Une Canadienne et sa fille libérées après trois semaines de détention dans les centres de l’ICE
Bravo les branquignoles !
Une Canadienne a dû verser une caution de 9.500 dollars pour être libérée d’un centre de détention de l’ICE où elle était retenue avec sa fille de sept ans depuis trois semaines. Ses documents de voyage étaient pourtant en ordre en arrivant aux États-Unis. Son mari explique qu’elle est “traumatisée”.
Arrivée aux États-Unis il y a cinq ans, Tania dispose d’un visa “officiel”, d’un visa de travail et d’un permis de conduire texan. Des documents jugés insuffisants par les agents. “Après cela, ils l’ont emmenée en disant qu’ils avaient besoin de prendre ses empreintes digitales pour obtenir plus d’informations, et elle n’est pas revenue”, explique Edward à CTV.
L’ICE est ensuite venue prendre sa fille, qui souffre d’autisme. Elle a été envoyée, comme sa mère, dans le tristement célèbre centre de détention de l’ICE de la vallée du Rio Grande, à McAllen, puis dans celui de Dilley, toujours au Texas. Le début d’un long calvaire.
Enfermées malgré un visa valable jusque 2030
Pour justifier un tel traitement, l’ICE a affirmé que la durée de leur visa était dépassée. Les documents montrent pourtant que la date d’expiration était fixée au 8 juin 2030. Des élus politiques canadiens sont intervenus afin d’obtenir leur libération, mais “il n’existe pas de démarche administrative claire à suivre, ni sur le plan diplomatique ni sur le plan juridique” pour contrer l’ICE, déplore la députée Amelia Boultbee.
Pour défendre sa position, Tania a dû avoir recours à un avocat en immigration, qui a pu démontrer que tous les documents étaient en règle. Des agents de l’ICE ont toutefois tout fait pour éviter qu’elle ne puisse être en contact avec son avocat. La perspective d’une libération n’a réellement pu être rendue possible qu’après l’intervention d’un juge. Ce dernier a dû faire valoir l’absence de risque de fuite afin que l’ICE lâche du lest. La famille Warner a néanmoins dû verser une caution de 9.500 dollars jeudi soir afin que cela puisse se faire.
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