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    Moi j’dis on fait la même avec les handicapés, ils sont casse bonbons eux aussi. Idem avec les rouquins, les gays, etc…

    Faut pas déconner 😁

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    Alors que l’essentiel des dirigeants de l’industrie numérique ont un accès privilégié à la Maison Blanche, des employés du secteur essaient de les obliger à se positionner sur les actions du service de l’immigration et des douanes, voire à renoncer à certains contrats.

    Samedi 24 janvier au soir, Andy Bass, directeur exécutif d’Amazon, Tim Cook, dirigeant d’Apple, et Lisa Su, directrice du constructeur de puces électronique AMD, se sont rejoints à Washington. Ensemble, ces grands patrons de l’industrie numérique assistaient à une projection du documentaire Melania, produit par Amazon et centré sur l’épouse du président américain, Melania Trump.

    L’événement tranchait nettement avec les préoccupations de leurs employés. Quelques heures plus tôt, à Minneapolis, l’infirmier en réanimation Alex Pretti était abattu par un agent de la Border Patrol, une des agences fédérales en charge de l’immigration aux États-Unis. L’homme a été assassiné de dix balles dans le dos juste après avoir tenté de porter secours à une autre manifestante, aveuglée par un spray au poivre.

    La ville est le théâtre de larges manifestations depuis que l’opération « Metro Surge », lancée en décembre 2025, a vu le service de l’immigration et des douanes (ICE) renforcer ses opérations pour expulser des immigrants en situation irrégulière. Le 7 janvier, ces actions avaient déjà conduit à la mort de Renée Good, tuée par trois balles de l’agent Jonathan Ross.

    L’industrie numérique a pourtant maille à partir avec ces exactions. En ligne, messages

    et lettres ouvertes se multiplient, notamment portés par des employés de la tech, pour appeler à la condamnation des actions de l’ICE. Ainsi d’ICEout.tech, un manifeste titré « la tech demande que l’ICE quitte nos villes ».

    Signé par des employés de Microsoft, Amazon, Figma, Google, PayPal, Panasonic, OpenAI, Oracle ou encore Tesla, HP et Mozilla, le texte demande « à nos PDG de prendre leurs téléphone : 1. Appelez la Maison Blanche et demandez que l’ICE quitte nos villes, 2. Supprimez tous les contrats de l’entreprise avec l’ICE, 3. Prenez publiquement la parole contre la violence de l’ICE. »

    Des dirigeants de la tech proche de la Maison Blanche

    De fait, des dirigeants de l’industrie comme ceux présents à la projection du documentaire Melania, ou encore les patrons de Meta, Tesla ou OpenAI ont une ligne directe avec la Maison Blanche. Elon Musk a soutenu financièrement et personnellement la campagne de Donald Trump et les premiers mois de son retour au pouvoir, les dirigeants de la plupart des réseaux sociaux se sont pliés à payer des dédommagements au président des États-Unis pour la suspension de ses comptes sur les plateformes de Meta, X et Youtube en 2021…

    Mais pour les mobiliser, des employés de diverses sociétés réfléchissent à s’organiser plus concrètement. Même chez Palantir, société cofondée par Peter Thiel, dirigée par Alex Karp, et qui a largement profité du retour de Trump au pouvoir, les équipes demandent des comptes. Après le décès d’Alex Pretti, des salariés ont autant interrogé l’aspect éthique que l’intérêt business de continuer à travailler pour l’ICE dans le Slack interne.

    L’équipe « vie privée et libertés civiques » a répondu en redirigeant vers un wiki interne permettant d’explorer les détails des activités de l’entreprise pour l’ICE et le ministère de l’intérieur états-unien (DHS), indique Wired, expliquant notamment que leurs technologies « contribuent à réduire les risques tout en permettant d’obtenir des résultats ciblés ». En avril 2025, Palantir a notamment obtenu un contrat de 30 millions de dollars en vertu duquel elle fournit à ICE une plateforme nommée ImmigrationOS, notamment dédiée à aider les agents à choisir qui expulser.

    […]

    Suite de l’article en accès libre : next.ink

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    @El-Bbz a dit dans Trump Make America Great Again, again :

    L’hommage du Boss, à fond et en boucle.

    Sans oublier, dans une moindre mesure, no surrender, que j’adore aussi

  • Un peu d'humour en image

    Épinglé Humour & Insolite
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    Vaut mieux être prudent ! Un bon couteau Suisse toujours dans la poche:

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  • On ne se moque pas de ces choses là.

    Humour & Insolite
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    Idiots et IA: Ils vont jusqu’en Australie pour un site touristique qui n’existe pas

    https://www.watson.ch/fr/international/australie/413545501-ils-vont-en-australie-pour-un-site-touristique-qui-n-existe-pas

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    Pour programmer les enregistrements, j’ai trouvé. Par contre, comme tu peux le voir, je n’ai pas d’ EPG. Peux-tu me dire comment il faut faire s’il te plait ?

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  • [Topic Unique] La cale

    Torrent & P2P
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    🏴‍☠️ Mise à jour v1.2.0
    📅 29 janvier 2026
    🐛 Corrections

    La modale signalant un upload en doublon est désormais responsive et s’adapte correctement au titre.
    Correction des profils utilisateurs qui retournaient une erreur 404.
    Correction de la boucle infinie de connexion sur la page de login.

    ✨ Nouveautés
    🍻 Taverne

    Nouveau design complet.
    Ajout de canaux avec notification (1) en cas de nouveau message.
    Indication visuelle (3 points) lorsqu’un utilisateur écrit dans un autre onglet.
    Mentions @Pseudonyme cliquables.
    Édition des messages possible pendant 5 minutes.
    Historique des messages étendu.
    Possibilité de citer un message.
    Ajout d’emojis rapides.
    Support du Shift + Entrée pour écrire sur plusieurs lignes.
    Véritable mode plein écran sur /taverne.

    💬 Forum

    Ajout de l’état lu / non lu des sujets.
    Ajout de tags sur les sujets.
    Ajout de modèles de sujets.
    Ajout de statuts pour les topics.
    Nouveau design du forum.
    Possibilité de marquer tous les sujets comme lus en un clic, ou via l’icône œil à droite de chaque ligne.

    Création de sujets en mode staff avec badge Shield Staff* sur la photo de profil (identification claire des admins).

    Mention d’un utilisateur avec notification automatique.
    Ajout de la recherche.
    Affichage des derniers topics actifs dans la colonne droite de /forums.
    Suivi automatique d’un sujet lors de sa création ou d’une réponse, avec notification en cas de mise à jour.
    Actions groupées pour le staff.
    Réactions sur les messages.
    Augmentation de la largeur pour la création et la modification des sujets.

    📊 Dashboard

    Refonte du butin de la semaine.
    Refonte visuelle des derniers arrivages + amélioration du responsive (global sur tout le site).
    Refonte du journal de bord pour un rendu plus propre et lisible.

    🎬 Page Torrent

    Refonte visuelle et correction du responsive.
    Retour de la modification de la TP.

    🧭 Navbar

    Correction du bouton de recherche rapide.
    Déplacement des statistiques dans un menu déroulant pour réduire l’encombrement visuel.

    👤 Page Profil

    Refonte complète de la page profil.

    Pas de nouvelles fonctionnalités majeures, mais une interface beaucoup plus propre et agréable.
    ⚖️ Page Discipline

    Correction définitive des informations affichées.
    Refonte visuelle et amélioration du responsive.
    Ajout de la recherche et du tri par état.

    🌍 Global

    Refonte complète et simplification de la gestion des rôles (création et modification plus rapides).
    Correction des BBCodes cassés (uploads, éditions, forum, etc.).
    Masquage des fichiers .pad dans les torrents (allocation côté client, rien d’anormal).
    Sécurisation des flux WebSocket / NATS.
    Optimisations globales et respect renforcé des bonnes pratiques front.
    Ajout de logs pour le suivi des actions du staff.
    Blocage du double seed sur un même torrent avec la même passkey

    Ajustement de la homepage hors connexion :

    ton plus sobre, recul de l’élitisme, retour à l’essentiel.

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    @Psyckofox
    text alternatif

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    RAMP, l’un des derniers bastions des discussions sur les ransomwares, a été démantelé.

    RAMP, le marché en ligne majoritairement russophone qui se présentait comme le « seul endroit où les ransomwares sont autorisés », a vu son dark web et ses sites web classiques saisis par le FBI, alors que l’agence tente de lutter contre ce fléau croissant qui menace les infrastructures et les organisations critiques du monde entier.

    Les visites sur les deux sites mercredi ont renvoyé vers des pages indiquant que le FBI avait pris le contrôle des domaines RAMP, qui étaient identiques. RAMP faisait partie des rares forums de cybercriminalité à opérer en toute impunité, suite au démantèlement d’autres forums comme XSS, dont le responsable a été arrêté l’année dernière par Europol. Ce vide juridique a fait de RAMP l’un des principaux lieux où les personnes diffusant des rançongiciels et autres menaces en ligne pouvaient acheter, vendre ou échanger des produits et services.
    J’ai le regret de vous informer

    « Le FBI a saisi RAMP », annonçait une bannière arborant les sceaux du FBI et du ministère de la Justice. « Cette action a été menée en coordination avec le bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de la Floride et la section de la cybercriminalité et de la propriété intellectuelle du ministère de la Justice. » La bannière reprenait une image qui figurait sur le site de RAMP avant sa saisie, lequel se présentait comme « le seul endroit où les ransomwares étaient autorisés ».

    bd07b750-82a2-4a0d-ba60-3de8f5b16a6c-image.png

    la société de sécurité Rapid 7 , RAMP a été fondée en 2012 et rebaptisée en 2021. Selon La plateforme s’adressait aux utilisateurs russophones, sinophones et anglophones et comptait plus de 14 000 utilisateurs inscrits, soumis à une sélection rigoureuse ou payant 500 $ pour une participation anonyme. Le forum proposait des groupes de discussion, des tutoriels sur les cyberattaques et une place de marché pour les logiciels malveillants et les services associés. Son principal administrateur a déclaré qu’en 2024, le site générait 250 000 $ de revenus annuels.

    Dans un message publié sur un site XSS rebaptisé, un prétendu membre de RAMP a annoncé la fermeture.

    Traduit du russe, le message disait :

    Fermeture du forum Ramp

    À toutes les personnes concernées :

    J’ai le regret de vous informer que les autorités policières ont pris le contrôle du forum Ramp. Cet événement anéantit des années de travail pour construire le forum le plus libre au monde, et même si j’espérais que ce jour n’arriverait jamais, je savais au fond de moi que c’était possible. C’est un risque que nous prenons tous.

    Bien que je ne gère plus Ramp et que je ne crée pas de nouveau forum, je continuerai à acheter des accès. Mon activité principale reste inchangée…

    Bonne chance à tous, prenez soin de vous et de vos proches.

    Stallman

    Aucune arrestation ni détention d’opérateurs ou d’utilisateurs de RAMP n’a été signalée. L’avis de saisie invitait le public à soumettre des informations via le portail IC3 du FBI. Les autorités américaines n’ont pas encore publié de déclaration concernant ce démantèlement.

    Les enregistrements DNS indiquent que les serveurs gérant le domaine RAMP appartiennent désormais au FBI. On ignore si les agents ont accès aux bases de données utilisateurs et à d’autres informations sensibles du site. Si tel est le cas, les utilisateurs imprudents pourraient être identifiés par les forces de l’ordre.

    Source et plus: https://arstechnica.com/security/2026/01/site-catering-to-online-criminals-has-been-seized-by-the-fbi/

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    Apple vient de remporter des manches dans deux batailles judiciaires. La première en France, sur son dispositif App Tracking Transparency qu’elle peut continuer à utiliser. La seconde aux États-Unis, avec un recours collectif sur la collecte de données personnelles, qui prend (encore) du plomb dans l’aile.

    C’est une victoire pour Apple : le tribunal judiciaire de Paris n’impose pas à l’entreprise de suspendre ou de modifier son dispositif App Tracking Transparency (ATT). Ce dernier n’est toutefois pas totalement tiré d’affaire puisqu’une autre procédure au fond est toujours en cours.

    ATT est, pour rappel, un mécanisme introduit en 2021 pour la publicité ciblée. Via une fenêtre contextuelle, l’utilisateur d’un produit iOS doit donner son accord pour que son appareil communique à un éditeur tiers son identifiant unique de ciblage publicitaire.

    La demande : suspendre ATT, « sous astreinte journalière de 700 000 euros »

    Il a été attaqué, dès son lancement, par de nombreux éditeurs de services en ligne et des acteurs de la publicité. Ils y voyaient alors « un obstacle aux possibilités de réaliser de la publicité ciblée pour les utilisateurs de terminaux Apple ». En mars 2021, l’Autorité de la concurrence avait décidé de ne pas prononcer de mesures conservatoires, mais de poursuivre l’instruction au fond.

    En mars 2025, elle prononçait une amende de 150 millions d’euros contre Apple « en raison de la mise en œuvre du dispositif App Tracking Transparency ». Le communiqué de l’époque précisait qu’Apple avait « entre avril 2021 et juillet 2023, abusé de sa position dominante dans le secteur de la distribution d’applications mobiles sur les terminaux iOS et iPadOS ».

    e 19 septembre 2025, les associations GESTE, MMA France, IAB France, SRI, UDECAM et Alliance digitale ont assigné Apple en référé au tribunal judiciaire de Paris afin de l’enjoindre à « suspendre le dispositif ATT, sous astreinte journalière de 700 000 euros ». Le tribunal déboute pour l’instant les associations de leur demande et motive évidemment sa décision.

    Réponse du tribunal : non (avec justifications)

    Le tribunal judiciaire de Paris rappelle tout d’abord que « la décision du 31 mars 2025, qui fonde l’action des associations, ne prononce pas d’injonction à l’égard d’Apple, seule une sanction pécuniaire étant prononcée […] l’Autorité de la concurrence, tout en relevant le “caractère certain de gravité” des pratiques reprochées à Apple, ne lui a pas enjoint de supprimer ou modifier l’ATT ».

    Autre motif de refus, « la décision au fond du 31 mars 2025 constate la violation […] du 26 avril 2021 au 25 juillet 2023 inclus et non à ce jour […] Or, le trouble manifestement illicite doit être constaté au jour où le juge des référés statue ».

    Dans sa décision, le tribunal ajoute que « le dispositif ATT n’est pas, en lui-même, illicite, et qu’il doit simplement être modifié », et il complète sa phrase – en reprenant une citation de l’Autorité de la concurrence (dans le texte intégral de sa décision, publié dans un second temps) – « afin d’éviter les inconvénients résultant des limitations du dispositif dans sa forme actuelle ».

    Le tribunal se range derrière l’Autorité de la concurrence

    […]

    Suite de l’article réservée aux abonnés : next.ink

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    @Cocco54 oui faut utiliser smartube disponible dans le market formuler

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    @juan038 bonjour , je viens de voir ton message .
    Amazon ne mettra pas a jour les anciennes fire stick avec vega os .
    Cela concerne que les futurs stick et ça sera indiqué .

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    Lorsqu’un grand modèle de langage comme GPT-5.2 cite du contenu d’une autre plateforme d’IA, un effet de rétroaction se produit : «Garbage in, Garbage out». Les erreurs ou les fausses représentations peuvent se renforcer mutuellement, gagner en crédibilité et se glisser presque à l’insu de tous dans les réponses d’autres systèmes d’IA.

    https://www.digitec.ch/fr/page/enquete-du-guardian-gpt-52-utilise-grokipedia-comme-source-41313

    Le danger supérieur : le LLM Grooming

    Au-delà de ce mécanisme technique, le Guardian pointe toutefois un risque encore plus important : le phénomène du «LLM Grooming». Ce terme désigne l’injection ciblée de tels contenus dans le paysage de l’information publique, avec l’intention d’influencer à long terme la base de connaissances des modèles linguistiques.

    A la différence de la rétroaction involontaire, il s’agit ici d’une intention stratégique : en atterrissant systématiquement sur le Web, le matériel généré par l’IA peut apparaître plus tard dans les résultats de recherche ou les encyclopédies et être considéré comme une source légitime par des modèles comme GPT-5.2. L’écosystème de l’information se déplace ainsi progressivement des faits vérifiés par l’homme vers des contenus synthétiques générés par l’IA et repris par d’autres IA. C’est précisément ce mécanisme que le Guardian met en évidence dans le cas de Grokipedia.

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    Gainax, le studio d’animation à l’origine de Neon Genesis Evangelion, FLCL, Gurren Lagann et bien d’autres œuvres, a définitivement fermé ses portes après près de 42 ans d’existence.

    Le créateur d’Evangelion, fondateur du Studio Khara et cofondateur de Gainax, Hideaki Anno, a annoncé le 10 décembre 2025 sur le site de Studio Khara que la procédure de faillite visant Gainax s’était conclue par la restitution des droits restants de diverses œuvres à leurs créateurs et ayants droit légitimes, entraînant ainsi la dissolution officielle du studio en tant qu’entreprise. Gainax avait initialement annoncé l’ouverture de la procédure de faillite en juin 2024.

    Le studio est né d’un collectif d’étudiants de l’Université des arts d’Osaka qui réalisaient des courts métrages d’animation pour la Convention nationale japonaise de science-fiction, connue sous le nom de DAICON. Après avoir marqué les esprits avec le court métrage Daicon IV en 1983, le groupe s’est constitué en société sous le nom de Gainax en 1984 afin de produire Royal Space Force: The Wings of Honneamise (Les Ailes d’Honnéamise), réalisé et scénarisé par Hiroyuki Yamaga, sorti en 1987.


    – Une enveloppe de Hayao Miyazaki félicitant la fondation de Gainax, appuyée par une feuille de papier d’animation.

    À partir de là, Gainax a produit des œuvres telles que Gunbuster, les débuts de Hideaki Anno à la réalisation en 1988, puis Nadia : Le Secret de l’Eau Bleue, le premier anime télévisé de longue durée du studio, également réalisé par Anno, en 1990. Le studio a connu son premier grand succès commercial avec le cultissime Neon Genesis Evangelion au milieu des années 1990, mais aussi l’apparition de ses premières fissures.

    Anno a expliqué dans un article de Diamond Online publié en 2019 qu’il avait appris, lors d’un appel téléphonique en 1999 avec TV Tokyo, diffuseur d’Evangelion, que le studio Gainax se livrait à une évasion fiscale, et qu’il avait dû s’excuser au cours de ce même appel. Le réalisateur a déclaré qu’il ne se sentait pas respecté au sein du studio et, bien qu’il ait conservé des liens en tant qu’actionnaire, il a transféré Evangelion chez Khara pour la saga des films Rebuild Of Evangelion au milieu des années 2000, avant de quitter officiellement Gainax en tant qu’employé régulier en 2007.

    En 2014, des représentants de Gainax, dont le cofondateur Yasuhiro Takeda, ont emprunté 100 millions de yens à Anno afin de maintenir le studio à flot, comme détaillé dans l’article de Diamond Online. En décembre 2016, Khara a poursuivi Gainax pour récupérer ce prêt, Hiroyuki Yamaga présentant publiquement ses excuses quelques jours après le dépôt de la plainte.
    En juin 2017, un juge a statué en faveur de Khara et a ordonné le remboursement intégral de la somme.

    Dans une déclaration récente publiée sur le site de Khara, Anno a indiqué que, lors des enquêtes menées après l’installation d’un nouveau conseil d’administration chez Gainax en février 2020, le studio a « constaté de visu le manque de bonne foi de Gainax concernant le remboursement ». Il ajoute que l’ancienne équipe dirigeante « faisait preuve d’un manque de respect envers ses propres œuvres, son personnel, ainsi que la préservation des opérations de l’entreprise et des matériaux de production ».
    Anno affirme notamment que Yamaga aurait demandé aux employés de Gainax de « faire comme s’il était hospitalisé », tout en tenant des « propos hostiles » et en cherchant des moyens d’éviter les paiements. Anno précise que l’ancienne direction de Gainax, qui incluait Takeda et Yamaga, était composée d’amis de ses années universitaires, et qu’il « ne pourrait jamais revenir au type de relation qu’il avait autrefois avec eux ».

    Dans le même article de Diamond Online, Anno a également déclaré que Gainax avait vendu les droits de Gunbuster et FLCL en 2014 sans l’en informer, alors même qu’il avait proposé d’acheter ces droits afin d’aider financièrement le studio.

    Gainax a subi une restructuration en 2020 après que son président de l’époque, Tomohiro Maki, a été arrêté en décembre 2019 pour agression indécente. Il a ensuite été officiellement condamné en décembre 2020 à deux ans et six mois de prison. Yasuhiro Kamimura, responsable des droits de la franchise Evangelion via Groundworks, est alors devenu directeur représentatif de Gainax et a rédigé la déclaration de faillite du studio en juin 2024.

    Dans sa dernière déclaration, Anno a expliqué que l’équipe — composée de Yuko Takaishi (Kadokawa), Atsushi Moriyama ([censored] Records), Yoshiki Usa (Studio Trigger) et de Kamimura en tant que directeur représentatif — a travaillé avec les créateurs originaux et les ayants droit afin de leur restituer ce qui leur appartenait. Cela incluait notamment des matériaux de production originaux, dont certains ont été exposés lors de l’exposition Gurren Lagann x Kill la Kill au Japon plus tôt l’année dernière.

    Le dernier article, qui, selon Anno, contient « presque tous les détails pouvant être rendus publics », se conclut par des remerciements adressés à Kamimura — lui aussi un ami de ses années universitaires — pour tout son « travail acharné ». Anno explique que Kamimura a travaillé sans relâche depuis 2019 pour « préserver l’héritage » des matériaux et des droits, et qu’il « a sincèrement fait face aux créanciers » afin de s’assurer que tout soit géré correctement, « au milieu de l’abandon du studio d’animation historique Gainax par son ancienne direction ».

    – Sources:

    https://www.khara.co.jp/2025/12/11/251211/?lang=en

    https://www.crunchyroll.com/news/latest/2025/12/27/gainax-anime-studio-officially-closes

    –> Triste fin 😞

    Merci à Gainax et ce cher Hideaki Anno pour m’avoir fait découvrir cette grosse claque de l’animation japonaise qu’est Neon Genesis Evangelion. Œuvre culte pour moi, que tout bon Otaku qui se respecte se doit de voir et connaitre, ainsi que tant d’autres séries cultes…

  • [DDL] Ebookdz

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    J’me sens moins seul 🙂

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    Njal.la est la grande sœur de prq, registrar/hébergeur fondé par l’équipe pionnière de TPB.

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    Les plaignants ont qualifié le réseau de caméras Flock de Norfolk de « filet de pêche ».

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    Les caméras Flock ne se contentent plus de capturer un simple numéro de plaque d’immatriculation, comme le faisait cette technologie il y a dix ans, mais peuvent désormais facilement enregistrer la marque, le modèle et d’autres détails visuels de chaque voiture ; ces informations peuvent être recherchées à l’aide de requêtes en langage naturel alimentées par l’IA, qui peuvent inclure des expressions telles que « porte-vélos » ou « dépanneuse ».

    Un juge fédéral de Virginie a jugé constitutionnelle l’utilisation par la ville de Norfolk d’environ 200 caméras de lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI) fournies par Flock Safety, rejetant une plainte déposée par deux habitants qui dénonçaient une surveillance de masse. Le juge a estimé que le système ne permettait pas de suivre l’ensemble des déplacements d’une personne et ne violait donc pas, à ce stade, le droit à la vie privée.

    La décision s’appuie notamment sur une jurisprudence de la Cour suprême de 1983 selon laquelle il n’existe pas d’attente raisonnable de vie privée sur la voie publique. Le juge a toutefois reconnu que l’usage de ces technologies pourrait devenir excessivement intrusif à l’avenir.

    Flock Safety s’est félicitée du jugement. Malgré cela, la technologie suscite de fortes inquiétudes : certaines villes ont rompu leurs contrats, des sénateurs alertent sur les risques pour la vie privée, et des juristes estiment que ces systèmes constituent une forme de surveillance généralisée potentiellement dangereuse, notamment près de lieux sensibles.

    Source: https://arstechnica.com/tech-policy/2026/01/angry-norfolk-residents-lose-lawsuit-to-stop-flock-license-plate-scanners/

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    Infrastructures de recherche : l’épopée des géants

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    Des coupes budgétaires menacent l’observatoire de Kitt Peak, en Arizona (États-Unis).

    Des installations astronomiques aux accélérateurs de particules, les grandes infrastructures de recherche ont façonné l’histoire des sciences. Mais elles se retrouvent aujourd’hui au cœur de débats budgétaires et géopolitiques qui conditionnent leur avenir.

    Étoiles, comètes, gravité, reproduction… Depuis des millénaires, les humains tentent de comprendre les phénomènes dont ils sont témoins. L’astro­nomie, en particulier, les a poussés à développer des instruments pour décrypter le ciel.

    Longtemps, ces observations se sont faites à l’œil nu, en s’aidant d’une règle montée sur un trépied pour mesurer la hauteur d’une étoile. Il faudra attendre la fin du XVIe siècle pour voir apparaître la lunette. Galilée commence à l’utiliser à l’été 1609.

    Quelques mois plus tard, il réalise ses premières découvertes. Il convainc progressivement la plupart des astronomes de l’époque, notamment Johannes Kepler, du caractère indispensable de cet outil. Quant au télescope, il sera inventé entre la fin du XVIIe et le début XVIIIe siècle par des savants comme Isaac Newton et James Gregory.

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    Galilée observe le ciel avec sa lunette astronomique, sur la place Saint-Marc, à Venise (gravure sur bois).

    Les premiers grands équipements

    C’est aussi à l’époque moderne qu’est fondé ce qui peut être considéré comme le premier grand équipement de l’histoire. « Situé sur l’île de Ven, entre la Suède et le Danemark, l’observatoire de Tycho Brahe, à la fin du XVIe siècle, est grand pour son époque, décrit Jérôme Lamy, ­historien et sociologue des sciences au CNRS [1]. Les observations s’y font à l’œil nu, mais il s’agit d’une véritable usine scientifique qui a vu passer plus de 150 élèves ou assistants, dédiés à l’entretien du matériel ou aux calculs. On y trouve un local pour les instru­ments, une presse pour publier les résultats, et même un petit laboratoire d’alchimie. »

    Tout comme son confrère Vincent Simoulin  [2].

    Un bond en avant

    Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, les grands équipements se spécialisent, avec une professionnalisation des pratiques scientifiques. Il faut être reconnu dans sa discipline pour y entrer. La standardisation des protocoles d’enquête ouvre en outre la possibilité de délégations techniques.

    L’exemple de l’observatoire de Toulouse, auquel Jérôme Lamy a consacré sa thèse, illustre les avancées de cette période : « Il est fondé dans les années 1840, lorsque les autorités remarquent la nécessité d’avoir, en province, un observatoire compétent. La construction d’un grand téle­scope de 80 cm est financée dans les années 1850-1860. Après la défaite contre la Prusse, en 1871, la IIIe République décide de fonder une puissance scientifique française. L’astronomie connaît alors un bond en avant. L’observatoire intègre le projet scientifique international “Carte du ciel” grâce à son astrophotographe, et va jusqu’à mener des expériences de magnétisme terrestre. »

    text alternatif
    Le Jantar Mantar, observatoire astronomique édifié à Jaipur, au Rajasthan (Inde), à partir de 1727.

    La mondialisation astronomique

    Dans l’entre-deux-guerres, ce qui est alors le plus grand télescope du monde, doté d’un miroir de 5 m de diamètre, est construit sur le mont Palomar, en Californie. C’est le début d’une course au gigantisme. Le télescope Hale voit sa première lumière en 1949.

    « Les astronomes du monde entier essaieront d’en bâtir des répliques, mais la construction de tels télescopes réclame des investissements colossaux, explique Pascal Marichalar  [3], sociologue et historien des sciences. C’est pourquoi les scientifiques se lancent dans des collaborations entre différentes universités et pays, tout en cherchant les meilleurs sites au monde. Jusqu’alors, on installait généralement les ­téle­scopes à proximité des universités, dans des endroits accessibles. À partir des années 1950, on déconnecte géographiquement l’emplacement de la grande infrastructure de recherche en astronomie. »

    En 1954, six pays européens signent une charte en vue de créer l’European Southern Observatory (Eso, ou Observatoire européen austral), afin de construire un grand télescope dans l’hémisphère Sud. Le Chili est choisi en raison de son ciel exceptionnellement peu ­nuageux. Vingt-cinq ans plus tard, le grand télescope international Canada-France-Hawaii, cogéré par le CNRS, est édifié sur le Mauna Kea, à Hawaii.

    Depuis, des innovations techniques ont permis de concevoir des télescopes encore plus grands que le Hale californien : miroir segmenté (formé de dizaines, voire de centaines de petits miroirs hexagonaux assemblés) comme pour le futur Extremely Large Telescope européen, au Chili ; miroir en ménisque fin, permettant de corriger les aberrations optiques dues à la forme du miroir primaire, comme celui du télescope national japonais Subaru, sur le Mauna Kea ; ou encore, miroirs en nid d’abeille, plus légers car soutenus par un support alvéolaire, qui équiperont le Giant Magellan Telescope, en chantier au Chili.

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    La coupole du futur Extremely Large Telescope (ELT) de l’European Southern Observatory (Eso), au Chili, en janvier 2025. Ce télescope géant, muni d’un miroir primaire d’un diamètre de 39 mètres, devrait offrir ses premières lumières en 2029.

    Le Cern, référence en physique des particules

    L’après-guerre voit la course au gigantisme instrumental gagner toutes les disciplines, en particulier dans la ­physique des particules. Créé en 1954, et à cheval entre la France et la Suisse, le Cern (Conseil européen pour la recherche nucléaire) devient une référence dans le domaine des grandes infrastructures scientifiques de coopération internationale.

    « L’équipement, qui mobilise des équipes de milliers de personnes et des communautés scientifiques entières, accueillera en 2008 le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde, le Large Hadron Collider (LHC), rappelle Jérôme Lamy. Son activité suppose une organisation et une logistique d’une complexité rare et totalement innovantes. »

    « De nombreuses découvertes majeures seront réalisées au Cern (des courants neutres aux bosons W et Z, et plus récemment, en 2012, le boson de Higgs) grâce au LHC », ­souligne Michel Guidal, résident du Comité TGIR (Très grandes infrastructures de recherche) du CNRS.

    La physique des particules s’adosse fortement à cet équipement unique au monde. Mais les grandes infra­structures se sont également multipliées dans d’autres domaines de recherche, souvent dans le cadre de coopérations internationales.

    Des technologies à la pointe de la science

    « Le Super-Kamiokande, construit au Japon en 1994, et le Sudbury Neutrino Observatory, au Canada (mis en opération en 1999), ont mené des expériences souterraines autour de la physique des neutrinos, poursuit Michel Guidal. Comme pour le Cern, des prix Nobel y ont été associés, avec des moyens colossaux et des technologies à la pointe de la science. »

    En France et en Europe, les grandes infrastructures de recherche (IR) sont labellisées. « En ce qui concerne la France, elles sont une centaine et peuvent parfois être localisées hors de l’Hexagone. » Vingt-cinq d’entre elles, appelées « IR étoile » (IR*), sont considérées comme stratégiques. Parmi celles-ci : l’Institut Laue-Langevin, l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF), le Grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil), la base franco-italienne Concordia, en Antarctique, ou encore l’Eso, au Chili.

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    Télescope Cochise de 2,6 mètres, sur la station franco-italienne Concordia (Antarctique), une infrastructure de recherche considérée comme stratégique.

    « Ces infrastructures, souvent internationales de par leur envergure, peuvent concerner tous les domaines : physique, chimie, astrophysique, biologie, informatique, sciences humaines et sociales, etc. », précise Michel Guidal. Mais, si cette internationalisation ouvre des perspectives inédites pour la recherche, elle s’accompagne aussi de nouveaux défis, qu’ils soient de nature environnementale, politique et budgétaire, voire territoriale.

    Télescopes, des terrains de désaccord

    Un exemple emblématique, relaté par Pascal Marichalar : « L’invention et la généralisation de l’inter­férométrie , depuis les années 1980, ont poussé les astronomes à imaginer des réseaux de télescopes connectés, au lieu d’un seul dôme, ce qui démultiplie la surface occupée par des instruments. C’est ainsi que le Mauna Kea, à Hawaii, est devenu un symbole de la tendance invasive des infrastructures de recherche  [4] *. Dans les années 1990, cette montagne, sacrée pour les autochtones, est devenue le point focal d’une contestation hawaïenne souhaitant réaffirmer ses droits sur son territoire. »

    D’abord annulé par la Cour suprême d’Hawaii pour des vices de procédure dans le permis de construire, le Thirty Meter Telescope (TMT) a été de nouveau autorisé en 2019, soulevant un mouvement de blocage du site par des milliers de personnes pendant des mois.

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    Blocage sur une route pour protester contre la construction du Thirty Meter Telescope sur le Mauna Kea, à Hawaii, en 2019.

    L’acceptabilité des investissements

    De même, le projet du Futur Collisionneur Circulaire (FCC) du Cern (estimé à plus de 16 milliards d’euros financés par une trentaine de pays, et projeté à l’horizon 2040) suscite des controverses au sein même de la communauté scientifique.

    « Le FCC pourrait permettre d’étudier extrê­mement finement les propriétés du boson de Higgs et de mener des recherches fondamentales autour de la matière noire, par exemple, pointe Michel Guidal. Les découvertes n’étant jamais garanties, il faut désormais intégrer la question de l’acceptabilité de ces investissements par la société, dans un contexte de crise économique et environnementale. »

    Et ce, malgré le fait que ces découvertes génèrent aussi souvent des retombées très concrètes et immédiates : « On peut notamment rappeler que les recherches du Cern ont mené à la création du Web, ou encore que l’IR Neurospin, sur le plateau de Saclay, produit une imagerie à résonance magnétique nucléaire grâce à la technologie d’aimants supraconducteurs développée au Cern. Cet appareil permet de réaliser une visualisation médicale extrêmement fine, avec une application concrète dans la santé. »

    Coupes budgétaires aux États-Unis

    Les revirements politiques nationaux peuvent aussi mettre à mal des collaborations inter­na­tionales. « Les coupes budgétaires énormes dans la National Science Foundation, voulues par l’administration Trump dans le budget 2026, pourraient menacer le bon fonctionnement de certains instruments : celui de Kitt Peak (Arizona), la moitié de l’observatoire Gemini, basé entre Hawaii et le Chili, ou encore l’un des détecteurs d’ondes gravitationnelles du projet Ligo-Virgo, détaille Pascal Marichalar. Sans oublier les coupes dans le budget de la Nasa qui menacent notamment la mission de la sonde Juno  (qui étudie Jupiter, Ndlr) ou le retrait probable des Américains du financement du radio­télescope Alma (interféromètre de 66 antennes, Ndlr), au Chili, qui associe l’Europe, le Japon et les États-Unis. Des dizaines de missions devraient être fermées du jour au lendemain. Une décision incompréhensible pour les astronomes. »

    Bien que le financement de certaines grandes infra­structures semble actuellement en péril, notons qu’il n’y a jamais eu autant de collaborations scientifiques inter­nationales qu’aujourd’hui. Nous vivons bien un âge d’or de l’instrumentation de grande envergure.

    À preuve, le lancement de télescopes spatiaux tels que James Webb (en 2021) et Euclid (en 2023), le démarrage en juin 2025 de l’observatoire Vera C. Rubin, qui exploite la plus grande caméra du monde (construite en partie dans les laboratoires du CNRS), ou encore le détecteur de neutrinos KM3Net, déployé au fond de la Méditerranée. Tous ces instruments sont tournés vers la même ambition : percer les mystères de l’Univers.

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    En sciences humaines et sociales, des infrastructures immatérielles et distribuées

    En sciences humaines et sociales (SHS), de grandes infrastructures se sont constituées dans les années 2000, dans un contexte marqué par deux dynamiques convergentes. D’abord, la prise de conscience par les décideurs scientifiques d’un retard français en matière de ­structuration, de diffusion et de valorisation de la donnée. Ensuite, l’affirmation ­progressive des principes de la science ouverte au niveau européen.

    « Contrairement aux infra­structures des sciences dites expérimentales, celles en SHS ne reposent pas sur des ­équipements massifs ou des sites uniques. Elles sont plutôt ­immatérielles et distribuées, c’est-à-dire basées sur des logiques de coordination entre entités et acteurs, souvent distants géographiquement, souligne Frédéric Gonthier, professeur à Sciences Po Grenoble, membre du Laboratoire de sciences sociales [5] et de l’infrastructure de recherche Progedo. D’autre part, leur fondement est davantage méthodologique que technique : il s’agit d’organiser la production, l’archivage, la documentation et l’accès aux données selon des standards communs, et de garantir leur réutilisation scientifique. »

    Les infrastructures Progedo et Huma-Num, aujourd’hui ­labellisées IR étoile [6], sont emblématiques de ce modèle. Le service le plus connu chez Huma-Num est l’assistant de recherche Isidore, qui offre aux chercheurs un portail via lequel ils ont accès, en français, anglais et espagnol, à l’ensemble de la publication scientifique française ainsi qu’à une partie de la publication européenne.

    « Dans l’IR Huma-Num, il existe une organisation assez originale à travers les consortiums, des groupes de chercheurs financés sur quatre ans avec deux ­objectifs : faire monter en compétences la communauté dans une discipline, avec pilotage par des chercheurs », explique Jean-Luc Minel, président du conseil ­scientifique d’Huma-Num.

    « Ces approches se sont avérées particulièrement fécondes, notamment grâce aux grandes enquêtes comparatives, qui sont devenues de véritables ­instruments de connaissance, comparables aux télescopes dans l’astronomie ou aux séquenceurs dans la génomique, assure Frédéric Gonthier. Elles produisent des données publiques de haute qualité, systématiquement documentées et réutilisables. »

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrastructures-de-recherche-lepopee-des-geants