GNU-Linux User
Leur système est libre, leur esprit l’est encore plus. Ce sont des maîtres du terminal, des défenseurs de la liberté logicielle. Toujours prêts à libérer leurs machines, ils ne jurent que par le code open-source et le bash shell.
Messages
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[Topic Unique] YGG Torrent -
[Debat] YGG les paris sont ouvert@PowaBanga je vais remonter ce problème d’affichage du sondage au développeur du plugin. Quand il sera corriger on pourra recréer le topic.
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Salutations camaradesSalutations @silpion !
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Salutations camaradesHello @silpion, bienvenue sur le forum
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Le Bonjour de ViewerHello @viewer, bienvenue sur le forum
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[Topic Unique] YGG Torrentcomme je n’ai jamais utiliser ce mode
Si le torrent apparaît dans ton client p2p, tu as fait le principal, la suite ne dépend plus de toi.
Quand tu cliques sur télécharger (si ce n’est pas automatique) un pop up doit s’ouvrir et te demander de renseigner avec quel programme tu veux traiter le magnet.
Sinon tu peux copier le magnet (option à droite de télécharger) et le coller dans ton client (ouvrir une URL) sur qBittorrent par ex.
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Un peu d'humour en image@ern-dorr ça c’est clair!


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Sur le dark web, plusieurs hommes ont tenté de commanditer des féminicides en France
Se présentant comme des places de marché pour tueurs à gage, la galaxie de sites « Hitman Scam » dissimulait une vaste escroquerie opérée depuis la Roumanie. Toutefois, ses utilisateurs ont formulé de véritables projets d’assassinats, ciblant notamment des femmes en France. Next a pu accéder aux échanges glaçants entre les commanditaires et les faux assassins, alors que la justice tarde à se saisir du dossier.
4 000 euros pour assassiner une ex-petite amie à Nancy. 1 000 euros pour frapper une femme et lui faire perdre son bébé à Paris. 575 euros pour en brûler une autre vive dans l’incendie de son appartement parisien. Voici quelques-uns des projets de féminicides, ciblant des victimes françaises, que Next dévoile pour la première fois.
Nous avons pu accéder à l’intégralité des données de plusieurs sites hébergés sur le dark web, se présentant comme des plateformes permettant d’embaucher des tueurs à gage, aux noms et adresses changeantes : Hire a hitman, Besa Mafia, #1 Hitman marketplace, Internet Killers, Hydra Hitmen, The Sinaloa Cartel Marketplace…
Ces noms ronflants cachaient en réalité une arnaque simple mais lucrative, opérée depuis la Roumanie, qui délestait de leurs bitcoins des individus prêts à payer le prix fort pour, pensaient-ils, faire éliminer ou tabasser quelqu’un. Nombre d’utilisateurs français étaient des hommes cherchant à éliminer des femmes, par vengeance ou appât du gain.
Après une première interpellation en avril 2022, les administrateurs du site, qui avaient par la suite été libérés, ont été à nouveau interpellés en Roumanie le mois dernier dans le cadre d’une enquête pilotée par la police britannique, en partenariat avec Europol. Depuis, l’activité y a considérablement diminué.
« Bien qu’aucun des services proposés [n’ait été] authentique, des poursuites fructueuses ont déjà été engagées par les forces de police contre des individus qui tentaient de l’utiliser pour nuire à autrui, et des victimes potentielles ont été protégées dans le monde entier », indique le communiqué de la police britannique.
De 2016 à 2023, le chercheur britannique Chris Monteiro, spécialiste du cybercrime, est parvenu à pirater le site et à scraper (extraire de façon automatisée) l’intégralité de son contenu, c’est-à-dire son forum public mais aussi sa messagerie interne et ses relevés de transactions. Depuis, au moins 46 personnes ont été arrêtées pour avoir tenté de commanditer des assassinats ou des agressions via Besa Mafia. Lorsque des enquêtes ont été ouvertes, les suspects ont souvent été trahis par leurs transactions en bitcoins : guère familiers du concept de blockchain, ils croyaient la cryptomonnaie intraçable.
« Les administrateurs demandent aux utilisateurs de déposer 5 000 ou 10 000 euros [en bitcoins] dans l’escrow du site [un compte séquestre, NDR], soi-disant pour montrer qu’ils sont sérieux », explique Chris Monteiro à Next. « Une fois qu’ils ont trouvé un pigeon, les administrateurs inventent alors des histoires pour tenter de lui soutirer encore plus d’argent, ce qui marche une fois sur deux : le tueur s’est fait arrêter donc il faut en embaucher un autre, on doit faire appel à un assassin expert pour cette mission, etc. Néanmoins, les utilisateurs sont dangereux et veulent vraiment tuer des gens. »
Dans le podcast Kill List, le journaliste Carl Miller et son équipe, en partenariat avec le chercheur, racontent comment ils ont utilisé ce leak pour identifier des projets d’assassinats sur plusieurs continents, alerter les victimes et tenter de mobiliser les services de police compétents. Ces derniers se montrent parfois peu enclins à ouvrir des enquêtes, en raison de leurs doutes sur la réalité des projets de meurtres, ou au motif que les commanditaires seraient difficiles à identifier. Un phénomène qui n’épargne malheureusement pas la France.
https://wondery.com/shows/kill-list
« La battre jusqu’à ce qu’elle fasse une fausse couche »
Le 18 mars 2021, l’utilisateur « azerty » dépose un message en anglais sur le forum public de Besa Mafia. Il veut « faire exécuter sa femme » qui serait « infidèle », chercherait à « obtenir la garde de [leurs] enfants », la traite de « menteuse », de « voleuse », et l’accuse de ponctionner son compte bancaire, sur lequel il ne pourrait recouvrer l’accès à ses fonds « qu’après son décès ».
« Yura », un administrateur du site, le sermonne pour son imprudence et l’invite à passer en privé. L’homme lui communique alors une photo de la cible, avec son nom et son adresse. Le prix du « contrat » est fixé par le site à 0,087 bitcoin, soit environ 4 250 euros au taux de la cryptomonnaie alors en vigueur. Toutefois, le paiement ne sera jamais effectué. « azerty » affirme en effet qu’il n’aura pas accès à son compte bancaire, où il détient une trentaine de milliers d’euros, tant que son épouse n’aura pas été éliminée.


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En mai 2021, « Olsen » contacte le site pour savoir s’il est possible de « [battre une femme] jusqu’à ce qu’elle fasse une fausse couche, bonus si vous lui cassez des doigts au passage ». Il partage avec son interlocuteur son nom, sa photo et la rue dans laquelle elle réside. « Bien sûr, si elle meurt, elle meurt, et vous aurez un bonus », ajoute-t-il. Dans un autre message, il demande de « la brûler vive, et s’assurer d’endommager son ventre ». L’homme propose un tarif de 1 000 euros, expliquant que la victime est « sans défense » et qu’il peut communiquer sa photo, son adresse exacte, son numéro et ses réseaux sociaux. Il n’enverra toutefois pas d’argent.


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Drame évité à Nancy
Toujours en mai 2021, « patpat5000 » s’enquiert sur le forum du prix à payer pour « mettre le feu à un appartement et tuer [une femme] dans l’incendie » dans la capitale française, et aussi pour « un tabassage à Paris ». En message privé, il explique qu’il « la veut morte si possible avec ce budget » de 0,0177 bitcoin, soit un montant compris entre 542 et 588 euros, à l’époque.
Manifestement mal à l’aise avec la cryptomonnaie, il indique ensuite l’étage et l’appartement, précise que l’immeuble nécessite un badge pour entrer et alerte sur le caractère « pas vraiment sûr » du quartier, avec la présence de « pickpockets » et de « drogues ». Mais, les prix proposés excédant son budget de « pas grand-chose », il demande s’il est plutôt possible de « coller une bonne raclée » à la cible_,_ et finit par transférer l’argent dans l’escrow du site.


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Dans l’un des rares (le seul ?) dossiers judiciarisés en France, un étudiant étranger de 28 ans, vivant à Nancy, a été condamné en février 2021 à deux ans de prison pour avoir tenté de faire assassiner son ex-compagne, qui lui reprochait des violences psychologiques, et son nouveau petit ami. Il a contacté de prétendus tueurs à gage via plusieurs sites sous l’alias « ZONGO ». La police et les victimes ont été alertées par une journaliste française qui, travaillant pour l’équipe britannique du podcast Kill List, enquêtait sur la nébuleuse Hitman Scam.
« Je voudrais que vous tuiez cette femme », avait-il écrit en anglais, accusant cette dernière de l’avoir trompé. Il avait joint à sa demande une photo d’elle et de son nouveau petit ami, son nom, son adresse ainsi que les restaurants où elle travaillait. « Après l’avoir tuée, envoyez-moi une photo de sa mort, s’il vous plaît », avait-il demandé. À un autre interlocuteur, il avait proposé de « frapper son sang (sic) et lui couper les deux pieds », indiquant disposer d’un budget de « 5000 dollars en bitcoins. »

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Inaction des autorités
Des hommes ont également été ciblés par des projets de tabassages. En mars 2021, « SF67 » communique en français le nom, l’adresse et la photo d’un individu qu’il souhaite faire agresser, près de Versailles, en préambule d’une plus « grosse mission ». Il indique également le lieu de travail de la cible et les horaires auxquels elle se trouve à son domicile. Déterminé mais initialement méfiant concernant le risque d’escroquerie, il finit par transférer 0,013 bitcoin (environ 495 euros) le 14 avril 2021.




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Au lendemain du nouvel an 2022, « timehascome » commande une « bonne raclée » contre un homme présenté comme un escort-boy résidant à Paris : « nez cassé, des dents en moins, rien de fatal ni d’incapacitant ». Il précise que l’homme n’est « pas armé » mais « pourrait essayer de se défendre » et recommande donc un profil expérimenté. Après avoir échangé avec les administrateurs, il accepte de transférer en deux fois un total de 6 581 euros en bitcoin sur l’escrow du site.

Document Next
« Notre dossier visait avant tout à trouver les personnes qui géraient le site web, plutôt qu’à poursuivre des criminels ayant l’intention d’utiliser ses services », nous a indiqué l’Eastern Region Special Operations Unit (ERSOU), le service de police britannique ayant piloté le dernier raid contre Besa Mafia. « Une opération antérieure (…) a permis d’identifier et de protéger des personnes dans le monde entier mais cela remonte à plusieurs années et ces enquêtes ont probablement été menées par les forces de police des différents pays concernés. »
En dehors du drame évité à Nancy, aucune enquête n’a, à notre connaissance, été ouverte concernant ces projets d’assassinats. Contacté, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à nos sollicitations. Le parquet de Paris a quant à lui indiqué « étudier notre demande », mais n’a pas donné suite. L’inaction de la justice et de la police françaises préoccupe Chris Monteiro, qui se tient prêt à partager avec elles les données dont il dispose.
« J’ai un site internet avec toutes les informations, je demande aux autorités françaises de me contacter », déclare Chris Monteiro auprès de Next : « Ce site est certes une escroquerie, mais des individus dangereux l’utilisent pour planifier des meurtres, en dépensant parfois des milliers d’euros. Ils devraient être en prison. Dans plusieurs cas, nous sommes arrivés trop tard et ils sont eux-mêmes passés à l’acte. Les personnes ciblées encourent un réel danger, et je suis très inquiet. »
Si certains de ces hommes ont pu renoncer à leurs projets, d’autres risquent en effet de passer à l’acte par leurs propres moyens. Il est peut-être encore temps d’agir pour protéger leurs victimes.
Chris Monteiro estime qu’une quarantaine de personnes, majoritairement aux États-Unis, ont été arrêtées depuis 2016 et condamnées à un total cumulé de près de 270 années de prison dans le cadre de ce type d’affaires.
Source : next.ink
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[Debat] YGG les paris sont ouvertPour ceux qui ne voient pas le sondage, il faut actualiser 1 ou 2 fois la page pour qu’il apparaisse, le plugin sondage de NodeBB n’a jamais été optimal.
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Le Bonjour de ViewerSalut @viewer bienvenue sur le forum.
