Après cinq ans, le segment de la station spatiale russe a cessé de fuir.
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Une petite section de la Station spatiale internationale, qui connaissait des fuites persistantes depuis des années, semble avoir cessé d’évacuer de l’atmosphère dans l’espace.
Les fuites étaient dues à des fissures structurelles microscopiques à l’intérieur du petit module PrK, situé sur le segment russe de la Station spatiale internationale, entre le sas du vaisseau Progress et le module Zvezda. Ce problème est une source d’inquiétude persistante pour les opérateurs russes et américains de la station, surtout depuis que le taux de fuite a doublé en 2024. Face à cette situation, les responsables de la NASA ont qualifié la fuite de risque « élevé » et « à conséquences graves ».
Cependant, deux sources ont récemment indiqué que les fuites avaient cessé. La NASA l’a désormais confirmé.
Pendant près de cinq ans, les cosmonautes russes ont traqué les moindres fuites comme on cherche une aiguille dans une botte de foin. Ils fermaient périodiquement l’écoutille du module PrK, puis, en la rouvrant, recherchaient de minuscules accumulations de poussière pour localiser les fuites.
Les cosmonautes russes appliquaient ensuite un mastic appelé Germetall-1 (désormais breveté ) sur les fissures. Ils refermaient l’écoutille, contrôlaient la pression à l’intérieur du module PrK et reprenaient la recherche d’éventuelles fuites supplémentaires. Ce processus se poursuivit pendant des années.
Leur succès dans la résolution du problème de fuite persistant ne suffira probablement pas à empêcher l’apparition de nouvelles fuites dans ce matériel vieux de plusieurs décennies. Le module Zvezda a été lancé il y a un quart de siècle, en juillet 2000, par une fusée russe Proton. Le problème de fissures est apparu pour la première fois en 2019 et, malgré de longues investigations, sa cause exacte demeure inconnue. Il s’agit néanmoins d’une belle victoire spatiale pour la Russie et la NASA. (Surtout pour la russie qui veut récupérer son module pour sa “future” station spatiale à la mise hors service de l’ISS).
La NASA semble également confiante quant aux réparations des pas de tir.
D’autres bonnes nouvelles se profilent à l’horizon concernant le programme spatial civil russe. Il s’agit notamment de la principale base de lancement du pays pour l’acheminement de personnes et de fret vers la Station spatiale internationale.
Les problèmes sont survenus lors du lancement, fin novembre, d’une fusée Soyouz transportant les cosmonautes de Roscosmos Sergueï Koud-Svertchkov et Sergueï Mikaïev, ainsi que l’astronaute de la NASA Christopher Williams, pour une mission de huit mois à destination de la Station spatiale internationale. La fusée elle-même n’a rencontré aucune difficulté, mais une grande plateforme mobile située sous le lanceur n’avait pas été correctement arrimée avant le lancement et s’est écrasée dans la fosse de récupération des flammes, rendant le pas de tir inutilisable.
On ignore quand le pas de tir, le site 31 du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, sera remis en service.
La Russie visait un retour en vol en mars 2026. La NASA semble désormais partager cet avis. Son calendrier interne, récemment mis à jour, prévoit le lancement du prochain vaisseau Progress le 22 mars, suivi d’une autre mission Progress le 26 avril. La prochaine mission habitée Soyouz, MS-29, est quant à elle maintenue pour le 14 juillet. Ce vol transportera l’astronaute de la NASA Anil Menon vers la Station spatiale internationale.