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    Rappel du projet

    Bonjour tout le monde, je suis Valentin Pohu, Président de Cairn Devices une entreprise qui conçoit un ordinateur portable modulaire et Open Hardware en France !
    Rappel de notre dernière dépêche : https://linuxfr.org/news/open-computer-v0-1-preuve-de-concept-d-un-ordinateur-portable-modulaire-sous-gnu-linux
    Nous n’avions pas donné de nouvelles sur LinuxFr depuis fin 2019… Il fallait donc y remédier !


    Interview de Pohu Valentin
    Interview de Alexandre Combe
    Interview de Jonathan Ruffenach
    Cairn Devices


    Où en sommes-nous ?

    Nous sommes en pleine prévente pour le premier module industrialisé de l’ordinateur portable modulaire, le clavier !
    Il s’agit d’un clavier mécanique entièrement personnalisable, compatible avec notre ordinateur, mais aussi avec vos appareils habituels (PC, smartphone, tablettes | Linux, Windows & MacOS). Rétroéclairé et ergonomique, il sera entièrement fabriqué en France !
    Plus d’informations ici : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/cairn-mesa-key

    [image: download?path=&files=Personnalisation-Clavier.GIF]

    Nous vous racontions dans notre dernière dépêche que nous avions réalisé un prototype fonctionnel complet. Depuis, nous en avons fait bien d’autres. Nous avons un prototype très avancé tant au niveau fonctionnel qu’esthétique de la base de l’ordinateur portable modulaire. Cependant, nous avons encore du travail à faire sur l’écran et la charnière qui relie les deux éléments.
    L’élément qui saute aux yeux tant sur le clavier que sur la base ce sont les vis. C’est un choix voulu et assumé ! L’idée a émergé au cours de notre travail avec le studio de design parisien L’Atelier Universel. Nous voulons, par le design, rendre la logique de démontage évidente pour l’utilisateur. Ne plus donner l’image d’un produit magique ou d’une boite noire, mais montrer ce qu’est un produit industriel. C’est aussi très inspiré par les montres de Bell&Ross. Nous avons également joué avec l’esthétique maker (l’utilisation de l’impression 3D FDM est à la fois un choix économique, technique et correspond à nos valeurs).
    Nous avons également beaucoup travaillé avec l’Atelier Universel sur la lisibilité du produit : rajouts de détrompeurs visuels et ajout des QR codes. Les QR codes amèneront à terme les utilisateurs vers la notice ou des informations techniques sur le composant.

    [image: IMG_3937.JPG&fileId=135429&x=1920&y=1080&a=true]

    [image: IMG_3920.JPG&fileId=135423&x=1920&y=1080&a=true]

    Pour rappel, voici la liste des blocs marqués sur cette photo :
    – Bloc SSD
    – Bloc Carte réseau (NET)
    – Bloc CPU
    – Bloc Ventilateur

    Sur l’autre face se trouvent deux emplacements, un pour le touchpad et un autre pour le fameux clavier.

    [image: Detrompeur.jpg&fileId=135502&x=1920&y=1080&a=true]

    Si vous aviez déjà suivi nos aventures, vous vous demandez comment nous avons réussi à faire tout ça. Nous avons eu un peu de soutien :
    Eurométropole de Strasbourg via les dispositifs SEVE et Tango&Scan (en partenariat avec l’association Creaccro),
    Région Grand Est avec l’aide à la R&D.

    Ces aides nous ont permis de nous équiper avec :
    – imprimantes 3D : CR-30, Snapmaker 2.0, Elegoo Mars, Anycubic Chiron
    – presse à injection plastique manuelle : Holipress (enfin du matériel Français)
    – matériel électronique divers et varié.

    Nous avons également pu prendre des stagiaires via SEVE. Nous remercions chaleureusement Lucas, Cyril, Victor et Thomas qui ont fait un bout de chemin avec nous au cours de leurs études. Citons aussi Pablo qui a effectué son stage de fin d’études chez Cairn Devices et qui est devenu notre premier salarié.

    Depuis septembre nous avons également intégré trois alternants, grâce aux aides annoncées par le gouvernement (aide que finalement nous ne touchons pas pour une raison encore inconnue…). Saadat et Lucie au marketing et à la communication, mais aussi Kaiwen qui œuvre comme assistant de direction, afin de me libérer du temps pour la technique.

    [image: IMG_3956.JPG&fileId=135491&x=1920&y=1080&a=true]

    Autre changement majeur Aurélien, un des cofondateurs de Cairn Devices, qui était notre directeur général chargé de la stratégie et du marketing est parti voguer vers d’autres aventures.

    Avec toutes ces machines et l’agrandissement de l’équipe, nous avons bien entendu déménagé pour des locaux plus grands avec une pièce dédiée à l’atelier. Bon en vérité nous avons déménagé d’un étage.

    Depuis le début de l’article je parle « d’ordinateur portable modulaire », mais c’est très long comme nom, et « clavier de l’ordinateur portable modulaire » ce n’est pas très adapté non plus comme dénomination.

    Comment sommes-nous arrivés à faire un choix ? Si vous croyez que tout s’est déroulé d’une traite, vous vous trompez. Après plusieurs réunions, beaucoup de réflexions, de recherches et de tentatives nous avons choisi l’univers. Nous voulons que les noms de nos produits aient un univers commun, coordonnés avec les valeurs de l’entreprise, avec ce que nous proposons.

    Il nous fallait donc les noms définitifs. Là aussi, nous avons consacré beaucoup de temps à trouver des noms faciles à prononcer et à écrire, pas trop longs, pas trop courts…
    Nous avons fait le choix d’univers suivant : les montagnes. Pourquoi les montagnes ? Tout d’abord, elles font directement penser aux cairns, donc le rapprochement entre le nom de l’ordinateur et le nom de l’entreprise est évident. Puis, nous y retrouvons l’idée du Libre, d’ouvert à tous… Un nom parfait pour notre produit !

    Nous sommes heureux de vous présenter… le Cairn Mesa (=ordinateur portable modulaire) et le Cairn Mesa | Key (=clavier de l’ordinateur portable modulaire) ! Les autres modules se déclineront de la même façon, par exemple, le touchpad se nomme le Cairn Mesa | Touch.

    Pourquoi « Cairn » ?

    Le Cairn, ce tas de pierres, que l’on trouve aux bords des chemins de randonnée est porteur d’une symbolique importante pour nous. Si on le trouve aux bords des chemins, c’est pour guider le promeneur, tout comme nous souhaitons guider l’utilisateur vers de l’électronique plus durable. Dans un Cairn, il y a aussi cette notion, que chacun peut ajouter sa pierre à l’édifice, c’est ce que nous matérialisons par l’Open Hardware.

    Qu’est-ce qu’une « Mesa » ?

    « Mesa » est un terme de géomorphologie pour désigner un sommet tabulaire… bon en français courant ça veut dire que c’est une montagne plate. Mesa en espagnol signifie « table ». On en trouve surtout dans les Amériques (Monument Valley, Mont Roraima…), mais on peut aussi citer la Montagne de la Table à Cape Town ou le mont Aiguille en France.

    [image: _Monument_Valley_Navajo_Tribal_Park_%2C__Winslow_%2C__%C3%89tats-Unis_.jpg&fileId=135483&x=1920&y=1080&a=true]

    Qu’avons-nous réalisé durant ces deux dernières années ?

    Une certaine épidémie a beaucoup entravé notre travail en 2020. Nous avons participé à l’effort de guerre pendant le premier confinement en imprimant en masse des visières pour les hôpitaux de Strasbourg avec d’autres makers de la région.

    Premier gros changement, nous avons changé de carte mère. Son format était bien trop contraignant et puis, une carte mère de PC modulaire qui ne suivait aucun standard c’était paradoxal.

    Normalement, c’est le moment où vous devriez être confus, car un facteur de forme pour une carte mère d’ordinateur portable, cela n’existe pas. Donc nous avons travaillé sur l’intégration d’une carte mère au format Thin-Mini-ITX dans la base de l’ordinateur portable modulaire. En réalité le format n’est pas si « Thin-Mini », cela reste assez difficile à intégrer dans le boîtier. Nous avons dû pas mal négocier avec le fabricant pour retirer certains éléments non pertinents.

    Pour revenir sur cette histoire de vis, il est vrai qu’au départ nous n’en voulions pas. Au point, qu’on s’était surnommé « Cairn SansVis ». Sauf que les assemblages à clips sont faisables, mais complexes. Cela fonctionne très bien sûr des châssis plastiques, mais la manière de les démonter n’est pas si évidente que ça. Si vous jouez du médiator pour démonter téléphones et boîtiers d’ordinateurs portables, vous savez que ce n’est pas le moment le plus fun. En outre, pour des raisons à la fois d’aspect, mais surtout de thermique nous avons décidé de construire notre boîtier avec des tôles d’aluminium. Donc nous avons intégré des vis et nous en avons fait un élément distinctif de notre design (un peu comme sur les montres haut de gamme Bell&Ross). Par contre, nous avons quand même fait beaucoup d’efforts sur le choix des vis pour prendre des vis de qualité, en acier, à tête fendue pour les rendre très facilement démontables (pas besoin d’avoir un kit iFixit ou d’autres outils pro !). En faire un élément distinctif de design c’est aussi les rendre visibles quand d’autres les cachent et que démonter un appareil devient un jeu de pistes.

    Pour faciliter la vie, nous avons mis en place une instance NextCloud sur nos serveurs notamment associée à un serveur Gitlab qui nous permet de versionnaliser tous nos fichiers de conception. Nous avions choisi d’héberger ces outils pas très loin de notre bureau, au Port du Rhin chez OVH. Bien sur, nous n’avons pas été épargnés par l’incendie. Mais nous avions souscrit à l’option de sauvegarde payante d’OVH. Dommage elles étaient dans le bâtiment d’a côté qui a aussi brûlé. Nous avions aussi un serveur de sauvegarde que nous gérions nous-mêmes, mais aussi chez OVH qui a aussi brûlé…

    Le plus critique pour nous était nos fichiers de conception, mais heureusement avec Git nous avions tous des copies locales des dépôts sur nos ordinateurs. Cela nous a permis de reconstruire les dépôts à partir des copies de chacun des membres de l’équipe. Nous avons remis rapidement en place l’infrastructure avec des pertes de données sur le reste du cloud. OVH nous a envoyé quelques semaines plus tard des sauvegardes plus anciennes retrouvées par ses équipes. Cela nous a permis de remettre la main sur nos archives photographiques que nous pensions perdues.

    L’incendie a tout de même fait une victime chez Cairn Devices, le soldat SERGE, notre logiciel de veille est tombé au combat. Au départ, SERGE avait été développé pendant une période de creux pour Cairn Devices, quand nous ne pouvions pas avancer sur l’ordinateur portable modulaire, car nous n’avions pas de fonds pour prototyper. Par la suite, quand nous avons pu avancer sur notre projet principal, nous n’avions déjà plus le temps de le mettre à jour et de l’améliorer. Donc après l’incendie nous avons pris la décision de vraiment nous concentrer sur le Cairn Mesa pour l’instant. Nous espérons un jour avoir le temps pour pouvoir faire tout ce que nous avions projeté pour SERGE.

    Avec l’arrivée des stagiaires, nous nous sommes aussi rendu compte que la façon dont nous gérions le travail n’était plus adaptée. Nous nous sommes donc lancés dans la gestion de projet agile sauce eXtreme Manufacturing. Mais nous sommes encore très loin des sprints d’une semaine comme ceux de Wikispeed.

    Lorsque la situation sanitaire le permettra, nous organisons des bêta-tests (ce qui fait aussi partie de Scrum). Si vous êtes volontaires et présents dans la région de Strasbourg n’hésitez pas à vous manifester en commentaires !

    C’est à partir du prisme de la gestion de projet agile et de l’eXtreme Manufacturing que nous avons pensé notre futur outil de production. Dans le détail, l’idée est de créer une Micro Unité de Production (MUP ou en anglais SMF pour Small Modular Factory ; toute ressemblance avec un autre acronyme est absolument volontaire et non fortuite ) adaptée à des productions de faibles volumes, facilement adaptable pour basculer d’un produit à un autre. Rompre avec le concept de production de masse impose également de proposer un nouveau gain au client puisque celui-ci y perd de fait les prix compétitifs permis par la masse. Nous cherchons à substituer les prix très compétitifs par un gain en personnalisation. En effet, tel que nous la concevons la Micro Unité de Production nous permettra d’allier industrialisation et personnalisation.

    L’autre avantage de la Micro Unité de Production est qu’elle est reproductible pour augmenter la capacité de production ou créer une nouvelle ligne pour un autre produit. On peut aussi imaginer placer une MUP à Saint-Pierre-et-Miquelon pour servir le marché Nord-Américain. Ainsi Cairn Devices compte créer une première unité de production pour le clavier Cairn Mesa | Key puis plus tard une seconde pour l’ordinateur portable modulaire Cairn Mesa.

    Une autre réalisation importante de Cairn Devices pendant ces deux ans est le touchpad. Si, pour le clavier, nous pouvions nous appuyer sur de nombreux libres déjà existants il n’existait rien de tel sur les touchpads. Jonathan a mis tout son talent d’électronicien pour concevoir un touchpad de la carte électronique au firmware. Avec la collaboration de Pablo il lui a ajouté un revêtement (overlay) adapté, Pablo qui a également dessiné le boîtier du touchpad. Il s’agit du premier touchpad Open Hardware et nous en sommes assez fiers. Le boîtier est dérivé de celui du clavier et ils ont donc une logique d’assemblage et de connexion à la base commune. Nous lui avons donné le nom commercial de Cairn Mesa | Touch.

    Pour mettre à profit le temps machine non utilisé nous proposons désormais le service CairnFab, un service de prestation de bureau d’étude en mécanique, électronique et de production de pièces avec nos machines (FDM, CNC, SLA, Impression UV, etc). Pour l’instant, CairnFab a permis de dépanner surtout d’autres start-ups strasbourgeoises, mais si vous avez des projets, n’hésitez pas à nous contacter.

    Pour finir, nous avons participé à plusieurs salons dont récemment Open Source Experience à Paris en novembre 2021, où nous avons présenté notre avancement.

    Sur une note moins technique en deux ans nous avons connu beaucoup d’ascenseurs émotionnels…

    • réussir à faire fabriquer cinq cartes électroniques pour le clavier en pleines tensions sur les semi-conducteurs et se rendre compte à la livraison qu’on nous a installé des composants défectueux (un mois et demi de travail de réparation pour Jonathan),
    • visite de journalistes télé dans notre atelier ? Annulée pour cause de visite d’un responsable politique national en ville,
    • rencontre avec la Vice-présidence et la DSI de l’Eurométropole ? Annulée 20 minutes avant… Malheureusement quelqu’un a décidé de déclencher une guerre cette semaine-là,
    • une rencontre avec Cédric O ! Annulée la veille grâce à notre chère SNCF.

    Et ce n’est qu’un échantillon récent… nous commençons à croire que la poussette de l’un d’entre nous a écrasé une portée de chats noirs sous une échelle.

    Cairn Mesa | Key, le clavier de notre ordinateur portable modulaire

    Le financement participatif est important pour nous, car il va nous permettre de financer nos ambitions : la suite du développement du Cairn Mesa (donc l’écran, la charnière et l’amélioration de la base) et la micro unité de production pour les Cairn Mesa | Key. Un autre élément important pour nous dans ce choix de séparer le clavier du reste de l’ordinateur c’est qu’il nous permet d’apprendre à passer d’un prototype à un produit industriel commercialisable (ex : marquage CE).

    Il va aussi nous permettre de continuer à payer les salaires de l’équipe et des associés. En effet, nous n’avons jamais beaucoup communiqué sur nos revenus et pour cause nous avons commencé à nous verser des salaires seulement depuis septembre dernier. Nous avons fait tourner Cairn Devices pendant cinq ans, avec un peu de revenus glanés en fonction des situations personnelles de chacun. Alexandre, par exemple, a travaillé pendant trois ans à temps partiel comme réceptionniste de nuit dans un hôtel. Ce qui est très loin, de son sujet de prédilection.

    Dans le cas d’un échec de ces préventes, l’aventure Cairn Devices s’arrêtera, car nous n’aurons pas réussi à démontrer qu’il y a réellement un marché et donc nous ne pourrons plus trouver de financement. Et il faut se rendre compte que nos premiers investisseurs/financeurs devraient être nos clients !

    Détails techniques du clavier

    Parlons peu, parlons technique. Voici notre premier design de clavier (extrêmement complexe) et comparable à la plupart des claviers d’ordinateur portable (si on enlève le boîtier) :

    [image: 117303289_625356558118293_9131901328254808490_n.jpg&fileId=135449&x=1920&y=1080&a=true]

    [image: 117760836_630871050900177_4937550833860977764_n.jpg&fileId=135451&x=1920&y=1080&a=true]

    C’était cette solution que Pablo avait développée et polie tout au long de son stage puis au début de son contrat. L’assemblage était complexe, mais c’était aussi le cas de chaque pièce prise indépendamment. Par exemple, un gros travail a été effectué sur l’impression des dômes en TPU à la fois en termes de géométrie, mais aussi caractérisation de matériau puisqu’il a fallu trouver un TPU imprimable avec une dureté shore convenable. Au final sur cette base nous n’avons jamais réalisé de prototype de clavier complet. Nous avions des prototypes de touches à échelle 5:1 et un clavier fonctionnel uniquement électronique (un PCB avec des boutons dont je ne recommande pas l’utilisation au quotidien).

    [image: PICT0465.JPG&fileId=135415&x=1920&y=1080&a=true]

    Mais le 22 mars 2021, un article de Minimachines.net attire l’attention d’Alexandre, lors de sa veille matinale, le bien nommé « Cherry j’ai rétréci les touches ». En arrivant au bureau, Alexandre en touche un mot à l’équipe pour qu’on réfléchisse à la possibilité de basculer le clavier sur cette solution qui nous permettrait de rendre le clavier mécanique. Pablo en plein purgatoire des ciseaux saute sur l’occasion… dix minutes après l’arrivée d’Alexandre un mail atterrit sur les serveurs de Cherry MX France. Nous sommes assez vite renvoyés vers Cherry MX Allemagne. Les choses suivent ensuite leur cours et l’idée de scinder la commercialisation du produit en deux est dans l’air, notamment parce que notre partenaire Commown nous avait déjà suggéré cette possibilité. Au cours de l’été, le départ d’Aurélien amène une nouvelle réflexion stratégique : nous irons sur le marché en plusieurs étapes !

    Nous commencerons par le clavier puis le touchpad, si l’intérêt pour un touchpad externe se manifeste, et enfin le reste de l’ordinateur.

    Le choix des switchs Cherry Ultra-Low Profile nous permet donc de nous débarrasser des dômes, de la tôle à crochet, des ciseaux et du film. Les switchs devant être soudés sur PCB, cela est assez proche du prototype de faisabilité de Jonathan. Le fameux PCB avec des boutons. Cette base-là a donc été améliorée afin d’avoir un placement des switchs suivant une disposition ISO et dotée de LED pour le rétroéclairage.

    [image: Clavier.png&fileId=135537&x=1920&y=1080&a=true]

    Voici désormais comment est construit le Cairn Mesa | Key aujourd’hui :
    [image: Notice.png&fileId=135450&x=1920&y=1080&a=true]

    Victor, stagiaire chez Cairn Devices sur le premier semestre 2021, a mené une réflexion assez large sur le placement des touches. Savoir qu’on voulait faire de l’ISO n’était pas suffisant. Notre clavier est bien doté d’un pavé numérique, mais ce n’est pas un clavier « 100% », c’était beaucoup trop long pour un ordinateur portable. Il nous fallait donc réfléchir à l’organisation des îlots de touches (en particulier pour les flèches directionnelles qui sont normalement placées entre les caractères et le pavé numérique), est-ce que nous devions rajouter des touches multimédias dédiées, etc…

    Ces travaux ont conduit à l’introduction d’une touche Fn Lock à la place de la touche Fn classique et de touches programmables. Nous avons découvert par après que d’autres fabricants avaient déjà créé des touches Fn Lock, mais cela reste très rare. Cette touche est très importante sur le Cairn Mesa | Key car elle permet de passer des touches fonctions classiques (F1 à F12) aux touches programmables, mais aussi aux touches qui ont déjà des fonctions multimédias intégrées de base (sons, luminosité de l’écran, etc.).

    La touche Fn Lock est bien pratique pour aborder le sujet du rétroéclairage. En effet, elle lance un second mode rétroéclairage qui permet instantanément de savoir dans quel mode vous vous trouvez et quelles touches ont un fonctionnement alternatif. Les switchs de Cherry ont un emplacement avec diffuseur pour y intégrer des LED. En choisissant des boîtiers adaptés, nous pouvons intégrer 2 LED, donc sous chaque touche bénéficiant d’une fonction alternative. Caps Lock et Verr Num sont également illuminés lorsqu’elles sont activées, mais ça ne devrait pas trop vous surprendre. Qui dit fonction alternative, dit rétroéclairage principal : nous avons choisi de ne pas faire un rétroéclairage multicolore, parce que, de notre point de vue, c’est un peu gadget. Donc nous avons opté pour un rétroéclairage bleu uniforme pour toutes les touches, et du vert pour le mode alternatif.

    [image: Le%20Cairn%20Mesa%20Key.JPG&fileId=135633&x=1920&y=1080&a=true]

    Les touches (ou keycaps) sont fabriquées en interne avec une Creality CR30 ! La particularité de la CR30 (aussi nommée 3D Print Mill) est d’être la première imprimant 3D à tapis roulant produite en série. Elle a été développée par Creality sous l’impulsion de Naomi Wu, hackeuse et youtubeuse chinoise avec l’aide technique de Nak3D Design (de son vrai nom Karl Brown) créateur de « l’ancêtre de la CR30 », la White Knight. Comme à Cairn Devices on ne fait jamais rien comme tout le monde, nous utilisons la CR30 pour créer des pièces de petites tailles (le cas d’usage majoritaire dans la communauté est plus proche de l’épée taille réelle) et surtout nous imprimons en Polycarbonate. Ce qui est faisable, mais n’était pas forcément prévu par l’équipe de Creality. Nous avons donc passé plusieurs mois à apprivoiser la machine, car cela change radicalement de l’impression 3D classique, puis à nous améliorer sur l’impression du polycarbonate qui est un matériau plus difficile à travailler que le PLA. Un des problèmes récurrents avec la CR30 est l’adhésion à la courroie, notre astuce pour améliorer l’adhérence (en particulier avec le polycarbonate) c’est de poncer la courroie au papier de verre comme des bourrins.

    [image: IMG_3355.JPG&fileId=135509&x=1920&y=1080&a=true]

    Maintenant maîtrisée la CR30 nous permet d’imprimer en continu des keycaps pour les claviers. Ces keycaps sont ensuite assemblées sur le clavier, mais elles sont encore des keycaps transparentes sans caractères dédiés. Nous passons donc le clavier entier à l’impression UV pour imprimer une disposition complète. Ce processus nous permet, sans changer de processus de production, de faire des claviers AZERTY, QWERTY, BÉPO ou personnalisés au fil de l’eau. Tout en diminuant nos coûts !

    [image: Dispos-Crowd.png&fileId=135440&x=1920&y=1080&a=true]

    Bien sûr ce n’est pas aussi simple. Il nous a fallu plusieurs semaines pour comprendre comment utiliser la machine. Si vous connaissez la série de vidéos du Joueur du Grenier « sans tuto », eh bien c’est exactement ce qui s’est passé pour nous : « l’impression UV sans tuto ». La documentation reçue était plus que sommaire, et ce malgré l’aide de notre alternant sinophone pour nous traduire le maigre mode d’emploi. Après des semaines à faire des recherches et visionner des vidéos improbables (souvent en chinois), à contacter le SAV en chinois, nous avons réussi à prendre en main le fonctionnement de la machine.

    C’est tout pour nos aventures !

    Vous pourrez trouver plus d’info ici, ainsi que le clavier : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/cairn-mesa-key
    Si vous voulez soutenir le projet d’ordinateur portable modulaire, mais que vous ne pouvez pas / ne souhaitez pas acquérir un clavier, il est possible de faire des dons libres.

    Un prochain article

    Il y a beaucoup de choses que nous souhaitons partager avec vous :

    • notre retour d’expérience avec FreeCAD,
    • les aventuriers de l’impression 3D,
    • le Marquage CE,
    • notre atelier,
    • l’impression UV,
    • la conception du touchpad avec KiCAD,
    • la gestion de projet Agile.

    Donc n’hésitez pas à nous dire ce qui vous intéresserait.

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    Les vieux cons de Cairn Devices sont maintenant présents sur Instagram grâce à la persévérance de nos alternantes : https://www.instagram.com/cairndevices/

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    Préventes : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/cairn-mesa-key

    Le point sur la concurrence

    • Frame.work : réparable, mais pas modulaire, il s’apparente à ce que l’on pouvait trouver il y a dix ans avec un peu plus de pédagogie. Mais ils vont clairement dans le bon sens !
    • MNT Research : projet très intéressant évolution à suivre.
    • Purism : peu orienté sur la modularité, mais très réussi au niveau esthétique et libre.
    • DELL Luna Concept : les rendus 3D montre quelque chose d’assez basique, mais le fait que DELL s’empare du sujet est vraiment une très bonne chose.
    • Toughbook : Nous en avons acheté un à des fins de rétro-ingénierie, beaucoup de choix techniques nous semblent douteux. Pour conclure, il est n’est vraiment pas « tough »…

    C’est plutôt bien de voir d’autres projets qui avancent des idées similaires aux nôtres. Nous pensons qu’il y a assez d’espace pour Cairn Devices, parce que nous avons un positionnement différent.

    Source : https://linuxfr.org

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    GitHub et GitLab sont tous deux basés sur le système de contrôle de version distribué Git. Pour autant, les deux plateformes adoptent des approches de développement très différentes.

    [image: ACs2Le0.png]

    Avez-vous vraiment besoin d’un système de contrôle de version distribué ?

    Le rôle d’un système de contrôle de version (VCS), dit aussi outil de gestion du code source (SCM), est de faciliter la collaboration de plusieurs développeurs, concepteurs et membres de l’équipe sur un même projet. Il garantit que tout le monde a le même accès au dernier code et que les modifications sont suivies.

    C’est pourquoi Linus Torvalds, le fondateur de Linux, considère Git comme son autre grande invention. Git est gratuit, open source et rapide. Il fonctionne également mieux que ses prédécesseurs – Apache Subversion, Concurrent Versions System (CVS), Perforce et Rational ClearCase. Ce n’est pas pour rien que tant de services VCS intègrent “Git” dans leur nom.

    Bien sûr, vous pouvez utiliser Git seul sur votre propre serveur. Si vous ne faites que développer un programme en interne, une instance locale de Git est tout ce dont vous avez besoin. Vous pouvez également utiliser Git en tant que VCS centralisé sur vos propres serveurs ou sur votre cloud. Il n’est pas nécessaire de s’abonner à un service VCS lorsque vous pouvez construire le vôtre. Avec ce modèle, vous pouvez facilement gérer un projet avec votre équipe et vos partenaires dispersés dans le monde entier.

    GitHub vs GitLab

    Pour autant, si vous avez besoin des avantages d’un service Git hébergé, il est temps de vous intéresser à GitHub et GitLab.

    GitHub est le plus ancien des services. Il a été développé par Chris Wanstrath, P.J. Hyett, Tom Preston-Werner et Scott Chacon en utilisant Ruby on Rails en février 2008. Grâce à son avantage de pionnier, GitHub est devenu le point d’attache de nombreux dépôts de code libre.

    GitLab est arrivé plus tard ; les développeurs ukrainiens Dmitriy Zaporozhets et Valery Sizov l’ont créé en 2011. Dès le premier jour, GitLab a été conçu pour être un ensemble d’outils de collaboration, ainsi qu’un service de dépôt de code.

    Des ressemblances en pagaille

    Les deux plateformes se ressemblent beaucoup. Elles fonctionnent toutes deux sur des serveurs Linux, sont dotées d’un gestionnaire de problèmes et proposent un large éventail d’intégrations et d’outils d’importation tiers. Elles disposent également toutes deux d’interfaces en ligne de commande (CLI) pour les développeurs avancés, et proposent également des interfaces web pour les nouveaux programmeurs.

    Dans le cas de GitLab, l’interface utilisateur utilise le système de conception Pajamas propre à GitLab, et est écrite en Vue.js.

    L’interface utilisateur de GitHub, Desktop, est pour sa part disponible sous forme de programme Windows ou macOS. Vous pouvez aussi désormais utiliser Visual Studio avec GitHub.

    Deux visions de l’open source

    Si les deux plateformes soutiennent l’open source, les référentiels eux-mêmes utilisent un modèle de programmation mixte.

    GitLab utilise une approche commerciale à noyau ouvert. Dans ce modèle, l’édition Community de GitLab reste gratuite et open source, tandis que l’édition Enterprise de GitLab dispose de plus de fonctionnalités et est accompagnée d’un support.

    Quant à GitHub, si son code contient une partie de code open source, il ne s’agit pas d’un projet open source. Les deux plateformes offrent des dépôts basés sur le web avec une gestion de code open source basée sur Git et des modifications de fichiers locales avec un dépôt distant.

    Si vous êtes à la recherche d’une fonctionnalité Git de base, mais avec quelqu’un d’autre qui s’occupe de maintenir Git en état de marche, l’un ou l’autre de ces services vous conviendra parfaitement.

    GitHub et Microsoft

    Certaines personnes n’apprécient pas GitHub parce que Microsoft l’a acquis en 2018. Pour certains, le géant du logiciel sera toujours l’Empire du Mal, même si l’entreprise soutient maintenant les méthodes et les logiciels open source – et même si son PDG, Satya Nadella, affirme aimer Linux.

    Si certains utilisateurs ont effectivement fui GitHub pour GitLab et Atlassian BitBucket à l’époque, l’exode n’a toutefois pas été aussi massif que certains s’attendaient.

    GitHub reste toujours le mastodonte du secteur des VCS. Selon la société d’outils de programmation JetBrains, 77 % des développeurs utilisent régulièrement GitHub, contre 40 % pour GitLab et 25 % pour BitBucket.

    Des différences fondamentales

    La principale différence entre les deux plateformes réside dans le fait que GitLab intègre des flux de travail d’intégration continue/livraison continue (CI/CD) et DevOps. GitHub vous permet de travailler avec les outils CI/CD de votre choix, mais vous devrez les intégrer vous-même. En général, les utilisateurs de GitHub travaillent avec un programme CI tiers comme Jenkins, CircleCI ou Travis CI.

    Autre différence d’importance : GitHub privilégie la vitesse, tandis que GitLab se concentre sur la fiabilité. Plus précisément, GitHub préconise de fusionner les nouvelles branches avec la branche master. De cette façon, il est possible de déployer rapidement, et également de rétablir rapidement une ancienne version si quelque chose ne va pas.

    Dans le flux de travail de GitLab, vous créez plusieurs branches stables au-delà de la branche maîtresse. Au minimum, vous aurez des branches stables de production et de pré-production. Cela signifie que vous devrez passer par un processus de test en plusieurs étapes. Une seule révision du code lors de la demande de fusion ne suffit pas. Vous pouvez toutefois faire fonctionner l’un ou l’autre comme vous le souhaitez, mais il y a une nette différence dans l’approche privilégiée.

    Des offres très diversifiées

    Une autre différence fondamentale est que GitLab propose une solution complète de développement de logiciels. Ce n’est pas pour rien qu’il se présente comme une plateforme DevOps complète.

    Cela dit, GitLab propose des intégrations avec des programmes et plateformes tiers comme Jira, Microsoft Teams, Slack, Gmail et de nombreuses autres applications et plateformes.

    GitHub, quant à lui, dispose de moins de services au sein de son propre programme, mais il propose des moyens d’intégration avec de nombreux programmes et services extérieurs. Notamment des logiciels sur lesquels GitHub a travaillé pour les intégrer au service et à des centaines d’autres programmes via GitHub Marketplace.

    Tarification

    Les deux services proposent des abonnements gratuits. Ceux-ci comprennent un nombre illimité de dépôts publics et privés. La version gratuite peut vous suffire si vous êtes un programmeur solo ou si vous avez une petite équipe.

    Mais si la programmation fait vivre votre entreprise, vous aurez besoin de plus. Difficile néanmoins de comparer les tarifs de GitHub et de GitLab. Ce serait comme comparer des pommes et des oranges. Le mieux serait peut-être de tester les deux grâce aux offres gratuites, pour avoir une idée de la façon dont votre flux de travail fonctionne sur chaque plateforme, puis de vous abonner à celle qui vous convient le mieux.

    Ne vous laissez pas guider par le prix. Ce qui compte vraiment, c’est de savoir quelle plateforme vous donnera les outils et les services dont vous avez besoin pour développer votre logiciel au mieux de vos capacités.

    Source : ZDNet.com

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    @violence Pas tous, y’a des moustachus aussi!

    [image: nRYE9t2.jpg]

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    80 % des menaces liées aux brevets proviendrait des trolls

    Les trolls des brevets, ou entités d’affirmation des brevets (PAE), sont depuis longtemps un fléau pour les logiciels libres. Cependant, au fil des ans, d’autres groupes se sont levés pour les empêcher de voler les entreprises et les organisations qui utilisent réellement la propriété intellectuelle (PI) des brevets. L’un de ces groupes, Unified Patents, une organisation internationale regroupant plus de 200 entreprises, a remporté la victoire au cours des deux dernières années. Voici leur histoire à ce jour.

    Les Brevets Unifiés apportent le combat aux trolls. Il dissuade les trolls de brevets d’attaquer ses membres en rendant la victoire trop coûteuse pour le troll. Pour ce faire, le groupe examine les brevets des trolls et leurs activités dans divers secteurs technologiques (zones). La zone OSS est la plus récente de ces zones.

    [image: i6RTWa7.png]

    Notons que selon l’acception la plus courante, le terme troll désigne une entreprise qui ne fabrique aucun produit et dont la seule activité consiste à acquérir des brevets dans le but de les opposer à des tiers. Il semble toutefois qu’il existe autant de variantes de cette formulation de base qu’il existe d’entreprises. Que dire des grandes entreprises manufacturières qui ont des divisions spécialisées dans la constitution de portefeuilles de brevets dans le but de les faire valoir contre des tiers.

    Que dire des entreprises qui transfèrent leur portefeuille de brevets non exploités à des filiales partielles ou à part entière chargées de les opposer ensuite aux tiers ? Que dire des entreprises qui rachètent des portefeuilles de brevets à des fins défensives en obligeant du même coup d’autres sociétés à se joindre à elles pour se protéger ? Que dire des universités ? Elles ne produisent rien.

    On répondra que les universités ne sont pas concernées parce qu’elles accordent des licences à des entreprises pour fabriquer les produits couverts par leurs brevets. Mais que se passe-t-il si une université vend ses brevets à une NPE avec laquelle elle signe un accord de partage de bénéfices ?

    Comme on peut le voir, la notion de troll est très difficile à définir. Certains prétendront même que Thomas Edison, l’un des inventeurs les plus prolifiques des États-Unis d’Amérique, était un troll avant la lettre, puisqu’il cherchait à acquérir des licences sur des inventions qu’il n’avait pas l’intention de fabriquer.

    La plupart des menaces liées aux brevets, 80 % selon Unified Patents, proviennent des trolls. « Les attaques ne cessent de se multiplier. « La raison en est simple. C’est rentable. En plus de s’en prendre aux grandes entreprises, les patents trolls s’en prennent maintenant aux petites entreprises qui n’ont pas les ressources nécessaires pour les combattre ». Il serait moins coûteux pour elles de payer un chantage à la propriété intellectuelle que de les combattre en justice.

    Les litiges des trolls à l’égard des programmes open source ont atteint un niveau record de 721 cas en 2021. Il s’agit d’une augmentation de près de 22 % par rapport à 2020. Ces PAE sont notamment Sound View, Sockeye Licensing, St. Luke, MicroPairing, Level 3, Finjan, WSOU Investments et Unilco 2017.

    Les noms changent mais le jeu est toujours le même. Acheter des brevets, attendre que quelqu’un utilise ses idées pour créer un programme rentable, puis intenter un procès. Avant même le lancement officiel d’OSS Zone, Unified Patents et l’Open Invention Network (OIN), le plus grand groupe de non-agression en matière de brevets au monde, ont lancé des actions en justice contre des brevets de mauvaise qualité appartenant à PAE. La Fondation Linux et Microsoft ont fait équipe avec OIN pour soutenir OSS Zone et lutter contre ces mauvais brevets.

    Microsoft a récemment rejoint l’Open Invention Network (OIN). « Depuis sa fondation en 2005, l’OIN a été à l’avant-garde pour aider les entreprises à gérer les risques liés aux brevets et nous sommes honorés d’en faire partie.

    [image: tpHKZBv.png]

    La réaction des membres de la communauté open source à cette nouvelle a été formidable, y compris les bonnes questions qui nous ont été posées sur ce que notre adhésion signifie pour les développeurs. Nous nous sommes entretenus avec Erich Andersen, de Microsoft, pour obtenir plus de détails sur certaines des questions les plus fréquemment posées.

    Microsoft s’engage à apporter son aide à la protection de Linux et l’open source

    « Microsoft s’est engagé en faveur de l’open source et continue d’investir et de collaborer dans le vaste paysage de l’open source. En tant que bénéficiaire et participant actif de l’écosystème open-source, Microsoft s’engage à faire sa part, avec la communauté open source au sens large, pour protéger cette ressource précieuse contre les risques liés aux brevets et autres défis », David Dennis, chef de produit principal chez Microsoft.

    En outre, a poursuivi Burton Davis, vice-président et conseiller général adjoint de Microsoft. Les patent trolls et leurs « brevets de mauvaise qualité continuent de freiner l’innovation dans l’industrie du logiciel et de menacer les logiciels libres. Microsoft s’engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les logiciels libres des menaces liées aux brevets et pour empêcher les brevets de faible qualité de nuire à l’innovation. » Les trolls de brevets nuisent à tous ceux qui fabriquent des logiciels, pas seulement aux développeurs de logiciels libres.

    Il ne s’agit pas seulement d’un combat pour les grandes entreprises. Brevets unifiés encourage également les développeurs et les chercheurs à rechercher l’art antérieur afin de briser les mauvais brevets. Les recherches réussies rapportent à leurs gagnants 2 000 dollars. J’ai le plaisir d’annoncer que Microsoft rejoint l’OIN, une communauté dédiée à la protection de Linux et d’autres logiciels libres contre les risques liés aux brevets.

    C’est un travail très utile. Comme l’explique Jim Zemlin, directeur exécutif de la Fondation Linux, « c’est une voie utile lorsque l’invention revendiquée se trouvait déjà dans l’art antérieur, comme en témoignent les brevets existants, le code mis à la disposition du public dans des dépôts de logiciels libres ou les publications imprimées qui étaient disponibles au moment où un brevet était en cours de traitement. Il s’agit essentiellement de vérifier si un élément important a échappé à l’examinateur qui a autorisé la délivrance du brevet en tant que nouvelle invention. »

    Sources : Unified Patents, Microsoft, OIN, droit.developpez.com

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    Une nouvelle version du CMS open source Dotclear 2.21.3 vient d’être publiée début mars. Elle corrige deux bugs concernant la gestion des utilisateur. Retour sur ses développements récents.

    [image: w7mW4DT.png]

    La version 2.21.3 de Dotclear a été livrée le 7 mars 2022. Il s’agit d’une mise à jour sécuritaire du CMS open source.

    Qu’est-ce que Dotclear ?

    Dotclear est un logiciel libre de publication web open source, publié en 2003 par Olivier Meunier. L’objectif du projet est de fournir un “outil simple d’emploi permettant à tout un chacun de publier sur le web et ce, quel que soit son niveau de connaissances techniques”.

    Dotclear est un logiciel libre permettant de créer un blog ou un site web. Il conçu avant tout pour ses utilisateurs et recevant des contributions régulières de ceux-ci.

    Les nouveautés de Dotclear

    La version 2.21.3 est une nouvelle version qui corrige deux bugs concernant la gestion des utilisateurs autres qu’administrateurs (ou super-administrateurs). C’est la 3e révision de la version 2.21 sortie début février, qui introduisait plusieurs changements visuels dans l’administration (passage de PNG à SVG principalement). Il faut désormais utiliser PHP 7.4 ou 8.0.

    Depuis la version 2.19, le système de suivi FLoC de Google est désactivé automatiquement. Cette édition, sortie en août 2021, symbolisait tout de même le 18e anniversaire du gestionnaire de contenu en ligne.

    Télécharger Dotclear

    L’installation automatique est la manière la plus simple et la plus fiable d’installer Dotclear pour son blog ou son site web. Téléchargez le fichier, transférez-le directement sur votre espace web puis rendez-vous à l’adresse de son emplacement avec votre navigateur. Une abondante documentation est disponible en ligne.

    Source : toolinux.com

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    Un Ancien Utilisateur?

    dommage mon tel est pas compatible, j’aurais bien tester

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    @violence a dit dans Logiciels libres : 5 outils made in France en observation au SILL :

    @Raccoon

    Même pas de reprises de BDD?

    Non, trop compliqué apparemment et puis le premier GLPI avait été très mal fait (choix des catégories, entités, etc) si bien que les stats qu’on en tirait étaient très pauvres.
    Du coup on a jonglé quelques temps entre les 2 le temps de finir de traiter les demandes de l’ancien.

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    L’Europe est à la recherche d’hackers éthiques. Des récompenses allant jusqu’à 5 000 EUR sont disponibles pour la découvertes de failles de sécurité dans LibreOffice, LEOS, Mastodon, Odoo et CryptPad, des solutions open source utilisées par les services publics dans toute l’Union européenne.

    Un nouvel ensemble de primes de bogues a été lancé le 13 janvier en utilisant la plateforme de primes de bogues Intigriti. Au total, un montant de 200 000 euros a été financé par le Bureau du programme Open Source de la Commission européenne (EC OSPO).

    Les chercheurs sont appelés à trouver des failles de sécurité telles que les fuites de données personnelles, l’élévation horizontale/verticale des privilèges et SQLi. La récompense la plus élevée sera de 5 000 EUR pour les vulnérabilités exceptionnelles et un bonus de 20 % si le correctif est également fourni.

    Source : programmez.com

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    Intéressant, mais ces modèles concernent surtout des gros logiciels avec des clients pros. Dans le cas de Mozilla, et son modèle de sponsoring, un logiciel enduser de grande importance.

    Je ne suis pas convaincu que ça soit applicable pour une petite bibliothèque. Pour un gros framework, du “freemium” ça marche (Qt, et encore, leurs finances sont précaires), mais pour les petites bibliothèques comme celles qui ont relancé le débat récemment, le sponsoring me semble inenvisageable et je ne suis pas convaincu que le freemium puisse marcher.

    Ce genre de bibliothèques, on en met plein dans un gros projet, et elles sont souvent remplaçables, sachant qu’on n’utilise que des fonctionnalités très basiques ; difficile de convaincre de payer pour ça.

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    Clairement.
    Surtout que l’Open source est vraiment partout autour de nous

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    Top, excellente nouvelle! 🙂

  • SuperTux 0.6.3

    Jeux Vidéo open source
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    De quoi s’amuser au bureau sur les machines équipé du manchot 😉

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    Le logiciel libre de peinture numérique Krita suit de quelques jours la mise à jour de GIMP. La version 5.0 vient de sortir et apporte de sérieuses améliorations à tous les étages.

    [image: Bg80Ln8.png]

    Krita passe la 5e. Ses développeurs estiment qu’il s’agit d’une version très importante, avec de nombreuses nouvelles fonctionnalités et améliorations.

    Quoi de neuf dans Krita 5 ?

    La nouvelle version 5.0 de Krita apporte les nouveautés suivantes :

    • Krita dispose désormais d’un éditeur de storyboard intégré ;
    • Révision de la manière avec laquelle Krita gère des éléments tels que les brosses, les dégradés et les palettes, ainsi que le marquage : plus rapide et plus fiable ;
    • Les dégradés ont été améliorés : ils sont beaucoup plus lisses et peuvent gérer des gammes plus larges ;
    • Le moteur de brosses a été complètement réécrit et il est basé sur MyPaint.
    • Le système d’animation a été revu, avec des améliorations de l’interface utilisateur et de nouvelles fonctionnalités, telles que les cadres clonés et les masques de transformation animés :
    • arrivée d’un enregistreur pour créer une vidéo de vos sessions de peinture ;
    • nouvelles options pour exporter en GIF, APNG et WebP.

    Télécharger Krita 5

    Vous pouvez télécharger Krita 5 gratuitement via le site de l’éditeur pour Windows, macOS, Android et Linux. L’édition Linux est disponible en version “64-bit AppImage”. Le code source est également accessible. L’accès direct aux fichiers est disponible dans cet article de blog.

    Source : toolinux.com

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    L’impact de la filière européenne du logiciel libre sur la croissance du PIB et de l’emploi, et sur la souveraineté numérique, a été récemment mis en lumière par plusieurs études, rapports et propositions politiques de haut niveau. Il devient dès lors impératif de mettre en oeuvre des politiques industrielles délibérées destinées à favoriser et accélérer son développement. Par Stéfane Fermigier, CNLL, France; Peter Ganten, OSBA, Allemagne; Timo Väliharju, COSS, Finlande; Jonas Feist, Open Source Sweden, Suède; Gerardo Lisboa, ESOP, Portugal; Ronny Lam, NLUUG, Pays-Bas (*)

    [image: rxd805b.png]

    Selon une étude publiée récemment par la Commission Européenne, une promotion et un investissement plus proactifs dans les logiciels libres (aussi appelés open source software ou OSS) non seulement stimuleraient la croissance économique en Europe, mais seraient également un accélérateur d’innovation. Un secteur informatique plus prospère et créateur d’emplois pourrait ainsi émerger de ce vaste écosystème d’entreprises et de créateurs de logiciels libres de toutes tailles, permettant à L’Europe de gagner en autonomie stratégique et en capacité à façonner son propre avenir numérique.

    Plus précisément, l’étude a démontré que le milliard d’euros environ que les entreprises de l’UE ont investi dans les logiciels libres en 2018 ont déjà généré entre 65 et 95 milliards d’euros de croissance économique. Elle prédit qu’une augmentation supplémentaire de 10% des contributions au logiciel libre, au sein de l’UE, générerait chaque année un gain de 0,4 à 0,6% de PIB, et permettrait la création de plus de 600 start-up supplémentaires. Ces chiffres confirment le potentiel très élevé du retours sur investissement dans les logiciels libres.

    Le besoin d’autonomie numérique ainsi que les nombreuses externalités positives des contributions open source à l’économie justifient donc de passer un palier en terme d’engagement politique.

    Les logiciels libres existent depuis l’émergence de l’informatique dans les années 1960, et reposent sur la possibilité offerte aux développeurs d’utiliser, d’étudier, d’améliorer et de partager librement ces logiciels. Cependant, depuis les années 1970, ce sont les logiciels propriétaires et leurs formats fermés qui se sont imposés sur le marché. Par des effets de réseau, les éditeurs de logiciels dominants ont verrouillé leurs positions au détriment des utilisateurs, que l’on parle d’individus, d’entreprises ou d’administrations.

    Avec un logiciel propriétaire, l’utilisateur est dépendant et bloqué auprès d’un fournisseur particulier, dépourvu de la possibilité de rechercher des logiciels de meilleure qualité ou plus adaptés à ses besoins particuliers. Dans la pratique, le marché du logiciel est actuellement dominé par quelques très grandes entreprises non européennes. La dépendance vis-à-vis de ces entreprises augmente encore à mesure que les fournisseurs de logiciels propriétaires déplacent leurs offres vers le cloud, où ils ont encore plus de contrôle et peuvent en modifier les conditions d’utilisation à tout moment. Considéré d’un point de vue sociétal, ce verrouillage stratégique de toutes les industries et de toutes les administrations est au cœur de ce qui sape actuellement la souveraineté numérique de l’Europe.

    Avec les licences open source, a contrario, les utilisateurs ont un vrai choix. Tout individu ou toute entreprise peut proposer des solutions innovantes qui sont mise à disposition de tous les développeurs et tous les utilisateurs intéressés, car l’open source n’impose aucun obstacle juridique ou contractuel à la coopération. En d’autres termes, les logiciels libres permettent à la concurrence et à l’innovation de prospérer. Les utilisateurs de logiciels des secteurs public et privé peuvent ainsi accéder plus facilement aux produits logiciels qui répondent le mieux à leurs besoins, à un coût raisonnable et sans verrouillage stratégique.

    L’étude de la Commission confirme qu’il existe déjà une filière du logiciel libre dynamique en Europe, avec des PME à la pointe de la croissance sectorielle. C’est une fondation solide sur laquelle on peut s’appuyer. La question clé est donc d’identifier les politiques publiques, au niveau de l’UE et au niveau national, qui permettront à la filière européenne des logiciels libres de se développer davantage.

    Au sein de l’APELL, l’Association Professionnelle Européenne du Logiciel Libre, nous pensons que les priorités des politiques publiques dans ce cadre devraient être :

    • Établir des stratégies open source spécifiques au niveau de l’UE et dans chaque État membres axées sur la stimulation de la croissance économique, de l’innovation et de la souveraineté numérique.

    • Donner la priorité à l’open source dans les achats de logiciels par les secteurs public et privé de manière à ce qu’il devienne impossible de créer une dépendance insurmontable envers les fournisseurs.

    • Promouvoir l’investissement dans les logiciels libres, par exemple avec un soutien aux PME pendant les phases précompétitives de développement de nouvelles technologies, et une généralisation des incitations fiscales aux contributions open source.

    • Augmenter le financement public de projets open source spécifiques et stratégiques, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, au travers des programmes existants et de nouvelles initiatives.

    • Placer l’open source au cœur des stratégies de développement des compétences numériques et de l’enseignement de l’informatique à travers l’Europe.

    Les axes d’action ci-dessus permettront de jeter les bases d’une nouvelle industrie numérique européenne utilisant l’open source pour ce qu’elle fait le mieux : innover, adopter les technologies de rupture et assurer la souveraineté numérique. Dans tous les domaines du numérique, qu’il s’agisse du Cloud, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité ou de l’Internet des objets, les logiciels open source sont au cœur de l’innovation et l’Europe doit saisir cette chance de prendre la tête.

    (*) Signataires, les représentants des principales associations d’entreprises représentatives de la filière open source en Europe, réunies au sein de l’APELL (Association Professionnelle Européenne du Logiciel Libre).
    Stéfane Fermigier, CNLL, France
    Peter Ganten, OSBA, Allemagne
    Timo Väliharju, COSS, Finlande
    Jonas Feist, Open Source Sweden, Suède
    Gerardo Lisboa, ESOP, Portugal
    Ronny Lam, NLUUG, Pays-Bas

    Source : latribune.fr

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    Et aux communs numériques dans l’administration.

    En décembre 2020, le député Eric Bothorel a remis au Premier ministre un rapport sur la politique publique de la donnée, des algorithmes et des codes sources. Jean Castex, le Premier ministre avait assuré qu’il serait suivi de plusieurs « impulsions politiques » pour entrer dans un « deuxième âge de la politique de la donnée, des codes sources et algorithmes ». En accord avec cette politique, le Gouvernement a dévoilé le 10 novembre son plan d’action pour « accélérer le recours aux logiciels libres et aux communs numériques dans l’administration. »

    Le plan d’action « logiciels libres et communs numériques » a été conçu par le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques à la suite de la publication de la circulaire data du Premier ministre du 27 avril 2021, et vise à soutenir la transformation numérique de l’État. Il contribue à la transformation numérique du service public avec trois objectifs : mieux connaître et utiliser les logiciels libres et les communs numériques dans l’administration, développer et accompagner l’ouverture des codes sources du secteur public, s’appuyer sur les logiciels libres et open source pour renforcer l’attractivité de l’État-employeur auprès des talents du numérique.

    En milieu d’année, Jean Castex a signé une nouvelle circulaire à destination des ministres et préfets de région dans laquelle il évoque un programme d’actions pour l’ouverture des données publiques et des algorithmes.

    Et d’expliquer « qu’au cours des dernières années, la France s’est dotée d’un cadre juridique à l’avant-garde en matière d’accès aux documents administratifs et de réutilisation des informations publiques, en instaurant l’ouverture libre, gratuite et par défaut de toutes les données dont la publication représente un intérêt économique, social, sanitaire ou environnemental, dans le respect de la protection des données à caractère personnel et des secrets protégés par la loi. La crise sanitaire sans précédent que nous connaissons vient démontrer que l’ouverture et l’utilisation des données publiques, relatives notamment au suivi de l’épidémie, sont indispensables à l’efficacité de l’action publique, au suivi de l’action gouvernementale et au débat démocratique ».

    [image: FNxCvyw.png]

    En mai de l’année dernière, la direction du numérique pour l’éducation (dont le rôle est de mettre en place et de déployer le service public du numérique éducatif) a dévoilé une initiative baptisée Apps.education.fr. Avec pour objectif de fournir une liste d’outils à l’intention de tous ses agents pour « les accompagner au quotidien et répondre aux besoins du travail à distance pendant le confinement. » Dans le cadre de cette initiative, le ministère de l’Éducation nationale s’est lancé sur la voie de l’encouragement à l’utilisation de logiciels libres et formats ouverts. En d’autres termes, la liste a pour objectif d’inciter les personnels qui relèvent de sa compétence à faire usage de logiciels libres.

    Pour le député de La République en Marche, ouvrir et partager les codes sources est un enjeu de démocratie. Il s’agit d’un vecteur majeur de mutualisations, d’un gage de transparence de la décision publique, de sécurité, mais aussi d’attractivité des compétences.

    « S’agissant de l’ouverture des codes et de l’utilisation de logiciels libres, il faut structurer la communauté du secteur public et renforcer l’appui qui lui est apporté. Le logiciel libre n’est pas une idéologie déconnectée des besoins des administrations et ses enjeux ne se résument pas à la question de l’utilisation de LibreOffice. Il est au contraire le moyen de créer enfin du partage et de la mutualisation dans le secteur public, d’éviter que deux administrations s’épuisent sur un même problème sans le savoir et sans se parler, enfin de permettre à l’administration et à l’économie de s’enrichir mutuellement en développant ensemble des outils d’intérêt général. Il constitue aussi une réponse au manque d’attractivité de l’État pour les compétences numériques. La mission considère que la création d’un Open Source Program Office (OSPO), visible et pérenne, au sein de la direction interministérielle du numérique (DINUM), serait une première pierre pour relever ce défi. », indique le rapport de la mission d’analyse et de prospective relative à la mise en place d’une politique publique de la donnée et des codes sources, conduite par le député Éric Bothorel et publié le 23 décembre 2020.

    La DINUM est en charge de la transformation numérique de l’État au bénéfice du citoyen comme de l’agent, sous tous ses aspects : modernisation du système d’information de l’État, qualité des services publics numériques, création de services innovants pour les citoyens, outils numériques de travail collaboratif pour les agents. Elle accompagne les ministères dans leur transformation numérique, conseille le gouvernement et développe des services et ressources partagées. Le plan d’action ci-dessous est conçu par le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques et sera piloté par un nouveau « pôle d’expertise logiciels libres », constitué au sein du département Etalab de la direction interministérielle du numérique.

    Mieux connaître, utiliser et concevoir les logiciels libres et les communs numériques

    • faciliter l’accès au marché de support logiciels libres ;

    • référencer des solutions libres et open source (dans le catalogue GouvTech) ;

    • accompagner les administrations dans la création de communs numériques au service de la conduite des politiques publiques ;

    • référencer les logiciels libres et les communs numériques significativement utilisés dans l’administration et y développer l’échange d’expertise interne.

    Développer et accompagner l’ouverture et la libération des codes sources

    • développer la plateforme code.gouv.fr ;

    • animer la communauté des relais interministériels sur le sujet de la publication des codes sources ;

    • accompagner les administrations dans l’ouverture de leurs codes sources. Aider les administrations à mobiliser leurs écosystèmes autour des codes sources publiés ;

    • maintenir les guides d’ouverture logicielle ; porter les partenariats utiles à l’ouverture logicielle.

    S’appuyer sur les logiciels libres et open source et les communs numériques pour renforcer l’attractivité de l’État-employeur auprès des talents du numérique

    • animer le réseau d’échange d’information et d’expertise BlueHats ; publier sa lettre d’information ;
    • valoriser les agents et les chercheurs contribuant à des logiciels libres ou à des communs numériques ; organiser un événement annuel de « sprint du libre et de l’open source » fédérateur ;
    • attirer des experts du libre, de l’open source et des communs numériques dans l’administration en lien avec les autres actions de la mission TALENTS, notamment en les référençant dans le vivier des talents du numérique.

    Pour certains analystes, le logiciel libre malgré une apparence utopique, offre dans bien des domaines des solutions fonctionnelles et performantes unanimement reconnues. Parallèlement, les besoins du secteur public en logiciels, aussi bien en produits standards que spécifiques à ses activités, sont de plus en plus importants. Ils seraient en effet nécessaires à l’amélioration du service rendu aux usagers et à l’augmentation de la productivité des agents. À cela s’ajoute la nécessité de réduire les coûts dans le contexte économique que nous connaissons. Le choix du logiciel libre pour répondre aux besoins du secteur public apparaît de plus en plus comme une solution pertinente.

    le député LREM Éric Bothorel déclare : « la donnée et les codes sources ne sont pas juste un enjeu “tech”, mais d’abord et surtout une question politique, démocratique, scientifique et économique. La France doit accompagner ses talents, comme elle le fait pour des sportifs de haut niveau, et s’appuyer sur eux pour renforcer l’attractivité du secteur public grâce au logiciel libre ».

    Source : DINUM, developpez.com

  • Décompiler un logiciel n'est pas légal

    Actualités High-Tech open source
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    Qu’on me corrige si je dis une bêtise, il me semblais que le code source de certains os ou logiciels étaient cryptés, donc même après décompilation, c’est inexploitable!

    Edit: après recherches il semble que j’ai presque tort, voir pas trop raison!

    https://fr.quora.com/Est-ce-possible-de-crypter-le-code-source-dun-programme

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    @orphancia dans un des établissements où j’interviens actuellement, le logiciel d’un service important est basé sur Silverlight et utilise donc IE. Edge est compatible mais il faut passer par plusieurs réglages pour que ça fonctionne.
    Tu parles de 2030, je ne serai pas étonné de trouver des Win 10 qui font tourner des softs sur IE.

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    Mais ce système pourra-t-il réussir là où Firefox OS et d’autres ont échoué.

    Le système d’exploitation Android n’est pas à votre goût ? iOS vous rebute foncièrement ? Vous aimez Linux sur votre ordinateur, mais vous peinez à trouver un téléphone qui fournit un système aussi avantageux que Linux sur votre ordinateur ? Ne vous prenez plus la tête. Purism, le fabricant d’ordinateurs, de mini PC et de smartphones annonce que son téléphone Librem 5 est livré avec le système d’exploitation GNU/Linux PureOS par défaut. Et pour l’entreprise américaine, ce n’est pas une simple rhétorique ou un simple coup de marketing.

    PureOS est un système d’exploitation GNU/Linux basé sur Debian. Au-delà du fait qu’il soit open source, et non open source à lecture seule comme le précise Purism, PureOS intègre des avantages comme la sécurité, la protection de la vie privée et la liberté des utilisateurs. En parlant de liberté, Purism a tellement repoussé les limites de ses standards en matière de système libre qu’il est parvenu à faire intégrer PureOS parmi la liste très restreinte de la dizaine de distributions GNU/Linux « libres » approuvée par la Free Software Foundation (FSF). Pour faire partie de ce cercle restreint, il faut suivre un certain nombre de lignes directrices édictées par la FSF comme l’usage d’une licence libre appropriée, l’interdiction d’orienter les utilisateurs vers l’obtention d’informations non libres, ne pas intégrer de navigateurs qui implémentent EME, l’autohébergement, etc.

    Si vous choisissez d’utiliser Librem 5 qui est soutenu par PureOS, Purism garantit de vous offrir un système d’exploitation créé dans votre intérêt et non pour l’intérêt financier des entreprises. L’entreprise se targue même de conduire le seul projet basé sur une communauté de bonne foi plutôt qu’un modèle de gouvernance Big corp. En plus d’être facilement vérifiable, vous pouvez également supprimer PureOS et installer un autre système d’exploitation GNU/Linux compatible sur votre téléphone Librem 5. En somme, si vous estimez que le fait de basculer sur un système autre que celui installé par défaut sur ordinateur ne devrait pas être un luxe, alors vous adopterez facilement Librem 5 et PureOS qui va avec.

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    Purism ajoute que si vous utilisez PureOS avec Librem 5, vous aurez droit à des mises à jour soutenues de sécurité, des améliorations de la confidentialité, des corrections de bogues et de nouvelles fonctionnalités et surtout des mises à jour qui ne compromettront pas les performances de votre mobile. Un clin à Apple qui a été pris en flagrant délit de réduction des performances des vieux iPhone pour soi-disant préserver la batterie et les performances des iPhone. Contrairement aux mises à jour fournies par certaines entreprises et qui viennent réduire la.durée de vie des appareils ou détruire l’expérience utilisateurs, Purism promet qu’avec PureOS, l’expérience utilisateur sera comme du bon vin. À mesure que les mises à jour de fonctionnalités et d’applications seront ajoutées, cela viendra bonifier l’expérience utilisateur plutôt que de la détruire, avance le fabricant de téléphones.

    Pour pouvoir respecter de tels engagements, Purism explique que PureOS « s’appuie sur les épaules de géants. C’est le résultat de décennies d’ingénierie intelligente et de raffinement par une foule soucieuse de la qualité : la communauté free desktop, qui se soucie avant tout de l’excellence technique plutôt que de la pensée à court terme, c’est-à-dire de sortir rapidement une application et maximiser les profits ». « PureOS peut être une vitrine du meilleur travail que la communauté free desktop a à offrir pour la plate-forme téléphonique Librem », souligne Purism.

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    À en juger par les promesses faites avec PureOS, l’on pourrait se dire que ce système d’exploitation a tout pour attirer les utilisateurs et rencontrer le succès là où Firefox OS, le système d’exploitation open source mobile de Mozilla, ainsi que d’autres systèmes open source ont échoué. Mais en dépit des fonctionnalités alléchantes de PureOS, celui-ci ne pourrait pas gagner du terrain auprès des utilisateurs si les applications les plus populaires ne sont pas portées et de nouvelles applications développées sur le système. C’est ce qui a fait défaut à Firefox OS et même à des systèmes propriétaires comme BlackBerry OS.

    Conscient de ce problème, Purism invite les développeurs indépendants de la communauté mondiale à créer leurs propres applications, à porter leurs applications existantes et à améliorer l’expérience globale de la boutique d’applications. Si PureOS arrive à surmonter cette difficulté qui a eu raison même des plus grands projets, Purism devra également régler un problème persistant et qui pourrait être un frein à l’expansion de PureOS : la disponibilité de Librem 5. En effet, nombreux sont les utilisateurs qui déclarent avoir commandé le Librem 5 depuis plusieurs années, mais sont toujours en attente de la livraison.

    Source : PureOS, https://mobiles.developpez.com/

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    https://www.btw.so/open-source-alternatives

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    Très bonne intitiative que tout cela 🙂