« La politesse coûte peu et achète tout. » — Montesquieu
Il est fascinant de constater à quel point cette maxime, vieille de plusieurs siècles, demeure d’une actualité brûlante. Elle rappelle que la courtoisie n’est pas un signe de faiblesse, mais un marqueur de hauteur d’esprit. Et si certains s’en détournent, c’est souvent parce qu’ils n’ont jamais eu les moyens intellectuels ou émotionnels d’en comprendre la valeur.
On dit parfois : « Si ça gagne pas, ça débarrasse. »
On dit aussi qu’il existe des propos qui ne méritent pas de réponse.
Ces formules populaires ont leur charme, mais elles révèlent surtout une chose :
lorsque les mots servent à esquiver plutôt qu’à éclairer, ils ne sont plus des idées, mais des paravents.
Alors j’offre ceci à mon tour :
Il vaut mieux être un has‑been qui a su être quelqu’un, qu’un never‑been qui ne laisse derrière lui que l’écho creux de ses petites piques.
Car la véritable grandeur ne se mesure ni au volume d’un reproche, ni à la vitesse d’un trait d’esprit, mais à la capacité de rester digne quand d’autres s’égarent dans la petitesse.
Il arrive un moment où les mots doivent dépasser la simple réplique pour devenir un miroir.
Un miroir dans lequel chacun contemple non pas ce qu’il prétend être, mais ce qu’il révèle malgré lui.
Car il est aisé de se draper dans la dérision, de lancer des phrases toutes faites comme on jette des cailloux dans l’eau, espérant que les éclaboussures fassent illusion.
Mais la profondeur ne se mesure jamais au bruit de la surface.
Et puisque certains confondent encore l’arrogance avec la hauteur, et la moquerie avec l’esprit, il devient nécessaire de rappeler cette vérité qui traverse les siècles :
le vacarme du moi n’a jamais tenu lieu de grandeur.
Ceux qui s’y accrochent finissent toujours par découvrir que l’écho de leur propre suffisance est la seule réponse qu’ils reçoivent.
La sagesse, elle, ne s’impose pas : elle se reconnaît.
Elle ne frappe pas : elle éclaire.
Elle ne ridiculise pas : elle révèle.
Et c’est dans cette lumière que chacun doit choisir sa place :
du côté de ceux qui s’élèvent, ou de ceux qui s’effondrent sous le poids de leur propre vanité.
@duJambon @Popaul @Raccoon
Je vous invite à faire votre choix, lequel serez‑vous.
« Le moi est haïssable. »
« Alea jacta est. »
« Être ou ne pas être. »
« La vraie sagesse consiste à savoir que l’on ne sait rien. »
— Blaise Pascal
— Jules César
— William Shakespeare
— Socrate
