Nucléaire: Inquiétudes chez EDF
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Au Japon, feu vert au redémarrage de la plus grande centrale nucléaire au monde

La centrale de Kashiwazaki-KariwaUne collectivité locale japonaise a approuvé vendredi la relance de la plus grande centrale nucléaire au monde, étape-clé pour la remise en service du site après la catastrophe de Fukushima en 2011 et la fermeture de tous les réacteurs japonais.
Hideyo Hanazumi, le gouverneur du département de Niigata (centre-ouest) où se trouve la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il “approuverait” la reprise des activités, qui devra encore recevoir l’aval final du régulateur nucléaire du pays.
Le Japon, pauvre en ressources, avait renoncé à l’énergie nucléaire après le triple désastre - séisme, tsunami et catastrophe nucléaire - de Fukushima en 2011, alors que la population exprimait son inquiétude face à cette source d’énergie.
Mais le pays cherche désormais à relancer l’énergie atomique et à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés.
14 réacteurs remis aux normes
Au total, 14 réacteurs - principalement situés dans l’ouest et le sud du pays - ont déjà été remis en service après la mise en place de normes de sécurité strictes.
Il s’agira du premier redémarrage d’une centrale nucléaire par Tepco, l’opérateur de celle de Fukushima Daiichi, depuis la catastrophe.
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EPR de Flamanville : l’ASNR autorise EDF à dépasser 80% de la puissance du réacteur nucléaire
L’ASNR a donné son accord à EDF, vendredi 12 décembre, pour poursuivre la montée en puissance de l’EPR de Flamanville au-delà de 80% de sa puissance nominale. La mise en service industrielle durable du réacteur reste toutefois conditionnée à la poursuite des essais et à une visite complète, prévue à partir de septembre 2026, pour un démarrage à horizon fin 2027.
L’autorité précise ne pas avoir identifié «d’élément susceptible de remettre en cause la possibilité de poursuivre la montée en puissance du réacteur au-delà de 80% de sa puissance nominale». Le réacteur a déjà atteint ce palier, soit environ 1200 MW, le 12 novembre après une reconnexion au réseau intervenue mi-octobre à l’issue de près de cinq mois d’arrêt non programmé.
Un démarrage marqué par de nombreux aléas
Le démarrage de l’EPR de Flamanville s’inscrit dans une trajectoire longue, jalonnée d’aléas techniques et organisationnels. Après le chargement du combustible, en mai 2024, la première divergence (le moment où la réaction nucléaire en chaîne est amorcée pour la première fois dans le cœur du réacteur, à très faible puissance), initialement prévue en juillet, n’a eu lieu qu’en septembre, suivie rapidement d’arrêts automatiques liés à des erreurs humaines. À la fin de l’année 2024, l’ASNR avait d’ailleurs recensé 49 anomalies, dont 15 classées au niveau 1 de l’échelle INES, l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, qui compte huit niveaux allant de l’écart (0) à l’accident majeur (7).
Couplé au réseau en décembre 2024, le réacteur a ensuite connu en 2025 plusieurs arrêts prolongés, notamment au printemps puis à l’été, liés à des équipements du circuit primaire et à la turbine. Ces interruptions ont repoussé à plusieurs reprises la validation des paliers de puissance.
Des incertitudes sur la puissance finale
En outre, dans un rapport publié le 30 septembre 2025, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) relève qu’EDF a déclaré une puissance installée de 1585 MW pour l’EPR de Flamanville sur la période 2026-2031, soit 35 MW de moins que les 1620 MW communiqués aux marchés au titre du règlement européen REMIT. La CRE indique que cette hypothèse repose sur un rendement final potentiellement inférieur à celui anticipé initialement, tout en précisant qu’aucun document public ne confirme à ce stade un bridage de la puissance. EDF affirme de son côté que le rendement final du réacteur ne pourra être déterminé qu’à l’issue complète des essais par paliers de puissance.
EDF prévoit de réaliser une première visite complète (VC1) à partir du 26 septembre 2026, pour une durée annoncée de 350 jours. Cette opération comprendra notamment le remplacement du couvercle de la cuve, des épreuves sous pression du circuit primaire et de l’enceinte de confinement, ainsi que le remplacement intégral du combustible, en lien avec les retours d’expérience des EPR chinois de Taïshan.
Ce n’est qu’à l’issue de cette visite complète que l’EPR de Flamanville pourrait entrer en service commercial durable, un horizon désormais situé autour de fin 2027, même si l’électricité produite est déjà intégrée dans les prévisions de production d’EDF pour les années 2025 à 2027.
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Pour la construction des six premiers réacteurs EPR2, EDF présente un devis supérieur de 40% à ses estimations de départ
EDF a dévoilé le 18 décembre le montant du devis prévisionnel pour la construction de trois paires de réacteurs nucléaires EPR2 en France. Il est supérieur de 40% au devis initial malgré le travail d’optimisation sur les délais. Il s’agit d’un plafond, tente de rassurer l’entreprise… mais l’enveloppe n’inclut pas les frais financiers.
Un devis de 83 milliards de 2025 hors coûts de financement (au lieu de 51,7 milliards)
Pour tenir les coûts, EDF mise sur un travail d’optimisation des délais de construction avec comme cible 70 mois pour le dernier réacteur construit, grâce notamment au travail sur le retour d’expérience des chantiers de Flamanville 3, d’Hinkley Point C au Royaume-Uni et à l’envoi d’équipes EDF en formation de deux mois en Chine chez CGN et CNNC, pour apprendre les bonnes pratiques, avec «plus de modularité, de préconstruction et un meilleur agencement des séquences de génie civil et de montage pour qu’elles puissent se superposer», Thierry Le Mouroux, directeur exécutif du Groupe EDF en charge de la direction projets et construction.
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Prix de l’électricité
À partir du 1er janvier 2026, le versement nucléaire universel (VNU) remplace l’Arenh, un mécanisme qui obligeait EDF à vendre une partie de son électricité nucléaire à prix fixe et très bas (42 €/MWh) à ses concurrents et à certains industriels. Ce système, jugé incompatible avec les règles européennes, permettait de contenir les prix pour les consommateurs.
Avec le VNU, EDF vend désormais son électricité nucléaire au prix du marché. En contrepartie, l’entreprise devra reverser une partie de ses bénéfices aux consommateurs si les prix dépassent certains seuils : 50 % au-delà de 78 €/MWh et 90 % au-delà de 110 €/MWh (pour la période 2026-2028). L’objectif affiché est de protéger les consommateurs tout en finançant les futurs investissements nucléaires.
Selon le gouvernement, cette réforme ne devrait pas entraîner de hausse des factures en 2026, notamment pour les ménages bénéficiant du tarif réglementé ou de contrats indexés. Toutefois, certains experts estiment que le maintien de l’Arenh aurait permis une baisse des tarifs, et critiquent des seuils jugés trop élevés, rendant le VNU peu efficace à court terme.
Le nouveau dispositif est accusé d’exposer davantage les consommateurs aux prix de marché et de créer un conflit d’intérêts, EDF ayant intérêt à des prix élevés. Face à ces critiques, le gouvernement étudie d’autres leviers, comme une baisse des taxes sur l’électricité, même si son financement reste incertain.
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Prix de l’électricité
À partir du 1er janvier 2026, le versement nucléaire universel (VNU) remplace l’Arenh, un mécanisme qui obligeait EDF à vendre une partie de son électricité nucléaire à prix fixe et très bas (42 €/MWh) à ses concurrents et à certains industriels. Ce système, jugé incompatible avec les règles européennes, permettait de contenir les prix pour les consommateurs.
Avec le VNU, EDF vend désormais son électricité nucléaire au prix du marché. En contrepartie, l’entreprise devra reverser une partie de ses bénéfices aux consommateurs si les prix dépassent certains seuils : 50 % au-delà de 78 €/MWh et 90 % au-delà de 110 €/MWh (pour la période 2026-2028). L’objectif affiché est de protéger les consommateurs tout en finançant les futurs investissements nucléaires.
Selon le gouvernement, cette réforme ne devrait pas entraîner de hausse des factures en 2026, notamment pour les ménages bénéficiant du tarif réglementé ou de contrats indexés. Toutefois, certains experts estiment que le maintien de l’Arenh aurait permis une baisse des tarifs, et critiquent des seuils jugés trop élevés, rendant le VNU peu efficace à court terme.
Le nouveau dispositif est accusé d’exposer davantage les consommateurs aux prix de marché et de créer un conflit d’intérêts, EDF ayant intérêt à des prix élevés. Face à ces critiques, le gouvernement étudie d’autres leviers, comme une baisse des taxes sur l’électricité, même si son financement reste incertain.
@duJambon Sortir du marché européen de l’électricité, arrêter la construction d’éoliennes et de panneaux solaires à grand coup de subventions publiques et le prix de l’électricité baissera.
Mais pour cela il faudra ne plus écouter les soit disant “écolos” et sortir du “Grenn Deal”.
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Nucléaire : La facture des EPR2 s’alourdit déjà, EDF devra aussi financer l’usine Aval du Futur d’Orano à La Hague, un chantier qui s’annonce colossal
Pour assurer le recyclage des combustibles usés des EPR2 jusqu’en 2120, Orano va construire à La Hague une usine Aval du Futur majoritairement financée par EDF. Un chantier XXL confié au bâtisseur des JO 2024, Nicolas Ferrand, qui a dévoilé à L’Usine Nouvelle les contours, le calendrier et le coût du projet, alors que le ministre de l’Industrie se rend à La Hague ce 12 janvier.
C’est le non-dit de la relance du nucléaire français. Pour garantir la souveraineté électrique de la France, Emmanuel Macron n’a pas seulement décidé la construction de 6 à 14 nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 par EDF, comme annoncé dans son discours de Belfort de février 2022. En conseil de politique nucléaire du 27 février 2024, le gouvernement a aussi décidé de renouveler les installations sur l’aval du cycle du combustible nucléaire à la Hague, nécessaire pour l’entreposage et le recyclage des combustibles usés des nouveaux réacteurs EPR2. Annonçant même des «investissements importants», sans les préciser, ni expliquer comment ils seraient financés.
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Nucléaire : EDF doit revoir sa copie sur la conception des EPR de Penly et Gravelines

Les travaux de terrassement du site qui doit accueillir les deux futurs EPR2 à Penly (Seine-Maritime) ont débuté en juillet 2024Copies à revoir. Dans deux avis distincts rendus début février, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et l’Autorité environnementale ont pointé des insuffisances dans la conception de génie civil des EPR2 de Penly (Seine-Maritime) et de Gravelines (Nord).
Le dossier de la centrale normande «ne permet pas de conclure à la suffisance de la conception et de la démarche de dimensionnement des ouvrages», écrit l’ASNR. Le chantier d’extension de la centrale est entamé depuis l’été 2024, et les travaux de génie civil doivent commencer début 2027.
Si l’anticipation des risques de séisme extrême a été jugée satisfaisante, EDF est invité à revoir sa copie sur l’étanchéité à l’eau et la non-déformation des bâtiments en cas d’inondation, alors que Penly se situe sur la côte de la Manche. L’ASNR demande aussi davantage de précisions pour statuer sur «la suffisance de la conception», ciblant particulièrement «l’enceinte de confinement» et la suffisance des «spectres transférés», soit le mouvement des bâtiments et équipements en cas de tremblement de terre. Elle avait rendu un avis semblable sur les EPR2 de Gravelines, en octobre 2025, demandant à EDF de démontrer la fiabilité des fondations.
En février, l’Autorité environnementale a ajouté au dossier une exposition du site à des risques de submersion marine et d’inondation insuffisamment pris en compte. L’opérateur du parc nucléaire attend encore une décision finale d’investissement pour les six premiers EPR2 à la fin de l’année.
Centrales au rabais, économies sur la sécurité, futures économies sur l’entretient, économies sur le stockage des déchets. Un avenir radieux se prépare.
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Quarante ans après Tchernobyl, un bilan sanitaire toujours incertain : “La controverse est sans fin”

La grande roue de Pripiat, au coeur de la ville éponyme abandonnée, près de Tchernobyl. Quarante ans plus tard, dans la zone d’exclusion, les infrastructures du site continuent d’être exploitées et sécurisées, malgré l’invasion russe de l’UkraineLe 26 avril 1986, à 1 h 23 du matin : une énorme déflagration retentit dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Le réacteur n°4 vient d’exploser. La faute à un test de sécurité mal contrôlé. Des quantités colossales de matières radioactives sont propulsées dans l’atmosphère pendant plusieurs jours, l’équivalent radioactif de plusieurs dizaines de bombes d’Hiroshima. Le panache, chargé d’une quinzaine d’éléments radioactifs différents, dérive vers le nord-ouest, avant de s’étendre à une grande partie de l’Europe. Il atteint la France le 30 avril 1986 en soirée et touche en particulier l’est du pays.
Mais quarante ans plus tard, une question demeure étonnamment ouverte : quel est le bilan sanitaire de cet accident ? Combien de personnes sont-elles mortes ? “Il est impossible de dresser un bilan sanitaire exhaustif de Tchernobyl”, affirmait en 2016 l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), aujourd’hui intégré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Les raisons sont multiples : rétention d’informations de l’URSS à l’époque, manque d’études de suivi, notamment en France, difficulté à distinguer les maladies liées aux radiations ou à d’autres causes. Et même si de nombreuses études scientifiques ont été menées sur le sujet, toutes ne font pas consensus.
Vivement que les centrales soient pilotées par de l’IA

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Voici les endroits les plus radioactifs du monde (même à Paris)
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Voici les endroits les plus radioactifs du monde (même à Paris)
@duJambon Sur 16 sites répertoriés, 5 le sont à cause de l’URSS (/ Russie) et 4 des USA… La France est responsable de 2 sites même si ta source précise qu’à Aubervilliers, le site a été en grande partie décontaminée.
Comme quoi, y a pas à dire : les ricains et les soviets mettent la misère au reste du monde. Y compris dans ce domaine. Y sont forts…
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