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  • GauGAN 2 : l’IA de Nvidia crée des paysages réalistes à partir de textes

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    GauGAN 2 est un modèle d’intelligence artificielle développé par les chercheurs de Nvidia. Ce réseau de neurones est capable de générer des images réalistes à partir de textes.

    L’intelligence artificielle offre de formidables possibilités, y compris pour la création artistique. En juillet 2019, Nvidia présentait son modèle d’intelligence artificielle GauGAN permettant de générer des images de paysages réalistes. Pour l’anecdote, ce nom est une référence au célèbre peintre impressionniste français Paul Gauguin.

    À présent, Nvidia dévoile le nouveau modèle “GauGAN2” . Cette IA combine des techniques comme le mapping par segmentation, la peinture et la génération » text-to-image » en un seul outil. Elle est conçue pour créer des oeuvres d’art photoréalistes mélangeant mots et dessins.

    Selon Isha Salian de Nvidia, » en comparaison avec les modèles conçus spécifiquement pour les applications text-to-image ou de segmentation map-to-image, le réseau de neurones de GauGAN2 produit des images plus variées et de meilleure qualité « .

    Ainsi, "plutôt que d’avoir besoin de dessiner chaque élément d’une image, il suffit à l’utilisateur d’entrer une courte phrase pour générer rapidement les principaux éléments et le thème d’une image comme une chaîne de montagnes couverte de neige. Il est ensuite possible de customiser ce point de départ avec des esquisses, par exemple pour augmenter la taille d’une montagne spécifique, pour ajouter des arbres en arrière-plan ou des nuages dans le ciel " .

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    GauGAN 2 : une nouvelle IA de type GAN

    Comme son prédécesseur, GauGAN2 comprend les relations entre les éléments tels que la neige, les arbres, l’eau, les fleurs, les buissons ou les montagnes. Il comprend par exemple que le type de précipitation change en fonction de la saison.
    Cette intelligence artificielle appartient à la catégorie des GAN ou Generative Adversarial Network (réseaux antagonistes génératifs). Ce type d’IA se compose de deux réseaux de neurones : un générateur, et un discriminateur.

    Le générateur prend des échantillons, et prédit quelles données correspondent entre elles. En l’occurrence, le générateur de GauGAN prédit quels mots correspondent aux éléments d’une photo de paysage.
    Le but de l’entraînement du générateur est de parvenir à tromper le discriminateur, jusqu’à ce que ses prédictions semblent parfaitement réalistes. Ainsi, à partir des retours du discriminateur, le générateur améliore progressivement ses performances.

    Une nouvelle version entraînée sur 10 millions d’images

    Toutefois, le modèle GauGAN 2 apporte des améliorations au premier GauGAN de 2019. Alors que cette IA était entraînée sur environ un million d’images Flickr publiques, GauGAN 2 a été entraîné sur 10 millions d’images.

    Cette nouvelle version est capable de traduire de simples descriptions textuelles en images de paysage. Il suffit par exemple d’écrire “coucher de soleil à la plage” pour générer une photo. En ajoutant des adjectifs, comme « coucher de soleil sur une plage rocheuse » ou remplacer des termes comme “coucher de soleil” par « après-midi » ou “jour de pluie” modifie instantanément l’image.

    Avec GauGAN2, les utilisateurs peuvent aussi générer une carte de segmentation. Il s’agit de tracer le contour des éléments dans l’image. L’utilisateur peut alors dessiner, et modifier la scène avec des croquis étiquetés avec des termes comme “ciel” , “arbre” , “roche” ou " rivière" . L’IA se charge d’incorporer les brouillons aux images.

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    Nvidia GauGAN 2 vs OpenAI DALL-E

    Cette intelligence artificielle présente des similitudes avec DALL-E : l’IA d’OpenAI capable de générer des images à partir d’un texte. Ces outils sont des générateurs d’idées visuelles. Ils pourraient être exploités dans le domaine du cinéma, des jeux vidéo, de la mode, du design d’intérieur, de la création de produit ou du logiciel.

    D’ailleurs, la première version de GauGAN a déjà été utilisée pour créer des “concept arts” pour des films et des jeux vidéo. Pour le futur, Nvidia prévoit de publier le code de GauGAN 2 sur GitHub aux côtés d’une démo interactive sur son hub web Playground dédiée à la recherche en intelligence artificielle.

    Le risque de biais discriminatoires

    Les modèles GAN présentent toutefois plusieurs limites. L’un des principaux points faibles est un haut potentiel de biais. Par exemple, pour développer DALL-E, OpenAI a utilisé le modèle CLIP pour améliorer la qualité de l’image en identifiant les meilleurs échantillons parmi les centaines générées.

    Malheureusement, une étude a ensuite démontré que CLIP a commis davantage d’erreurs de classification pour les individus noirs. Il a également associé les images de femmes à des métiers stéréotypés comme “nounou” ou “femme de ménage” .

    Pour l’heure, Nvidia n’a pas précisé si elle a mené des audits de biais pour GauGAN2. Toutefois, la firme précise que ce modèle a plus de 100 millions de paramètres, a été entraîné en moins d’un mois à partir d’images issues d’un dataset propriétaire de photos de paysages. Le modèle se focalise uniquement sur les paysages, et il n’y a aucune photo de personne dans les données d’entraînement. L’entreprise souligne aussi qu’il s’agit uniquement » d’une démo de recherche ".

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    Nvidia, acteur majeur de la recherche IA

    Désormais, Nvidia semble investir massivement dans l’intelligence artificielle. La firme a aussi développé l’outil StyleGAN permettant de générer des images réalistes DeepFakes de personnes n’ayant jamais existé.

    En septembre 2018, les chercheurs de Nvidia ont aussi publié une étude décrivant un système capable de créer des scans synthétiques d’un cancer du cerveau. La même année, ils ont présenté un modèle génératif capable de créer des environnements virtuels à partir de vidéos du monde réel.

    Si vous souhaitez vous amuser avec GauGAN, vous pouvez utiliser l’outil GAN Paint Studio publiquement disponible. Il permet de télécharger n’importe quelle photographie, et d’éditer l’apparence des bâtiments, de la flore ou de la décoration.

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    Source : lebigdata.fr

    posted in Actualités High-Tech
  • Et si l’on ouvrait de force le code source des logiciels qui ne sont plus mis à jour ?

    Un amendement propose de forcer l’ouverture du code source des logiciels, lorsque les mises à jour ne sont plus assurées. Une idée qui entend répondre au problème de l’obsolescence logicielle, mais qui fait face à des obstacles en nombre.

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    Lorsqu’un logiciel ne reçoit plus de mise à jour, son éditeur devrait-il avoir l’obligation d’en ouvrir le code source pour permettre à des tiers de continuer à le développer et, le cas échéant, corriger des failles de sécurité qui seraient découvertes au fil de l’eau ? C’est ce que propose un amendement qui a été déposé le 18 novembre à l’Assemblée nationale par un groupe de quatre députés.

    Cette suggestion, soutenue notamment par Paula Forteza et Matthieu Orphelin, entend modifier le Code de la consommation et, plus précisément, son article L217‑19 qui traite des mises à jour. La mesure, relayée sur Twitter par le journaliste Émile Marzolf, viendrait ainsi compléter plusieurs dispositions que le vendeur doit suivre, dans le cadre de la garantie légale de conformité pour les biens.

    Un système d’exploitation comme Windows est concerné par ce type d’amendement. Il s’agit d’un logiciel propriétaire, dont le support est limité dans le temps. // Source : Melvyn Dadure pour Numerama

    Adossé à la proposition de loi visant à renforcer les pouvoirs du régulateur des télécoms en matière d’environnement, qui est en cours d’examen au Parlement, l’amendement propose que « dès lors que le vendeur ne fournit plus de mises à jour, il diffuse gratuitement, sous format électronique et dans un standard ouvert librement réutilisable, les codes sources afférents au produit concerné ».

    Dans l’exposé des motifs, les quatre élus considèrent que cette ouverture forcée serait bénéfique à la fois en termes de sécurité informatique (l’ouverture « permettrait aux informaticiens de colmater d’éventuelles failles de sécurité ») et de longévité des produits, car les particuliers seraient moins enclins à les remplacer si des évolutions logicielles sont toujours proposées.

    Pour enfoncer le clou, les parlementaires estiment que « le passage en open source n’aurait aucun impact économique pour les constructeurs », parce que la bascule ne toucherait que des terminaux dont la commercialisation a pris fin. En somme, cette piste serait un bon moyen de lutter contre « l’obsolescence logicielle » sur des appareils qui sont encore fonctionnels.

    Ouvrir de force le code source des logiciels qui ne sont plus mis à jour ? Pas si simple

    Mais en l’état, cette initiative entraîne un certain nombre de questions que l’amendement n’aborde pas. Comment savoir, par exemple, que le vendeur d’un logiciel ne fournit plus de mise à jour, s’il ne communique pas particulièrement dessus ? Le cas échéant, au bout de combien de temps après la dernière mise à jour ce passage en open source doit-il se faire ? Faut-il attendre une période minimale ? Et si oui, de quelle durée ?

    Au-delà du tempo à donner à l’ouverture, d’autres problématiques se posent : en premier lieu, l’applicabilité de la mesure. Quelle contrainte en cas de refus de l’éditeur ? Il n’est pas fait mention de sanctions éventuelles si le code source n’est pas ouvert et pour des raisons de protection de la propriété intellectuelle, les éditeurs, notamment étrangers, pourraient se montrer très récalcitrants à ouvrir quoi que ce soit.

    Une deuxième question, plus pratique, se pose : à supposer que les éditeurs jouent le jeu, comment s’assurer de la qualité des mises à jour que d’autres produisent, que ce soit pour colmater des brèches ou pour ajouter des fonctionnalités ? Comment, de plus, pousser ces correctifs tiers vers le public, pour qu’il s’en empare, si ceux qui les conçoivent n’ont pas accès aux canaux de distribution des éditeurs ?

    Microsoft utilise Windows Update pour pousser les mises à jour vers le public. En cas d’ouverture open source, comment cela se passerait-il ?

    En grossissant le trait, l’amendement pourrait possiblement engendrer un comportement indésirable chez les vendeurs ne voulant pas libérer le code source : l’invention de fausses mises à jour, ou anecdotiques, pour retarder aussi longtemps que possible l’échéance de l’open source. C’est un scénario certes particulier, mais qui n’est pas impossible, surtout si le vendeur estime avoir de gros enjeux de propriété intellectuelle.

    Enfin, il se pose aussi la question du risque informatique — qui existe déjà pour n’importe quel OS ou logiciel, que le code source soit fermé ou non.

    D’aucuns pourraient arguer qu’en ouvrant le code source, les pirates auraient plus de facilité à attaquer un système. Il faudrait alors compter sur l’open source pour faire barrage avec des patchs, mais, à supposer que ce milieu ait la disponibilité et les ressources adéquates pour gérer tous les logiciels propriétaires entrant dans l’open source, la question de la diffusion des patchs vers le public se repose de nouveau.

    Le sujet soulevé dans l’amendement existe depuis des années dans le milieu des logiciels. Elle se posait par exemple en 2014, lorsque Windows XP a vu expirer son support étendu le 8 avril 2014, plus de treize ans après sa commercialisation. Microsoft n’a toutefois jamais ouvert ce code source — du moins pas encore. Peut-être le fera-t-il des années plus tard, à l’image de ce qu’il a fait avec MS-DOS.

    L’ouverture, des années plus tard, d’un code comme MS-DOS apparait toutefois assez peu pertinente au regard des buts poursuivis par l’amendement ; rendre le code source vite disponible pour le maintenir à jour, afin que cela profite à assez de personnes. Dans le cas de MS-DOS, ce sont les versions 1.0 et 2.0 qui ont été libérées et elles datent d’avant 1985. Or ici, il a fallu attendre 30 ans.

    Quelles pourraient être les alternatives à l’ouverture forcée du code source, si cette piste ne mène à rien ? Pour reprendre le cas de Microsoft, l’éditeur américain a parfois procédé à une mise à jour d’un logiciel même si le support de l’OS a expiré. Il a aussi lancé un service payant pour une maintenance personnalisée. Mais cela s’adresse avant tout à un secteur très professionnel. Le public suivrait-il ?

    Source : numerama.com

    posted in Actualités High-Tech
  • RE: Nécro

    @setsuko j’aime bien les Rita Mitsouko. Tu as tout à fait le droit de ne pas adhérer à mon humour, néanmoins je suis rassuré que bien que ça te fasse rire tu as compris que s’en était. ^^

    posted in Espace détente
  • RE: Un nord-coréen condamné à mort pour avoir introduit clandestinement “Squid Game” posted in Discussions générales
  • RE: Nécro posted in Espace détente
  • RE: Tentatives de Phishing

    @dujambon tout l’entête de la convocation parait suspect.

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  • RE: L'Europe doit interdire le minage de Bitcoin pour atteindre l'objectif climatique de 1,5°C à Paris,

    La consommation énergivore du Bitcoin vient aussi du fait que ses développeurs l’ont conçu pour avoir une limite, qui est 21 millions de Bitcoins si je ne dit pas d’ânerie. Les premiers Bitcoins ne consommaient rien à miner, mais plus on se rapproche de cette limite des 21 millions plus la durée de minage augmente. Une cryptomonnaie qui s’affranchirait de cette limite serait sans doute beaucoup moins consommatrice en électricité.

    posted in Actualités High-Tech
  • RE: L'Europe doit interdire le minage de Bitcoin pour atteindre l'objectif climatique de 1,5°C à Paris,

    Genre c’est le Bitcoin qui est responsable du réchauffement climatique. Que l’on interdise le minage de Bitcoin vu la consommation énergétique ce n’est pas déconnant mais il faut que ça s’accompagne d’un tas d’autres mesures (moins de gaspillage, éclairage des villes la nuit, durée de vie des appareils, transports, etc) pour pouvoir lutter efficacement contre le réchauffement et la pollution.

    posted in Actualités High-Tech
  • L'Europe doit interdire le minage de Bitcoin pour atteindre l'objectif climatique de 1,5°C à Paris,

    Selon les régulateurs suédois

    Face à une forte hausse de la consommation d’énergie, les autorités suédoises demandent à l’Union européenne d’interdire le minage de cryptomonnaies « énergivore ».

    Erik Thedéen, directeur de l’Autorité suédoise de surveillance financière, et Björn Risinger, directeur de l’Agence suédoise de protection de l’environnement, ont déclaré que la consommation énergétique croissante de la cryptomonnaie menace la capacité de la Suède à respecter ses obligations en vertu de l’Accord de Paris sur le climat.

    Entre avril et août de cette année, la consommation d’énergie du minage de Bitcoin dans le pays nordique a augmenté de « plusieurs centaines de pour cent », et consomme désormais l’équivalent en électricité de 200 000 foyers, ont déclaré Thedéen et Risinger.

    Rappelons que le minage est une activité essentielle pour de nombreuses cryptomonnaies, y compris le bitcoin. Elle consiste pour des utilisateurs à mettre à contribution les puissances de calcul de leurs machines afin de vérifier, d’enregistrer et de sécuriser les transactions dans la chaîne de blocs. En contrepartie, les mineurs sont rémunérés, pour chaque nouveau bloc validé, par des bitcoins nouvellement créés et par les frais des transactions traitées.

    Dans une lettre ouverte, les directeurs des principaux régulateurs financiers et environnementaux suédois ont appelé à une interdiction à l’échelle de l’UE du minage de cryptomonnaie passant par le protocole « preuve de travail », pour que la Suède « interrompe l’établissement » de nouvelles opérations de minage de cryptomonnaie et pour empêcher les entreprises qui commercent et investissent dans les actifs cryptographiques de décrire leurs activités commerciales comme durables sur le plan environnemental.

    Preuve de travail

    Le problème clef à l’origine de l’intervention des régulateurs suédois est le système de « preuve de travail » utilisé pour miner de nombreuses cryptomonnaies.

    Dans le cadre du système de preuve de travail, les ordinateurs doivent résoudre des énigmes mathématiques afin de valider les transactions qui se produisent sur un réseau donné. Le processus est conçu pour devenir plus difficile à mesure que le nombre de blocs de transactions validées dans la chaîne augmente, ce qui signifie que plus de puissance de calcul - et donc d’énergie - est requise.

    L’algorithme preuve du travail exige des utilisateurs qu’ils « travaillent » pour obtenir des récompenses. Ce qui se traduit par des calculs cryptographiques qui doivent être effectués afin de confirmer une transaction sur le réseau. Essentiellement, les mineurs sont en concurrence les uns avec les autres pour savoir qui va résoudre le problème en premier. La solution au problème est également connue sous le nom de « hash ». Chaque fois qu’un mineur parvient à valider une transaction avec succès, en résolvant les bons calculs, il reçoit une récompense sous la forme d’une monnaie cryptographique. La monnaie virtuelle qu’ils reçoivent dépend du réseau sur lequel ils résolvent ces transactions cryptographiques complexes. Par exemple, si un mineur valide une transaction effectuée sur le réseau Bitcoin, il recevra une récompense sous forme de bitcoin. Cela conduit à une course aux armements parmi les mineurs, qui rivalisent pour être le premier à valider un nouveau bloc et réclamer le prix d’un nouveau jeton cryptographique : plus votre matériel est puissant, plus vous avez de chances d’obtenir le jeton.

    Ces calculs cryptographiques nécessitent une grande puissance de calcul pour être résolus efficacement. Et il y a des centaines de milliers de mineurs qui sont tous en concurrence, seuls ou en groupe, pour résoudre un bloc de transaction. Une fois qu’un mineur particulier a résolu le bon problème et donc le bloc de transaction, tous les autres mineurs (nœuds) en sont également informés. Cela leur permet non seulement de passer au bloc suivant, mais aussi de s’assurer qu’il n’y a pas de problème de double dépense dans le réseau.

    En utilisant une méthode de division du taux de hachage similaire à celle du CBECI (Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index), une borne inférieure et une borne supérieure du matériel minier sont fournies. Basé sur cette méthode, Timothy Swanson, qui est également professeur d’économie des ressources à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, montre que les chaînes de PoW consument en temps réel des ressources qui sont proportionnelles à la valeur de la cryptomonnaie sous-jacente.

    Ci-dessous, la consommation énergétique moyenne du Bitcoin par transaction comparée à celle de VISA au 21 octobre 2021 (en kilowattheure) :

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    « Miner un seul bitcoin produit une énergie suffisante pour faire 44 fois le tour du monde en voiture électrique »

    Fin septembre 2021, la Chine a intensifié la répression du commerce des cryptomonnaies, promettant d’éradiquer les activités « illégales » tant pour le bitcoin que pour les autres monnaies virtuelles et d’interdire dans tout le pays le minage de cryptomonnaies. Dix agences gouvernementales chinoises, dont la banque centrale ainsi que les régulateurs des banques, de la Bourse et des changes, ont déclaré dans un communiqué conjoint qu’elles travailleraient en étroite collaboration pour maintenir une répression « à haute pression » contre les activités spéculatives des cryptomonnaies.

    La Banque populaire de Chine a déclaré que les cryptomonnaies ne doivent pas circuler sur les marchés en tant que monnaies traditionnelles et que les Bourses étrangères ne sont pas autorisées à fournir des services aux investisseurs du continent via Internet : « Les activités commerciales liées aux monnaies virtuelles sont des activités financières illégales », a déclaré la Banque centrale dans un communiqué en ligne, en ajoutant qu’elles « mettaient sérieusement en difficulté la sécurité des actifs des gens ». La Banque centrale a précisé que les contrevenants feront « l’objet d’une enquête pour responsabilité pénale conformément à la loi ».

    La décision chinoise interdit donc notamment le commerce de monnaies virtuelles, la vente de jetons, les transactions impliquant des dérivés de devises virtuelles et les « collectes de fonds illégales ».

    Pour faire suite à cette décision, de nombreux mineurs ont simplement déplacé leurs opérations.

    C’est dans ce contexte que les pays nordiques ont connu une augmentation du minage de cryptomonnaies, les producteurs étant attirés par la baisse des prix de l’énergie et une abondance relative d’électricité renouvelable fuyant la répression de la Chine contre l’industrie.

    La croissance du minage de cryptomonnaies entraîne un coût d’opportunité, ont déclaré Thedéen et Risinger, car l’énergie renouvelable de la Suède est détournée des usages industriels, des transports et domestiques, et vers le Bitcoin et d’autres jetons.

    « Il est actuellement possible de conduire une voiture électrique de taille moyenne sur 1,8 million de kilomètres en utilisant la même énergie qu’il faut pour miner un seul Bitcoin », ont-ils déclaré.

    « C’est l’équivalent de quarante-quatre tours du monde. 900 bitcoins sont minés chaque jour. Ce n’est pas une utilisation raisonnable de notre énergie renouvelable ».

    Le Kazakhstan a commencé à rationner l’électricité distribuée aux fermes de minage de cryptomonnaies

    Le Kazakhstan, qui a également été impacté par la décision chinoise, est devenu le deuxième plus grand mineur de cryptomonnaie au monde. La part du pays dans l’exploitation minière mondiale est passée de 1,4 % en septembre 2019 à plus de 18 %, selon les données collectées par l’Université de Cambridge.

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    La Blockchain and Data Center Industry Association, un groupe de pression, estime que plus de 250 000 appareils de minage sont hébergés au Kazakhstan aujourd’hui.

    Ces ordinateurs exigent de grandes quantités d’énergie.

    « Nous avons vu que la consommation d’électricité de notre [pays] a littéralement augmenté de 7 % en un an. C’est une très forte augmentation », a déclaré le 30 septembre le ministre de l’Énergie, Magzum Mirzagaliyev, notant que la consommation augmente généralement d’environ 2 % par an.

    Mirzagaliyev a associé l’augmentation spectaculaire de la demande au minage de cryptomonnaie.

    Selon le ministère de l’Énergie, les fermes de minage consomment environ 1 GW d’électricité. Cela correspond à la capacité installée de l’une des plus grandes centrales électriques du Kazakhstan (Ekibastuz GRES-2). Sans compter que tout le pays en hiver (qui représente la période où le niveau de consommation est le plus élevé) nécessite environ 15 GW d’électricité avec une capacité totale disponible dans le système électrique de 20 GW.

    Aussi, le ministre a proposé au gouvernement de limiter l’approvisionnement en électricité à 1 MW par ferme de minage et à 100 MW pour l’ensemble du secteur.

    Cette suggestion a suscité les critiques des mineurs. La Blockchain and Data Center Industry Association a fait valoir que le gouvernement devrait sévir contre les mineurs illégaux au lieu de restreindre l’approvisionnement en énergie à des entreprises qui paient des impôts.

    « Les mesures visant à limiter la consommation d’énergie des mineurs sous la forme sous laquelle elles sont actuellement proposées ne résoudront pas le problème existant. Ces restrictions n’affecteront légalement que les mineurs. Malgré le fait qu’environ 300 MW par an sont dépensés illégalement par les mineurs gris, ce qui est trois fois plus que l’allocation des 100 MW d’énergie proposée dans le projet du ministre de l’Énergie », a déclaré le président de l’association des mineurs Alan Dordzhiev.

    Pour résoudre le problème du déficit en énergie et du minage illégal, l’association propose d’introduire une interdiction de connexion des fermes de minage dans les villes et à proximité des grandes agglomérations, mais aussi l’interdiction de faire du minage au sein des organisations productrices d’énergie ou dans des entreprises engagées dans d’autres activités spécialisées.

    Le 15 octobre, le gestionnaire de réseau national, KEGOC, a annoncé un rationnement de l’électricité après la fermeture de trois grandes centrales électriques au charbon. KEGOC n’a pas directement blâmé les mineurs, mais il a utilisé un langage similaire à celui du ministre de l’Énergie et a déclaré qu’il coupait les clients qui « surconsomment ».

    Source : lettre ouverte, developpez.com

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