Des habitants de Norfolk, furieux, perdent leur procès visant à faire cesser la présence des scanners de plaques d'immatriculation
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Les plaignants ont qualifié le réseau de caméras Flock de Norfolk de « filet de pêche ».

Les caméras Flock ne se contentent plus de capturer un simple numéro de plaque d’immatriculation, comme le faisait cette technologie il y a dix ans, mais peuvent désormais facilement enregistrer la marque, le modèle et d’autres détails visuels de chaque voiture ; ces informations peuvent être recherchées à l’aide de requêtes en langage naturel alimentées par l’IA, qui peuvent inclure des expressions telles que « porte-vélos » ou « dépanneuse ».
Un juge fédéral de Virginie a jugé constitutionnelle l’utilisation par la ville de Norfolk d’environ 200 caméras de lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI) fournies par Flock Safety, rejetant une plainte déposée par deux habitants qui dénonçaient une surveillance de masse. Le juge a estimé que le système ne permettait pas de suivre l’ensemble des déplacements d’une personne et ne violait donc pas, à ce stade, le droit à la vie privée.
La décision s’appuie notamment sur une jurisprudence de la Cour suprême de 1983 selon laquelle il n’existe pas d’attente raisonnable de vie privée sur la voie publique. Le juge a toutefois reconnu que l’usage de ces technologies pourrait devenir excessivement intrusif à l’avenir.
Flock Safety s’est félicitée du jugement. Malgré cela, la technologie suscite de fortes inquiétudes : certaines villes ont rompu leurs contrats, des sénateurs alertent sur les risques pour la vie privée, et des juristes estiment que ces systèmes constituent une forme de surveillance généralisée potentiellement dangereuse, notamment près de lieux sensibles.