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    ChatGPT Santé a été annoncé il y a deux semaines et ce n’est pas le projet qui lance l’utilisation des LLM en santé. Mais une recherche récente sur les réponses des modèles de langage concernant des questions sur la santé montre qu’ils peuvent générer des conseils problématiques, notamment en faisant des erreurs par omission.

    Avec le lancement de ChatGPT Santé, la santé voit l’IA générative et l’utilisation des modèles de langage dans son champ promues largement dans les mains du grand public. Pourtant, des chercheurs montrent que les réponses de chatbots peuvent être très problématiques.

    Nous sommes à « un moment où les puissants modèles d’apprentissage automatique (LLM) sont intégrés dans les soins aux patients plus rapidement que leurs risques ne peuvent être compris », affirme David Wu de l’école de médecine de Harvard, Ethan Goh de l’école de médecine de Stanford et leurs collègues. Ils ont récemment mis en ligne une étude (sur la plateforme de prépublication arXiv) qui teste 31 modèles et constate le risque de préjudice grave lié aux recommandations données par ces 31 LLM.

    D’abord, ne pas faire de mal

    « Primum non nocere [d’abord, ne pas faire de mal en français ou, first do no harm en anglais] est un principe fondamental de la médecine depuis des milliers d’années », rappellent-ils dans leur article. C’est inspiré de ce principe qu’ils proposent leur benchmark NOHARM (Numerous Options Harm Assessment for Risk in Medicine) qui s’appuie sur 100 cas réels de consultations entre médecins généralistes et spécialistes pour mesurer la fréquence et la gravité des préjudices causés par les recommandations médicales générées par les LLM.

    Ici, l’idée est donc de s’intéresser aux outils d’IA générative utilisés par des médecins pour les assister et de vérifier que les réponses ne poussent pas à l’erreur : « Il n’est pas encore clair si l’acquisition de connaissances [dans les LLM] constitue un indicateur d’une prise en charge clinique sûre et efficace », expliquent-ils.

    Leur benchmark mesure que Gemini 2.5 Flash et Pro, LiSA 1.0, Claude Sonnet 4.5 et DeepSeek R1 font le moins d’erreurs graves (entre 11,8 et 14,6 en moyenne. sur environ 500 questions) alors que o4 mini et GPT-4o en font beaucoup plus (entre 39,9 et 40,1). On peut aussi retrouver les données de leur benchmark ici.

    Ils analysent leurs résultats en expliquant que « les LLM commettent des erreurs préjudiciables à des taux non négligeables, et les indicateurs courants d’évaluation des modèles (par exemple, leur nouveauté, la taille en fonction des paramètres, les modes de raisonnement et les performances sur les benchmarks d’intelligence artificielle générale) ne permettent pas de prédire de manière fiable ces performances ».

    […]

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    Dubaï va se doter d’une rue recouverte d’or

    Dubaï prévoit d’inaugurer une rue littéralement recouverte d’or véritable, ce qui représente une première mondiale. Elle sera intégrée à un nouveau quartier qui aura pour vocation d’attirer les touristes. Ce que ces derniers ne savent toutefois peut-être pas, c’est qu’une bonne partie de cet or provient de réseaux de contrebande en Afrique, comme en atteste la Deutsche Welle.

    “Une rue pavée d’or”: voici comment Dubaï présente sa nouvelle lubie, digne de la route de brique jaune du Magicien d’Oz. Elle sera le point central d’un tout nouveau quartier, le Dubai Gold District, conçu pour consolider la position de l’émirat comme centre mondial du commerce de l’or.

    Le nouveau souk de l’or

    Ce district devrait accueillir plus de 1.000 boutiques spécialisées dans ce métal précieux, mais aussi dans les bijoux, la parfumerie, les cosmétiques et les articles de mode. Six hôtels, totalisant plus de 1.000 chambres, seront également présents pour accueillir les visiteurs ainsi que certains commerçants.

    Le nouveau quartier est situé à proximité du souk de l’or, l’un des plus anciens marchés traditionnels de Dubaï, où sont vendus des bijoux et des ornements.

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    Un or sale

    Les Émirats arabes unis ne possédant pas de mines d’or, ce métal précieux provient d’autres pays, et pour plus de la moitié d’Afrique, notamment du Soudan, note la Deutsche Welle.

    Le soutien des Émirats aux FSR dans le cadre de la guerre civile soudanaise n’est d’ailleurs pas désintéressé, puisque ces forces paramilitaires contrôlent la majeure partie des mines artisanales de ce pays, relève auprès du média allemand Sébastien Boussois, directeur de l’Institut géopolitique européen. “Cette activité est extrêmement lucrative et génère beaucoup d’argent pour les Émirats arabes unis, mais surtout pour les paramilitaires des Forces de Soutien Rapide, qui blanchissent l’or”, confirme Andreas Krieg du [censored]’s College de Londres.

    L’Ouganda et le Rwanda, bien que produisant peu d’or, servent de plaque tournante pour alimenter le commerce aux Émirats. Une bonne partie du métal doré provient en réalité de la contrebande en RDC. Les experts interrogés par la Deutsche Welle notent également que l’or peut arriver depuis le Burkina Faso et le Niger, deux pays également en proie à des guerres qui favorisent les réseaux de contrebande. L’or de l’ouest de l’Afrique circule ensuite vers le Togo avant d’arriver aux Émirats.

    Source: https://www.7sur7.be/monde/dubai-va-se-doter-dune-rue-recouverte-dor-comment-est-ce-possible-pour-un-pays-ne-possedant-pas-de-mines~a732a32c/

  • Dans la jungle du home-cinéma

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    @Popaul Le sur-échantillonnage existe déjà dans les TV haut de gamme, c’est ce qui donne cet aspect “vidéo” aux films 24 images par seconde, les puristes du cinéma désactivent d’office cette option, mais une faible dose corrige bien les erreurs dues à la vitesse de déplacement d’un objet (tennis, foot).

    J’aurais dû en parler dans le post principal

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    C’est important de rendre accessibles les moyens de s’émanciper intellectuellement et techniquement…même si certains rament a s’en emparer…
    D’ailleurs moi-même je ne comprends rien très régulièrement 😁…alors j’apprends…tout du moins j’essaie.
    Ce genre d’initiative me parait être de l’ordre de l’intérêt public. Moins le web est soumis à la centralisation des données, à la Silicon valley et consorts, mieux il se portera…je dirais même mieux le monde se portera a mon humble avis…
    Disons qu’on a la demonstration ces derniers temps, que quand tu laisses les manettes à des gens aux intentions discutables, l’équilibre mondial est mis à rude épreuve.
    Du coup plus de manettes…plus de maitre, ni de dieu…😂

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    C’est tellement juridique francais, ça veut tout dire et rien. Individuellement je comprends chaque mot, mais mis ensemble c’est du gloubiboulga :smile:

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    Une semaine avant l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de 2026, les autorités italiennes ont lancé l’« Opération Switch off », visant à démanteler un réseau mondial de piratage IPTV (télévision par IP). Cette opération, menée avec le soutien d’Eurojust, Europol et Interpol, a touché 11 villes italiennes et 14 pays, dont le Royaume-Uni, l’Inde, le Canada et la Roumanie. L’objectif était de démanteler des infrastructures clés et des réseaux de revendeurs desservant des millions d’utilisateurs à travers le monde, générant entre 8 et 10 millions d’euros de revenus illégaux chaque mois. Plus de 125 000 utilisateurs ont été déconnectés en Italie, et des millions d’autres à l’échelle mondiale.

    Les services IPTV populaires, comme IPTVItalia, DarkTv et migliorIPTV, ont été fermés, et des plateformes de revente ainsi que des comptes Telegram associés ont été désactivés. Bien que l’opération ne mentionne pas explicitement les Jeux olympiques, le timing de cette action semble lié à la sécurité du marché audiovisuel en amont de l’événement, comme l’a souligné le ministre italien des Sports, Andrea Abodi.

    L’enquête a duré plus d’un an et a été alimentée par des analyses forensiques menées après l’« Opération Taken Down » de novembre 2024. Des perquisitions ont également eu lieu en Europe de l’Est et en Afrique pour démanteler les serveurs utilisés par le réseau.

    Source: https://torrentfreak.com/piracy-crackdown-in-italy-shuts-down-iptv-services-ahead-of-winter-olympics/
    Et: https://www.milanofinanza.it/news/pirateria-tv-via-a-maxi-operazione-switch-off-31-indagati-e-100-mila-utenti-bloccati-202601282007175305

  • Un mars et ça repart

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    Un débat crucial est en cours à la NASA concernant le choix du prochain vaisseau spatial à envoyer vers Mars, un projet qui pourrait influencer les futures missions d’exploration de la planète rouge. La NASA a besoin d’un nouvel orbiteur pour relayer les communications entre Mars et la Terre, après la perte de la sonde MAVEN. Le Congrès a alloué 700 millions de dollars pour la création d’un “orbiteur de télécommunications martien”, mais cette décision soulève des questions, notamment sur le favoritisme envers certaines entreprises, comme Rocket Lab, et sur la somme allouée, jugée excessive par certains experts.

    Le nouvel administrateur de la NASA, Jared Isaacman, doit prendre des décisions rapidement, car le financement pour ce projet doit être engagé avant la fin de l’exercice 2026, avec un lancement prévu pour 2028. Le débat interne à la NASA porte également sur l’ajout ou non d’instruments scientifiques sur l’orbiteur, ce qui pourrait améliorer la mission tout en augmentant les coûts.

    La situation est complexe : certains pensent que des instruments scientifiques, comme une caméra haute résolution ou un spectromètre, ajouteraient de la valeur à la mission, tandis que d’autres estiment que cela compliquerait l’appel d’offres. De plus, des entreprises comme Lockheed Martin, SpaceX et Rocket Lab se disputent le contrat, avec des perspectives différentes sur le coût et les technologies à développer.

    En résumé, la NASA se trouve face à un dilemme concernant la conception de la mission, les finances et les acteurs industriels impliqués, avec des décisions importantes à prendre dans les mois à venir.

    Source: https://arstechnica.com/space/2026/01/nasa-faces-a-crucial-choice-on-a-mars-spacecraft-and-it-must-decide-soon/

    J’imagine qu’Elon Musk compte aussi sur la Nasa pour prendre en charge un maximum d’aspects de son projet de colonisation de Mars.

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    Au lendemain de la catégorisation des centres de données en projet d’intérêt national majeur par la commission mixte paritaire sur le projet de loi sur la simplification de la vie économique, le député Nicolas Bonnet et l’association Data for Good organisaient un colloque sur les enjeux politiques et stratégiques de l’IA à l’Assemblée nationale. Next y était.

    Mise à jour du 23 janvier à 15 h : remplacement de la mention de l’étude de l’ADEME sur la consommation des data centers par le projet de recherche IT4Green.

    « En France, un data center moyen, c’est 7,5 mégawatts ». Benoît Petit est cofondateur de la société Hubblo, spécialisée dans la transformation socio-écologique du numérique, et ce mercredi après-midi, il dispense avec son collègue chercheur Gauthier Roussilhe une rapide formation sur les impacts environnementaux des centres de données à l’Assemblée nationale.

    « Un grand data center, ce qu’on appelle un hyperscaler, ça tourne autour de 100 à 200 MW ». S’il nous dit tout ça, explique-t-il en faisant une pause dans ses slides, c’est pour que nous comprenions l’ampleur d’un projet comme Campus IA, qui prévoit d’atteindre une puissance d’un gigawatt, soit 1 000 MW, présente des caractéristiques hors normes. Installé à Fouju, le projet est porté par l’Américain NVIDIA, le fonds émirati MGX, et les Français Mistral AI et Bpifrance. Quant à sa taille, « même pour le milieu des data centers, c’est une petite révolution. Cette tendance au gigantisme crée un phénomène de spéculation sur les terrains comme sur la réservation de puissance, le secteur lui-même est un peu déboussolé ».

    Organisée à l’instigation de l’ingénieur en informatique et député du Puy-de-Dôme Nicolas Bonnet (EELV) et de l’association Data for Good, qui œuvre à « mettre le numérique au service de l’intérêt général », la formation fait partie intégrante d’un colloque dédié à aider les parlementaires et le public à « comprendre les enjeux politiques et stratégiques de l’IA », à commencer par les questions d’impacts environnementaux et de souveraineté numérique.

    Vers des data centers « projet d’intérêt national majeur »

    Hasard du calendrier, la réunion se déroule au lendemain de l’étude du projet de loi sur la simplification de la vie économique. Le 20 janvier, les députés et sénateurs ont adopté en commission mixte paritaire un amendement de compromis sur l’article 15, qui propose de qualifier les centres de données de projets d’intérêt national majeur (PINM) — un projet la fédération sectorielle France Data Center attendait « de pied ferme », selon son directeur général Michaël Reffay. Si la commission spéciale de l’Assemblée nationale y avait ajouté la condition de limiter cette possibilité aux entreprises de pays assurant le même niveau de protection des données que ceux de l’Union européenne, cet amendement a été supprimé.

    En pratique, donc, et alors que les États-Unis sont déjà très présents dans la filière française du data centers – via des acteurs de la colocation, comme Equinix ou Digital Realty, ou grands noms plus connus du grand public, comme Amazon ou Microsoft –, n’importe quel opérateur de data center, quelle que soit sa nationalité, pourra profiter de ce statut pour s’installer sur le territoire national avec les conditions favorables qu’offre le statut de PINM.

    Cette version du texte doit encore être votée à l’Assemblée nationale, le 27 janvier, puis au Sénat. Mais elle occupe les esprits dans la mesure où Nicolas Bonnet, en introduction de la réunion, a expliqué s’être interrogé sur les critères « flous » avancés dès la présentation du projet de loi. Tel qu’il était écrit, le texte « laissait entendre que le big is beautiful. Or la taille ne détermine absolument pas la capacité des centres données ».

    Autres enjeux qui interpellent le député et son camp politique : les idées selon lesquelles la multiplication de centres de données améliorent « la transition numérique, qui est elle-même une notion floue, la transition écologique, alors que tout cela repose tout de même sur du matériel, ou encore la souveraineté numérique ». Et de critiquer la position gouvernementale, selon laquelle l’idée serait « d’avoir des GAFAM européens », un positionnement qu’il qualifie de « peu crédible ».

    Politiser la multiplication des data centers

    « Vu la concentration et le fléchage des capitaux, de toutes manières, on n’y arrivera pas. » Pour Ophélie Coelho, autrice de Géopolitique du numérique, l’impérialisme à pas de géants (L’Atelier, 2023), c’est simple : l’idée de GAFAM européens ferait mieux d’être tout de suite abandonnée.

    […]

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    @Ern-Dorr oui je suis d’accord, c’était justement ma remarque, les parents qui laisse leur ados dehors a 12-13 ans a 23h ne feront rien de plus dans l’education de leurs enfants.

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    @Aerya a dit dans [Docker Apps] DockHand : un sérieux concurrent à Portainer pour vos environnements Docker :

    J’ai fait un test/article dessus aussi, c’est devenu mon outil favoris 🙂

    C’est vrai qu’il à l’air top.
    Je vais le “dockerisé” sur mon Syno celui-là 😉

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    Ca va pas être facile, mais comme la mobilisation du peuple se renforce, sait-on jamais. En plus ces hypocrites utilisent une main d’oeuvre immigrée, comme il se doit pour gagner un peu plus de fric.
    Alors, intérêts financiers ou soutien à DJ ?
    J’espère qu’ils comprendrons qu’ils risquent de se retrouver dans une impasse.
    Peu probable, mais je garde mon optimisme habituel.

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    RAMP, l’un des derniers bastions des discussions sur les ransomwares, a été démantelé.

    RAMP, le marché en ligne majoritairement russophone qui se présentait comme le « seul endroit où les ransomwares sont autorisés », a vu son dark web et ses sites web classiques saisis par le FBI, alors que l’agence tente de lutter contre ce fléau croissant qui menace les infrastructures et les organisations critiques du monde entier.

    Les visites sur les deux sites mercredi ont renvoyé vers des pages indiquant que le FBI avait pris le contrôle des domaines RAMP, qui étaient identiques. RAMP faisait partie des rares forums de cybercriminalité à opérer en toute impunité, suite au démantèlement d’autres forums comme XSS, dont le responsable a été arrêté l’année dernière par Europol. Ce vide juridique a fait de RAMP l’un des principaux lieux où les personnes diffusant des rançongiciels et autres menaces en ligne pouvaient acheter, vendre ou échanger des produits et services.
    J’ai le regret de vous informer

    « Le FBI a saisi RAMP », annonçait une bannière arborant les sceaux du FBI et du ministère de la Justice. « Cette action a été menée en coordination avec le bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de la Floride et la section de la cybercriminalité et de la propriété intellectuelle du ministère de la Justice. » La bannière reprenait une image qui figurait sur le site de RAMP avant sa saisie, lequel se présentait comme « le seul endroit où les ransomwares étaient autorisés ».

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    la société de sécurité Rapid 7 , RAMP a été fondée en 2012 et rebaptisée en 2021. Selon La plateforme s’adressait aux utilisateurs russophones, sinophones et anglophones et comptait plus de 14 000 utilisateurs inscrits, soumis à une sélection rigoureuse ou payant 500 $ pour une participation anonyme. Le forum proposait des groupes de discussion, des tutoriels sur les cyberattaques et une place de marché pour les logiciels malveillants et les services associés. Son principal administrateur a déclaré qu’en 2024, le site générait 250 000 $ de revenus annuels.

    Dans un message publié sur un site XSS rebaptisé, un prétendu membre de RAMP a annoncé la fermeture.

    Traduit du russe, le message disait :

    Fermeture du forum Ramp

    À toutes les personnes concernées :

    J’ai le regret de vous informer que les autorités policières ont pris le contrôle du forum Ramp. Cet événement anéantit des années de travail pour construire le forum le plus libre au monde, et même si j’espérais que ce jour n’arriverait jamais, je savais au fond de moi que c’était possible. C’est un risque que nous prenons tous.

    Bien que je ne gère plus Ramp et que je ne crée pas de nouveau forum, je continuerai à acheter des accès. Mon activité principale reste inchangée…

    Bonne chance à tous, prenez soin de vous et de vos proches.

    Stallman

    Aucune arrestation ni détention d’opérateurs ou d’utilisateurs de RAMP n’a été signalée. L’avis de saisie invitait le public à soumettre des informations via le portail IC3 du FBI. Les autorités américaines n’ont pas encore publié de déclaration concernant ce démantèlement.

    Les enregistrements DNS indiquent que les serveurs gérant le domaine RAMP appartiennent désormais au FBI. On ignore si les agents ont accès aux bases de données utilisateurs et à d’autres informations sensibles du site. Si tel est le cas, les utilisateurs imprudents pourraient être identifiés par les forces de l’ordre.

    Source et plus: https://arstechnica.com/security/2026/01/site-catering-to-online-criminals-has-been-seized-by-the-fbi/

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    @Cocco54 oui faut utiliser smartube disponible dans le market formuler

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    Lorsqu’un grand modèle de langage comme GPT-5.2 cite du contenu d’une autre plateforme d’IA, un effet de rétroaction se produit : «Garbage in, Garbage out». Les erreurs ou les fausses représentations peuvent se renforcer mutuellement, gagner en crédibilité et se glisser presque à l’insu de tous dans les réponses d’autres systèmes d’IA.

    https://www.digitec.ch/fr/page/enquete-du-guardian-gpt-52-utilise-grokipedia-comme-source-41313

    Le danger supérieur : le LLM Grooming

    Au-delà de ce mécanisme technique, le Guardian pointe toutefois un risque encore plus important : le phénomène du «LLM Grooming». Ce terme désigne l’injection ciblée de tels contenus dans le paysage de l’information publique, avec l’intention d’influencer à long terme la base de connaissances des modèles linguistiques.

    A la différence de la rétroaction involontaire, il s’agit ici d’une intention stratégique : en atterrissant systématiquement sur le Web, le matériel généré par l’IA peut apparaître plus tard dans les résultats de recherche ou les encyclopédies et être considéré comme une source légitime par des modèles comme GPT-5.2. L’écosystème de l’information se déplace ainsi progressivement des faits vérifiés par l’homme vers des contenus synthétiques générés par l’IA et repris par d’autres IA. C’est précisément ce mécanisme que le Guardian met en évidence dans le cas de Grokipedia.

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    Gainax, le studio d’animation à l’origine de Neon Genesis Evangelion, FLCL, Gurren Lagann et bien d’autres œuvres, a définitivement fermé ses portes après près de 42 ans d’existence.

    Le créateur d’Evangelion, fondateur du Studio Khara et cofondateur de Gainax, Hideaki Anno, a annoncé le 10 décembre 2025 sur le site de Studio Khara que la procédure de faillite visant Gainax s’était conclue par la restitution des droits restants de diverses œuvres à leurs créateurs et ayants droit légitimes, entraînant ainsi la dissolution officielle du studio en tant qu’entreprise. Gainax avait initialement annoncé l’ouverture de la procédure de faillite en juin 2024.

    Le studio est né d’un collectif d’étudiants de l’Université des arts d’Osaka qui réalisaient des courts métrages d’animation pour la Convention nationale japonaise de science-fiction, connue sous le nom de DAICON. Après avoir marqué les esprits avec le court métrage Daicon IV en 1983, le groupe s’est constitué en société sous le nom de Gainax en 1984 afin de produire Royal Space Force: The Wings of Honneamise (Les Ailes d’Honnéamise), réalisé et scénarisé par Hiroyuki Yamaga, sorti en 1987.


    – Une enveloppe de Hayao Miyazaki félicitant la fondation de Gainax, appuyée par une feuille de papier d’animation.

    À partir de là, Gainax a produit des œuvres telles que Gunbuster, les débuts de Hideaki Anno à la réalisation en 1988, puis Nadia : Le Secret de l’Eau Bleue, le premier anime télévisé de longue durée du studio, également réalisé par Anno, en 1990. Le studio a connu son premier grand succès commercial avec le cultissime Neon Genesis Evangelion au milieu des années 1990, mais aussi l’apparition de ses premières fissures.

    Anno a expliqué dans un article de Diamond Online publié en 2019 qu’il avait appris, lors d’un appel téléphonique en 1999 avec TV Tokyo, diffuseur d’Evangelion, que le studio Gainax se livrait à une évasion fiscale, et qu’il avait dû s’excuser au cours de ce même appel. Le réalisateur a déclaré qu’il ne se sentait pas respecté au sein du studio et, bien qu’il ait conservé des liens en tant qu’actionnaire, il a transféré Evangelion chez Khara pour la saga des films Rebuild Of Evangelion au milieu des années 2000, avant de quitter officiellement Gainax en tant qu’employé régulier en 2007.

    En 2014, des représentants de Gainax, dont le cofondateur Yasuhiro Takeda, ont emprunté 100 millions de yens à Anno afin de maintenir le studio à flot, comme détaillé dans l’article de Diamond Online. En décembre 2016, Khara a poursuivi Gainax pour récupérer ce prêt, Hiroyuki Yamaga présentant publiquement ses excuses quelques jours après le dépôt de la plainte.
    En juin 2017, un juge a statué en faveur de Khara et a ordonné le remboursement intégral de la somme.

    Dans une déclaration récente publiée sur le site de Khara, Anno a indiqué que, lors des enquêtes menées après l’installation d’un nouveau conseil d’administration chez Gainax en février 2020, le studio a « constaté de visu le manque de bonne foi de Gainax concernant le remboursement ». Il ajoute que l’ancienne équipe dirigeante « faisait preuve d’un manque de respect envers ses propres œuvres, son personnel, ainsi que la préservation des opérations de l’entreprise et des matériaux de production ».
    Anno affirme notamment que Yamaga aurait demandé aux employés de Gainax de « faire comme s’il était hospitalisé », tout en tenant des « propos hostiles » et en cherchant des moyens d’éviter les paiements. Anno précise que l’ancienne direction de Gainax, qui incluait Takeda et Yamaga, était composée d’amis de ses années universitaires, et qu’il « ne pourrait jamais revenir au type de relation qu’il avait autrefois avec eux ».

    Dans le même article de Diamond Online, Anno a également déclaré que Gainax avait vendu les droits de Gunbuster et FLCL en 2014 sans l’en informer, alors même qu’il avait proposé d’acheter ces droits afin d’aider financièrement le studio.

    Gainax a subi une restructuration en 2020 après que son président de l’époque, Tomohiro Maki, a été arrêté en décembre 2019 pour agression indécente. Il a ensuite été officiellement condamné en décembre 2020 à deux ans et six mois de prison. Yasuhiro Kamimura, responsable des droits de la franchise Evangelion via Groundworks, est alors devenu directeur représentatif de Gainax et a rédigé la déclaration de faillite du studio en juin 2024.

    Dans sa dernière déclaration, Anno a expliqué que l’équipe — composée de Yuko Takaishi (Kadokawa), Atsushi Moriyama ([censored] Records), Yoshiki Usa (Studio Trigger) et de Kamimura en tant que directeur représentatif — a travaillé avec les créateurs originaux et les ayants droit afin de leur restituer ce qui leur appartenait. Cela incluait notamment des matériaux de production originaux, dont certains ont été exposés lors de l’exposition Gurren Lagann x Kill la Kill au Japon plus tôt l’année dernière.

    Le dernier article, qui, selon Anno, contient « presque tous les détails pouvant être rendus publics », se conclut par des remerciements adressés à Kamimura — lui aussi un ami de ses années universitaires — pour tout son « travail acharné ». Anno explique que Kamimura a travaillé sans relâche depuis 2019 pour « préserver l’héritage » des matériaux et des droits, et qu’il « a sincèrement fait face aux créanciers » afin de s’assurer que tout soit géré correctement, « au milieu de l’abandon du studio d’animation historique Gainax par son ancienne direction ».

    – Sources:

    https://www.khara.co.jp/2025/12/11/251211/?lang=en

    https://www.crunchyroll.com/news/latest/2025/12/27/gainax-anime-studio-officially-closes

    –> Triste fin 😞

    Merci à Gainax et ce cher Hideaki Anno pour m’avoir fait découvrir cette grosse claque de l’animation japonaise qu’est Neon Genesis Evangelion. Œuvre culte pour moi, que tout bon Otaku qui se respecte se doit de voir et connaitre, ainsi que tant d’autres séries cultes…

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    J’me sens moins seul 🙂

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    Les plaignants ont qualifié le réseau de caméras Flock de Norfolk de « filet de pêche ».

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    Les caméras Flock ne se contentent plus de capturer un simple numéro de plaque d’immatriculation, comme le faisait cette technologie il y a dix ans, mais peuvent désormais facilement enregistrer la marque, le modèle et d’autres détails visuels de chaque voiture ; ces informations peuvent être recherchées à l’aide de requêtes en langage naturel alimentées par l’IA, qui peuvent inclure des expressions telles que « porte-vélos » ou « dépanneuse ».

    Un juge fédéral de Virginie a jugé constitutionnelle l’utilisation par la ville de Norfolk d’environ 200 caméras de lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI) fournies par Flock Safety, rejetant une plainte déposée par deux habitants qui dénonçaient une surveillance de masse. Le juge a estimé que le système ne permettait pas de suivre l’ensemble des déplacements d’une personne et ne violait donc pas, à ce stade, le droit à la vie privée.

    La décision s’appuie notamment sur une jurisprudence de la Cour suprême de 1983 selon laquelle il n’existe pas d’attente raisonnable de vie privée sur la voie publique. Le juge a toutefois reconnu que l’usage de ces technologies pourrait devenir excessivement intrusif à l’avenir.

    Flock Safety s’est félicitée du jugement. Malgré cela, la technologie suscite de fortes inquiétudes : certaines villes ont rompu leurs contrats, des sénateurs alertent sur les risques pour la vie privée, et des juristes estiment que ces systèmes constituent une forme de surveillance généralisée potentiellement dangereuse, notamment près de lieux sensibles.

    Source: https://arstechnica.com/tech-policy/2026/01/angry-norfolk-residents-lose-lawsuit-to-stop-flock-license-plate-scanners/

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    Infrastructures de recherche : l’épopée des géants

    text alternatif
    Des coupes budgétaires menacent l’observatoire de Kitt Peak, en Arizona (États-Unis).

    Des installations astronomiques aux accélérateurs de particules, les grandes infrastructures de recherche ont façonné l’histoire des sciences. Mais elles se retrouvent aujourd’hui au cœur de débats budgétaires et géopolitiques qui conditionnent leur avenir.

    Étoiles, comètes, gravité, reproduction… Depuis des millénaires, les humains tentent de comprendre les phénomènes dont ils sont témoins. L’astro­nomie, en particulier, les a poussés à développer des instruments pour décrypter le ciel.

    Longtemps, ces observations se sont faites à l’œil nu, en s’aidant d’une règle montée sur un trépied pour mesurer la hauteur d’une étoile. Il faudra attendre la fin du XVIe siècle pour voir apparaître la lunette. Galilée commence à l’utiliser à l’été 1609.

    Quelques mois plus tard, il réalise ses premières découvertes. Il convainc progressivement la plupart des astronomes de l’époque, notamment Johannes Kepler, du caractère indispensable de cet outil. Quant au télescope, il sera inventé entre la fin du XVIIe et le début XVIIIe siècle par des savants comme Isaac Newton et James Gregory.

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    Galilée observe le ciel avec sa lunette astronomique, sur la place Saint-Marc, à Venise (gravure sur bois).

    Les premiers grands équipements

    C’est aussi à l’époque moderne qu’est fondé ce qui peut être considéré comme le premier grand équipement de l’histoire. « Situé sur l’île de Ven, entre la Suède et le Danemark, l’observatoire de Tycho Brahe, à la fin du XVIe siècle, est grand pour son époque, décrit Jérôme Lamy, ­historien et sociologue des sciences au CNRS [1]. Les observations s’y font à l’œil nu, mais il s’agit d’une véritable usine scientifique qui a vu passer plus de 150 élèves ou assistants, dédiés à l’entretien du matériel ou aux calculs. On y trouve un local pour les instru­ments, une presse pour publier les résultats, et même un petit laboratoire d’alchimie. »

    Tout comme son confrère Vincent Simoulin  [2].

    Un bond en avant

    Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, les grands équipements se spécialisent, avec une professionnalisation des pratiques scientifiques. Il faut être reconnu dans sa discipline pour y entrer. La standardisation des protocoles d’enquête ouvre en outre la possibilité de délégations techniques.

    L’exemple de l’observatoire de Toulouse, auquel Jérôme Lamy a consacré sa thèse, illustre les avancées de cette période : « Il est fondé dans les années 1840, lorsque les autorités remarquent la nécessité d’avoir, en province, un observatoire compétent. La construction d’un grand téle­scope de 80 cm est financée dans les années 1850-1860. Après la défaite contre la Prusse, en 1871, la IIIe République décide de fonder une puissance scientifique française. L’astronomie connaît alors un bond en avant. L’observatoire intègre le projet scientifique international “Carte du ciel” grâce à son astrophotographe, et va jusqu’à mener des expériences de magnétisme terrestre. »

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    Le Jantar Mantar, observatoire astronomique édifié à Jaipur, au Rajasthan (Inde), à partir de 1727.

    La mondialisation astronomique

    Dans l’entre-deux-guerres, ce qui est alors le plus grand télescope du monde, doté d’un miroir de 5 m de diamètre, est construit sur le mont Palomar, en Californie. C’est le début d’une course au gigantisme. Le télescope Hale voit sa première lumière en 1949.

    « Les astronomes du monde entier essaieront d’en bâtir des répliques, mais la construction de tels télescopes réclame des investissements colossaux, explique Pascal Marichalar  [3], sociologue et historien des sciences. C’est pourquoi les scientifiques se lancent dans des collaborations entre différentes universités et pays, tout en cherchant les meilleurs sites au monde. Jusqu’alors, on installait généralement les ­téle­scopes à proximité des universités, dans des endroits accessibles. À partir des années 1950, on déconnecte géographiquement l’emplacement de la grande infrastructure de recherche en astronomie. »

    En 1954, six pays européens signent une charte en vue de créer l’European Southern Observatory (Eso, ou Observatoire européen austral), afin de construire un grand télescope dans l’hémisphère Sud. Le Chili est choisi en raison de son ciel exceptionnellement peu ­nuageux. Vingt-cinq ans plus tard, le grand télescope international Canada-France-Hawaii, cogéré par le CNRS, est édifié sur le Mauna Kea, à Hawaii.

    Depuis, des innovations techniques ont permis de concevoir des télescopes encore plus grands que le Hale californien : miroir segmenté (formé de dizaines, voire de centaines de petits miroirs hexagonaux assemblés) comme pour le futur Extremely Large Telescope européen, au Chili ; miroir en ménisque fin, permettant de corriger les aberrations optiques dues à la forme du miroir primaire, comme celui du télescope national japonais Subaru, sur le Mauna Kea ; ou encore, miroirs en nid d’abeille, plus légers car soutenus par un support alvéolaire, qui équiperont le Giant Magellan Telescope, en chantier au Chili.

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    La coupole du futur Extremely Large Telescope (ELT) de l’European Southern Observatory (Eso), au Chili, en janvier 2025. Ce télescope géant, muni d’un miroir primaire d’un diamètre de 39 mètres, devrait offrir ses premières lumières en 2029.

    Le Cern, référence en physique des particules

    L’après-guerre voit la course au gigantisme instrumental gagner toutes les disciplines, en particulier dans la ­physique des particules. Créé en 1954, et à cheval entre la France et la Suisse, le Cern (Conseil européen pour la recherche nucléaire) devient une référence dans le domaine des grandes infrastructures scientifiques de coopération internationale.

    « L’équipement, qui mobilise des équipes de milliers de personnes et des communautés scientifiques entières, accueillera en 2008 le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde, le Large Hadron Collider (LHC), rappelle Jérôme Lamy. Son activité suppose une organisation et une logistique d’une complexité rare et totalement innovantes. »

    « De nombreuses découvertes majeures seront réalisées au Cern (des courants neutres aux bosons W et Z, et plus récemment, en 2012, le boson de Higgs) grâce au LHC », ­souligne Michel Guidal, résident du Comité TGIR (Très grandes infrastructures de recherche) du CNRS.

    La physique des particules s’adosse fortement à cet équipement unique au monde. Mais les grandes infra­structures se sont également multipliées dans d’autres domaines de recherche, souvent dans le cadre de coopérations internationales.

    Des technologies à la pointe de la science

    « Le Super-Kamiokande, construit au Japon en 1994, et le Sudbury Neutrino Observatory, au Canada (mis en opération en 1999), ont mené des expériences souterraines autour de la physique des neutrinos, poursuit Michel Guidal. Comme pour le Cern, des prix Nobel y ont été associés, avec des moyens colossaux et des technologies à la pointe de la science. »

    En France et en Europe, les grandes infrastructures de recherche (IR) sont labellisées. « En ce qui concerne la France, elles sont une centaine et peuvent parfois être localisées hors de l’Hexagone. » Vingt-cinq d’entre elles, appelées « IR étoile » (IR*), sont considérées comme stratégiques. Parmi celles-ci : l’Institut Laue-Langevin, l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF), le Grand accélérateur national d’ions lourds (Ganil), la base franco-italienne Concordia, en Antarctique, ou encore l’Eso, au Chili.

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    Télescope Cochise de 2,6 mètres, sur la station franco-italienne Concordia (Antarctique), une infrastructure de recherche considérée comme stratégique.

    « Ces infrastructures, souvent internationales de par leur envergure, peuvent concerner tous les domaines : physique, chimie, astrophysique, biologie, informatique, sciences humaines et sociales, etc. », précise Michel Guidal. Mais, si cette internationalisation ouvre des perspectives inédites pour la recherche, elle s’accompagne aussi de nouveaux défis, qu’ils soient de nature environnementale, politique et budgétaire, voire territoriale.

    Télescopes, des terrains de désaccord

    Un exemple emblématique, relaté par Pascal Marichalar : « L’invention et la généralisation de l’inter­férométrie , depuis les années 1980, ont poussé les astronomes à imaginer des réseaux de télescopes connectés, au lieu d’un seul dôme, ce qui démultiplie la surface occupée par des instruments. C’est ainsi que le Mauna Kea, à Hawaii, est devenu un symbole de la tendance invasive des infrastructures de recherche  [4] *. Dans les années 1990, cette montagne, sacrée pour les autochtones, est devenue le point focal d’une contestation hawaïenne souhaitant réaffirmer ses droits sur son territoire. »

    D’abord annulé par la Cour suprême d’Hawaii pour des vices de procédure dans le permis de construire, le Thirty Meter Telescope (TMT) a été de nouveau autorisé en 2019, soulevant un mouvement de blocage du site par des milliers de personnes pendant des mois.

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    Blocage sur une route pour protester contre la construction du Thirty Meter Telescope sur le Mauna Kea, à Hawaii, en 2019.

    L’acceptabilité des investissements

    De même, le projet du Futur Collisionneur Circulaire (FCC) du Cern (estimé à plus de 16 milliards d’euros financés par une trentaine de pays, et projeté à l’horizon 2040) suscite des controverses au sein même de la communauté scientifique.

    « Le FCC pourrait permettre d’étudier extrê­mement finement les propriétés du boson de Higgs et de mener des recherches fondamentales autour de la matière noire, par exemple, pointe Michel Guidal. Les découvertes n’étant jamais garanties, il faut désormais intégrer la question de l’acceptabilité de ces investissements par la société, dans un contexte de crise économique et environnementale. »

    Et ce, malgré le fait que ces découvertes génèrent aussi souvent des retombées très concrètes et immédiates : « On peut notamment rappeler que les recherches du Cern ont mené à la création du Web, ou encore que l’IR Neurospin, sur le plateau de Saclay, produit une imagerie à résonance magnétique nucléaire grâce à la technologie d’aimants supraconducteurs développée au Cern. Cet appareil permet de réaliser une visualisation médicale extrêmement fine, avec une application concrète dans la santé. »

    Coupes budgétaires aux États-Unis

    Les revirements politiques nationaux peuvent aussi mettre à mal des collaborations inter­na­tionales. « Les coupes budgétaires énormes dans la National Science Foundation, voulues par l’administration Trump dans le budget 2026, pourraient menacer le bon fonctionnement de certains instruments : celui de Kitt Peak (Arizona), la moitié de l’observatoire Gemini, basé entre Hawaii et le Chili, ou encore l’un des détecteurs d’ondes gravitationnelles du projet Ligo-Virgo, détaille Pascal Marichalar. Sans oublier les coupes dans le budget de la Nasa qui menacent notamment la mission de la sonde Juno  (qui étudie Jupiter, Ndlr) ou le retrait probable des Américains du financement du radio­télescope Alma (interféromètre de 66 antennes, Ndlr), au Chili, qui associe l’Europe, le Japon et les États-Unis. Des dizaines de missions devraient être fermées du jour au lendemain. Une décision incompréhensible pour les astronomes. »

    Bien que le financement de certaines grandes infra­structures semble actuellement en péril, notons qu’il n’y a jamais eu autant de collaborations scientifiques inter­nationales qu’aujourd’hui. Nous vivons bien un âge d’or de l’instrumentation de grande envergure.

    À preuve, le lancement de télescopes spatiaux tels que James Webb (en 2021) et Euclid (en 2023), le démarrage en juin 2025 de l’observatoire Vera C. Rubin, qui exploite la plus grande caméra du monde (construite en partie dans les laboratoires du CNRS), ou encore le détecteur de neutrinos KM3Net, déployé au fond de la Méditerranée. Tous ces instruments sont tournés vers la même ambition : percer les mystères de l’Univers.

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    En sciences humaines et sociales, des infrastructures immatérielles et distribuées

    En sciences humaines et sociales (SHS), de grandes infrastructures se sont constituées dans les années 2000, dans un contexte marqué par deux dynamiques convergentes. D’abord, la prise de conscience par les décideurs scientifiques d’un retard français en matière de ­structuration, de diffusion et de valorisation de la donnée. Ensuite, l’affirmation ­progressive des principes de la science ouverte au niveau européen.

    « Contrairement aux infra­structures des sciences dites expérimentales, celles en SHS ne reposent pas sur des ­équipements massifs ou des sites uniques. Elles sont plutôt ­immatérielles et distribuées, c’est-à-dire basées sur des logiques de coordination entre entités et acteurs, souvent distants géographiquement, souligne Frédéric Gonthier, professeur à Sciences Po Grenoble, membre du Laboratoire de sciences sociales [5] et de l’infrastructure de recherche Progedo. D’autre part, leur fondement est davantage méthodologique que technique : il s’agit d’organiser la production, l’archivage, la documentation et l’accès aux données selon des standards communs, et de garantir leur réutilisation scientifique. »

    Les infrastructures Progedo et Huma-Num, aujourd’hui ­labellisées IR étoile [6], sont emblématiques de ce modèle. Le service le plus connu chez Huma-Num est l’assistant de recherche Isidore, qui offre aux chercheurs un portail via lequel ils ont accès, en français, anglais et espagnol, à l’ensemble de la publication scientifique française ainsi qu’à une partie de la publication européenne.

    « Dans l’IR Huma-Num, il existe une organisation assez originale à travers les consortiums, des groupes de chercheurs financés sur quatre ans avec deux ­objectifs : faire monter en compétences la communauté dans une discipline, avec pilotage par des chercheurs », explique Jean-Luc Minel, président du conseil ­scientifique d’Huma-Num.

    « Ces approches se sont avérées particulièrement fécondes, notamment grâce aux grandes enquêtes comparatives, qui sont devenues de véritables ­instruments de connaissance, comparables aux télescopes dans l’astronomie ou aux séquenceurs dans la génomique, assure Frédéric Gonthier. Elles produisent des données publiques de haute qualité, systématiquement documentées et réutilisables. »

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrastructures-de-recherche-lepopee-des-geants

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    📚 BookHub continue d’évoluer !

    Voici les dernières améliorations apportées au projet :

    ✅ Gestion manuelle des livres Marquer un livre en DONE manuellement (utile si Kavita ne le voit pas encore dans la bibliothèque). Reset d’un livre : le repasse en QUEUED et le sort du mode “cooldown”
    (cooldown = arrêt des recherches pendant 3 heures après 6 tentatives infructueuses). Supprimer un livre ou le passer en IGNORED : ne plus le rechercher, ne plus l’afficher dans le dashboard, l’ajouter à la blacklist pour qu’il ne revienne pas, même s’il est toujours présent dans la wishlist. 🆕 Nouvel état : NO_MATCH Introduction de l’état NO_MATCH quand BookHub ne trouve aucun résultat pour un livre. 🧰 Barre d’actions globale (top bar)

    Une barre d’actions en haut du dashboard permet des opérations “en masse” :

    Reset NO_MATCH → tous les livres NO_MATCH repassent en QUEUED Reset ERROR → tous les livres ERROR repassent en QUEUED Delete DONE → supprime du dashboard tous les livres DONE Delete IGNORED → supprime du dashboard tous les livres IGNORED 🔎 Recherche manuelle (Anna) Possibilité de lancer une recherche manuelle sur un titre ou un auteur. L’URL source est définie en haut de la page et peut être modifiée. Raccourcis : clic sur le titre → recherche Titre + Auteur sur Anna (nouvel onglet) clic sur l’auteur → recherche Auteur sur Anna (nouvel onglet) 🎨 CSS & interface Ajout d’une liste de sélection de thème CSS.
    Fonctionnel, mais les thèmes alternatifs sont encore incomplets / moches pour le moment. Divers ajustements et améliorations CSS. 🐛 Correctifs Quelques bugs ont été corrigés au passage.

    En tout 156 ebooks ont été téléchargés via BookHub, ce qui a permis de régler pas mal de soucis. Ce n’est pas parfait, mais c’est pas mal 🙂

    Si un dev jetait un oeil au code, il ferait probablement une crise cardiaque :bouquet:

    Capture d’écran 2026-01-29 à 01.14.43.png

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    Infrastructures de recherche : 5 sites hors norme

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    Juno renferme une sphère remplie de 20 000 tonnes d’un liquide qui doit émettre un flash quand un neutrino y réagit.

    Taille colossale, budget imposant, collaboration internationale étendue… Ces cinq infrastructures dédiées à la physique poursuivent des objectifs scientifiques à la mesure de leur gigantisme  : pas moins que des révolutions.

    Juno, le chasseur de neutrinos

    Après 10 années de construction, l’observatoire souterrain de neutrinos de Jiangmen (Juno, pour Jiangmen Underground Neutrino Observatory), en Chine, est entré dans sa phase opérationnelle à la fin d’août 2025. Cet instrument est issu d’une collaboration internationale de plus de 700 scientifiques de 17 pays, dont des membres du CNRS.

    Juno a pour mission de détecter et d’étudier sous toutes leurs coutures les neutrinos, les particules élémentaires les plus fugaces et insaisissables que l’on connaisse. Constitué d’une sphère de 35,4 mètres de diamètre enfouie à 700 mètres de profondeur, Juno vient compléter un arsenal d’observatoires dédiés à l’étude des neutrinos à travers le monde, dont KM3Net (voir ci-dessous).

    Cern et LHC, rois de la physique des particules

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    Le solénoïde compact pour muons (CMS) identifie et mesure l’énergie et l’impulsion des particules émises par les collisions au sein du Large Hadron Collider (LHC) du Cern.

    Créée en 1954 à l’initiative de 11 pays, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (ou Cern, acronyme du Conseil européen pour la recherche nucléaire qui la précéda) est un emblème de la réussite de la coopération scientifique internationale. Les scientifiques y ont découvert les bosons Z et W, en 1983, ainsi que le fameux boson de Higgs, en 2012, validant ainsi le modèle standard de la physique des particules.

    Ces découvertes n’auraient pas pu avoir lieu sans les accélérateurs de particules, tel le LHC (Large Hadron Collider). Ce dernier, après plusieurs mises à niveau, a gagné en puissance et en luminosité. Mais, pour explorer encore plus loin la physique des hautes énergies, les milliers de scientifiques du Cern réfléchissent au successeur du LHC qui, pour le moment, répond au nom de Futur collisionneur circulaire (FCC). Celui-ci pourrait atteindre un diamètre de plus de 90 km, alors que le LHC ne mesure « que » 27 km.

    KM3NeT, 200 000 capteurs sous la mer

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    Préparation de la mise à l’eau d’une ligne de détection de neutrinos de KM3NeT.

    Pensé et réalisé par les Européens, le réseau KM3NeT (pour Cubic Kilometre Neutrino Telescope) se compose de deux observatoires sous-marins – l’un situé au large de Toulon, l’autre, de la Sicile – dédiés à l’étude et l’observation des neutrinos. À la différence de Juno, KM3NeT est constitué de dizaines de chapelets de détection ancrés au fond de la mer Méditerranée. Ce sont ces petites sphères, bardées de photomultiplicateurs, qui seront à même de détecter le passage de neutrinos à leur proximité.

    Bien que l’installation des détecteurs ne soit pas terminée, KM3NeT a déjà réussi à détecter, en février 2023 (annonce à la presse le 12 février 2025), le neutrino le plus énergétique jamais enregistré. De bon augure pour le futur !

    Vera C. Rubin, observatoire de l’énergie noire

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    Le LSST, la plus grande caméra numérique du monde, est installée à l’observatoire Vera C. Rubin.

    Livré au printemps 2025, l’observatoire Vera C. Rubin a perçu ses premières lumières (premières images publiées le 25 juin). Ce télescope géant est perché à 2700 mètres d’altitude, sur une montagne du désert d’Atacama (Chili). Il est doté de trois miroirs dont l’un, le miroir primaire, dépasse 8 m de diamètre, permettant de photographier en haute définition d’énormes portions de ciel.

    Même si l’observatoire Vera C. Rubin est issu d’une initiative américaine, certains de ses outils scientifiques ont été conçus par des pays tiers. Plusieurs éléments de l’appareil photonumérique LSST – le plus grand du monde –, en charge d’immortaliser le ciel chaque nuit, proviennent ainsi de laboratoires du CNRS. L’observatoire Vera C. Rubin photographiera l’intégralité du ciel austral tous les trois jours. Il a pour mission de percer les mystères de l’énergie noire et pourra même être sollicité dans l’étude de corps sombres, telle l’hypothétique Planète 9.

    Ligo-Virgo-Kagra, un trio astronomique

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    Les deux bras de 3 km de l’interféromètre Virgo, près de Pise (Italie), traquent les ondes gravitationnelles.

    Voilà 10 ans que les ondes gravitationnelles défraient la chronique. Grâce à la mise en service des interféromètres géants Ligo et Virgo, dans les années 2000, puis Kagra, en 2019, sur trois continents différents (Ligo aux États-Unis, Virgo en Italie, Kagra au Japon), les scientifiques sont désormais les témoins, via la perception des ondes gravitationnelles, d’un des phénomènes les plus énergétiques de l’Univers : la fusion de trous noirs.

    Ces instruments permettent à la communauté scientifique mondiale de percevoir le cosmos sous un angle inédit, complémentaire des observations par les ondes électromagnétiques et les rayons cosmiques, signant ainsi l’avènement d’une nouvelle astronomie, appelée « multi-messager ». Mais la situation politique actuelle aux États-Unis pourrait compromettre le financement de certaines de ces infrastructures.

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/infrastructures-de-recherche-2-5-sites-hors-norme