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    C’est somptueux, un grand merci @Violence pour cette trouvaille.

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    C’est cool ! Est-ce que vous croivez qu’avec ses anti-proton on pourra faire des processeurs plus rapides, frais et qui rechargent les batteries ?
    (pardon, c’est bientôt le weekend)

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    Depuis plusieurs années, un désaccord persistant secoue la communauté des cosmologistes : l’univers semble s’étendre plus vite que prévu. Ce paradoxe, baptisé « tension de Hubble », oppose deux mesures pourtant considérées comme fiables du taux d’expansion cosmique. Une nouvelle étude avance une explication inattendue et audacieuse : et si notre galaxie était située au cœur d’un gigantesque vide cosmique ?

    La tension de Hubble, un casse-tête cosmologique

    La constante de Hubble, qui mesure le taux d’expansion de l’univers, a été introduite en 1929 par l’astronome Edwin Hubble. Elle repose sur l’observation que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance, ce qui constitue une preuve majeure de l’expansion de l’univers depuis le Big Bang. Cependant, les valeurs obtenues aujourd’hui par deux méthodes indépendantes sont en désaccord significatif, ce qui soulève une énigme connue sous le nom de « tension de Hubble ».

    D’un côté, les données du fond diffus cosmologique, obtenues par des satellites comme Planck, donnent une valeur d’environ 67 km/s/Mpc. De l’autre, les mesures plus récentes, basées sur des supernovae et des galaxies proches, indiquent un chiffre plus élevé, autour de 73 km/s/Mpc. Cette différence ne peut plus être attribuée aux erreurs expérimentales. Elle suggère un manque dans notre compréhension fondamentale de l’univers.

    Un vide géant autour de la Terre ?

    C’est dans ce contexte qu’intervient une hypothèse intrigante : notre galaxie, la Voie Lactée, serait située à l’intérieur d’un immense vide cosmique, un espace sous-dense en matière par rapport à la moyenne de l’univers. Ce vide serait d’un rayon d’environ un milliard d’années-lumière, avec une densité environ 20 % inférieure à la norme.

    Cette idée, défendue par le Dr Indranil Banik de l’Université de Portsmouth, a été présentée lors de la réunion nationale d’astronomie 2025 de la Royal Astronomical Society, à l’université de Durham. Selon lui, un tel vide modifierait localement l’expansion apparente de l’univers. La matière située en dehors du vide exercerait une attraction gravitationnelle qui accélérerait le mouvement des galaxies vers l’extérieur, donnant l’illusion que l’espace s’étend plus vite autour de nous.

    – Si nous nous trouvons dans une région dont la densité est inférieure à la moyenne, comme le point vert, la matière s’écoulerait en raison de la gravité plus forte des régions environnantes plus denses, comme l’indiquent les flèches rouges. Crédit : Moritz Haslbauer et Zarija Lukic

    Une solution locale à un problème global

    L’intérêt de cette théorie est qu’elle s’attaque à la tension de Hubble en proposant une explication « locale » : le désaccord entre les mesures ne reflèterait pas une erreur dans la physique cosmique universelle, mais une particularité de notre région de l’espace. Le Dr Banik insiste : la tension de Hubble est surtout visible dans l’univers proche. Or, plus loin dans le temps et l’espace, les observations concordent avec les prédictions du modèle cosmologique standard.

    Des indices viennent soutenir cette hypothèse. D’abord, le comptage des galaxies dans notre région indique une densité inférieure à celle observée dans d’autres zones plus éloignées. Ensuite, une signature indirecte renforce le scénario : les oscillations acoustiques baryoniques (BAO), des ondes sonores fossiles issues du Big Bang, fournissent une sorte de règle cosmique permettant de suivre l’évolution de l’expansion.

    Les mesures des BAO montrent une légère déformation dans leur relation au décalage vers le rouge — l’allongement des longueurs d’onde de la lumière dû à l’expansion de l’univers. Cette déformation est compatible avec les effets gravitationnels et cinématiques induits par un vide local. Selon les calculs présentés, un modèle intégrant un vide serait cent millions de fois plus probable que le modèle homogène standard pour expliquer ces données.

    Une idée controversée mais testable

    Reste que cette hypothèse n’est pas sans poser problème. Un vide aussi vaste et profond ne cadre pas bien avec le modèle cosmologique actuel, qui suppose une répartition homogène de la matière à grande échelle. L’existence d’un tel vide remettrait en question ce principe fondamental.

    Mais la théorie est testable. Les chercheurs prévoient de la confronter à d’autres approches, notamment l’utilisation de chronomètres cosmiques. En observant les galaxies qui ne forment plus d’étoiles, et en analysant leur lumière, il est possible d’estimer leur âge. En comparant cet âge avec leur décalage vers le rouge, les scientifiques peuvent reconstituer l’histoire de l’expansion de l’univers, indépendamment des BAO ou du fond diffus cosmologique.

    Une révolution à l’horizon ?

    Si cette hypothèse venait à se confirmer, elle apporterait une solution élégante à l’un des plus grands mystères de la cosmologie moderne, sans bouleverser la physique des premiers instants de l’univers. Elle impliquerait toutefois une conclusion déroutante : nous occuperions une position privilégiée dans le cosmos, un concept que les scientifiques ont toujours cherché à éviter. Mais dans un univers rempli de mystères, parfois, l’explication la plus simple est aussi la plus étrange.

    – Source :

    https://sciencepost.fr/et-si-la-terre-se-trouvait-dans-un-immense-vide-cosmique-une-theorie-audacieuse-pour-resoudre-le-mystere-de-lexpansion-de-lunivers/

  • [Vidéos] Sciences, zététique et plus encore...

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    @Popaul J’ai trouvé la comparaison entre le bon et le mauvais cholestérol et l’esprit critique excellente.

  • [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore...

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    @Pollux a dit dans [Conseils lecture] Sciences, zététique et plus encore... :

    Juste un dernier petit mot avant de vous laisser tranquille
    Je serais curieux de savoir comment, dans les années 20, ont été traités les gens, parce que pense qu’il y en a eu, qui émettaient des réserves sur ce nouveau produit miracle qu’était le radium.
    Cf le post de darkCainou un peu plus haut.

    C’est pourtant évident 😉
    si on se réfère à la crise actuelle…

    La plupart des scientifiques se sont montrés prudents, avant même l’utilisation massive, ils ont pris beaucoup de risques pour les tout premiers avec leur santé, mais rapidement ils ont mis un frein à l’utilisation débridée. Même si à l’époque cette science était très neuve (celle de la matière, les atomes etc… je ne parle pas de la radioactivité)

    Ensuite les charlatans, les scientifiques rebelles, les bonimenteurs, les entreprises ont utilisés ça en masse malgré les avertissements du corps scientifique (un peu comme Raoult et la chloroquine (qui a beaucoup tué, et les gens ont suivi leur gourou aveuglement comme pour le radium)), pour finalement sous la pression beaucoup trop tardive des états (surtout le notre 20/30 ans de retard sur le radium, toujours bien lent à réagir comme pour la crise de l’hydroxychloroquine). Il faut dire qu’il n’y avait pas les mêmes gardes fous, la science dans l’histoire de l’humanité, celle basée sur les preuves c’est assez récent.

    Heureusement, le Radium était tellement cher, les stocks mondiaux se comptaient en grammes que la plupart des entreprises qui vendait la radioactivité dans leurs produits (je parle des produits de beauté, alimentation etc…) n’en mettaient en fait pas, passé une époque.

    Dans le cas présent, les processus scientifiques ne sont plus du tout les même que y’a 120 ans, l’arnm n’est pas une nouvelle technologie découverte y’a 2 ans, il y a presque 30 ans de savoir accumulés, et ça se base sur un corpus de connaissances bien plus complètes sur l’adn et l’arn.

    Si on devait comparer au radium, se serait plus comme si on utilisait le premier vaccin ARNm dans les années 60 juste après la découverte et que posant un problème des scientifiques douteux continueraient à l’utiliser.

    L’ARNm du virus quand on attrape la covid on en est envahi complètement, rien à voir avec le vaccin et la petite dose, le risque de retro transcription est beaucoup plus important alors avec le virus, de même avec les effets secondaires.

  • Dans la jungle du home-cinéma

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    @Popaul Le sur-échantillonnage existe déjà dans les TV haut de gamme, c’est ce qui donne cet aspect “vidéo” aux films 24 images par seconde, les puristes du cinéma désactivent d’office cette option, mais une faible dose corrige bien les erreurs dues à la vitesse de déplacement d’un objet (tennis, foot).

    J’aurais dû en parler dans le post principal

  • Un mars et ça repart

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    Un débat crucial est en cours à la NASA concernant le choix du prochain vaisseau spatial à envoyer vers Mars, un projet qui pourrait influencer les futures missions d’exploration de la planète rouge. La NASA a besoin d’un nouvel orbiteur pour relayer les communications entre Mars et la Terre, après la perte de la sonde MAVEN. Le Congrès a alloué 700 millions de dollars pour la création d’un “orbiteur de télécommunications martien”, mais cette décision soulève des questions, notamment sur le favoritisme envers certaines entreprises, comme Rocket Lab, et sur la somme allouée, jugée excessive par certains experts.

    Le nouvel administrateur de la NASA, Jared Isaacman, doit prendre des décisions rapidement, car le financement pour ce projet doit être engagé avant la fin de l’exercice 2026, avec un lancement prévu pour 2028. Le débat interne à la NASA porte également sur l’ajout ou non d’instruments scientifiques sur l’orbiteur, ce qui pourrait améliorer la mission tout en augmentant les coûts.

    La situation est complexe : certains pensent que des instruments scientifiques, comme une caméra haute résolution ou un spectromètre, ajouteraient de la valeur à la mission, tandis que d’autres estiment que cela compliquerait l’appel d’offres. De plus, des entreprises comme Lockheed Martin, SpaceX et Rocket Lab se disputent le contrat, avec des perspectives différentes sur le coût et les technologies à développer.

    En résumé, la NASA se trouve face à un dilemme concernant la conception de la mission, les finances et les acteurs industriels impliqués, avec des décisions importantes à prendre dans les mois à venir.

    Source: https://arstechnica.com/space/2026/01/nasa-faces-a-crucial-choice-on-a-mars-spacecraft-and-it-must-decide-soon/

    J’imagine qu’Elon Musk compte aussi sur la Nasa pour prendre en charge un maximum d’aspects de son projet de colonisation de Mars.

  • Quand la science a la tête dans les étoiles (1)

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    Infrastructures de recherche : l’épopée des géants

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    Des coupes budgétaires menacent l’observatoire de Kitt Peak, en Arizona (États-Unis).

    Des installations astronomiques aux accélérateurs de particules, les grandes infrastructures de recherche ont façonné l’histoire des sciences. Mais elles se retrouvent aujourd’hui au cœur de débats budgétaires et géopolitiques qui conditionnent leur avenir.

    Étoiles, comètes, gravité, reproduction… Depuis des millénaires, les humains tentent de comprendre les phénomènes dont ils sont témoins. L’astro­nomie, en particulier, les a poussés à développer des instruments pour décrypter le ciel.

    Longtemps, ces observations se sont faites à l’œil nu, en s’aidant d’une règle montée sur un trépied pour mesurer la hauteur d’une étoile. Il faudra attendre la fin du XVIe siècle pour voir apparaître la lunette. Galilée commence à l’utiliser à l’été 1609.

    Quelques mois plus tard, il réalise ses premières découvertes. Il convainc progressivement la plupart des astronomes de l’époque, notamment Johannes Kepler, du caractère indispensable de cet outil. Quant au télescope, il sera inventé entre la fin du XVIIe et le début XVIIIe siècle par des savants comme Isaac Newton et James Gregory.

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    Galilée observe le ciel avec sa lunette astronomique, sur la place Saint-Marc, à Venise (gravure sur bois).

    Les premiers grands équipements

    C’est aussi à l’époque moderne qu’est fondé ce qui peut être considéré comme le premier grand équipement de l’histoire. « Situé sur l’île de Ven, entre la Suède et le Danemark, l’observatoire de Tycho Brahe, à la fin du XVIe siècle, est grand pour son époque, décrit Jérôme Lamy, ­historien et sociologue des sciences au CNRS [1]. Les observations s’y font à l’œil nu, mais il s’agit d’une véritable usine scientifique qui a vu passer plus de 150 élèves ou assistants, dédiés à l’entretien du matériel ou aux calculs. On y trouve un local pour les instru­ments, une presse pour publier les résultats, et même un petit laboratoire d’alchimie. »

    Tout comme son confrère Vincent Simoulin  [2].

    Un bond en avant

    Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, les grands équipements se spécialisent, avec une professionnalisation des pratiques scientifiques. Il faut être reconnu dans sa discipline pour y entrer. La standardisation des protocoles d’enquête ouvre en outre la possibilité de délégations techniques.

    L’exemple de l’observatoire de Toulouse, auquel Jérôme Lamy a consacré sa thèse, illustre les avancées de cette période : « Il est fondé dans les années 1840, lorsque les autorités remarquent la nécessité d’avoir, en province, un observatoire compétent. La construction d’un grand téle­scope de 80 cm est financée dans les années 1850-1860. Après la défaite contre la Prusse, en 1871, la IIIe République décide de fonder une puissance scientifique française. L’astronomie connaît alors un bond en avant. L’observatoire intègre le projet scientifique international “Carte du ciel” grâce à son astrophotographe, et va jusqu’à mener des expériences de magnétisme terrestre. »

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    Le Jantar Mantar, observatoire astronomique édifié à Jaipur, au Rajasthan (Inde), à partir de 1727.

    La mondialisation astronomique

    Dans l’entre-deux-guerres, ce qui est alors le plus grand télescope du monde, doté d’un miroir de 5 m de diamètre, est construit sur le mont Palomar, en Californie. C’est le début d’une course au gigantisme. Le télescope Hale voit sa première lumière en 1949.

    « Les astronomes du monde entier essaieront d’en bâtir des répliques, mais la construction de tels télescopes réclame des investissements colossaux, explique Pascal Marichalar  [3], sociologue et historien des sciences. C’est pourquoi les scientifiques se lancent dans des collaborations entre différentes universités et pays, tout en cherchant les meilleurs sites au monde. Jusqu’alors, on installait généralement les ­téle­scopes à proximité des universités, dans des endroits accessibles. À partir des années 1950, on déconnecte géographiquement l’emplacement de la grande infrastructure de recherche en astronomie. »

    En 1954, six pays européens signent une charte en vue de créer l’European Southern Observatory (Eso, ou Observatoire européen austral), afin de construire un grand télescope dans l’hémisphère Sud. Le Chili est choisi en raison de son ciel exceptionnellement peu ­nuageux. Vingt-cinq ans plus tard, le grand télescope international Canada-France-Hawaii, cogéré par le CNRS, est édifié sur le Mauna Kea, à Hawaii.

    Depuis, des innovations techniques ont permis de concevoir des télescopes encore plus grands que le Hale californien : miroir segmenté (formé de dizaines, voire de centaines de petits miroirs hexagonaux assemblés) comme pour le futur Extremely Large Telescope européen, au Chili ; miroir en ménisque fin, permettant de corriger les aberrations optiques dues à la forme du miroir primaire, comme celui du télescope national japonais Subaru, sur le Mauna Kea ; ou encore, miroirs en nid d’abeille, plus légers car soutenus par un support alvéolaire, qui équiperont le Giant Magellan Telescope, en chantier au Chili.

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    La coupole du futur Extremely Large Telescope (ELT) de l’European Southern Observatory (Eso), au Chili, en janvier 2025. Ce télescope géant, muni d’un miroir primaire d’un diamètre de 39 mètres, devrait offrir ses premières lumières en 2029.

    Le Cern, référence en physique des particules

    L’après-guerre voit la course au gigantisme instrumental gagner toutes les disciplines, en particulier dans la ­physique des particules. Créé en 1954, et à cheval entre la France et la Suisse, le Cern (Conseil européen pour la recherche nucléaire) devient une référence dans le domaine des grandes infrastructures scientifiques de coopération internationale.

    « L’équipement, qui mobilise des équipes de milliers de personnes et des communautés scientifiques entières, accueillera en 2008 le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde, le Large Hadron Collider (LHC), rappelle Jérôme Lamy. Son activité suppose une organisation et une logistique d’une complexité rare et totalement innovantes. »

    « De nombreuses découvertes majeures seront réalisées au Cern (des courants neutres aux bosons W et Z, et plus récemment, en 2012, le boson de Higgs) grâce au LHC », ­souligne Michel Guidal, résident du Comité TGIR (Très grandes infrastructures de recherche) du CNRS.

    La physique des particules s’adosse fortement à cet équipement unique au monde. Mais les grandes infra­structures se sont également multipliées dans d’autres domaines de recherche, souvent dans le cadre de coopérations internationales.

    Des technologies à la pointe de la science

    « Le Super-Kamiokande, construit au Japon en 1994, et le Sudbury Neutrino Observatory, au Canada (mis en opération en 1999), ont mené des expériences souterraines autour de la physique des neutrinos, poursuit Michel Guidal. Comme pour le Cern, des prix Nobel y ont été associés, avec des moyens colossaux et des technologies à la pointe de la science. »

    En France et en Europe, les grandes infrastructures de recherche (IR) sont labellisées. « En ce qui concerne la France, elles sont une centaine et peuvent parfois être localisées hors de l’Hexagone. » Vingt-cinq d’entre elles, appelées « IR étoile » (IR*), sont considérées comme stratégiques. Parmi celles-ci : l’Institut Laue-Langevin, l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF), le Grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil), la base franco-italienne Concordia, en Antarctique, ou encore l’Eso, au Chili.

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    Télescope Cochise de 2,6 mètres, sur la station franco-italienne Concordia (Antarctique), une infrastructure de recherche considérée comme stratégique.

    « Ces infrastructures, souvent internationales de par leur envergure, peuvent concerner tous les domaines : physique, chimie, astrophysique, biologie, informatique, sciences humaines et sociales, etc. », précise Michel Guidal. Mais, si cette internationalisation ouvre des perspectives inédites pour la recherche, elle s’accompagne aussi de nouveaux défis, qu’ils soient de nature environnementale, politique et budgétaire, voire territoriale.

    Télescopes, des terrains de désaccord

    Un exemple emblématique, relaté par Pascal Marichalar : « L’invention et la généralisation de l’inter­férométrie , depuis les années 1980, ont poussé les astronomes à imaginer des réseaux de télescopes connectés, au lieu d’un seul dôme, ce qui démultiplie la surface occupée par des instruments. C’est ainsi que le Mauna Kea, à Hawaii, est devenu un symbole de la tendance invasive des infrastructures de recherche  [4] *. Dans les années 1990, cette montagne, sacrée pour les autochtones, est devenue le point focal d’une contestation hawaïenne souhaitant réaffirmer ses droits sur son territoire. »

    D’abord annulé par la Cour suprême d’Hawaii pour des vices de procédure dans le permis de construire, le Thirty Meter Telescope (TMT) a été de nouveau autorisé en 2019, soulevant un mouvement de blocage du site par des milliers de personnes pendant des mois.

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    Blocage sur une route pour protester contre la construction du Thirty Meter Telescope sur le Mauna Kea, à Hawaii, en 2019.

    L’acceptabilité des investissements

    De même, le projet du Futur Collisionneur Circulaire (FCC) du Cern (estimé à plus de 16 milliards d’euros financés par une trentaine de pays, et projeté à l’horizon 2040) suscite des controverses au sein même de la communauté scientifique.

    « Le FCC pourrait permettre d’étudier extrê­mement finement les propriétés du boson de Higgs et de mener des recherches fondamentales autour de la matière noire, par exemple, pointe Michel Guidal. Les découvertes n’étant jamais garanties, il faut désormais intégrer la question de l’acceptabilité de ces investissements par la société, dans un contexte de crise économique et environnementale. »

    Et ce, malgré le fait que ces découvertes génèrent aussi souvent des retombées très concrètes et immédiates : « On peut notamment rappeler que les recherches du Cern ont mené à la création du Web, ou encore que l’IR Neurospin, sur le plateau de Saclay, produit une imagerie à résonance magnétique nucléaire grâce à la technologie d’aimants supraconducteurs développée au Cern. Cet appareil permet de réaliser une visualisation médicale extrêmement fine, avec une application concrète dans la santé. »

    Coupes budgétaires aux États-Unis

    Les revirements politiques nationaux peuvent aussi mettre à mal des collaborations inter­na­tionales. « Les coupes budgétaires énormes dans la National Science Foundation, voulues par l’administration Trump dans le budget 2026, pourraient menacer le bon fonctionnement de certains instruments : celui de Kitt Peak (Arizona), la moitié de l’observatoire Gemini, basé entre Hawaii et le Chili, ou encore l’un des détecteurs d’ondes gravitationnelles du projet Ligo-Virgo, détaille Pascal Marichalar. Sans oublier les coupes dans le budget de la Nasa qui menacent notamment la mission de la sonde Juno  (qui étudie Jupiter, Ndlr) ou le retrait probable des Américains du financement du radio­télescope Alma (interféromètre de 66 antennes, Ndlr), au Chili, qui associe l’Europe, le Japon et les États-Unis. Des dizaines de missions devraient être fermées du jour au lendemain. Une décision incompréhensible pour les astronomes. »

    Bien que le financement de certaines grandes infra­structures semble actuellement en péril, notons qu’il n’y a jamais eu autant de collaborations scientifiques inter­nationales qu’aujourd’hui. Nous vivons bien un âge d’or de l’instrumentation de grande envergure.

    À preuve, le lancement de télescopes spatiaux tels que James Webb (en 2021) et Euclid (en 2023), le démarrage en juin 2025 de l’observatoire Vera C. Rubin, qui exploite la plus grande caméra du monde (construite en partie dans les laboratoires du CNRS), ou encore le détecteur de neutrinos KM3Net, déployé au fond de la Méditerranée. Tous ces instruments sont tournés vers la même ambition : percer les mystères de l’Univers.

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    En sciences humaines et sociales, des infrastructures immatérielles et distribuées

    En sciences humaines et sociales (SHS), de grandes infrastructures se sont constituées dans les années 2000, dans un contexte marqué par deux dynamiques convergentes. D’abord, la prise de conscience par les décideurs scientifiques d’un retard français en matière de ­structuration, de diffusion et de valorisation de la donnée. Ensuite, l’affirmation ­progressive des principes de la science ouverte au niveau européen.

    « Contrairement aux infra­structures des sciences dites expérimentales, celles en SHS ne reposent pas sur des ­équipements massifs ou des sites uniques. Elles sont plutôt ­immatérielles et distribuées, c’est-à-dire basées sur des logiques de coordination entre entités et acteurs, souvent distants géographiquement, souligne Frédéric Gonthier, professeur à Sciences Po Grenoble, membre du Laboratoire de sciences sociales [5] et de l’infrastructure de recherche Progedo. D’autre part, leur fondement est davantage méthodologique que technique : il s’agit d’organiser la production, l’archivage, la documentation et l’accès aux données selon des standards communs, et de garantir leur réutilisation scientifique. »

    Les infrastructures Progedo et Huma-Num, aujourd’hui ­labellisées IR étoile [6], sont emblématiques de ce modèle. Le service le plus connu chez Huma-Num est l’assistant de recherche Isidore, qui offre aux chercheurs un portail via lequel ils ont accès, en français, anglais et espagnol, à l’ensemble de la publication scientifique française ainsi qu’à une partie de la publication européenne.

    « Dans l’IR Huma-Num, il existe une organisation assez originale à travers les consortiums, des groupes de chercheurs financés sur quatre ans avec deux ­objectifs : faire monter en compétences la communauté dans une discipline, avec pilotage par des chercheurs », explique Jean-Luc Minel, président du conseil ­scientifique d’Huma-Num.

    « Ces approches se sont avérées particulièrement fécondes, notamment grâce aux grandes enquêtes comparatives, qui sont devenues de véritables ­instruments de connaissance, comparables aux télescopes dans l’astronomie ou aux séquenceurs dans la génomique, assure Frédéric Gonthier. Elles produisent des données publiques de haute qualité, systématiquement documentées et réutilisables. »

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrastructures-de-recherche-lepopee-des-geants

  • Quand la science a la tête dans les étoiles (2)

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    Infrastructures de recherche : 5 sites hors norme

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    Juno renferme une sphère remplie de 20 000 tonnes d’un liquide qui doit émettre un flash quand un neutrino y réagit.

    Taille colossale, budget imposant, collaboration internationale étendue… Ces cinq infrastructures dédiées à la physique poursuivent des objectifs scientifiques à la mesure de leur gigantisme  : pas moins que des révolutions.

    Juno, le chasseur de neutrinos

    Après 10 années de construction, l’observatoire souterrain de neutrinos de Jiangmen (Juno, pour Jiangmen Underground Neutrino Observatory), en Chine, est entré dans sa phase opérationnelle à la fin d’août 2025. Cet instrument est issu d’une collaboration internationale de plus de 700 scientifiques de 17 pays, dont des membres du CNRS.

    Juno a pour mission de détecter et d’étudier sous toutes leurs coutures les neutrinos, les particules élémentaires les plus fugaces et insaisissables que l’on connaisse. Constitué d’une sphère de 35,4 mètres de diamètre enfouie à 700 mètres de profondeur, Juno vient compléter un arsenal d’observatoires dédiés à l’étude des neutrinos à travers le monde, dont KM3Net (voir ci-dessous).

    Cern et LHC, rois de la physique des particules

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    Le solénoïde compact pour muons (CMS) identifie et mesure l’énergie et l’impulsion des particules émises par les collisions au sein du Large Hadron Collider (LHC) du Cern.

    Créée en 1954 à l’initiative de 11 pays, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (ou Cern, acronyme du Conseil européen pour la recherche nucléaire qui la précéda) est un emblème de la réussite de la coopération scientifique internationale. Les scientifiques y ont découvert les bosons Z et W, en 1983, ainsi que le fameux boson de Higgs, en 2012, validant ainsi le modèle standard de la physique des particules.

    Ces découvertes n’auraient pas pu avoir lieu sans les accélérateurs de particules, tel le LHC (Large Hadron Collider). Ce dernier, après plusieurs mises à niveau, a gagné en puissance et en luminosité. Mais, pour explorer encore plus loin la physique des hautes énergies, les milliers de scientifiques du Cern réfléchissent au successeur du LHC qui, pour le moment, répond au nom de Futur collisionneur circulaire (FCC). Celui-ci pourrait atteindre un diamètre de plus de 90 km, alors que le LHC ne mesure « que » 27 km.

    KM3NeT, 200 000 capteurs sous la mer

    text alternatif
    Préparation de la mise à l’eau d’une ligne de détection de neutrinos de KM3NeT.

    Pensé et réalisé par les Européens, le réseau KM3NeT (pour Cubic Kilometre Neutrino Telescope) se compose de deux observatoires sous-marins – l’un situé au large de Toulon, l’autre, de la Sicile – dédiés à l’étude et l’observation des neutrinos. À la différence de Juno, KM3NeT est constitué de dizaines de chapelets de détection ancrés au fond de la mer Méditerranée. Ce sont ces petites sphères, bardées de photomultiplicateurs, qui seront à même de détecter le passage de neutrinos à leur proximité.

    Bien que l’installation des détecteurs ne soit pas terminée, KM3NeT a déjà réussi à détecter, en février 2023 (annonce à la presse le 12 février 2025), le neutrino le plus énergétique jamais enregistré. De bon augure pour le futur !

    Vera C. Rubin, observatoire de l’énergie noire

    text alternatif
    Le LSST, la plus grande caméra numérique du monde, est installée à l’observatoire Vera C. Rubin.

    Livré au printemps 2025, l’observatoire Vera C. Rubin a perçu ses premières lumières (premières images publiées le 25 juin). Ce télescope géant est perché à 2700 mètres d’altitude, sur une montagne du désert d’Atacama (Chili). Il est doté de trois miroirs dont l’un, le miroir primaire, dépasse 8 m de diamètre, permettant de photographier en haute définition d’énormes portions de ciel.

    Même si l’observatoire Vera C. Rubin est issu d’une initiative américaine, certains de ses outils scientifiques ont été conçus par des pays tiers. Plusieurs éléments de l’appareil photonumérique LSST – le plus grand du monde –, en charge d’immortaliser le ciel chaque nuit, proviennent ainsi de laboratoires du CNRS. L’observatoire Vera C. Rubin photographiera l’intégralité du ciel austral tous les trois jours. Il a pour mission de percer les mystères de l’énergie noire et pourra même être sollicité dans l’étude de corps sombres, telle l’hypothétique Planète 9.

    Ligo-Virgo-Kagra, un trio astronomique

    text alternatif
    Les deux bras de 3 km de l’interféromètre Virgo, près de Pise (Italie), traquent les ondes gravitationnelles.

    Voilà 10 ans que les ondes gravitationnelles défraient la chronique. Grâce à la mise en service des interféromètres géants Ligo et Virgo, dans les années 2000, puis Kagra, en 2019, sur trois continents différents (Ligo aux États-Unis, Virgo en Italie, Kagra au Japon), les scientifiques sont désormais les témoins, via la perception des ondes gravitationnelles, d’un des phénomènes les plus énergétiques de l’Univers : la fusion de trous noirs.

    Ces instruments permettent à la communauté scientifique mondiale de percevoir le cosmos sous un angle inédit, complémentaire des observations par les ondes électromagnétiques et les rayons cosmiques, signant ainsi l’avènement d’une nouvelle astronomie, appelée « multi-messager ». Mais la situation politique actuelle aux États-Unis pourrait compromettre le financement de certaines de ces infrastructures.

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrastructures-de-recherche-2-5-sites-hors-norme

  • Saga G Milgram

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    @Popaul seulement si tu lui parles.

  • La lune, future guerre des étoiles ?

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    Artémis II est bien arrivé

    Les ingénieurs ont passé les dix-huit derniers mois à assembler le lanceur SLS d’Artemis 2, qui a quitté le bâtiment d’assemblage vertical (VAB) pour la première (et, espérons-le, la dernière) fois aujourd’hui, entièrement assemblé. Le SLS a entamé son voyage à 7 h 04 HNE (12 h 04 GMT), reposant sur sa plateforme de lancement mobile (MLP). Les chenilles massives de 2,3 mètres de long de cette plateforme ont permis de déplacer la fusée du hall d’entrée 3 du VAB jusqu’à la route de galets menant au pas de tir. La fusée est arrivée au pas de tir LC-39B à 18 h 42 HNE (23 h 42 GMT).

    Vidéo dans l’article d’origine

    Se déplaçant à moins de 1,6 km/h, le trajet de cet imposant lanceur du VAB au LC-39B a duré près de 12 heures. Maintenant qu’il est sur le pas de tir, la NASA va consacrer les prochaines semaines à l’intégration des systèmes et aux vérifications du lanceur avant une simulation de compte à rebours avec carburant, appelée répétition générale, et, si tout se déroule comme prévu, une tentative de lancement début février.

    Le SLS mesure 98 mètres de haut et pèse environ 2 600 tonnes une fois son plein de carburant fait. La fusée est propulsée par deux propulseurs d’appoint à propergol solide (SRB) de l’ère de la navette spatiale , superposés à 54 mètres de hauteur de chaque côté, et par quatre moteurs RS-25, également conçus à l’origine pour la navette spatiale. L’ensemble développe une poussée de 4 000 tonnes au décollage, permettant d’envoyer dans l’espace les étages supérieurs de la fusée et la capsule Orion .

    La date de lancement dépendra en grande partie du déroulement des vérifications des systèmes une fois que le SLS aura atteint le pas de tir, des opportunités de lancement de secours étant prévues jusqu’au 11 février et des fenêtres supplémentaires en mars et avril.

    Source et plus: https://www.space.com/space-exploration/artemis/nasa-rolls-artemis-2-rocket-to-the-pad-ahead-of-historic-moon-launch

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    T’exagères @Raccoon, notre galaxie n’est pas si grande, 200 000al (années lumière) ou 61 312pc (parsec) ou 12 648 000 000au (unité astronomique)… Musk va nous faire ça dans l’année :loool:

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    Pendant des années, les scientifiques étaient perplexes. Depuis la mise en service du télescope spatial James Webb (JWST), ils ont observé à plusieurs reprises de mystérieux petits points rouges sur certaines images. Le responsable a été identifié. On fait le point avec l’expert scientifique Martijn Peters.

    Les fameux petits points rouges apparaissent sur des images dans des zones datant d’une époque où l’univers n’avait que quelques centaines de millions d’années. Des centaines de ces points rouges ont déjà été recensés. Mais si l’on observe des images datant d’un milliard d’années plus tard, ils semblent soudainement disparaître.

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    Certains scientifiques pensaient qu’il s’agissait d’énormes galaxies, si puissantes que le JWST pouvait encore percevoir leur lumière 13 milliards d’années plus tard. Mais cette hypothèse pose un problème : elle ne correspond pas au temps nécessaire à la formation des galaxies après le Big Bang. Celles-ci n’apparaissaient qu’après la période correspondant aux images où les points rouges ont été observés par le télescope spatial.

    Pendant deux ans, des scientifiques danois ont étudié sans relâche les images présentant ces points rouges. La réponse se trouvait dans l’une des entités les plus puissantes de notre univers: les trous noirs. Parallèlement, ils ont fait une découverte sur la naissance des tout premiers trous noirs dans l’univers.

    Les points rouges, des jeunes trous noirs

    Les petits points rouges se révèlent être de jeunes trous noirs. Ils sont cent fois moins massifs qu’on ne le pensait auparavant. Mais ils pèsent tout de même 10 millions de fois la masse de notre Soleil et ont un diamètre de 10 millions de kilomètres. Le centre de notre Voie lactée abrite un trou noir supermassif dont la masse équivaut à 4 millions de fois celle du Soleil.

    Les jeunes trous noirs sont enveloppés d’un cocon de gaz qu’ils absorbent pour croître. Pendant ce processus, une quantité énorme de chaleur, de l’ordre de millions de degrés, est libérée et traverse ce cocon. C’est ce rayonnement qui donne aux petits points leur couleur rouge caractéristique. Les trous noirs, en eux-mêmes, sont plutôt des mangeurs désordonnés: seule une petite partie du gaz qui tombe est absorbée, le reste est expulsé par les pôles du trou noir.

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    La couleur rouge du petit point au centre de l’image provient du rayonnement libéré lorsque le trou noir absorbe du gaz

    Grâce à ces résultats, les scientifiques ont résolu un mystère scientifique, mais ils ont aussi répondu à la question de savoir pourquoi des trous noirs supermassifs, avec des masses jusqu’à un milliard de fois celle de notre Soleil, existaient déjà quelques centaines de millions d’années seulement après le Big Bang. Ils savent maintenant qu’ils observent des images de jeunes trous noirs en pleine phase de croissance, un stade qui n’avait jamais (consciencieusement) été observé auparavant.

    Source: https://www.7sur7.be/sciences/le-mystere-est-resolu-voici-ce-que-sont-les-petits-points-rouges-du-telescope-spatial-james-webb~ae455585/

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    Le changement climatique modifie la migration des grands mammifères en Iran

    Selon une nouvelle étude, le changement climatique a radicalement transformé les schémas de migration de plusieurs grands mammifères en Iran.

    Ce qui se passe ?

    Des chercheurs de l’Université Shahid Beheshti et du Département iranien de l’environnement ont analysé 23 années de données sur la migration de quatre grands mammifères dans la zone protégée du centre d’Alborz, une région située dans les montagnes d’Alborz.

    Ils se sont intéressés aux effets du réchauffement climatique sur les cerfs rouges de la Caspienne, les chèvres sauvages, les ours bruns et les sangliers, entre 1999 et 2022. Ils ont choisi d’étudier la zone CAPA (Central Alborz Protected Area) en raison de sa richesse en biodiversité et parce que la température estivale moyenne y a augmenté de 2,5 degrés Celsius au cours des deux dernières décennies.

    Les résultats montrent qu’à la fin de la période d’étude, les cerfs migraient deux à trois semaines plus tôt qu’auparavant et en nombre plus de trois fois supérieur. Le nombre de chèvres sauvages et de sangliers a également augmenté, avec des chèvres migrantes plus précoces, tandis que les ours bruns présentaient des changements migratoires moins marqués.

    Selon les chercheurs, l’augmentation des températures et la sécheresse ont favorisé la croissance du feuillage dans la CAPA, attirant davantage d’herbivores. Le changement climatique semble également être à l’origine de l’avancée des périodes de migration.

    « Ces tendances soulignent le rôle du climat comme régulateur majeur de l’écologie des déplacements, influençant l’utilisation des habitats de haute altitude », expliquent les auteurs.

    Toutefois, ils mettent en garde contre les obstacles d’origine humaine, tels que les routes et les habitations, qui représentent des menaces supplémentaires pour ces migrations saisonnières.

    Pourquoi est-ce inquiétant ?

    Le changement climatique affecte particulièrement l’Iran, qui, selon l’Atlantic Council, produit les gaz les plus polluants du Moyen-Orient et se classe au huitième rang mondial en matière d’émissions.

    À mesure que le réchauffement climatique s’intensifie, les animaux terrestres sont contraints de migrer sur de plus longues distances, de modifier leurs calendriers de migration et d’adapter leur nombre à la recherche de nouveaux habitats.

    Ces perturbations peuvent fragiliser les écosystèmes locaux et affecter la santé de la faune. Des phénomènes similaires ont été observés dans d’autres régions, comme dans les Caraïbes, où le nombre d’oiseaux migrateurs a diminué, ou dans le Maine, où les homards remontent vers le nord pour trouver des eaux plus froides.

    Que peut-on faire pour protéger ces espèces ?

    Les auteurs de l’étude appellent les autorités gouvernementales à collaborer avec les communautés locales et les défenseurs de l’environnement pour protéger ces mammifères et d’autres espèces vulnérables.

    Ils suggèrent notamment d’élargir les limites de la CAPA et de la reclasser en parc national, offrant ainsi une zone plus étendue et mieux protégée contre le développement et d’autres formes de destruction humaine.

    « Compte tenu des pressions accrues auxquelles ces espèces sont confrontées, des stratégies de conservation proactives sont essentielles pour atténuer les effets néfastes du changement climatique », écrivent-ils. De tels efforts contribueraient à préserver la résilience écologique et à assurer la survie à long terme de ces populations de mammifères dans la CAPA et au-delà.

    Source : cyclope.ovh

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    ça marine jusqu’à demain et demain soir, si je foire pas ma cuisson, on se régale 🙂
    Et je ferais bien des carottes confites avec aussi, il m’en reste.

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    Avez-vous déjà rêvé de vous promener en volant dans l’espace ?

    Ce site vous le permet grâce à des animations exactes basées sur les données de la NASA, des différentes sondes spatiales et du télescope Hubble.

    On peut ainsi naviguer dans Solar System Scope pour observer les constellations et les différents objets célestes.

    Le site présente en outre un état complet de leur structure et des données encyclopédiques à leur propos. on peut les faire pivoter sous n’importe quel angle également.

    Avec un nombre impressionnant de paramètres autant au niveau technique que des savoirs présentés, sa consultation est très fluide. Le tout est porté par une interface bien pensée qui rappelle les grands écrans tactiles de la série Star Trek.

    Il permet ainsi une ballade reposante où une étude studieuse suivant ce qu’on choisit d’explorer et comment.

    Source : laboiteverte.fr

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    Historien des médias, pionnier des bases de données, de l’« information automatisée », de l’accès aux images satellitaires puis du web, Antoine Lefébure a aussi créé la première radio « libre » française, et préfiguré ce qui allait devenir Canal+. Il se définit lui-même comme un « pirate », et vient de publier une histoire du « secret d’État », à laquelle il a consacré ces cinq dernières années. Portrait, doublé d’une interview.

    Taquin, Antoine Lefébure indique sur son blog avoir été dans la même classe de CP que Vincent Bolloré et Martin Bouygues. Contrairement à eux, il n’est devenu ni milliardaire ni magnat des médias. Et si son nom est bien moins connu que les leurs, son empreinte sur le paysage audiovisuel français (PAF) n’a rien à leur envier.

    Il a 18 ans lorsque, en 1968, il devient étudiant à Nanterre : « L’année révolutionnaire pour un étudiant épris de liberté et agitateur né, l’occasion est trop belle », écrit-il dans sa biographie. L’artiste d’avant-garde Jean-Jacques Lebel vint y expliquer qu’il fallait « faire une révolution culturelle comme l’avaient souhaité Dada et les surréalistes. Une perspective qui m’enthousiasme plus que le délire pro-ouvrier des maoïstes », se souvient-il.

    Dans une interview de 2008 pour Médiamorphoses, il se souvient d’avoir assisté à des débats enflammés entre Daniel Cohn-Bendit et Bruno Gollnisch. Étudiant juif allemand, le premier allait devenir une figure de Mai 68. Le second, qui tenait à l’époque la corpo de Droit, est depuis devenu une figure du Front national. Mais la préférence d’Antoine Lefébure, qui se présente lui-même comme plutôt « chahuteur », va alors aux Enragés, « pour la plupart fils d’anarchistes espagnols et inspirés de l’Internationale Situationniste ».

    Quelques semaines plus tard, le Mouvement du 22 Mars constitue l’un des éléments déclencheurs de Mai 68. Il participe à toutes ses manifestations, fréquentant Sartre, Virilio, Baudrillard, et Godard, qui filmait alors les Rolling Stones. Il explique y avoir aussi découvert les Pink Floyd, la marijuana et la presse underground, et être devenu spectateur assidu de tous les festivals de l’époque, Woodstock, île de Wight, Amougies

    « Le retour à Nanterre en septembre sera un peu dur, détaille-t-il sur son blog_. Nous sommes dans le collimateur des policiers, des appariteurs musclés, des indics et des fascistes, tous bien décidés à prendre leur revanche après la grande peur de Mai. Le gauchisme, je m’en rends très vite compte, ne fait pas le poids. Je continue mes études avec comme bol d’air, les cours de Baudrillard et les projections de Langlois qui nous raconte “son” histoire du cinéma._ »

    Il passe ensuite une année sur le campus de Berkeley en Californie – autre haut lieu de la contestation dans les années 1970 – pour y étudier la communication : « j’y ai travaillé avec des gens qui faisaient des Blue Box [dispositif électronique permettant de frauder les télécommunications mais également d’écouter des conversations en cours, ndlr], explique-t-il à Next_. je travaillais aussi pour une organisation, People Broadcasting Service, qui traduisait des messages venant du monde entier, mais aussi pour une radio libre à Berkeley, et c’est ça qui m’a donné envie de faire pareil en France_ ».

    Revenu en France, il enquille à la Sorbonne une maîtrise d’Histoire contemporaine sur « Le rôle de la radio en France pendant la Seconde Guerre mondiale », et plus particulièrement à Radio Paris. Placée sous la direction de la propagande nazie, celle-ci se fit le porte-voix collaborationniste du régime de Vichy afin de convaincre les Français de collaborer avec les Allemands. Elle est aussi connue pour avoir été brocardée par Pierre Dac sur Radio Londres en mode « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » :

    « Il y avait une omerta à l’époque, j’ai réussi à faire ouvrir les archives, travaillé sur la propagande nazie, et découvert que plein de gens de l’ORTF ou de RTL avaient commencé à Radio Paris. »

    « La police nous écoute, écoutons la police »

    Antoine Lefébure commence en parallèle à faire des reportages pour L’Idiot International, le journal pamphlétaire de Jean-Edern Hallier, et Libération, découvrant par ailleurs l’intérêt d’ « écouter les communications de la police pour être au courant de tout avant tout le monde ». À la grande fureur des autorités, il fait la promotion de ce hobby, écrivant dans les colonnes du quotidien « La police nous écoute, écoutons la police ».

    En échange, et plutôt que de le payer, Libé met à sa disposition du matériel pour qu’il maquette et imprime la revue qu’il contribue à créer en 1974, Interférences, sous-titrée « Pour une critique des appareils d’information et de communication ».

    Dans son premier numéro, Interférences révèle les plans secrets du nouveau réseau téléphonique gouvernemental français Régis. Dans son n°2, elle traite de l’informatisation de la police aux États-Unis, des sabotages informatiques, puis de l’espionnage (et de la surveillance, et de la pollution) électronique, de la cryptographie, de la protection du secret en France et aux États-Unis, de l’ « irruption du techno-imaginaire » … ainsi que de la NSA, auquel Antoine Lefébure consacrera un article en 1976.

    Y contribuent notamment Philippe Aigrain, Jean Baudrillard, William S. Burroughs, Philip K. Dick, Jean-Edern Hallier, Maurice Ronai ou encore Norman Spinrad, quand bien même, à l’époque, les idées promues et véhiculées par Interférences touchèrent un public réduit mais passionné :

    « Parler de piratage informatique, d’écoute électronique, de radios libres à cette époque suscite peu d’échos, écrit-il. Le milieu gauchiste considère cela comme un délire de techniciens, les professionnels du domaine ne comprennent pas de quoi nous parlons. Pourtant se rassemble autour de la revue un groupe hétéroclite de passionnés qui sont aujourd’hui à tous les carrefours des industries de la communication. »

    Interférences a depuis été qualifiée de « lieu de réflexion sur les grands mouvements technologiques que la France des années 1970 est en train de découvrir », mais également de « magazine underground, post-gauchiste, rédigé par des bénévoles, entièrement consacré, chose rare au milieu des années soixante-dix, à l’électronique, à l’informatique, aux ondes de toutes fréquences, aux hackers, au cryptage et à l’espionnage ».

    Il pirate Antenne 2, et lance la première radio libre

    Lors des élections municipales de 1977, les Amis de la Terre recueillent, sous l’intitulé « Paris Écologie », quelque 10 % des voix à Paris, marquant l’émergence de l’écologie politique en France. À cette occasion, le futur candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1981 Brice Lalonde et Antoine Lefébure concoctent un « coup médiatique », sous la forme d’un « piratage » du « temps de cerveau disponible » de 5 millions de téléspectateurs d’Antenne 2, et de l’ensemble des journalistes et médias qui y assistèrent.

    Sur le plateau de l’émission, Brice Lalonde sort en effet un transistor diffusant la première émission de Radio Verte, la première radio FM dite « libre » en France à oser braver ouvertement le monopole gouvernemental. Antoine Lefébure, qui s’était fait passer pour son garde du corps, avait en effet bricolé un émetteur gros comme une cassette.

    Antoine Lefébure lance aussi une Association pour la libération des ondes (ALO), afin de lutter pour la libre expression radiophonique et contre les inculpations de responsables des radios libres, les saisies de matériel et le brouillage des ondes.

    En parallèle, une enquête intitulée « Le monopole d’État et l’histoire du télégraphe et du téléphone en France » lui permet de préparer un Doctorat d’Histoire Contemporaine, en 1979, et de muscler son expertise au service de la défense des radios libres.

    Le combat de Giscard d’Estaing pour maintenir l’interdiction des radios libres, les brouiller et saisir leur matériel, contribua à sa défaite électorale en 1981, estime par ailleurs Antoine Lefébure.

    La légalisation des « radios libres » par le gouvernement socialiste de François Mitterrand, élu président en 1981, signe la fin de son engagement en faveur de cette forme de « liberté d’expression », et de son combat contre le « monopole d’État » qui y présidait.

    « On a passé un accord avec NRJ, mais ils sont allés voir le gouvernement, en leur disant “si vous nous donnez la fréquence sans Radio Verte on vous fait la propagande”, se remémore-t-il. Pendant les 3 premières années, les flashs d’information de NRJ n’était que le bulletin paroissial du parti socialiste, c’était dément, et on a été viré, ce qui arrangeait le pouvoir politique. »

    Après s’être fait piquer sa fréquence par NRJ, il contribue à lancer… Canal+

    Après s’être fait piquer la fréquence de Radio Verte par NRJ, il abandonne et est recruté par le groupe Havas comme responsable du développement (nouvelles technologies, banque de données, CD …) « grâce à un type d’Havas que j’avais rencontré au séminaire de Jean Baudrillard » :

    « Havas faisait de la pub et du tourisme, les deux choses que je déteste, raconte-t-il. J’avais 28 ans, c’était la première fois que j’étais salarié, à Neuilly-sur-Seine, mais y avait une bonne ambiance, j’ai embauché plusieurs potes qui venaient eux aussi de la radio libre, et on voulait bosser dans les médias. »

    « Ce qui nous intéresse, ce sont les systèmes d’information et les banques de données », précisa-t-il dans l’interview de 2008, au point d’en devenir « un utilisateur forcené ». En 1982, grâce au réseau de transmission de données Tymnet (initialement conçu par Tymshare, un fournisseur américain de services dits de temps partagé), Havas avait accès à la plupart des grandes banques de données américaines. « Nous explorions ainsi toute la presse états-unienne à l’aide de simples mots-clés ».

    […]

    Article complet : next.ink

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    Autant, je veux bien saluer l’exploit de la manoeuvre.
    Autant, j’ai de la peine à concevoir le rendement d’une usine au dessus de nos têtes.

    Je suis certainement aigri ! :papy:

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    Une petite section de la Station spatiale internationale, qui connaissait des fuites persistantes depuis des années, semble avoir cessé d’évacuer de l’atmosphère dans l’espace.

    Les fuites étaient dues à des fissures structurelles microscopiques à l’intérieur du petit module PrK, situé sur le segment russe de la Station spatiale internationale, entre le sas du vaisseau Progress et le module Zvezda. Ce problème est une source d’inquiétude persistante pour les opérateurs russes et américains de la station, surtout depuis que le taux de fuite a doublé en 2024. Face à cette situation, les responsables de la NASA ont qualifié la fuite de risque « élevé » et « à conséquences graves ».

    Cependant, deux sources ont récemment indiqué que les fuites avaient cessé. La NASA l’a désormais confirmé.

    Pendant près de cinq ans, les cosmonautes russes ont traqué les moindres fuites comme on cherche une aiguille dans une botte de foin. Ils fermaient périodiquement l’écoutille du module PrK, puis, en la rouvrant, recherchaient de minuscules accumulations de poussière pour localiser les fuites.

    Les cosmonautes russes appliquaient ensuite un mastic appelé Germetall-1 (désormais breveté ) sur les fissures. Ils refermaient l’écoutille, contrôlaient la pression à l’intérieur du module PrK et reprenaient la recherche d’éventuelles fuites supplémentaires. Ce processus se poursuivit pendant des années.

    Leur succès dans la résolution du problème de fuite persistant ne suffira probablement pas à empêcher l’apparition de nouvelles fuites dans ce matériel vieux de plusieurs décennies. Le module Zvezda a été lancé il y a un quart de siècle, en juillet 2000, par une fusée russe Proton. Le problème de fissures est apparu pour la première fois en 2019 et, malgré de longues investigations, sa cause exacte demeure inconnue. Il s’agit néanmoins d’une belle victoire spatiale pour la Russie et la NASA. (Surtout pour la russie qui veut récupérer son module pour sa “future” station spatiale à la mise hors service de l’ISS).

    La NASA semble également confiante quant aux réparations des pas de tir.

    D’autres bonnes nouvelles se profilent à l’horizon concernant le programme spatial civil russe. Il s’agit notamment de la principale base de lancement du pays pour l’acheminement de personnes et de fret vers la Station spatiale internationale.

    Les problèmes sont survenus lors du lancement, fin novembre, d’une fusée Soyouz transportant les cosmonautes de Roscosmos Sergueï Koud-Svertchkov et Sergueï Mikaïev, ainsi que l’astronaute de la NASA Christopher Williams, pour une mission de huit mois à destination de la Station spatiale internationale. La fusée elle-même n’a rencontré aucune difficulté, mais une grande plateforme mobile située sous le lanceur n’avait pas été correctement arrimée avant le lancement et s’est écrasée dans la fosse de récupération des flammes, rendant le pas de tir inutilisable.

    On ignore quand le pas de tir, le site 31 du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, sera remis en service.

    La Russie visait un retour en vol en mars 2026. La NASA semble désormais partager cet avis. Son calendrier interne, récemment mis à jour, prévoit le lancement du prochain vaisseau Progress le 22 mars, suivi d’une autre mission Progress le 26 avril. La prochaine mission habitée Soyouz, MS-29, est quant à elle maintenue pour le 14 juillet. Ce vol transportera l’astronaute de la NASA Anil Menon vers la Station spatiale internationale.

    Source: https://arstechnica.com/space/2026/01/finally-some-good-news-for-russia-the-space-station-is-no-longer-leaking/

  • Fermeture de la principale bibliothèque de la NASA

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    Quelle bande de charlots ces ricains quand même…