Le nouveau Far West des jouets pour enfants dotés d'intelligence artificielle
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Publiée en mars, une nouvelle étude de l’Université de Cambridge est la première à avoir mis un jouet d’intelligence artificielle disponible dans le commerce à la disposition d’un groupe d’enfants et de leurs parents, et à avoir observé leurs interactions.
Le texte alerte sur les risques croissants des jouets pour enfants alimentés par l’intelligence artificielle, un marché en plein essor mais encore très peu réglementé. Ces jouets conversationnels — peluches, robots ou compagnons interactifs — se multiplient dans le monde entier grâce à des modèles d’IA comme GPT-4o, avec des fabricants comme FoloToy, Miko ou Alilo.
Des tests réalisés par des associations de consommateurs ont montré que certains jouets peuvent tenir des propos inadaptés aux enfants, évoquant la drogue, le sexe ou même des pratiques BDSM. D’autres présentent des biais politiques ou des comportements manipulateurs, par exemple en culpabilisant les enfants lorsqu’ils veulent éteindre le jouet.
Une étude de l’Université de Cambridge, menée auprès d’enfants de 3 à 5 ans utilisant le robot Gabbo de Curio, souligne aussi des inquiétudes sur le développement social et langagier. Les chercheurs observent que ces jouets perturbent les échanges naturels, favorisent les interactions individuelles au détriment du jeu social, et peuvent amener les enfants à considérer l’IA comme un véritable ami.
Le texte pointe également des problèmes de confidentialité et de sécurité des données. Plusieurs entreprises ont été accusées d’avoir laissé accessibles des conversations d’enfants ou des données audio. Les géants de l’IA comme OpenAI, Google ou Meta sont critiqués pour leur manque de contrôle sur les fabricants utilisant leurs modèles dans des produits destinés aux jeunes enfants.
Face à ces dérives, des projets de loi émergent aux États-Unis pour encadrer ou limiter les jouets IA destinés aux mineurs, avec des propositions allant jusqu’à l’interdiction des jouets intégrant des chatbots. Les défenseurs des consommateurs réclament des tests indépendants et des règles strictes sur la sécurité, la vie privée et les contenus.
Enfin, l’article souligne que les fabricants innovent plus vite que les régulateurs, avec l’apparition de fonctions comme le clonage vocal ou des mécanismes commerciaux visant à pousser les enfants vers des contenus payants. Certains experts estiment qu’en attendant une meilleure régulation, les jouets traditionnels « non intelligents » restent souvent l’option la plus sûre.
Source et plus: https://arstechnica.com/ai/2026/05/the-new-wild-west-of-ai-kids-toys/
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En dehors de possibles erreurs lors des discussions avec les enfants “Ohhhh oui, mets moi le chargeur dans le fondement !!!”, je me méfie de ce genre d’études.
Déjà que le jeux vidéo était très décrié à l’époque. Maintenant, on nous explique que de continuer à jouer à 30 ans c’est une bonne chose.Je parie qu’on va trouver des modèles de ces nounours bien foireux proposés par des boîtes sans scrupules. Mais d’autres qui vont aider au développement du niard.
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