliquer ces données.

    Une idée controversée mais testable

    Reste que cette hypothèse n’est pas sans poser problème. Un vide aussi vaste et profond ne cadre pas bien avec le modèle cosmologique actuel, qui suppose une répartition homogène de la matière à grande échelle. L’existence d’un tel vide remettrait en question ce principe fondamental.

    Mais la théorie est testable. Les chercheurs prévoient de la confronter à d’autres approches, notamment l’utilisation de chronomètres cosmiques. En observant les galaxies qui ne forment plus d’étoiles, et en analysant leur lumière, il est possible d’estimer leur âge. En comparant cet âge avec leur décalage vers le rouge, les scientifiques peuvent reconstituer l’histoire de l’expansion de l’univers, indépendamment des BAO ou du fond diffus cosmologique.

    Une révolution à l’horizon ?

    Si cette hypothèse venait à se confirmer, elle apporterait une solution élégante à l’un des plus grands mystères de la cosmologie moderne, sans bouleverser la physique des premiers instants de l’univers. Elle impliquerait toutefois une conclusion déroutante : nous occuperions une position privilégiée dans le cosmos, un concept que les scientifiques ont toujours cherché à éviter. Mais dans un univers rempli de mystères, parfois, l’explication la plus simple est aussi la plus étrange.

    – Source :

    https://sciencepost.fr/et-si-la-terre-se-trouvait-dans-un-immense-vide-cosmique-une-theorie-audacieuse-pour-resoudre-le-mystere-de-lexpansion-de-lunivers/

  • [Vidéos] Sciences, zététique et plus encore...

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    David Louapre, lauréat de la Médaille de la médiation scientifique 2023 du CNRS

    Chaque mois, une nouvelle vidéo vient expliquer un concept scientifique issu de la biologie, de l’astronomie, de la physique quantique… David Louapre s’occupe ainsi de la chaîne YouTube Science Étonnante, qui compte plus de 1,3 million d’abonnés pour 110 millions de vidéos vues.
    “Je suis animé par la volonté de transmettre à la société ce que j’ai eu la chance d’apprendre pendant mes études et mes recherches”, raconte ce docteur en physique théorique diplômé de l’ENS Lyon.

    Alors qu’il travaillait dans la recherche privée chez Saint-Gobain, David Louapre a ouvert un blog, qu’il a transformé en chaîne YouTube en 2015. Il y aborde les sujets scientifiques qui le passionnent, rencontrant un vif succès en ligne. Il a ensuite publié plusieurs ouvrages de vulgarisation, dont “Mais qui a attrapé le bison de Higgs ?”. David Louapre est également directeur scientifique chez Ubisoft, où il adapte des simulations et les modèles scientifiques au monde du jeu vidéo.

  • [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore...

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    @Pollux a dit dans [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore... :

    Juste un dernier petit mot avant de vous laisser tranquille
    Je serais curieux de savoir comment, dans les années 20, ont été traités les gens, parce que pense qu’il y en a eu, qui émettaient des réserves sur ce nouveau produit miracle qu’était le radium.
    Cf le post de darkCainou un peu plus haut.

    C’est pourtant évident 😉
    si on se réfère à la crise actuelle…

    La plupart des scientifiques se sont montrés prudents, avant même l’utilisation massive, ils ont pris beaucoup de risques pour les tout premiers avec leur santé, mais rapidement ils ont mis un frein à l’utilisation débridée. Même si à l’époque cette science était très neuve (celle de la matière, les atomes etc… je ne parle pas de la radioactivité)

    Ensuite les charlatans, les scientifiques rebelles, les bonimenteurs, les entreprises ont utilisés ça en masse malgré les avertissements du corps scientifique (un peu comme Raoult et la chloroquine (qui a beaucoup tué, et les gens ont suivi leur gourou aveuglement comme pour le radium)), pour finalement sous la pression beaucoup trop tardive des états (surtout le notre 20/30 ans de retard sur le radium, toujours bien lent à réagir comme pour la crise de l’hydroxychloroquine). Il faut dire qu’il n’y avait pas les mêmes gardes fous, la science dans l’histoire de l’humanité, celle basée sur les preuves c’est assez récent.

    Heureusement, le Radium était tellement cher, les stocks mondiaux se comptaient en grammes que la plupart des entreprises qui vendait la radioactivité dans leurs produits (je parle des produits de beauté, alimentation etc…) n’en mettaient en fait pas, passé une époque.

    Dans le cas présent, les processus scientifiques ne sont plus du tout les même que y’a 120 ans, l’arnm n’est pas une nouvelle technologie découverte y’a 2 ans, il y a presque 30 ans de savoir accumulés, et ça se base sur un corpus de connaissances bien plus complètes sur l’adn et l’arn.

    Si on devait comparer au radium, se serait plus comme si on utilisait le premier vaccin ARNm dans les années 60 juste après la découverte et que posant un problème des scientifiques douteux continueraient à l’utiliser.

    L’ARNm du virus quand on attrape la covid on en est envahi complètement, rien à voir avec le vaccin et la petite dose, le risque de retro transcription est beaucoup plus important alors avec le virus, de même avec les effets secondaires.

  • La lune, future guerre des étoiles ?

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    Avant le lancement d’une fusée Soyouz jeudi, quelqu’un a oublié de sécuriser une plateforme de service de 20 tonnes.

    Dommages « importants »

    Cependant, les images vidéo du site de lancement après le décollage ont révélé des dégâts importants : une grande plateforme de service semble s’être effondrée dans la fosse de combustion située sous la table de lancement. Selon une source, il s’agit d’une plateforme située sous la fusée, permettant aux techniciens d’accéder au véhicule avant le décollage. D’une masse d’environ 20 tonnes, elle n’aurait apparemment pas été arrimée avant le lancement, et la poussée du véhicule l’aurait éjectée dans la fosse de combustion. « La plateforme de lancement est fortement endommagée », a déclaré cette source.

    La Russie dispose de nombreuses bases de lancement, tant sur son territoire que dans les pays voisins, notamment le Kazakhstan, qui faisaient autrefois partie de l’Union soviétique. Cependant, le site 31 de Baïkonour est actuellement la seule base du pays configurée pour accueillir les lancements de la fusée Soyouz et de deux vaisseaux spatiaux essentiels à la Station spatiale internationale : le vaisseau cargo Progress et la capsule habitée Soyouz.

    Auparavant, ces véhicules étaient lancés depuis le site historique n° 1 du spatioport – d’où Youri Gagarine, le premier homme à avoir voyagé dans l’espace – mais ce pas de tir a récemment été désaffecté et est en cours de transformation en musée. Anatoly Zak, du site Russian Space Web , a indiqué qu’il existe d’autres pas de tir Soyouz en Russie, mais qu’aucun n’est facilement configurable pour accueillir les missions des vaisseaux Progress et Soyouz.

    Dans son communiqué, Roscosmos a indiqué que le problème serait pris en charge. « Toutes les pièces de rechange nécessaires sont disponibles pour la réparation, et les dégâts seront réparés prochainement. »

    Selon un calendrier interne, deux vaisseaux Progress doivent être lancés d’ici juillet 2027, suivis par la prochaine mission habitée Soyouz l’été prochain.

    La perte, même temporaire, du site 31 ne fera qu’accroître la pression sur SpaceX. L’entreprise exploite actuellement le seul véhicule habité opérationnel de la NASA capable d’atteindre la Station spatiale internationale, et l’agence spatiale a récemment annoncé que le Starliner de Boeing devait effectuer une mission sans équipage avant de pouvoir potentiellement transporter à nouveau des astronautes. De plus, en raison de problèmes de lanceurs, le Falcon 9 de SpaceX est actuellement le seul lanceur disponible pour assurer le lancement des missions de ravitaillement Dragon et Cygnus vers la station spatiale. SpaceX pourrait également être amenée, pendant un certain temps, à soutenir la Russie dans ses opérations.

    Source et plus: https://arstechnica.com/space/2025/11/russian-launch-pad-incident-raises-concerns-about-future-of-space-station/

    Ca existe encore le goulag ? 🙂

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    Mais c’est pas pour demain et la ligne de titre est trop longue pour rajouter ESPACE, SATURNE, ENCELADE (joke) 🙂 Je sais, y’a les tags, mais vu le délai (2056) On aura encore des nouvelles d’ici là.

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    Encelade, la lune glacée de Saturne, est actuellement le meilleur endroit pour rechercher la vie ailleurs dans le système solaire. Nous ignorons si ce monde lointain est habitable, mais plusieurs de ses caractéristiques nous rendent optimistes. De manière enthousiasmante, l’Agence spatiale européenne vient d’annoncer le lancement d’une mission unique visant à apporter une réponse définitive.

    Encelade est plus petite que notre Lune et possède une atmosphère ténue, mais sa particularité réside à l’intérieur. Sous sa croûte glacée, Encelade cache un océan liquide. Les observations de la mission Cassini l’ont non seulement prouvé, mais ont également mis en évidence une activité géothermique et une chimie intéressante. Cassini a pu réaliser ces observations grâce aux gouttelettes de cet océan projetées par des panaches au pôle Sud d’Encelade.

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    Le projet est ambitieux : une double mission solaire, comprenant un orbiteur et un atterrisseur qui seront assemblés en orbite lors de deux lancements. L’atterrisseur se posera dans la région des Rayures du Tigre, d’où s’échappent les panaches de glace. Grâce à ces geysers, nous pourrons sonder directement les profondeurs océaniques et découvrir ce qu’elles recèlent sans avoir à forer à travers les nombreux kilomètres de croûte glacée.

    « Encelade est le seul endroit où l’on peut réellement toucher l’eau de l’océan, et pour moi, c’est absolument incroyable », a déclaré le Dr Jörn Helbert , chef de la section Système solaire du Bureau de l’engagement scientifique de l’ESA, à IFLScience.

    L’intégration de cette mission dans la stratégie actuelle témoigne du sérieux de l’ESA. Compte tenu de l’alignement des orbites, la période optimale pour atteindre la surface d’Encelade sera 2052, avec un atterrisseur opérationnel pendant un mois. À ce moment-là, la lune glacée bénéficie d’un ensoleillement important (relativement parlant) et connaît moins d’éclipses. Le lancement des deux engins spatiaux n’aura donc lieu que dans les années 2040, mais les préparatifs commencent dès maintenant, la confirmation et l’adoption officielles du plan de mission devant intervenir d’ici 2034.

    Encelade est un projet passionnant, mais il est loin d’être la seule mission prévue. Parmi les sondes d’observation spatiale actuelles de l’ESA figurent Solar Orbiter , qui a fourni les premières images des pôles du Soleil ; Euclid , qui étudie l’univers sombre ; BepiColombo , en route vers Mercure ; Juice , en route vers Jupiter ; PROBA-3 , qui provoque des éclipses à la demande ; et CHEOPS, qui étudie les exoplanètes connues autour d’étoiles brillantes proches.

    Ces missions seront rejointes par d’autres sondes et télescopes. PLATO , dont le lancement est prévu l’année prochaine, et ARIEL, en 2029, augmenteront le nombre d’exoplanètes telluriques connues et apporteront des informations cruciales sur les propriétés de leur atmosphère. EnVision se rendra sur Vénus au début de la prochaine décennie et offrira l’image la plus complète que nous ayons jamais eue de la « jumelle maléfique » de la Terre.

    Pour les passionnés de comètes vierges ou d’objets interstellaires comme la comète 3I/ATLAS , la mission à suivre est Comet Interceptor , qui sera placée en orbite prête à intercepter l’un de ces objets lors de son prochain passage à proximité. L’ESA renforce également sa présence sur Mars avec le rover Rosalind Franklin, qui recherchera des biosignatures sur la planète rouge après son lancement prévu à l’automne 2028 , suite à plusieurs reports.

    « Nous allons envoyer un rover sur Mars qui forera à deux mètres de profondeur dans le sol martien, dans l’espoir de découvrir s’il existe des signes, des traces de vie. Alors, pour ceux d’entre nous qui se sont déjà demandé, en contemplant le ciel nocturne, si nous sommes seuls et s’il y a de la vie ailleurs, nous pourrions bien avoir la réponse. C’est vraiment passionnant »

    Il est également prévu d’explorer plus en profondeur l’univers. NewAthena est un observatoire de rayons X à la résolution sans précédent, dont l’approbation finale est attendue en 2027. Arrakihs étudiera l’effet de la matière noire sur les galaxies proches.

    « New Athena est l’une des missions scientifiques proposées, qui étudiera certains des phénomènes les plus énergétiques de l’univers », a déclaré l’astronaute de l’ESA Rosemary Coogan à IFLScience. « Je suis vraiment impatiente de voir ça. Je suis astronome dans l’âme. J’ai étudié les trous noirs dans le cadre de mon mémoire de maîtrise. Je pense que ce sera fantastique ! »

    Au milieu de la prochaine décennie, l’ESA lancera LISA , qui mesurera les ondes gravitationnelles émises depuis l’espace à des fréquences inédites. Ceci nous permettra d’observer des phénomènes jamais détectés auparavant, comme la collision de trous noirs supermassifs, de systèmes binaires de naines blanches, et même de planètes orbitant autour de ces systèmes. LISA mesurera indépendamment l’expansion de l’Univers, et bien d’autres choses encore.

    « C’est la première fois en plus de dix ans que je parviens à augmenter significativement le budget de la recherche scientifique. Nous l’augmentons donc de plus de 10 % au cours des trois prochaines années, en tenant compte de l’inflation. C’est un enjeu crucial, car cet argent nous permet de financer des missions d’observation de l’univers parmi les plus extraordinaires », a déclaré le Dr Josef Aschbacher, directeur général de l’ESA, à IFLScience.

    Cette stratégie a également consolidé les plans pour de nouvelles missions. La première à être sélectionnée le sera dans quelques mois, parmi trois finalistes : M-MATISSE (Mars – Magnétosphère, Atmosphère, Ionosphère et Sciences de la météorologie spatiale), Plasma Observatory et THESEUS (Transient High Energy Survey and Early Universe Surveyor).

    L’ESA a pris une position audacieuse en s’engageant dans l’exploration scientifique de pointe dans l’espace, et bien qu’il faille encore du temps pour atteindre Encelade et quelques années de plus pour que Franklin pose le pied sur Mars, la réponse à l’une des questions les plus importantes de la science – sommes-nous seuls dans l’univers ? – pourrait ne pas être si loin.

    Source: https://www.iflscience.com/were-going-to-enceladus-maybe-esas-plans-for-alien-hunting-mission-to-land-on-saturns-moon-is-a-go-81730

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    Les tempêtes et tourbillons de poussière qui parcourent constamment la surface de la planète Mars génèrent de petites décharges électriques. Elles ont été enregistrées pour la première fois par le microphone du rover américain Perseverance.

    Ce sont de «petits clacs» comparables à «ce que vous pouvez ressentir par temps sec quand vous touchez votre portière de voiture et qu’il y a un peu d’électricité statique», décrit Baptiste Chide, chercheur CNRS à l’institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse.

    Ces décharges «très faibles en énergie» sont présentes «absolument tout le temps et partout» sur Mars et leur l’impact est loin d’être négligeable, poursuit le planétologue. Leur détection a donné lieu à une étude menée par une équipe internationale et publiée dans la revue Nature, à laquelle il a participé avec d’autres scientifiques français.

    Ces décharges proviennent du frottement des minuscules grains de poussière entre eux. Ils se chargent en électrons, puis libèrent leurs charges sous forme d’arcs électriques longs de quelques centimètres, accompagnés d’ondes de choc audibles.

    Climat encore méconnu

    Sur la Terre, les tempêtes et tourbillons de poussière (“dust devils”) dans les zones désertiques génèrent aussi des champs électriques. Mais l’électrification des particules aboutit rarement à de réelles décharges.

    Sur Mars, «à cause de la pression qui est très basse et de la composition de l’atmosphère, la quantité de charges à accumuler pour générer une décharge est beaucoup plus faible», explique M. Chide.

    La confirmation de ce mécanisme, qui facilite le soulèvement des poussières, est un pas de plus dans la compréhension du climat martien, encore largement méconnu.

    C’est un peu comme le cycle de l’eau sur terre. On sait en effet que «c’est la poussière qui pilote le climat martien» avec, par exemple, une «saison des tempêtes de poussières qui va commencer d’ici à la fin de l’année», souligne le chercheur.

    En accélérant certaines réactions chimiques dans l’atmosphère, ces décharges pourraient aussi conduire à la production de substances hautement oxydantes, qui, en condensant, seraient capables de détruire les molécules organiques – éléments constitutifs de la vie – à la surface de Mars. Cela pourrait aussi expliquer la disparition étonnamment rapide du méthane, un sujet de débat scientifique depuis plusieurs années.

    Source: https://www.bluewin.ch/fr/infos/sciences-technique/sur-mars-des-temp-tes-de-poussi-re-avec-des-d-charges-lectriques-2984298.html

  • Saga G Milgram

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    @duJambon

    Ce “youtubeur” est une bouffée d’air frais, qui m’aide a vider les poubelles de la connerie ambiante. :ahah:

    Il prépare un doc sur la religion, et vu le pragmatisme du personnage ça va donner comme on disait plus jeune, mais je crains que ce soit “casse gueule” même si je sens déjà que je vais adorer.

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    a quand des singes connectés qui pedalent dans les serveurs IA §? 😊

  • Dans la jungle du home-cinéma

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    Après le Dolby vision 2, c’est au tour de FRC HDR10+ Advanced de suivre le mouvement

    Le lissage de mouvement a mauvaise réputation auprès de la plupart des cinéphiles, ainsi que de nombreux amateurs de home cinéma et créateurs de contenu. Également appelé interpolation de mouvement ou interpolation vidéo, il est présent sur quasiment tous les téléviseurs modernes. Il est censé éliminer les saccades des films et des séries télévisées tournés en 24p (24 images par seconde) ou 25p et affichés sur des téléviseurs 60 Hz ou 120 Hz. Cependant, le lissage de mouvement engendre souvent le fameux effet « soap opera » et des artefacts visuels indésirables.

    Deux nouvelles normes HDR, HDR10+ Advanced et Dolby Vision 2, ambitionnent de révolutionner notre perception du lissage des mouvements et d’aligner plus fidèlement l’interpolation de mouvement sur la vision du créateur. Cependant, il est difficile de prédire si elles y parviendront.

    FRC intelligent HDR10+ Advanced

    Aujourd’hui, Samsung a dévoilé les détails de la prochaine version du format HDR10, qui introduit six nouvelles fonctionnalités. Parmi les plus intéressantes de HDR10+ Advanced figure HDR10+ Intelligent FRC (conversion de fréquence d’images), censée améliorer la fluidité des mouvements.

    Un téléviseur doté de la fonction de lissage de mouvement analyse chaque image vidéo et tente de déterminer à quoi ressembleraient les images supplémentaires si la vidéo était diffusée à une fréquence d’images correspondant à la fréquence de rafraîchissement du téléviseur. Le téléviseur insère ensuite ces images dans la vidéo. Par exemple, un téléviseur 60 Hz avec le lissage de mouvement activé tentera de supprimer les saccades d’un film 24p en insérant des images afin que la vidéo soit diffusée comme si elle avait été filmée à 60p. Pour certains, cela paraît normal et peut rendre les mouvements, notamment les panoramiques et les zooms, plus fluides. Cependant, d’autres trouvent que les films et les séries ressemblent davantage à des feuilletons, ou donnent l’impression d’avoir été filmés avec des caméras vidéo plus rapides plutôt qu’avec des caméras argentiques. Des critiques, y compris de grands noms d’Hollywood , affirment que le lissage de mouvement paraît artificiel et s’écarte de la vision du créateur .

    la fonctionnalité Intelligent FRC adopte une approche plus nuancée du lissage de mouvement en permettant aux créateurs de contenu de définir le niveau de lissage appliqué à chaque scène Selon Forbes, . Elle est également conçue pour ajuster l’intensité de l’interpolation de mouvement en fonction de la luminosité ambiante.

    Mouvement authentique Dolby Vision 2

    La technologie Intelligent FRC de HDR10+ Advanced ressemble étrangement à la fonction Authentic Motion que Dolby a annoncée en septembre pour sa future norme HDR, Dolby Vision 2 .

    Dans son communiqué, Dolby décrit Authentic Motion comme « le premier outil de contrôle de mouvement créatif au monde permettant de rendre les scènes plus authentiquement cinématographiques, sans saccades indésirables, plan par plan ». Authentic Motion sera disponible sur les téléviseurs compatibles avec la version la plus avancée de Dolby Vision 2, appelée Dolby Vision 2 Max, et ciblera les téléviseurs haut de gamme.

    En septembre, TechRadar a rapporté qu’Authentic Motion proposerait 10 niveaux de lissage de mouvement, citant une démonstration de la fonctionnalité appliquée à une scène de la série Amazon Prime Video Paris Has Fallen, filmée à 25 images par seconde. Dans cette démonstration, la vidéo passait du niveau 5 de lissage de mouvement lors d’un travelling au niveau 3 lorsque « la caméra a commencé à s’incliner légèrement vers le bas », puis au niveau 1 « lorsque la caméra s’est stabilisée », et enfin au niveau 0 « lorsque la caméra fixe suivait la femme qui parlait ».

    Cela va-t-il fonctionner ?

    Nous ne disposons pas encore de suffisamment d’informations sur les deux normes HDR pour être convaincus que ces technologies amélioreront l’apparence des vidéos utilisant le lissage de mouvement, en particulier pour les spectateurs déjà rebutés par ce type de lissage.

    Offrir aux créateurs un contrôle accru sur le moment précis et l’intensité de l’application du lissage de mouvement pourrait éviter l’utilisation excessive de l’effet « soap opera » dans certaines scènes. Cependant, aucune norme n’a démontré que le lissage de mouvement paraîtra naturel lorsqu’il est appliqué à différentes échelles à des plans spécifiques.

    Aucune des deux normes n’aborde la question des artefacts visuels liés au lissage de mouvement, tels que les halos. Ces artefacts apparaissent lorsqu’un téléviseur peine à déterminer l’apparence de l’image intermédiaire entre deux images très différentes. Laisser aux créateurs le soin de définir des niveaux de lissage de mouvement par scène ne résout pas ce problème de manière évidente.

    Samsung a présenté à certains médias une « simulation » de ce à quoi elle souhaiterait que la technologie Intelligent FRC du HDR10+ Advanced ressemble. Cependant, une simulation est très différente du rendu réel de cette technologie sur un téléviseur compatible. Si cela vous intéresse, vous pouvez néanmoins consulter des images de ces simulations sur les sites de Forbes et Trusted Reviews .

    Une autre question cruciale concerne l’adoption et la disponibilité, non seulement pour les fabricants de téléviseurs, mais aussi pour les créateurs. Le HDR10+ a été annoncé en 2017 et est compatible avec 500 films et 16 services de streaming , selon Forbes. Dolby Vision est apparu en 2014 et, en 2020, Dolby annonçait que 900 titres de films prenaient en charge ce format [PDF] . On ignore encore l’impact que le mastering pour le HDR10+ Advanced ou les fonctionnalités de fluidification d’image de Dolby Vision 2 pourrait avoir sur les créateurs de contenu, par rapport aux normes HDR actuelles.

    La technologie HDR10+ Advanced devrait être lancée sur les téléviseurs Samsung de 2026 et être compatible avec Prime Video. La date de sortie de Dolby Vision 2 HDR n’est pas encore annoncée.

    De nombreux téléviseurs étant équipés par défaut du lissage de mouvement , les améliorations apportées à cette technologie pourraient optimiser l’expérience visuelle d’un large public. Cependant, les deux futures normes HDR ont encore un long chemin à parcourir pour que le lissage de mouvement paraisse naturel et pour convaincre les plus grands noms du cinéma .

    Source: https://arstechnica.com/gadgets/2025/11/hdr10-advanced-joins-dolby-vision-2-in-trying-to-make-you-like-motion-smoothing/

    Parce qu’il faut bien vendre pour maintenir sa fortune et pousser la croissance.

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    @Popaul a dit dans "La vengeance agit sur le cerveau comme une drogue" : l'éclairage passionnant de James Kimmel (Yale) :

    l’autre s’arrête en mode “désolé”

    C’est déjà ça, parce que tu en as, ils sont même pas désolé!

    Là, la question du coup de pelle à neige peut se poser. :ahah:

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    L’agriculture, la végétation et tout ce qui a besoin du soleil. On est vraiment une civilisation dégénérée pour s’évertuer à chercher de mauvaises solutions technologiques alors qu’un recul permet de voir qu’on a fait bien plus de mal que de bien en 200 ans de technologie débridée.

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    @Popaul a dit dans Energy Observer 3 va tester la navigation à l’ammoniaque :

    On est d’accord que les 4 panneaux verticaux peuvent se rabattre quand il y a un poil de vent.

    Ce sont des voiles, comme sur l’EO1…
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    En bref :
    (Résumé généré automatiquement par IA)

    – Une bactérie mangeuse de métal dans la boue vient de ridiculiser les milliards d’Altman et Musk en créant les premiers vrais neurones artificiels.

    – Fini les implants qui grillent vos cellules : des chercheurs inventent enfin l’électronique qui chuchote à vos neurones au lieu de leur hurler dessus.

    – Pendant que tout le monde rêve d’IA consciente, ces scientifiques viennent de créer la première machine qui dialogue vraiment avec le vivant.

    Sam Altman, Elon Musk et leurs copains courent après l’IA qui “pense” comme nous grâce notamment à des machines qui calculent plus vite que nos cerveaux, mais on n’a jamais vraiment réussi à créer des circuits électroniques qui parlent VRAIMENT à nos cellules. Enfin, jusqu’à maintenant.

    Des chercheurs de l’Université du Massachusetts viennent de publier une étude dans Nature Communications qui explique un truc assez dingue. Ils ont fabriqué des neurones artificiels qui fonctionnent exactement comme les vrais. Ce qui est fou, c’est pas qu’ils imitent le cerveau, c’est qu’ils utilisent le même langage que nos cellules.

    Leur super astuce ? Des nanofils protéiques extraits d’une bactérie qui s’appelle Geobacter sulfurreducens. C’est une bactérie qui vit dans les sédiments et les sols anaérobies (là où y’a pas d’oxygène) et elle a un super-pouvoir qui est de produire de l’électricité. Les chercheurs Shuai Fu et Jun Yao ont donc eu l’idée de prendre ces nanofils protéiques pour construire des “memristors” (une sorte de résistance à mémoire) qui fonctionnent pile-poil aux mêmes voltages que nos neurones biologiques.

    Avant, les neurones artificiels fonctionnaient donc à 0,5 volt minimum alors que les vrais neurones dans notre corps tournaient entre 70 et 130 millivolts (soit environ 0,1 volt). C’était donc comme essayer de parler anglais avec quelqu’un qui parle français en gueulant plus fort… ça marchait pas terrible.

    Du coup, grâce à cette découverte, Jun Yao et son équipe ont réussi à créer le premier composant électronique qui parle exactement la même langue électrique que nos cellules. Et pour le prouver, ils ont fait un truc de malade. Ils ont branché ces neurones artificiels sur de vraies cellules cardiaques humaines (des cardiomyocytes)… et ça a marché ! Les neurones artificiels ont détecté en temps réel les changements d’activité des cellules quand elles étaient exposées à de la noradrénaline.

    Ça ouvre ainsi la voie par exemple à des capteurs corporels qui comprennent vraiment ce que disent nos cellules, à des prothèses intelligentes qui réagissent naturellement, à des interfaces cerveau-machine qui ne forcent plus la communication…etc. Le neuromorphic computing devient enfin biocompatible.

    Bon, évidemment je vous vois venir avec vos questions sur les implants cérébraux et tout le tralala futuriste à la Elon Musk mais calmos. On en est pas encore là. Mais on vient peut-être de franchir une frontière un peu bizarre qui est celle où nos machines arrêtent d’imiter le vivant pour commencer à vraiment dialoguer avec lui.

    Et tout ça grâce à une bactérie qui bouffe du métal dans la boue sans oxygène…

    C’est beau la science, non ?

    – Sources : techxplore

    https://korben.info/neurones-artificiels-bacteries-cellules-vivantes.html

  • L'histoire d'internet selon Ars Technica

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    Les partie 2 et 3 sont maintenant disponibles en haut du topic sous la partie 1, les anciens, préparez vos mouchoirs pour la séquence nostalgie 🙂

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    Encore un article passionnant

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    La couche d’ozone se rétablit et son trou devrait complètement disparaître dans les prochaines décennies, a indiqué l’ONU mardi. Cette nouvelle optimiste serait liée, entre autres, à l’action conjuguée des nations pour limiter les polluants.

    La couche d’ozone stratosphérique filtre les rayons ultraviolets du soleil qui peuvent provoquer des cancers, altérer le système immunitaire et même endommager l’ADN des êtres vivants.

    Au milieu des années 1970, les chlorofluorocarbones (CFC), autrefois largement utilisés dans les aérosols et les réfrigérateurs, ont été identifiés comme principaux responsables de l’amincissement de la couche d’ozone, créant chaque année des “trous”, dont un particulièrement large au-dessus de l’Antarctique.

    Le Protocole de Montréal, signé en 1987, a permis d’éliminer à ce jour plus de 99% de la consommation et de la production de la plupart des produits chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone, selon l’OMM.

    Aussi la couche d’ozone devrait retrouver ses valeurs des années 1980 “d’ici le milieu de ce siècle”, indique l’organisation, qui explique que cela va réduire les risques de cataracte et de cancer de la peau, mais aussi la dégradation des écosystèmes liée à une exposition excessive aux UV.

    Source et plus: https://www.rts.ch/info/environnement/2025/article/couche-d-ozone-retablissement-prevu-succes-de-l-action-mondiale-28999618.html

    Enfin quelque chose de bien pour la planète et ses résidents.