La lune, future guerre des étoiles ?
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Après de nombreux retards, la NASA réécrit son programme de retour humain sur le sol lunaire, sans convaincre
Les quatre astronautes qui devaient survoler la Lune début février, puis début mars, ne décolleront pas avant le 1er avril. Plombée par les retards de SpaceX et Blue Origin, la NASA vient de reconfigurer le programme Artemis, espérant toujours alunir en 2028. Un calendrier difficilement tenable

L’équipage d’Artemis II visite le sas d’accès à la capsule Orion, à Cap Canaveral (Floride). De gauche à droite les Américains Reid Wiseman (commandant de bord), Victor Glover (pilote) et Christina Koch, ainsi que le canadien Jeremy Hansen -
La NASA et SpaceX sont en désaccord concernant les commandes manuelles de l’atterrisseur lunaire.

Illustration artistique d’un vaisseau spatial à la surface de la LuneUn rapport de l’inspecteur général de la NASA analyse la gestion des contrats pour le développement des atterrisseurs lunaires du programme Human Landing System, confiés à SpaceX et Blue Origin dans le cadre du programme Artemis. Globalement, le rapport estime que les contrats à prix fixe ont permis de mieux contrôler les coûts et de favoriser la collaboration entre l’agence et l’industrie spatiale.
Cependant, des difficultés subsistent, notamment un désaccord entre la NASA et SpaceX sur la possibilité pour les astronautes de piloter manuellement le Starship lors de l’atterrissage sur la Lune. La NASA considère cette capacité comme essentielle pour la sécurité, comme ce fut le cas lors des missions Apollo program, alors que SpaceX privilégie davantage l’automatisation.
Un débat similaire avait déjà eu lieu lors de la conception du Crew Dragon, où un compromis avait finalement été trouvé pour permettre un pilotage manuel via des commandes tactiles.
Le rapport souligne aussi que Starship aura beaucoup moins d’expérience de vol réel avant les missions lunaires habitées que Dragon auparavant. De plus, aucun plan clair pour le pilotage manuel de l’atterrisseur de Blue Origin n’a encore été présenté. Avant toute mission habitée, les deux entreprises devront effectuer plusieurs vols de démonstration sans équipage pour tester leurs systèmes et certains risques, comme l’impact de la poussière lunaire sur les équipements.
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La Nasa suspend son projet de station orbitale et va créer une base sur la Lune
Le nouveau patron de la Nasa, Jared Isaacman, a annoncé mardi suspendre le projet de construction d’une station spatiale autour de la Lune nommée Gateway afin de concentrer les efforts sur le développement d’une base sur la surface lunaire.
Programme Artémis
Cette annonce est la dernière en date à bouleverser le programme Artémis de la Nasa qui prévoit de renvoyer des astronautes sur la Lune et l’établissement d’une présence humaine durable sur cet astre, en vue de préparer de futures missions vers Mars. L’agence spatiale américaine s’est entourée dans ce projet ambitieux de plusieurs partenaires internationaux, dont l’Agence spatiale européenne (ESA), qui développent notamment des modules de Gateway.
“Malgré les difficultés rencontrées avec certains équipements existants, (la Nasa) remploiera le matériel utilisable et s’appuiera sur les engagements des partenaires internationaux pour soutenir” les autres objectifs d’Artémis, a assuré M. Isaacman.
Pas une surpriseLa suspension de l’ambitieuse station Gateway, qui devait également servir de point d’étape lors de futures missions vers Mars, n’est pas totalement surprenante: ce projet a été qualifié de gaspillage financier par rapport à d’autres ambitions lunaires. La Nasa prévoyait en effet de construire en parallèle un petit camp de base près du pôle sud lunaire, où la présence d’eau sous forme de glace a été confirmée.
Face aux multiples retards et explosions de coûts enregistrés par le programme Artémis et la pression exercée par la Chine, qui ambitionne également d’envoyer des hommes et d’établir une base sur la surface lunaire dans les années à venir, la Nasa cherche donc à simplifier son projet.
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La mission Artémis 2 devrait enfin décoller le 1er avril
Trois hommes et une femme s’apprêtent à embarquer début avril pour une épopée spatiale. Artémis 2 doit faire le tour de la Lune sans s’y poser.
Avec plusieurs années de retard et beaucoup de problèmes, cette mission de la Nasa nommée Artémis 2 doit décoller de Floride à partir du 1er avril, et s’aventurer jusqu’au satellite naturel de la Terre pour en faire le tour sans s’y poser, comme Apollo 8 en 1968.
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Voici le plan de la NASA pour se débarrasser de la station orbitale Gateway en construction et dont le projet à été abandonné
La NASA a décidé de suspendre son projet de station lunaire Gateway pour se concentrer sur une base à la surface de la Lune. Plutôt que d’abandonner les équipements déjà développés (4,5 milliards de dollars investis), elle prévoit de réutiliser le module principal pour une nouvelle mission expérimentale baptisée SR-1 Freedom, dédiée à la propulsion nucléaire-électrique.
Cette mission, prévue d’ici fin 2028, vise à démontrer la faisabilité d’un système de propulsion nucléaire dans l’espace, une technologie prometteuse mais encore jamais utilisée opérationnellement. Contrairement aux moteurs chimiques, elle est plus efficace et permettrait des missions plus ambitieuses, notamment vers Mars ou dans l’espace lointain.
Le projet s’appuie sur du matériel existant afin de limiter les coûts et éviter les erreurs du passé (comme les projets Prometheus ou DRACO nuclear rocket program, abandonnés). Le réacteur nucléaire embarqué fournira environ 20 kilowatts, bien plus que les systèmes actuels.
La mission inclura aussi une charge utile vers Mars : trois drones inspirés de Ingenuity Mars helicopter, destinés à explorer la surface martienne et rechercher de la glace d’eau.
Malgré un calendrier très ambitieux et des défis techniques, réglementaires et organisationnels importants, la NASA adopte une approche plus pragmatique : tester une seule innovation clé (le réacteur) sur une plateforme existante. L’objectif est de prouver la viabilité de la propulsion nucléaire avant d’envisager des missions plus complexes à l’avenir.
Source: https://arstechnica.com/space/2026/03/here-is-nasas-plan-for-nuking-gateway-and-sending-it-to-mars/
Le texte est court, mais pour les râleurs et les enfants
voici quelques images (qu’on peut toujours trouver dans la source des articles):
L’élément de puissance et de propulsion de Gateway, que l’on voit ici en construction l’année dernière, constituera la pièce maîtresse de la mission SR-1 Freedom
L’hélicoptère Ingenuity destiné à la mission martienne est visible ici en gros plan, une image prise par Mastcam-Z, une paire de caméras zoomables embarquées à bord du rover Perseverance
Illustration artistique de la mission Space Reactor-1 de la NASA s’approchant de Mars
Des responsables de la NASA présentent la mission SR-1 Freedom au siège de la NASA à Washington le 24 mars 2026 -
Le compte à rebours de deux jours pour le lancement de la mission Artemis II de la NASA a commencé lundi soir
Le lancement de la mission Artemis II est prévu mercredi soir depuis la Floride, avec une fenêtre de deux heures et des conditions météorologiques globalement favorables. La NASA indique que tous les systèmes sont prêts, malgré un historique de problèmes techniques, notamment des fuites d’hydrogène sur la fusée SLS, récemment corrigées.

Quatre astronautes embarqueront à bord du vaisseau Orion pour une mission de plus de neuf jours. Après des tests en orbite terrestre, ils seront envoyés vers la Lune sans alunir, effectuant une trajectoire autour de sa face cachée avant de revenir sur Terre. Cette mission marquera un record de distance parcourue par des humains et une rentrée atmosphérique à très grande vitesse.
Artemis II constitue une étape clé vers le retour de l’exploration humaine au-delà de l’orbite terrestre basse, une première depuis 1972. Elle servira notamment à tester les systèmes du vaisseau et les manœuvres nécessaires aux futures missions.
La NASA a par ailleurs revu son programme Artemis : les missions d’alunissage sont repoussées (pas avant 2028), et les prochaines étapes incluront des tests en orbite et le développement d’atterrisseurs avec SpaceX et Blue Origin. L’objectif final reste l’établissement d’une présence humaine durable sur la Lune.
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La NASA ouvre la voie vers la Lune, mais l’armée ne sera pas loin derrière.
L’armée américaine joue un rôle clé dans la mission Artemis II de la NASA, première mission habitée autour de la Lune depuis 1972. Des astronautes issus de la Marine piloteront la mission, tandis que la United States Space Force assurera la sécurité du lancement, avec la capacité de détruire la fusée en cas de danger. L’Armée de l’air est prête à intervenir en cas d’urgence et la Marine récupérera l’équipage à son retour.
Au-delà de ce rôle traditionnel, l’espace est désormais considéré par le Pentagone comme un futur champ de bataille, notamment en raison de la rivalité avec la Chine. Les États-Unis envisagent même que l’espace autour de la Lune (espace cislunaire) devienne une zone d’opérations militaires, et travaillent à étendre les capacités de la Space Force dans cette région.
Des missions comme Artemis II servent aussi d’opportunité pour observer, suivre et comprendre les activités dans cet espace stratégique. Un projet militaire baptisé « Oracle » vise déjà à déployer des satellites autour de la Lune pour surveiller les objets et améliorer la navigation.
Avec l’augmentation attendue du trafic spatial autour de la Lune et l’intérêt pour ses ressources (comme la glace d’eau), les enjeux de sécurité, de surveillance et de coordination deviennent cruciaux. L’objectif principal des militaires reste pour l’instant défensif : anticiper les menaces et protéger les intérêts américains, tout en évitant que les conflits terrestres ne s’étendent à l’espace.
Lancement prévu ce soir.
Une belle vue du pôle sud de la lune:

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Désolé, j’ai doublonné avec ton sujet.
https://planete-warez.net/topic/8365/objectif-lune-dans-tout-bientôt-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1-zéro -
Mike Fincke: l’astronaute de la NASA a perdu la parole dans l’ISS
Le vétéran Mike Fincke, 59 ans, a donné des détails très intrigants sur ce qui lui est arrivé en janvier dernier à bord de la Station spatiale internationale.
Il a perdu l’usage de la parole pendant vingt minutes. Depuis son retour sur Terre, on ignore toujours la nature du mal qui l’a touché.Des examens approfondis pour un trouble inexpliqué
L’incident est survenu de manière soudaine alors que Mike Fincke dînait avec ses collègues, peu après avoir terminé les préparatifs d’une sortie extravéhiculaire prévue pour le lendemain.
Bien que l’astronaute n’ait ressenti aucune douleur physique, ses six coéquipiers ont immédiatement constaté sa détresse et ont sollicité l’aide des chirurgiens de vol à Houston. « C’était complètement inattendu et incroyablement rapide » a décrit l’astronaute colonel retraité de l’Air Force.
En orbite, l’équipage a utilisé l’échographe de la station pour effectuer les premiers examens d’urgence.« C’était tout le monde sur le pont en quelques secondes seulement ». Si les diagnostics d’étouffement ou de crise cardiaque ont été rapidement écartés par les spécialistes, l’origine précise de ce mutisme demeure inconnue malgré la batterie de tests subis depuis son amerrissage le 15 janvier dernier. « J’étais en très bonne santé.
C’était donc très surprenant pour tout le monde », a-t-il ajouté. Ce problème de santé a entraîné l’annulation de sa sortie dans l’espace et celle de sa collègue Zena Cardman. La NASA avait ensuite décidé le retour prématuré de l’ensemble de l’équipage Crew-11.
Face à cette interruption de mission, Jared Isaacman, l’administrateur de la NASA, a tenu à le rassurer. « Ce n’était pas vous. C’était l’espace, n’est-ce pas ? Vous n’avez laissé tomber personne ». Actuellement, l’agence spatiale analyse les dossiers médicaux d’autres membres de corps d’astronautes pour identifier d’éventuels précédents liés aux effets de l’impesanteur.
Source principale: https://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/mike-fincke-revient-sur-le-mal-mysterieux-dont-il-a-ete-victime-dans-liss/
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Dix jours à quatre dans 9 m3 : ce qui attend les astronautes de la mission Artemis 2 autour de la Lune
Le voyage vers la Lune prend plusieurs jours, mais le survol de la face cachée de notre satellite ne durera pas plus de 3h30.
En cas de problème, il est encore temps d’annuler le transfert vers la Lune et de revenir se poser facilement. La première vérification intervient trois heures après le lancement. La capsule (et son module de service) se sépare de l’étage supérieur de la fusée. Les astronautes procèdent alors à une série de manœuvres critiques d’approche de ce morceau de fusée pour démontrer les capacités de vol de la capsule. C’est un moment crucial du vol, destiné à simuler les manœuvres qui seront nécessaires à l’avenir pour approcher puis s’amarrer avec l’alunisseur.
Si tout se déroule comme prévu, le module de service de la capsule procède 25 heures après le décollage à un allumage de 5 à 6 minutes de son moteur principal. C’est l’injection sur une orbite translunaire. Les astronautes sont alors officiellement en route vers la Lune. Il y a quatre jours de voyage environ.
Le survol de la Lune et notamment de sa face cachée démarre 4 jours et 22 heures après le décollage et ne va durer que 3h30. Les astronautes vont procéder à des relevés photographiques et ont été entraînés aux observations géologiques. Le moment est bref, car contrairement à ce qu’avaient fait les astronautes de la mission préparatoire Apollo 8 en 1968, il n’y aura pas de mise en orbite autour de notre satellite. Ce sera tout de même pour eux le moment le plus fort de la mission. Ils auront ensuite quatre jours de voyage pour revenir sur Terre. La rentrée atmosphérique à très haute vitesse, à plus de 40 000 km/h, constitue quant à lui le moment le plus dangereux et l’un des points clés de la mission pour les ingénieurs de la Nasa.
Espace habitable
Quelques heures après le décollage, les astronautes pourront démonter les repose-pieds de deux des quatre sièges afin d’offrir un espace habitable un peu plus grand et confortable. Ils ne disposent toutefois que d’un grand volume unique, avec un tout petit espace séparé pour les toilettes.
Couchage et sommeil
Les astronautes dorment comme dans la Station spatiale internationale dans des sacs de couchage qui peuvent être orientés dans toutes les directions : cela importe peu en impesanteur. Il est prévu deux sessions de 4 h de sommeil lors de la première journée, qui sont plus chargées d’activités et de tests divers. Les astronautes auront ensuite droit à de «vraies» nuits de 8 h.
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Nourriture et boissonLes astronautes sont plus sévèrement rationnés que pendant leurs séjours dans l’ISS. Ils n’ont le droit qu’au strict nécessaire en termes de boisson (une poche d’eau par jour et deux boissons «parfumées» - thé, café ou autre). Ils ne pourront pas consommer tous leurs repas (lyophilisés) chauds.
Toilette et toilettes
Impossible de prendre une douche en apesanteur. Les astronautes doivent se contenter d’une toilette sommaire à base de lingettes et de shampoing sans rinçage. Pour ce qui est des besoins naturels, la capsule est équipée de toilettes, ce qui est une première pour une capsule. En cas de souci technique, ils ont à leur disposition des poches pour uriner.
Loisirs
Les astronautes n’ont pas pu emporter de jeux ou d’objets personnels, pour des raisons de place. Ils disposent en revanchent de tablettes avec des films, des livres, qu’ils peuvent consulter sur leur temps libre. Ils devront également faire des séances quotidiennes de deux heures d’activité physique, réalisées à l’aide d’un engin spécialement conçu pour l’impesanteur appelé «flywheel» (le volant). Cela permet de limiter la perte de masse musculaire et de faciliter le retour dans le champ de gravité terrestre. Cela limite aussi la perte osseuse, qui reste néanmoins limitée sur des voyages de courte durée.
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