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    Dans sa décision de ce matin, le Conseil constitutionnel vient de censurer, comme Franciliens.net et La Quadrature le lui demandaient, une partie de l’obligation de conservation généralisée et indifférenciée des données de connexion, c’est-à-dire la surveillance de masse des télécommunications. Cette censure est une bonne nouvelle, mais ne va pas, en pratique, mettre tout de suite fin à cette surveillance illégale.

    Depuis sept ans, La Quadrature du Net et d’autres associations se battent contre cette surveillance des réseaux de télécommunications. Celle-ci permet aux services de police, de renseignement et à la Hadopi/Arcom d’accéder, pendant une année, à toutes les traces numériques que nous laissons en utilisant un téléphone ou un ordinateur. Pourtant, l’obligation imposée aux opérateurs et hébergeurs de conserver toutes ces données pour les besoins de la police était jugée illégale et disproportionnée depuis 2014 par la Cour de justice de l’Union européenne.

    En sept ans de procédure, nous avons essuyé mépris et échec devant les juridictions françaises. Mépris de l’État de droit, d’abord, mis à mal par le gouvernement. Celui-ci ne veut pas respecter cette jurisprudence européenne confirmée par la victoire obtenue difficilement par La Quadrature, FDN, FFDN et igwan.net devant la Cour de Justice de l’Union européenne en 2020. En invoquant des inepties juridiques, la France demandait au Conseil d’État de ne pas appliquer une décision de justice qui, pourtant, s’impose sans discussion à elle.

    Échec, ensuite, parce qu’en 2021, prétextant un état d’urgence permanent qui justifierait les pires mesures de surveillance, le Conseil d’État préféra finalement donner raison aux velléités sécuritaires du gouvernement.

    Aujourd’hui, le Conseil constitutionnel vient toutefois de prendre un autre chemin. Il avait à se prononcer sur la question de la constitutionnalité d’une précédente version de la loi encadrant cette obligation de conservation généralisée et indifférenciée. En considérant que celle-ci est disproportionnée, le Conseil constitutionnel s’aligne donc avec la ligne jurisprudentielle européenne que nous défendons depuis le début de cette bataille. Après toute cette résistance de la part du gouvernement et du Conseil d’État, ce sursaut est une bonne nouvelle.

    Cette censure arrive toute fois un peu tard. Déjà, le Conseil constitutionnel n’était saisi que de l’ancienne version de l’article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques. Celle-ci constituait la base juridique de l’affaire pénale à l’occasion de laquelle la question avait été posée. Mais, entre-temps, cet article a été réécrit à l’été 2021 par l’adoption de la loi renseignement. Si la conservation des données est toujours prévue par les nouvelles dispositions, la manière dont elle est encadrée est plus complexe et suit l’interprétation opportuniste du Conseil d’État. Nous ne pouvons donc pas affirmer que la décision d’aujourd’hui amène forcément à une inconstitutionnalité de la nouvelle version de cet article.

    Ensuite, le Conseil constitutionnel a décidé de se limiter au champ pénal seulement, ce qui veut dire que ni la surveillance à des fins de lutte contre le piratage, ni celle à des fins de renseignement ne sont concernées par la décision d’aujourd’hui. Or, comme on le voit depuis 2015, et plus récemment avec la question du partage de renseignements, le Conseil constitutionnel n’a jamais voulu entraver le travail de ces services de renseignement, quitte à nier les droits fondamentaux.

    Nous accueillons donc positivement la décision du Conseil constitutionnel qui permet de poser une nouvelle pierre à l’édifice de protection de la vie privée mais nous devons garder à l’esprit ses limites pratiques. L’effet et le coût politique sont à relativiser : il est facile pour le Conseil constitutionnel de censurer des dispositions qui ne sont plus en vigueur. De fait, cette victoire juridique arrive trop tard puisque les pratiques de surveillance ont été validées par les initiatives du Conseil d’État, du gouvernement et de sa majorité au Parlement. Nous allons suivre de près les suites qui pourraient être données à cette décision, ce travail n’étant possible que grâce à votre aide.

    Source : www.laquadrature.net

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    Un Ancien Utilisateur?

    @moshebenguigui a dit dans « Les sénateurs sont de retour avec le projet de loi EARN IT pour scanner chaque message en ligne, chaque document et ainsi mettre à mal la vie privée de chaque internaute », :

    Pass vaccinal : votre photo d’identité cachée dans le QR Code, c’est pour bientôt ?

    https://www.midilibre.fr/2022/02/10/pass-vaccinal-votre-photo-didentite-cachee-dans-le-qr-code-cest-pour-bientot-10101745.php

    hop le petit credit sociale a la chinoise qui s’installe tout doucement

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    @psyckofox
    Arf ! Tu as renoncé et tu t’orientes vers le survivalisme (le chacun pour soi). Oui le système est corrompu, mais il y a des gens pour le combatte. Oui les médias de diffusion sont corrompus car ils font parti du système mais il existe encore des médias et des associations suffisamment autonomes pour relayer les choses réelles et pas les infos de propagande. Si tu adhères à l’une de ces formules c’est déjà un grand pas, car tu renforces l’armée des invisibles, ceux qui ne veulent pas de guerre, de surconsommation à tout va, qui cherchent à vivre dans une société qui se préoccupe plus de ses citoyens que de la stratégie des entreprises. Tu t’éloignes du troupeau des consommateurs quand tu a pleine conscience de ce que tu achètes, que ce soit une paire de chaussettes faite au Bangladesh ou le poulet issu d’un abattage industriel et toute sa souffrance dans ton assiette. Du bouquet de fleurs, que tu offres à ta belle, venant d’un pays ou l’on crève de faim et de soif. Il y a aussi ce bon chocolat ramassé par des enfants esclaves dans une forêt primaire dévastée et débarrassée de sa faune.
    Destruction, déforestation, exploitation, pollution, crimes, etc., tout cela engendré au nom des soi-disant désirs du consommateur, alors que la seule chose qui importe ses cupides personnages est le profit et la valorisation des titres boursiers.
    Rejoindre une association, lui apporter un soutien morale ou autres moyens, ne serait-ce qu’un encouragement, c’est déjà beaucoup pour l’aider dans sa démarche. Je cite cette phrase qui me vient à l’esprit, celle d’un écrivain du XVII siècle : Les petits ruisseaux font les grandes rivières.😊

    Tiens je te joins un extrait d’une lettre de l’association bloom qui m’a été adressé, comme quoi tout le monde peut douter :

    Cher soutien,

    S’il y a une année que nous ne regretterons pas, c’est bien 2021, et pas seulement en raison des difficultés liées à la crise sanitaire. Pour être honnêtes, nous avons connu des moments de doutes existentiels en 2021… Dans un monde qui s’entête à s’auto-détruire, face à des pouvoirs politiques qui s’obstinent à préserver l’existant plutôt que de remettre en cause les fondements mêmes de la crise écologique, nous nous sommes demandé : à quoi servons-nous ?…

    …Face à l’incurie des classes dirigeantes, nous avons dû faire un deuxième deuil : celui des vertus qu’on aimerait croire intrinsèques à ceux (peu de « celles ») qui tiennent le destin de la biosphère entre leurs mains…

    … Nous pourrions bien être en train de vivre la fin du monde tel que nous le connaissons, mais nous ne vivons jamais la fin de l’Histoire…

    … Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser conduire vers le précipice comme des moutons de Panurge. Nous avons donc décidé de redoubler d’efforts pour scruter les décisions, dénoncer les faits, révéler les manquements, poursuivre les abus, attaquer les fraudeurs, nommer les complices…

    … nous avons beaucoup de chance d’être soutenus par une communauté aussi fidèle et exigeante que celle que vous formez à nos côtés. Cela nous donne une force, une liberté et une énergie que vous avez sans doute du mal à vous représenter…

    … Nous avons de grandes choses à faire en 2022 et au-delà. Resserrons les liens de la communauté de conscience que nous formons. Osons notre exigence éthique et abaissons notre seuil de tolérance pour l’irresponsabilité des dirigeants…

    Mémorex

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    Depuis le début de la crise sanitaire, Leah, une Américaine qui travaille dans la pub, est en télétravail. Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que grâce à son ordinateur, mis gracieusement à sa disposition par sa boîte, son employeur peut vérifier si elle travaille ou non. Comment? Lorsque son curseur est inactif pendant quelques minutes à peine, son statut passe automatiquement de “actif” à “absent”.

    L’Américaine a acheté un objet qui déplace le curseur de son ordinateur sans même qu’elle ait à toucher la souris. Et ainsi, jamais elle se semble absente de son poste de travail.

    [image: u9TZ2Oj.jpg]

    Si, dans sa vidéo (lien ci-dessous), Leah tourne en dérision sa paranoïa, elle reflète tout de même un problème bien ancré dans nos habitudes de travail actuelles. Les “bosswares”, comme on les appelle, sont des outils de surveillance de plus en plus utilisés par les patrons d’entreprises. En 2020, l’Electronic Frontier Foundation a d’ailleurs dénoncé ces pratiques jugées “invasives, non éthiques, et même contre-productives”. De son côté, l’association Center for Democracy and Technology estime que cette pratique est préjudiciable pour la santé des travailleurs.

    Source et plus: https://www.7sur7.be/economie/surveilles-a-distance-par-leurs-patrons-de-plus-en-plus-de-travailleurs-utilisent-des-mouse-mover~a9e4e139/