C’est un voeu très pieux. Il est vrai que dans certains services tels que les forces armées ou la gendarmerie, les ordinateurs sont des tromblons qui embarquent XP ou Vista. Et le renouvellement des postes de travail avec la licence crosoft, ça coûte un oeil.
Pour se connecter à de l’intranet qui a été mis en place lors de la sortie d’Active Directory, c’est bien.
C’est clair que les brigades de gendarmerie territoriale sont loin de Timothy Mac Gee.
Et il y aura toujours le problème de certaines fillières d’enseignement qui utilisent des logiciels développés exclusivement pour Windows.
Tout ce qui touche au bâtiment à l’industrie ou l’artisanat travaille avec des logiciels solidworks. Et les formations qui touchent à la création de contenu numérique ont souvent le même genre de problème. Vidéo, jeu, site web.
D’ailleurs, les machines utilisées en production sont pilotées par des commandes numériques. Les interfaces d’utilisation qui lisent les plans que l’élève a tracés fonctionnent également sous windows.
Les entreprises qui reçoivent les jeunes en formation n’utilisent pas non plus de logiciels libres ou open source.
A quoi servirait-il de former des jeunes à l’utilisation de logiciels qu’ils ne retrouveront pas au travail ?
Dans l’absolu, tout le monde se fout de logiciels qui vont servir à préparer des traces écrites de cours magistraux. Pareil pour les interros ou les présentations.
En revanche, il y a " profs " et " profs " .
Il va falloir fournir des outils équivalents.
Il est déjà compliqué d’avoir des serveurs suffisamment performants pour supporter un nombre important de connexions simultanées, alors faire passer tout le monde à autre chose que windows, ça promet.
Même si l’obligation de faire des économies justifie de ne plus sortir des sommes astronomiques en licences collectives. Office pour un lycée, ça coûte un bras, et Windows 11, un testicule.
Arriver à faire que tout le monde utilise des logiciels tels que Libreoffice et Firefox est déjà bien compliqué. Tout comme expliquer que lire un pdf sans adobe, ça se fait très bien. Ne parlons pas de Gimp. Parce qu’après une heure à essayer d’expliquer comment on fait un trait droit, on allume toshop. Le but, c’est de faire des dessins. Pas d’apprendre à ouvrir des tubes de peinture.
Il ne sera pas possible de raisonner uniquement en termes militants. Parce que priver les gens de leur outil de travail ne fera rien gagner à personne.