
Le scénario d’horreur, engendré par une solution Cloud totalement externalisée, pourrait bien consister en un gel de l’ensemble du fonctionnement opérationnel des principales Institutions de l’UE, qui sont en tout état de cause totalement dépendantes du fonctionnement des applications informatiques : une fois que leurs systèmes informatiques sous-traités puissent simplement être mis à l’arrêt par ordre présidentiel direct venant de Washington.
3. RISQUES STRATÉGIQUE PAR LE CLOUD INFORMATIQUE
le 23 janvier, le Président de la SFPE-SEPS a adressé une demande administrative à la Président de la Commission européenne, pour mettre en exergue les substantiels risques opérationnels exposant les Institutions et Organes de l’Union européenne découlant du choix politique de faire migrer l’ensemble des systèmes institutionnels vers une technologie Cloud qui est sans précédent.
Cette demande visait à obtenir, respectivement, l’arrêt total de la migration déjà en cours vers le ServiceNow selon des Solutions Cloud confiées à des sous-traitants privés ; et, de ne plus sous-diviser les groupes ciblés par des outils de communication communs.
Pour rappel, le concept du Cloud n’est pas abstrait, mais il consiste en l’hébergement à distance de données clés, sur des géants serveurs opérés à l’extérieur. Dans le cas de la Commission européenne, il apparais que les Solutions Cloud ont été confiés à la Microsoft Corporation et à la ServiceNow Corporation, ce qui sont des compagnies légalement basées au États Unis, ainsi toutes assujetties aux lois fédérales américaines.
Ce sont deux compagnies distinctes qui se sont étroitement réunies dans une alliance stratégique, ce qui signifie que les clients choisissant des solutions software de ServiceNow sont automatiquement des clients de Microsoft hardware, et vice-versa.
Des énormes changements au sommet politique des États Unis se trament. Il y a à peine un an, personne ne se serait attendu à la mise en cause de la souveraineté du Canal de Panama ou celle du Groenland. A ce jour, nous sommes témoins d’un tout nouveau jeu.
Lorsque les plus hautes autorités fédérales des États Unis devraient décider d’arrêter totalement les activités informa-tiques au sein des Institutions de l’Union européenne, en éteignant physiquement les serveurs et les applications Cloud gérés par Microsoft, ils auraient les moyens de le faire, en contraignant la compagnie de respecter la loi des USA.
Il est encore toujours possible de lever ce danger en mettant en route un Cloud local, qui est exdusivement géré par du personnel interne à l’UE, sous des contrats permanents, tel que cela s’est avéré possible pendant les demiers 60 ans au Centre de Calcul de la Commission au Luxembourg. La sous-traitance de systèmes informatiques vers de parties privées étrangères à l’Union n’est pas vraiment une solution optimale. La pleine conscience de ce problème est déjà surgie en Suisse. En 2024, les autorités fédérales suisses ont obtenu de leur parlement national l’autorisation d’engager la somme de quelque € 318 Million au développement d’un Cloud spécifique suisse, pour héberger et gérer toute l’information commune gouvemementale, d’une manière domestique et bien contrôlée. Dans un premier temps pour les ministères à Bern, ensuite extension vers les cantons et les municipalités. L’Union européenne pourrait en tirer exemple, et toujours encore changer le cap de son chemin actuel, droit vers le désastre.
En ce moment, il n’est pas encore généralement connu que le familier MylntraComm va disparaitre dans sa totalité, dans le courant de 2025, pour être remplacé par un flambant neuf outil de communication selon l’architecture de ServiceNow. Ce nouvel outil de communication centrale s’appellera “Intranet”, dont l’accès au contenu sera limité au seul personnel en activité au sein de la Commission européenne.
Il en résulte, que les utilisateurs aux autres Institutions, Organes et Agences de l’UE ne sont plus tenu au courant de l’information Générale et non-confidentielle, et que ses personnels ne seront autorisés qu’à recevoir des échantillons d’information présélectionnée, qui a été considérée, d’une manière très paternaliste, de digne “pour leurs yeux”. l’information disponible dans l’actuelle déjà tronquée et mi-cuite MylntraComm pour Retraités sera ainsi réduite davantage, et de manière drastique.
Cependant, il n’y a aucune raison justifiant la rétention de parties dInformations générales disponible sur les grieurs institutionnels aux pensionnés intéressés. Honnêtement, le contenu riche de MylntraComm n’englobe pas la moindre secret institutionnel secrets, pour lesquels la dissémination des parties non-identifiées à l’extérieur, pourrait consister en quelconque risque, du tout. Le personnel retraité fait partie, tel que personnel actif, du vraiment la meilleure bande que vous pouvez trouver partout. Un minimum de respect par les services adminis-tratifs de discrétion ne serait vraiment pas du luxe. M. Durao Barroso s’écriait jadis que la Commission européenne est “Presque la meilleure administration du Monde.” Il avait raison, et c’est toujours le cas. Ses paroles motivantes rendaient fiers d’en faire partie.
Les Institutions de l’UE sont de plus en plus dépendantes de contributions volontaires fournis par de l’ancien personnel. La DG HR reste discrète sur les nombres exacts, mais un chiffre non-confirmé de 1.053 Active Seniors recensés partout dans l’Institution circule, ce qui est sans compter les milliers d’autres, comme moi, qui sont volontaires à donner informellement un coup de mains …
Cela couvre du support par beaucoup de ressources non-payées, tel que l’assistance (AIACE), la préparation aux séminaires à la retraite, Ilnformation sur des assurances maladie, le dialogue social, les membres aux jurys de concours EPSO, des taches de conseil dans toutes les Directions générales et Services, et, sans ne l’oublier du tout, être des véritables ambassadeurs pour l’Union européenne dans le monde extérieur.
Comment peut-on crédiblement imaginer que tous ces volontaires puissent fournir leur contributions utiles et effectives, sans disposer du plein accès à l’information inteme pertinente (bien accessible au personnel en activité), étant ainsi privé des informations essentielles de tout ce qui se passe à l’intérieur de l’Institution ? Quel est le bien fondé de saper les capacités potentielles toujours existantes auprès de tant de personnes dévouées qui ne cessent que de servir l’Institution de manière productive, au-delà de leur retraite formelle du service actif ? Ça ne fait aucun sens !
Dans ce vaste contexte, les 9 mesures suivantes ont été demandées à la Commission :
Arrêt immédiat au développement et à la mise en route de toute application informatique assujettie à l’hébergement externe de données internes, par la migration vers des sous-traitants qui ne relèvent pas de la propriété exclusive de compagnies ou instances établis au sein de l’Union européenne.
Réversion des données communes et des applications informatiques déjà migrées, y compris celles détenues par des Directions générales et Services individuels, en réactivant temporairement la technologie exploitée aux alentours de l’an 2020.
Abandon total du déploiement désespéré de la totalité de l’architecture ServiceNow et des applications SharePoint, qui ont comme objectif d’assurer la future communication interne avec le personnel actif et avec les retraités.
Implication des représentants des Associations de personnel à la retraite, dès la phase de concept de nouveaux développements informatiques d’intérêt commun.
Maintien de rentière opérabilité du toujours existent Centre de Calcul de la Commission au Luxembourg, et investir dans la qualité de ses actuelles ressources, and si nécessaire augmenter le nombre de personnel actif et à temps plein.
Mise à fin aux efforts persistants d’exdure le personnel retraité de l’accès sans restriction à l’ensemble des informations internes communes, sans devoir y accéder via en recourant aux réseaux sociaux ou via Google. Abandon pour toujours de la logique de MyintraCornm Retired, qui s’est avéré onéreuse dans la gestion, sans offrir de la valeur ajoutée aux Institutions : un seul MylntraComm pour tous !
Le même s’applique quant aux accès non-restreints du personnel relevant des autres Institutions, Organes et Agences de l’UE. L’approche complémentaire de mettre des cloisonnements entre les distinctes DG et Services (concernant le personnel en activité) doit être abandonné même avant encore d’y commencer, pour du bon.
Assurer la disponibilité ininterrompue des adresses de courriel uniques à l’ensemble du personnel post-actif à savoir celles initialement octroyées aux personnels en activité. Ces adresses ne devraient même pas apparaître au monde extérieur, quelles que soit les Institutions dont proviennent ces détenteurs ou quil soit à la retraite ou consultants.
Application, en analogie, d’un numéro de personnel à vie pour tout le personnel, qui est indépendant de leur position administrative (actif, retraité, en congé, ou autre), et qui ne change plus automatiquement au moment méme de leur départ du Service. Restauration de la logique du vieux NUP … et ainsi beaucoup économiser sur la gestion des utilisateurs.
SFPE | SEPS • BULLETIN MARS 2025
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