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    @duJambon ça sent la brèche dans laquelle va s’engouffrer la défense de 2 gérants.

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    @Cocco54 oui faut utiliser smartube disponible dans le market formuler

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    @juan038 bonjour , je viens de voir ton message .
    Amazon ne mettra pas a jour les anciennes fire stick avec vega os .
    Cela concerne que les futurs stick et ça sera indiqué .

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    Lorsqu’un grand modèle de langage comme GPT-5.2 cite du contenu d’une autre plateforme d’IA, un effet de rétroaction se produit : «Garbage in, Garbage out». Les erreurs ou les fausses représentations peuvent se renforcer mutuellement, gagner en crédibilité et se glisser presque à l’insu de tous dans les réponses d’autres systèmes d’IA.

    https://www.digitec.ch/fr/page/enquete-du-guardian-gpt-52-utilise-grokipedia-comme-source-41313

    Le danger supérieur : le LLM Grooming

    Au-delà de ce mécanisme technique, le Guardian pointe toutefois un risque encore plus important : le phénomène du «LLM Grooming». Ce terme désigne l’injection ciblée de tels contenus dans le paysage de l’information publique, avec l’intention d’influencer à long terme la base de connaissances des modèles linguistiques.

    A la différence de la rétroaction involontaire, il s’agit ici d’une intention stratégique : en atterrissant systématiquement sur le Web, le matériel généré par l’IA peut apparaître plus tard dans les résultats de recherche ou les encyclopédies et être considéré comme une source légitime par des modèles comme GPT-5.2. L’écosystème de l’information se déplace ainsi progressivement des faits vérifiés par l’homme vers des contenus synthétiques générés par l’IA et repris par d’autres IA. C’est précisément ce mécanisme que le Guardian met en évidence dans le cas de Grokipedia.

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    En bref :
    (Résumé généré automatiquement par IA)

    – Gainax, studio mythique derrière Evangelion, FLCL ou Gurren Lagann, a officiellement disparu fin 2025 après une longue faillite, marquée par des scandales financiers, judiciaires et une gestion interne chaotique.
    – Hideaki Anno, cofondateur et créateur d’Evangelion, s’est progressivement détaché du studio dès les années 2000, dénonçant un profond manque de respect des œuvres, des créateurs et des engagements financiers.
    – La liquidation a permis de restituer les droits et matériaux originaux aux ayants droit, mettant fin à 42 ans d’histoire tout en sauvant l’héritage artistique de Gainax.

    Gainax, le studio d’animation à l’origine de Neon Genesis Evangelion, FLCL, Gurren Lagann et bien d’autres œuvres, a définitivement fermé ses portes après près de 42 ans d’existence.

    Le créateur d’Evangelion, fondateur du Studio Khara et cofondateur de Gainax, Hideaki Anno, a annoncé le 10 décembre 2025 sur le site de Studio Khara que la procédure de faillite visant Gainax s’était conclue par la restitution des droits restants de diverses œuvres à leurs créateurs et ayants droit légitimes, entraînant ainsi la dissolution officielle du studio en tant qu’entreprise. Gainax avait initialement annoncé l’ouverture de la procédure de faillite en juin 2024.

    Le studio est né d’un collectif d’étudiants de l’Université des arts d’Osaka qui réalisaient des courts métrages d’animation pour la Convention nationale japonaise de science-fiction, connue sous le nom de DAICON. Après avoir marqué les esprits avec le court métrage Daicon IV en 1983, le groupe s’est constitué en société sous le nom de Gainax en 1984 afin de produire Royal Space Force: The Wings of Honneamise (Les Ailes d’Honnéamise), réalisé et scénarisé par Hiroyuki Yamaga, sorti en 1987.


    – Une enveloppe de Hayao Miyazaki félicitant la fondation de Gainax, appuyée par une feuille de papier d’animation.

    À partir de là, Gainax a produit des œuvres telles que Gunbuster, les débuts de Hideaki Anno à la réalisation en 1988, puis Nadia : Le Secret de l’Eau Bleue, le premier anime télévisé de longue durée du studio, également réalisé par Anno, en 1990. Le studio a connu son premier grand succès commercial avec le cultissime Neon Genesis Evangelion au milieu des années 1990, mais aussi l’apparition de ses premières fissures.

    Anno a expliqué dans un article de Diamond Online publié en 2019 qu’il avait appris, lors d’un appel téléphonique en 1999 avec TV Tokyo, diffuseur d’Evangelion, que le studio Gainax se livrait à une évasion fiscale, et qu’il avait dû s’excuser au cours de ce même appel. Le réalisateur a déclaré qu’il ne se sentait pas respecté au sein du studio et, bien qu’il ait conservé des liens en tant qu’actionnaire, il a transféré Evangelion chez Khara pour la saga des films Rebuild Of Evangelion au milieu des années 2000, avant de quitter officiellement Gainax en tant qu’employé régulier en 2007.

    En 2014, des représentants de Gainax, dont le cofondateur Yasuhiro Takeda, ont emprunté 100 millions de yens à Anno afin de maintenir le studio à flot, comme détaillé dans l’article de Diamond Online. En décembre 2016, Khara a poursuivi Gainax pour récupérer ce prêt, Hiroyuki Yamaga présentant publiquement ses excuses quelques jours après le dépôt de la plainte.
    En juin 2017, un juge a statué en faveur de Khara et a ordonné le remboursement intégral de la somme.

    Dans une déclaration récente publiée sur le site de Khara, Anno a indiqué que, lors des enquêtes menées après l’installation d’un nouveau conseil d’administration chez Gainax en février 2020, le studio a « constaté de visu le manque de bonne foi de Gainax concernant le remboursement ». Il ajoute que l’ancienne équipe dirigeante « faisait preuve d’un manque de respect envers ses propres œuvres, son personnel, ainsi que la préservation des opérations de l’entreprise et des matériaux de production ».
    Anno affirme notamment que Yamaga aurait demandé aux employés de Gainax de « faire comme s’il était hospitalisé », tout en tenant des « propos hostiles » et en cherchant des moyens d’éviter les paiements. Anno précise que l’ancienne direction de Gainax, qui incluait Takeda et Yamaga, était composée d’amis de ses années universitaires, et qu’il « ne pourrait jamais revenir au type de relation qu’il avait autrefois avec eux ».

    Dans le même article de Diamond Online, Anno a également déclaré que Gainax avait vendu les droits de Gunbuster et FLCL en 2014 sans l’en informer, alors même qu’il avait proposé d’acheter ces droits afin d’aider financièrement le studio.

    Gainax a subi une restructuration en 2020 après que son président de l’époque, Tomohiro Maki, a été arrêté en décembre 2019 pour agression indécente. Il a ensuite été officiellement condamné en décembre 2020 à deux ans et six mois de prison. Yasuhiro Kamimura, responsable des droits de la franchise Evangelion via Groundworks, est alors devenu directeur représentatif de Gainax et a rédigé la déclaration de faillite du studio en juin 2024.

    Dans sa dernière déclaration, Anno a expliqué que l’équipe — composée de Yuko Takaishi (Kadokawa), Atsushi Moriyama ([censored] Records), Yoshiki Usa (Studio Trigger) et de Kamimura en tant que directeur représentatif — a travaillé avec les créateurs originaux et les ayants droit afin de leur restituer ce qui leur appartenait. Cela incluait notamment des matériaux de production originaux, dont certains ont été exposés lors de l’exposition Gurren Lagann x Kill la Kill au Japon plus tôt l’année dernière.

    Le dernier article, qui, selon Anno, contient « presque tous les détails pouvant être rendus publics », se conclut par des remerciements adressés à Kamimura — lui aussi un ami de ses années universitaires — pour tout son « travail acharné ». Anno explique que Kamimura a travaillé sans relâche depuis 2019 pour « préserver l’héritage » des matériaux et des droits, et qu’il « a sincèrement fait face aux créanciers » afin de s’assurer que tout soit géré correctement, « au milieu de l’abandon du studio d’animation historique Gainax par son ancienne direction ».

    – Sources:

    https://www.khara.co.jp/2025/12/11/251211/?lang=en

    https://www.crunchyroll.com/news/latest/2025/12/27/gainax-anime-studio-officially-closes

    –> Triste fin 😞

    Merci à Gainax et ce cher Hideaki Anno pour m’avoir fait découvrir cette grosse claque de l’animation japonaise qu’est Neon Genesis Evangelion. Œuvre culte pour moi, que tout bon Otaku qui se respecte se doit de voir et connaitre, ainsi que tant d’autres séries cultes…

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    J’me sens moins seul 🙂

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    Seuls les anciens comprendrons:

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    Njal.la est la grande sœur de prq, registrar/hébergeur fondé par l’équipe pionnière de TPB.

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    Les plaignants ont qualifié le réseau de caméras Flock de Norfolk de « filet de pêche ».

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    Les caméras Flock ne se contentent plus de capturer un simple numéro de plaque d’immatriculation, comme le faisait cette technologie il y a dix ans, mais peuvent désormais facilement enregistrer la marque, le modèle et d’autres détails visuels de chaque voiture ; ces informations peuvent être recherchées à l’aide de requêtes en langage naturel alimentées par l’IA, qui peuvent inclure des expressions telles que « porte-vélos » ou « dépanneuse ».

    Un juge fédéral de Virginie a jugé constitutionnelle l’utilisation par la ville de Norfolk d’environ 200 caméras de lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI) fournies par Flock Safety, rejetant une plainte déposée par deux habitants qui dénonçaient une surveillance de masse. Le juge a estimé que le système ne permettait pas de suivre l’ensemble des déplacements d’une personne et ne violait donc pas, à ce stade, le droit à la vie privée.

    La décision s’appuie notamment sur une jurisprudence de la Cour suprême de 1983 selon laquelle il n’existe pas d’attente raisonnable de vie privée sur la voie publique. Le juge a toutefois reconnu que l’usage de ces technologies pourrait devenir excessivement intrusif à l’avenir.

    Flock Safety s’est félicitée du jugement. Malgré cela, la technologie suscite de fortes inquiétudes : certaines villes ont rompu leurs contrats, des sénateurs alertent sur les risques pour la vie privée, et des juristes estiment que ces systèmes constituent une forme de surveillance généralisée potentiellement dangereuse, notamment près de lieux sensibles.

    Source: https://arstechnica.com/tech-policy/2026/01/angry-norfolk-residents-lose-lawsuit-to-stop-flock-license-plate-scanners/

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    Infrastructures de recherche : l’épopée des géants

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    Des coupes budgétaires menacent l’observatoire de Kitt Peak, en Arizona (États-Unis).

    Des installations astronomiques aux accélérateurs de particules, les grandes infrastructures de recherche ont façonné l’histoire des sciences. Mais elles se retrouvent aujourd’hui au cœur de débats budgétaires et géopolitiques qui conditionnent leur avenir.

    Étoiles, comètes, gravité, reproduction… Depuis des millénaires, les humains tentent de comprendre les phénomènes dont ils sont témoins. L’astro­nomie, en particulier, les a poussés à développer des instruments pour décrypter le ciel.

    Longtemps, ces observations se sont faites à l’œil nu, en s’aidant d’une règle montée sur un trépied pour mesurer la hauteur d’une étoile. Il faudra attendre la fin du XVIe siècle pour voir apparaître la lunette. Galilée commence à l’utiliser à l’été 1609.

    Quelques mois plus tard, il réalise ses premières découvertes. Il convainc progressivement la plupart des astronomes de l’époque, notamment Johannes Kepler, du caractère indispensable de cet outil. Quant au télescope, il sera inventé entre la fin du XVIIe et le début XVIIIe siècle par des savants comme Isaac Newton et James Gregory.

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    Galilée observe le ciel avec sa lunette astronomique, sur la place Saint-Marc, à Venise (gravure sur bois).

    Les premiers grands équipements

    C’est aussi à l’époque moderne qu’est fondé ce qui peut être considéré comme le premier grand équipement de l’histoire. « Situé sur l’île de Ven, entre la Suède et le Danemark, l’observatoire de Tycho Brahe, à la fin du XVIe siècle, est grand pour son époque, décrit Jérôme Lamy, ­historien et sociologue des sciences au CNRS [1]. Les observations s’y font à l’œil nu, mais il s’agit d’une véritable usine scientifique qui a vu passer plus de 150 élèves ou assistants, dédiés à l’entretien du matériel ou aux calculs. On y trouve un local pour les instru­ments, une presse pour publier les résultats, et même un petit laboratoire d’alchimie. »

    Tout comme son confrère Vincent Simoulin  [2].

    Un bond en avant

    Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, les grands équipements se spécialisent, avec une professionnalisation des pratiques scientifiques. Il faut être reconnu dans sa discipline pour y entrer. La standardisation des protocoles d’enquête ouvre en outre la possibilité de délégations techniques.

    L’exemple de l’observatoire de Toulouse, auquel Jérôme Lamy a consacré sa thèse, illustre les avancées de cette période : « Il est fondé dans les années 1840, lorsque les autorités remarquent la nécessité d’avoir, en province, un observatoire compétent. La construction d’un grand téle­scope de 80 cm est financée dans les années 1850-1860. Après la défaite contre la Prusse, en 1871, la IIIe République décide de fonder une puissance scientifique française. L’astronomie connaît alors un bond en avant. L’observatoire intègre le projet scientifique international “Carte du ciel” grâce à son astrophotographe, et va jusqu’à mener des expériences de magnétisme terrestre. »

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    Le Jantar Mantar, observatoire astronomique édifié à Jaipur, au Rajasthan (Inde), à partir de 1727.

    La mondialisation astronomique

    Dans l’entre-deux-guerres, ce qui est alors le plus grand télescope du monde, doté d’un miroir de 5 m de diamètre, est construit sur le mont Palomar, en Californie. C’est le début d’une course au gigantisme. Le télescope Hale voit sa première lumière en 1949.

    « Les astronomes du monde entier essaieront d’en bâtir des répliques, mais la construction de tels télescopes réclame des investissements colossaux, explique Pascal Marichalar  [3], sociologue et historien des sciences. C’est pourquoi les scientifiques se lancent dans des collaborations entre différentes universités et pays, tout en cherchant les meilleurs sites au monde. Jusqu’alors, on installait généralement les ­téle­scopes à proximité des universités, dans des endroits accessibles. À partir des années 1950, on déconnecte géographiquement l’emplacement de la grande infrastructure de recherche en astronomie. »

    En 1954, six pays européens signent une charte en vue de créer l’European Southern Observatory (Eso, ou Observatoire européen austral), afin de construire un grand télescope dans l’hémisphère Sud. Le Chili est choisi en raison de son ciel exceptionnellement peu ­nuageux. Vingt-cinq ans plus tard, le grand télescope international Canada-France-Hawaii, cogéré par le CNRS, est édifié sur le Mauna Kea, à Hawaii.

    Depuis, des innovations techniques ont permis de concevoir des télescopes encore plus grands que le Hale californien : miroir segmenté (formé de dizaines, voire de centaines de petits miroirs hexagonaux assemblés) comme pour le futur Extremely Large Telescope européen, au Chili ; miroir en ménisque fin, permettant de corriger les aberrations optiques dues à la forme du miroir primaire, comme celui du télescope national japonais Subaru, sur le Mauna Kea ; ou encore, miroirs en nid d’abeille, plus légers car soutenus par un support alvéolaire, qui équiperont le Giant Magellan Telescope, en chantier au Chili.

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    La coupole du futur Extremely Large Telescope (ELT) de l’European Southern Observatory (Eso), au Chili, en janvier 2025. Ce télescope géant, muni d’un miroir primaire d’un diamètre de 39 mètres, devrait offrir ses premières lumières en 2029.

    Le Cern, référence en physique des particules

    L’après-guerre voit la course au gigantisme instrumental gagner toutes les disciplines, en particulier dans la ­physique des particules. Créé en 1954, et à cheval entre la France et la Suisse, le Cern (Conseil européen pour la recherche nucléaire) devient une référence dans le domaine des grandes infrastructures scientifiques de coopération internationale.

    « L’équipement, qui mobilise des équipes de milliers de personnes et des communautés scientifiques entières, accueillera en 2008 le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde, le Large Hadron Collider (LHC), rappelle Jérôme Lamy. Son activité suppose une organisation et une logistique d’une complexité rare et totalement innovantes. »

    « De nombreuses découvertes majeures seront réalisées au Cern (des courants neutres aux bosons W et Z, et plus récemment, en 2012, le boson de Higgs) grâce au LHC », ­souligne Michel Guidal, résident du Comité TGIR (Très grandes infrastructures de recherche) du CNRS.

    La physique des particules s’adosse fortement à cet équipement unique au monde. Mais les grandes infra­structures se sont également multipliées dans d’autres domaines de recherche, souvent dans le cadre de coopérations internationales.

    Des technologies à la pointe de la science

    « Le Super-Kamiokande, construit au Japon en 1994, et le Sudbury Neutrino Observatory, au Canada (mis en opération en 1999), ont mené des expériences souterraines autour de la physique des neutrinos, poursuit Michel Guidal. Comme pour le Cern, des prix Nobel y ont été associés, avec des moyens colossaux et des technologies à la pointe de la science. »

    En France et en Europe, les grandes infrastructures de recherche (IR) sont labellisées. « En ce qui concerne la France, elles sont une centaine et peuvent parfois être localisées hors de l’Hexagone. » Vingt-cinq d’entre elles, appelées « IR étoile » (IR*), sont considérées comme stratégiques. Parmi celles-ci : l’Institut Laue-Langevin, l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF), le Grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil), la base franco-italienne Concordia, en Antarctique, ou encore l’Eso, au Chili.

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    Télescope Cochise de 2,6 mètres, sur la station franco-italienne Concordia (Antarctique), une infrastructure de recherche considérée comme stratégique.

    « Ces infrastructures, souvent internationales de par leur envergure, peuvent concerner tous les domaines : physique, chimie, astrophysique, biologie, informatique, sciences humaines et sociales, etc. », précise Michel Guidal. Mais, si cette internationalisation ouvre des perspectives inédites pour la recherche, elle s’accompagne aussi de nouveaux défis, qu’ils soient de nature environnementale, politique et budgétaire, voire territoriale.

    Télescopes, des terrains de désaccord

    Un exemple emblématique, relaté par Pascal Marichalar : « L’invention et la généralisation de l’inter­férométrie , depuis les années 1980, ont poussé les astronomes à imaginer des réseaux de télescopes connectés, au lieu d’un seul dôme, ce qui démultiplie la surface occupée par des instruments. C’est ainsi que le Mauna Kea, à Hawaii, est devenu un symbole de la tendance invasive des infrastructures de recherche  [4] *. Dans les années 1990, cette montagne, sacrée pour les autochtones, est devenue le point focal d’une contestation hawaïenne souhaitant réaffirmer ses droits sur son territoire. »

    D’abord annulé par la Cour suprême d’Hawaii pour des vices de procédure dans le permis de construire, le Thirty Meter Telescope (TMT) a été de nouveau autorisé en 2019, soulevant un mouvement de blocage du site par des milliers de personnes pendant des mois.

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    Blocage sur une route pour protester contre la construction du Thirty Meter Telescope sur le Mauna Kea, à Hawaii, en 2019.

    L’acceptabilité des investissements

    De même, le projet du Futur Collisionneur Circulaire (FCC) du Cern (estimé à plus de 16 milliards d’euros financés par une trentaine de pays, et projeté à l’horizon 2040) suscite des controverses au sein même de la communauté scientifique.

    « Le FCC pourrait permettre d’étudier extrê­mement finement les propriétés du boson de Higgs et de mener des recherches fondamentales autour de la matière noire, par exemple, pointe Michel Guidal. Les découvertes n’étant jamais garanties, il faut désormais intégrer la question de l’acceptabilité de ces investissements par la société, dans un contexte de crise économique et environnementale. »

    Et ce, malgré le fait que ces découvertes génèrent aussi souvent des retombées très concrètes et immédiates : « On peut notamment rappeler que les recherches du Cern ont mené à la création du Web, ou encore que l’IR Neurospin, sur le plateau de Saclay, produit une imagerie à résonance magnétique nucléaire grâce à la technologie d’aimants supraconducteurs développée au Cern. Cet appareil permet de réaliser une visualisation médicale extrêmement fine, avec une application concrète dans la santé. »

    Coupes budgétaires aux États-Unis

    Les revirements politiques nationaux peuvent aussi mettre à mal des collaborations inter­na­tionales. « Les coupes budgétaires énormes dans la National Science Foundation, voulues par l’administration Trump dans le budget 2026, pourraient menacer le bon fonctionnement de certains instruments : celui de Kitt Peak (Arizona), la moitié de l’observatoire Gemini, basé entre Hawaii et le Chili, ou encore l’un des détecteurs d’ondes gravitationnelles du projet Ligo-Virgo, détaille Pascal Marichalar. Sans oublier les coupes dans le budget de la Nasa qui menacent notamment la mission de la sonde Juno  (qui étudie Jupiter, Ndlr) ou le retrait probable des Américains du financement du radio­télescope Alma (interféromètre de 66 antennes, Ndlr), au Chili, qui associe l’Europe, le Japon et les États-Unis. Des dizaines de missions devraient être fermées du jour au lendemain. Une décision incompréhensible pour les astronomes. »

    Bien que le financement de certaines grandes infra­structures semble actuellement en péril, notons qu’il n’y a jamais eu autant de collaborations scientifiques inter­nationales qu’aujourd’hui. Nous vivons bien un âge d’or de l’instrumentation de grande envergure.

    À preuve, le lancement de télescopes spatiaux tels que James Webb (en 2021) et Euclid (en 2023), le démarrage en juin 2025 de l’observatoire Vera C. Rubin, qui exploite la plus grande caméra du monde (construite en partie dans les laboratoires du CNRS), ou encore le détecteur de neutrinos KM3Net, déployé au fond de la Méditerranée. Tous ces instruments sont tournés vers la même ambition : percer les mystères de l’Univers.

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    En sciences humaines et sociales, des infrastructures immatérielles et distribuées

    En sciences humaines et sociales (SHS), de grandes infrastructures se sont constituées dans les années 2000, dans un contexte marqué par deux dynamiques convergentes. D’abord, la prise de conscience par les décideurs scientifiques d’un retard français en matière de ­structuration, de diffusion et de valorisation de la donnée. Ensuite, l’affirmation ­progressive des principes de la science ouverte au niveau européen.

    « Contrairement aux infra­structures des sciences dites expérimentales, celles en SHS ne reposent pas sur des ­équipements massifs ou des sites uniques. Elles sont plutôt ­immatérielles et distribuées, c’est-à-dire basées sur des logiques de coordination entre entités et acteurs, souvent distants géographiquement, souligne Frédéric Gonthier, professeur à Sciences Po Grenoble, membre du Laboratoire de sciences sociales [5] et de l’infrastructure de recherche Progedo. D’autre part, leur fondement est davantage méthodologique que technique : il s’agit d’organiser la production, l’archivage, la documentation et l’accès aux données selon des standards communs, et de garantir leur réutilisation scientifique. »

    Les infrastructures Progedo et Huma-Num, aujourd’hui ­labellisées IR étoile [6], sont emblématiques de ce modèle. Le service le plus connu chez Huma-Num est l’assistant de recherche Isidore, qui offre aux chercheurs un portail via lequel ils ont accès, en français, anglais et espagnol, à l’ensemble de la publication scientifique française ainsi qu’à une partie de la publication européenne.

    « Dans l’IR Huma-Num, il existe une organisation assez originale à travers les consortiums, des groupes de chercheurs financés sur quatre ans avec deux ­objectifs : faire monter en compétences la communauté dans une discipline, avec pilotage par des chercheurs », explique Jean-Luc Minel, président du conseil ­scientifique d’Huma-Num.

    « Ces approches se sont avérées particulièrement fécondes, notamment grâce aux grandes enquêtes comparatives, qui sont devenues de véritables ­instruments de connaissance, comparables aux télescopes dans l’astronomie ou aux séquenceurs dans la génomique, assure Frédéric Gonthier. Elles produisent des données publiques de haute qualité, systématiquement documentées et réutilisables. »

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrastructures-de-recherche-lepopee-des-geants

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    📚 BookHub continue d’évoluer !

    Voici les dernières améliorations apportées au projet :

    ✅ Gestion manuelle des livres Marquer un livre en DONE manuellement (utile si Kavita ne le voit pas encore dans la bibliothèque). Reset d’un livre : le repasse en QUEUED et le sort du mode “cooldown”
    (cooldown = arrêt des recherches pendant 3 heures après 6 tentatives infructueuses). Supprimer un livre ou le passer en IGNORED : ne plus le rechercher, ne plus l’afficher dans le dashboard, l’ajouter à la blacklist pour qu’il ne revienne pas, même s’il est toujours présent dans la wishlist. 🆕 Nouvel état : NO_MATCH Introduction de l’état NO_MATCH quand BookHub ne trouve aucun résultat pour un livre. 🧰 Barre d’actions globale (top bar)

    Une barre d’actions en haut du dashboard permet des opérations “en masse” :

    Reset NO_MATCH → tous les livres NO_MATCH repassent en QUEUED Reset ERROR → tous les livres ERROR repassent en QUEUED Delete DONE → supprime du dashboard tous les livres DONE Delete IGNORED → supprime du dashboard tous les livres IGNORED 🔎 Recherche manuelle (Anna) Possibilité de lancer une recherche manuelle sur un titre ou un auteur. L’URL source est définie en haut de la page et peut être modifiée. Raccourcis : clic sur le titre → recherche Titre + Auteur sur Anna (nouvel onglet) clic sur l’auteur → recherche Auteur sur Anna (nouvel onglet) 🎨 CSS & interface Ajout d’une liste de sélection de thème CSS.
    Fonctionnel, mais les thèmes alternatifs sont encore incomplets / moches pour le moment. Divers ajustements et améliorations CSS. 🐛 Correctifs Quelques bugs ont été corrigés au passage.

    En tout 156 ebooks ont été téléchargés via BookHub, ce qui a permis de régler pas mal de soucis. Ce n’est pas parfait, mais c’est pas mal 🙂

    Si un dev jetait un oeil au code, il ferait probablement une crise cardiaque :bouquet:

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    Infrastructures de recherche : 5 sites hors norme

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    Juno renferme une sphère remplie de 20 000 tonnes d’un liquide qui doit émettre un flash quand un neutrino y réagit.

    Taille colossale, budget imposant, collaboration internationale étendue… Ces cinq infrastructures dédiées à la physique poursuivent des objectifs scientifiques à la mesure de leur gigantisme  : pas moins que des révolutions.

    Juno, le chasseur de neutrinos

    Après 10 années de construction, l’observatoire souterrain de neutrinos de Jiangmen (Juno, pour Jiangmen Underground Neutrino Observatory), en Chine, est entré dans sa phase opérationnelle à la fin d’août 2025. Cet instrument est issu d’une collaboration internationale de plus de 700 scientifiques de 17 pays, dont des membres du CNRS.

    Juno a pour mission de détecter et d’étudier sous toutes leurs coutures les neutrinos, les particules élémentaires les plus fugaces et insaisissables que l’on connaisse. Constitué d’une sphère de 35,4 mètres de diamètre enfouie à 700 mètres de profondeur, Juno vient compléter un arsenal d’observatoires dédiés à l’étude des neutrinos à travers le monde, dont KM3Net (voir ci-dessous).

    Cern et LHC, rois de la physique des particules

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    Le solénoïde compact pour muons (CMS) identifie et mesure l’énergie et l’impulsion des particules émises par les collisions au sein du Large Hadron Collider (LHC) du Cern.

    Créée en 1954 à l’initiative de 11 pays, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (ou Cern, acronyme du Conseil européen pour la recherche nucléaire qui la précéda) est un emblème de la réussite de la coopération scientifique internationale. Les scientifiques y ont découvert les bosons Z et W, en 1983, ainsi que le fameux boson de Higgs, en 2012, validant ainsi le modèle standard de la physique des particules.

    Ces découvertes n’auraient pas pu avoir lieu sans les accélérateurs de particules, tel le LHC (Large Hadron Collider). Ce dernier, après plusieurs mises à niveau, a gagné en puissance et en luminosité. Mais, pour explorer encore plus loin la physique des hautes énergies, les milliers de scientifiques du Cern réfléchissent au successeur du LHC qui, pour le moment, répond au nom de Futur collisionneur circulaire (FCC). Celui-ci pourrait atteindre un diamètre de plus de 90 km, alors que le LHC ne mesure « que » 27 km.

    KM3NeT, 200 000 capteurs sous la mer

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    Préparation de la mise à l’eau d’une ligne de détection de neutrinos de KM3NeT.

    Pensé et réalisé par les Européens, le réseau KM3NeT (pour Cubic Kilometre Neutrino Telescope) se compose de deux observatoires sous-marins – l’un situé au large de Toulon, l’autre, de la Sicile – dédiés à l’étude et l’observation des neutrinos. À la différence de Juno, KM3NeT est constitué de dizaines de chapelets de détection ancrés au fond de la mer Méditerranée. Ce sont ces petites sphères, bardées de photomultiplicateurs, qui seront à même de détecter le passage de neutrinos à leur proximité.

    Bien que l’installation des détecteurs ne soit pas terminée, KM3NeT a déjà réussi à détecter, en février 2023 (annonce à la presse le 12 février 2025), le neutrino le plus énergétique jamais enregistré. De bon augure pour le futur !

    Vera C. Rubin, observatoire de l’énergie noire

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    Le LSST, la plus grande caméra numérique du monde, est installée à l’observatoire Vera C. Rubin.

    Livré au printemps 2025, l’observatoire Vera C. Rubin a perçu ses premières lumières (premières images publiées le 25 juin). Ce télescope géant est perché à 2700 mètres d’altitude, sur une montagne du désert d’Atacama (Chili). Il est doté de trois miroirs dont l’un, le miroir primaire, dépasse 8 m de diamètre, permettant de photographier en haute définition d’énormes portions de ciel.

    Même si l’observatoire Vera C. Rubin est issu d’une initiative américaine, certains de ses outils scientifiques ont été conçus par des pays tiers. Plusieurs éléments de l’appareil photonumérique LSST – le plus grand du monde –, en charge d’immortaliser le ciel chaque nuit, proviennent ainsi de laboratoires du CNRS. L’observatoire Vera C. Rubin photographiera l’intégralité du ciel austral tous les trois jours. Il a pour mission de percer les mystères de l’énergie noire et pourra même être sollicité dans l’étude de corps sombres, telle l’hypothétique Planète 9.

    Ligo-Virgo-Kagra, un trio astronomique

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    Les deux bras de 3 km de l’interféromètre Virgo, près de Pise (Italie), traquent les ondes gravitationnelles.

    Voilà 10 ans que les ondes gravitationnelles défraient la chronique. Grâce à la mise en service des interféromètres géants Ligo et Virgo, dans les années 2000, puis Kagra, en 2019, sur trois continents différents (Ligo aux États-Unis, Virgo en Italie, Kagra au Japon), les scientifiques sont désormais les témoins, via la perception des ondes gravitationnelles, d’un des phénomènes les plus énergétiques de l’Univers : la fusion de trous noirs.

    Ces instruments permettent à la communauté scientifique mondiale de percevoir le cosmos sous un angle inédit, complémentaire des observations par les ondes électromagnétiques et les rayons cosmiques, signant ainsi l’avènement d’une nouvelle astronomie, appelée « multi-messager ». Mais la situation politique actuelle aux États-Unis pourrait compromettre le financement de certaines de ces infrastructures.

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrastructures-de-recherche-2-5-sites-hors-norme

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    @TylerDurden67

    Je veux bien que tu m’explique pour Dispatchaar. Et surtout ou se trouve le dossier de destination des enregistrements par défaut.
    Pour télécharger les vod, J’ai trouvé, mais c’est décourageant, c’est trop long, compter 15/20 minutes pour télécharger un épisode de 1,6 Go. Ça me fait ça sur tous les lecteurs et fournisseurs Iptv que j’ai pu tester.

    Pour Nextpvr, il y’a pas les VOD ?. Quand je fais settings> Devices & Channels, j’obtiens cette page:

    Nextpvr.png

  • Saga G Milgram

    Sciences
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    @Popaul seulement si tu lui parles.

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    @Obiwan91 Leur ados de 12-13 ans n’ont pas à être dehors seuls à 23H, sans déconner !

    18630a0c-b1c7-4d16-8061-35f4eef94572-Live Long & Prosper.jpg 

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    @Violence Mais oui et avec des Yakuza en plus qui se rajoutent à l’action. C’est bien filmé et version truefrench 😉

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    Merci pour le tuto et le lien airtable !

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